RÉGION CAUCASIENNE
Géoncie 0.0.0... Tiruis, 17. Douchethi, 1. Gori, 3. Ilisaveipol (Elisabethpol ; Gandjah), re. Telavi, à. Signakh, 3. Tchari ou Djari, chef-lieu du territoire d’une tribu de Lesghi, que le comte Paskevitch a soumis entièrement.
.. * Bakou; *Vieux-Chamakhi; Vouveau-Chamakhi; Fit-tagh; Salian;* Nouchi; Cheki; * Chouchi, dans le ci-devant khanat de Karabagh; le Mogan; .{stara , dans le khanat de Talichâh ; Lenkoran.
CHiRVÂN,. . .
ARMÉNIE. se Erivan; Edjmiadzin; Nakhchivan; Abassabad; Ardabad. GÉORGIR OTTOMANF: Akhal-tsikhe; Ækhalkalaki.
IMERETAL, , RUE Khouthaïssi; Oni, dans le Ratcha; Aotevi; Bagdad. Dans
la Miugrelie : Zombidi; Redout-Kaleh; Anaklia. Dans le Glouria : Didi-tsikhe; Pothi (Pons Redoute-Saint- Nicolas. Dans la Grande-Abassie : Soouksou; Sokoumkaleh; Pitzounda; Anapa.
Pays Das MONTAGNES. . . . viadikavkas ; Dariel; Kazbek. Le Pays des Ossethes (Ossetes). La Circassie, subdivisée en Grande. Kabarda et Petite-Kabarda, La Petite-Abassie, dans lc bassin de le Haute-Kouma et dans celui du Kouban; le Pays des Souanes,au nord de la Mingrelie; le Pays des Bassians, situé entre ceux des Ossetes et des Souanes ; le Pays des Mitsdjeghiou Kistes; le Pays des Koumuk, le long de la Soundja , de l’Aksaï et du Koï-sou inférieurs, où se trouve Enderi (Andreïef ; Audreïeva); le Pays des Lesghis, entre le Koï-sou, l'Alazani et les plaines qui bordent la mer Caspienne ; on y trouve Khoundzakh, Chahar, Akoucha, Koubitchi.
DAGHESTAN, . .. *Kouba; MWouveau-Kouba; Koura; Antzoug; YFarsi (Ersi); * Derbend; Barrhly, Kaïa-kend, Kara-Gourich; Tarkou, Kara-bouakh, Kazanich.
Province pu Caucase. . . Stavropol, 3. Piatigorsh. Gheorghievsk, 1. Konstantino-
rsk; Pokorivchi, résidenve de Mengli-Ghireï, khan des ogaïs; Karas; Kizliar, 9. Hfozdok, 4. Alexandrovsk, 0.7.
Vladikavkas , regardée comme le chef-lieu du Pays des Montagnes, 4. Voyez cette division ci-dessus,
ÿo.
Tonozsx , chef-lieu du gouvarnement de ce nom, autrefois capitale de toute la Sibérie et maintenant résidence du gouverneur général de la Si bérie-Occidentale, qui étend sa juridiction sur le gouvernement de Tomsk et sur la province d'Omsk. Elle est située sur la rive droite de l'Irtich
rès de son confluent avec le Tobol, et se divise en Fille-haute et Ville.
asse; celle-ci est souvent exposée aux inondations, Les deux villes prises ensemble occupent un grand espace ; la plupart des maisons sont en bois comme dans les autres villes de la Sibérie. Les rues sont en général larges et bien alignées; elles ne sont point pavées, mais, comme dans beaucoup d'autres villes de cette contrée, elles sont couvertes d’un plancher élevé et très solide. Les Turks, improprement pers Tatares par les Russes, forment presque un cinquième à la population, et les Boukhares ÿ sont aussi très nombreux; ces derniers font la plus grande partie de son commerce, qui est fort important et très étendu. Le négoce des marchandises russes et autres venant de l’Europe, se fait presque toujours au printemps, lorsque les fleuves, libres de glace, laissent aux négocians russes la faculté dé s’avancer jusqu'aux autres villes de la Sibérie. En revanche il revient de ces villes à Tobolsk, et principalement d'Irkoutsk et des frontières de la Chine, vers la fin de l'été, des bateaux chargés de poisson et de diverses marchandises de Sibérie et de Chine, dont la plus grande partie est transportée en Russie, l'hiver, par le traînage. Il arrive aussi en cette ville au commencement de l'hiver, des caravanes de Kalmuks et de Boukhares , que leur commerce y retient pendant toute cette saison. On doit ajouter qu’elle est aussi l’entrepôt principal des pelleteries de la couronne. T'obolsk est le siège d’un archevéché russe, et possède déjà une émprimerie, un thédtre, un séminaire avec sept professeurs, un gymnase et d’autres écoles. Ses tanneries, ses fabriques de savon et sa fabrique d'instrumens de chirurgie pour l’armée et pour la flotte, sont les branches principales de son industrie.
Inkoursx , chef-lieu du gouvernement de ee nom et résidence du gouverneur général de la Sibérie-Orientale qui étend sa juridiction sur le gouvernement de Ienisseisk, sur la province de Yakoutsk et sur les districts d’Okhotsk et du Kamtchatka. C’est une assez grande ville, bien bâtie, quoique presque tous ses édifices soient en bois; elle est située sur la droite de l'Angara, qui en ce lieu est extrémement large et rapide. Son vaste bazar construit en pierre nous paraît être son plus bel édifice. Irkoutsk est le siège d’un évêché russe. Les progrès faits par l'agriculture et l’industrie ont beaucoup embelli ses environs ; malgré sa position orientale et la rigueur de son climat, qui a cependant été beaucoup exagérée, Irkoutsk offre presque toutes les ressources des villes européennes du troisième ordre ; elle a un gymnase avec une bibliothèque assez considérable pour cette localité, une école de navigation , plusieurs écoles élémentaires , une typographie, un thédtre et autres établissemens. Les fabriques de draps, de savon, de toile, de chapeaux, de maroquins, les tanneries sont les branches principales de son industrie. La Compagnie-Russe d'Amérique a un comptoir considérable et de vastes magasins dans cette ville, où se font les assortimens des pelleteries de la côte nord-ouest d'Amérique et des parties septentrionales de la Sibérie; on peut aussi la regarder comme le grand entrepôt du commerce que ia Russie fait avec la Chine. Malgré J'évriuation de l'Annuaire de Saint-Pétershourg qui ne lui accorde que
» autrefois capitale de rneur général de la Siouvernement de Tomsk
rive droite de l'Irtich en Ville-haute et Fille.
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kgocians russes la facult . En revanche il revient tsk et des frontières de rés de poisson et de dit la oéu grande partie . Îl'arrive aussi en cette s de Kalmuks et de Bouute cette saison. On doit lleteries de la couronne.
possède déjà une impriesseurs, un gymnase ct von et sa fabrique d'inotte, sont les branches
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DESCRIPTION DE L'ASIE, 789 16,000 habitans , appuyé sur plusieurs faits incontestables , nous croyons que sa population ne saurait être estimée au-dessous de 25,000 âmes,
A environ 35 milles d'Irkoutsk on trouve : Tauminsx , grand et beau village, avec plusieurs édifices très étendus et construits en pierre; ce sont les manufactures de drap, de verre, de tuile et de papier. On s’y sert des machines anglaises pour filer, dont une seule a été achetée comme modèle en Angleterre, toutes les autres ont été établies dans l'endroit même. La verrerie, dont les produits étaient autrefois de mauvaise qualité, fournit à présent un beau verre et même du cristal qu'on y taille et polit avec goût. Presqu'à égale distance on trouve le vaste Lac Baïkaz nommé aussi men Sainre (Sviaroi more en russe) , objet d'une vénération profonde pour les indigènes des environs. C'est une nappe d'ean des plus remarquables du globe, par sou étendue, par lu beauté romantique de ses environs, par la Selenga qui le traverse, et qu'on peut regarder comme le plus grand fleuve de tout l'Ancien Continent, par la grande transparence de ses eaux, par ses phoques et ses veaux marins, dont la pêche procure des bénéfices considérables, par ses crues périodiques, qui ressemblent assez au lux et reflux de la mer, par la fréquence de ses terribles tempêtes et par d'autres phénomènes naturels qu'il présente, Beaucoup plus loin et dans un rayon de 150 milles on trouve : Venxnai-Ouvixs, jolie petite ville, bâtie sur la rive droite de la Selenga, importante par son commerce florissant et sa population; SauinGinsx, d'où partent les caravanes qui vont à Kiakhta pour commercer, et où se trouve, selon Cochrane, un établissement de missionnaires anglais, qui, malgré leurs travaux jusqu’en 1820, n'avaient pu parvenir à convertir un seul individu, Kraxwra, petite ville, bien bâtie, située sur la frontière de l'empire Russe, vis-à-vis Maïmatchin, qui appartient à l'empire Chinois; elle est très importante étant le seul point de réunion pour tout le commerce que font entre eux ces deux empires et qui a tant contribué aux progrès de la civilisation et de la cuhure qu'on remarque en Sibérie; il est purement d'échange ; la principale foire s'y tient au mois de décembre; un grand nombre de mar chands s'y re..dent de toutes les parties de la Russie, et on y fait des affaires pour la valeur de 8 à ro millions de francs. On doit ainuter que plusieurs négocians russes de Kiakhta possèdent des capitaux immenses.
Tiruis, bâtie en partie le long du Kour et en partie sur une montagne, chef-lieu de 1 province de Géorgie, jadis capitale du royaume de ce nom et maintenant résidence du gouverneur général de toute la Région du Caucase , d’un archevêque géorgien et d'un autre arménien. Détruite en 1796 par Agha Mohammed-khan, elle a été reconstruite lentement avec beaucoup de goût. Cependant la ville ancienne est mal bâtie, malpropre et a des rues étroites et irrégulières. Les maisons des plus riches habitans ont seules des fenêtres vitrées ; dans les autres les carreaux sont remplacés par des feuilles de papier quelquefois huilé. Dans la Ville-Nouvelle au contraire on voit des rues larges, de belles places, de grandes casernes, des hôpitaux assez bien entretenus, de vastes caravansérails ct de beaux et grands édifices pour loger le gouverneur et les administrations. La plupart de ces constructions ont été faites pendant l'administration du général Yermolov. Parmi les anciens édifices, la cathédrale est remarquable par son antiquité, son étendue et son architecture. Tiflis possède déjà un gynase, un séminaire et plusieurs écoles ; on y publie quatre gazettes, une en russe, une en géorgien et les deux autres en arménien et er. persan; dans sa banlieue se trouve un assez beau jardin botanique. Les bains sulfureux, son industrie et son commerce y attirent un assez grand nombre d'étrangers ; nous rap pellerons même que depuis quelques années cette ville est devenue le passage ordinaire d’un grand nombre d’Anglais qui viennent de l’Inde en Europe à travers la Perse et la Russie; ils s'embarquent à Bombay et arrivent en quinze ou vingt jours à Bender-Bouchehr sur le golfe Persique, d'où
en six semaines ils se rendent à Tiflis. Cette ville jouit du droit de franchise que lui a accordé l'empereur Alexandre ; avant les ravages faits dernière. ment par le choléra-morbus, sa population pouvait s'élever à 30,000 âmes en y comprenant sa nombreuse garnison,
Nous signalerons à l'attention du lecteur quelques autres villes qui, malré leur médiocre étendue et même leur petitesse extrème, sont remarquales sous plusieurs rapports; nous les classerons d’après les divisions admi-
nistratives où elles sont situées.
Dans le GOUVERNEMENT DE TOBOLSK : Tumsx, ville de médiocre étendue, importante par son industrie et la seconde de tout le gouvernement pour la population; Tana, plus petite, mais mieux bâtie, industrieuse et commerçante; Tountnsx, assea florissante. Dans toutes ces villes que nous venuns de mentionner, une partie principale de la population se compose de peuples turks et de Boukhares que nous avons vus être d'origine persane. Banezov et Puzvm, misérables petits endroits, que nous signalons comme d'horribles lieux d'exil; c'est dans le premier que, en 1731, mourut exilé le fameux prince de Mentsikov. Nous ajouterons que c'est à l'est de Tara que commence le step de Barabra , vaste plaine remplie de marécages, qui pour la plupart sont des restes d'anciens lacs desséchés, et n'offrent en été que de maigres pâturages. Les Barabi (Barabra), tribu turque qui y vivait autrefois de la chasse , se sont retirés dit M. Erman, plus au
. nord ; des villages tout neufs, construits par des exilés, et des champs cultivés tout autour
attestent déjà les premiers pas de la civilisation dans ces tristes solitudes, partagées maintenant entre ce gouvernement et celui de Tomsk.
Dans le GOUVERNEMENT DE TOMSK : Tomsk, belle ville, située sur la grande route qui mène à la frontière chinoise, ce qui la rend très commerçante; on ÿ trouve beaucoup de tanncries de cuir de Russie et des imprimeries sur étoffes, entretenues surtout par des Turks, qui forment une partie considérable de sa population. Korxvan (autrefois Tchaousk), gros village, bien bâti; Demidoy y ayant établi en 1725 la première usine de l’Altaï, toutes les mines et les usines de la contrée ont été comprises dans la suite sous le nom de Kolyvan, quoique, dit M. Ledebour, il n'y ait plus d'usine; mais on y trouve une grande manufacture d'ouvrages en porphyre et en jaspe, tels que colonnes, vases, chambranles, ete., etc., et à laquelle travaillent ordinairement 300 ouvriers. M. Ledebour y vit façonner deux colonues de jaspe vert et blanc, de 9 pieds 4 pouces et demi de haut, et un grand vase en forme de coupe, de 8 pieds 8 pouces de diamètre; un beau bas-relief en jaspe jaune-clair, auquel on avait travaillé trois ans, était achevé. Dans une furge voisine on fabrique les instrumens nécessaires aux ouvriers. Zm£inoconsx (en allemand Schlangenberg, montagne des serpens), située au pied du mont Altaï, et presque entièrement habitée par des fonctionnaires et des ouvriers employés aux mines d'argent; selon M. Ledebour elle ne donne plus que 80 pouds par an au lieu des 600 qu'elle donnait autrefois, L'intérieur de ces mives présente un labyrinthe de galeries en partie soutenues par de Ja churpente et des murs, et en partie taillées daus le roc; des eaux souterraines meltent en mouvement d'énormes roues qui servent à élever le minerai, Bannauz, ville régulièrement bâtie, siège de la chancellerie supérieure de toutes les mines de l'Altaï; depuis 1817 les mines qui en dépendent sont obligées de livrer annuellement un millier de pouds d'argent. On vient d'y élever un obélisque en granit de 100 pieds de haut pour célébrer la fête séculaire de la fondation des usines de Kolyvan. Rippænsx, gros village, qui n’a d'autres habitans que les ouvriers employés à ses riches mines d'argent. Kraxov, autre gros village, remarquable par sa mine d'argent découverte en 1811 et regardée comme. la plus riche du district de Kolyvan. Sousoux, gros village, important par ses grandes forges de cuivre, de plomb et par son hôtel de monnaie où l'on frappe annuellement pour la valeur d'environ un million de francs en pièces de cuivre.
Dans le GOUVERNEMENT DE IENISSEISK : Knasnoïansk, chef-lieu de ce nouveau gouvernement, jolie petite ville, qui depuis 1822 a pris beaucoup d'accroissement. Depuis l'administration de M. Stephanov et la fondation de son gymnase et d'autres établissemens littéraires, on peut même dire qu’elle est devenue un foyer de lumières pour la Sibérie-Centrale, Ses alentours, dit M. Erman, sont de toute beauté. Iewrsseisx,
it du droit de franchise ravages faits dernière.
ivait s'élever à 30,000
sautres villes qui, malxtrème, sont remarquaprès les divisions admi-
ville de médiocre étendue, nement pour la population; merçante; Touninsr, assez nner, une partie principale res que nous avons vus être ndroits, que nous signalons n 1731, mourut exilé le fat de Tara que commence le v la plupart sont des restes irages. Les Barabi (Barabra), tirés dit M. Erman, plus au champs cultivés tout autour es solitudes, partagées main-
e ville, située sur la grande commerçante ; on y trouve ur étoffes, entretenues sur.
de sa population, Koryvan t établi en 1725 la première ht été comprises dans la suite ait plus d'usine; mais on y en jaspe, tels que colonnes, rdinairement 300 ouvriers, lanc, de 9 pieds 4 pouces et ieds 8 pouces de diamètre; raillé trois ans, était achevé, aux ouvriers, ZmM£inoconsx au pied du mont Altaï, et uvriers employés aux mines uds par an au lieu des 600 un labyrinthe de galeries en rie taillées daus le roc; des i servent à élever le minerai, ipérieure de toutes les mines gées de livrer annuellement en granit de 100 pieds de es de Kolyvan, Rivnænsx, mployés à ses riches mines ne d'argent découverte en an. Sousoux, gros village, on hôtel de monnaie où l'on francs en pièces de cuivre.
lansk, chef-lieu de ce noubeaucoup d’accroissement.
son gymnase et d'autres nue un foyer de lumières le toute beauté. Tenisseisx,,
DESCRIPTION DB L'ASIE. 791 tm, regardée à tort dans tous les ouvrages de géographie, même les plus récens, comme la capitale de ce gouvernement, en est cependant la ville la plus importante sous presque tous les rapports; le commerce y a même assez d'activité, en raison des relations intimes qu'entretienpent ses habitans avec Irkoutsk, Kiakhta et 1rbit, Tounouxnanse, pres que sous le cercle polaire, petite ville, dont les géographes continuent encore à exagérer l'importance commerciale et la population, quoique des renseignemens publiés depuis quelques années s'accordent à diminuer l'une et l'autre, Asaxansx , misérable endroit, près du Ienissei, que nous citons pour mentionner la montagne d'Isik, située dans ses environs et remarquable par d'anciens tombeaux qu'on y a découverts, renfermant des ornemens d'or et d'argent, et sur laquelle on voit des statues d'hommes hautes de 7 à 9 pieds et chargées de sculptures extraordinaires, Ces contrées, d'une civilisation encore si peu avancée, paraissent avoir jadis été occupées par un peuple qui avait l'usage de l'écriture et des arts, Aux environs de la ville d'Abakanskoï , vers les bords du Tenisseï, ainsi que dans les provinces voisines, on remarque des tombes en pierre et des collines factices voutées en dedans, dans lesquelles se trouvent à côté des squelettes et des cendres de morts, des ustensiles en bois et en bronze, des ornemens d'or et d'argent, des figures en métal ou en pierre, 11 parait que les nomades de la Tartarie, par un usage analogue à celui des anciens Etrusques, avaient l'habitude de se faire enterrer avec leurs bijoux et ce qu'ils possédaient de plus précieux, Pallas, Strahlenberg et autres voyageurs, ont fait connaitre plusieurs de ces objets, et M. Klapre::h a publié un mémoire important à leur occasion, Malheureusement il n'a pas été jusqu'ici possible de lire les inscriptions qui les accompagnent. Les seuls monumens dont il soit possible de fixer l'origine sont ceux qui portent des inscriptions arabes, Ces monumens , qui se trouvent aussi dans plusieurs localités le long du Volga, consistent en lampes deterre, en mi:oirs de bronze, etc, Plusieurs de ces miroirs sont conservés à Saint-Pétersbourg , à F.7is, etc. Les “ns son! ronds , les autres sont carrés; les uns ont un manche pour être tenus à la main, is autres consistent dans un simple disque; quelques-uns ont par-derrière une espèce :: ‘nain ou de belière , où l'on passait un cordon, afin de les pendre à un mur, les autre: c:1 un simple trou qui suffisait pour la même destination. Ce que ces miroirs offrent de jlus curieux , sont les figures d'animaux réels ou fantastiques , et les inscript:: nlacées par-derrière Nous ajouterons que ces miroirs, qui ont été l'objet de curieux éclaicissemens de la peri de MM. Fraehn et Reinaud, paraissent avoir servi quelquefo:: de tlismans et de décarations militaires. Kaaransxoïe, autre misérable endroit , sur la Khatanga , remarquable par la haute latitude à laquelle il est situé,
Dans le GOUVERNEMENT D'IRKOUTSK : Nsnroumsr, petite ville, au milieu d'une contrée sauvage et aride, mais chef-lisu d’un district riche ea mines d'argent et de plomb, Nenrourwsxoï-Zavon qui uous paraît être le Borcnoïi-Zavov de Cochrane, petite ville, située dans une contrée pittoresque, et remarquable par ses mines d'argent et de plomb, exploitées en grande partie par les exilés dont ce lieu cst une des principales stations, surtout pour les condamnés d'une condition élevée. Le produit de ces mines a beaucoup diminué. Banqousix, remarquable par ses sources thermales et les lacs amers de ses environs , d'où l'on tire le se/ purgatif de Sibérie.
Dans la PROVINCE D'OMSK : Omsk, petite ville, assez bien bâtie et bien fortifiée, chef-lieu de cette province et résidence du général chargé de garder la frontière de l'empire contre les Kirghiz kaïssak, Pernoravczovsx, forteresse principale de la ligne militaire d'Ichim; elle est aussi importante par sa douane, Bouxkaranminskaïa, pelite forteresse, sur l'Irtyche, dans un des sites, dit M. Go’ "ane, les plus romantiques du globe, remarquable par le voisinage de la frontière chine,
Dans la PROVINCE DE IAKOUTSK , dou! ‘a surface est plus d’un tiers de celle de l'Europe, quoique sa population soit inférieure à celle de la ville de Lyon, on trouve : faxoursk, chef-lieu de cette province , et rendez-vous de tous les chasseurs qui y apportent les fourrures des animaux qu'ils ont tués le 1ony du Lena, du Yana, de l’Ingoda et d'autres fleuves. La Compagnie Américaine y a un comptoir, Il s'y tient en décembre, juin, juillet et août des foires assez considérables , qui sont fréquentées même par des marchands grecs de la ville de Nechin dans ia Russie d'Europe. Ousr1e-Orexsxoïe , misérable petit endroit à l'embouchure de l'Olenck, remarquable en ce qu’on pourrait le regarder comme
le village le plus septentrional de l'Ancien Continent. Zacmivensx, avec 22 habitans, et JiGansx, avec 16 seulement, que nous nommons pour signaler la petitesse de lieux que les cartes représentent comme très importans. Nous rappellerons que c’est sur les bords du Vrrim, un des affluens à la droite du Lena, qui pendant une partie considérable de son cours sépare cette province du gouvernement d’Irkoutsk, qu'on trouve les p/s belles zibelines de tout le globe ; que c’est près de l'embouchure du Lexa que M. Adams vit non-seulement un squelette, mais le cadavre d'un mamouth, qui, enfoui sous une couche de terre congelée, avait conservé parfaitement toutes ses parties molles et la peau et le poil dont il était recouvert; et que les bords du Virovr offrirent le cadavre bien conservé d'un rhinocéros; ces deux faits, dont on ne peut contester l'exactitude, sont rangés parmi les plus extraordinaires de la géographie physique ; ils ont déjà exercé la sagacité de MM. Cuvier, Humboldt et autres célèbres naturalistes, et suffiraient eux seuls à donner une grande importance géographique à ces vastes et tristes solitudes.
Dans le DISTRICT D'OKHOTSK : Oxnorsk, chef-lieu du distriet de ce nom, petite ville, avec un mauvais port sur la mer d'Okhotsk, mais très commerçante par rapport aux vastes solitudes au milieu desquelles elle est située, Okhotsk est l’entrepôt de la Compagnie Américaine et le passage ordinaire de ceux qui vont au Kamtchatka; il y à des petits chantiers, où l’on construit et radoube les vaisseaux destinés au commerce de la côte Nord-Ouest d'Amérique. :
Dans le DISTRICT DU KAMTCHATKA : PerroPaviovse (Avatcha; Petropavloskaïa), jolie petite ville, chef-lieu de ce district, très importante par son port, uu des plus beaux de toute la côte orientale de l'Asie, et remarquable par le voisinage d’un terrible volcan. On remarque dans cette partie du Kamtchatka, ainsi que dans plusieurs autres un nombre considérable de digues et de levées en terre et en maçonnerie. Ces ouvrages, dit M. Do- Lell, prouvent que le pays était autrefois habité par une population beaucoup plus nombreuse et plus avancée dans la civilisation que celle qui l’occupe aujourd’hui. Malgré les traces évidentes de l’art, les habitans croient que ces travaux sont l'ouvrage de la nature: ÿzsqu’ici on n’a recueilli aucune donnée sur l'époque de leur construction. Vanxuné- Kamwronarsk (Haute-Kamtchatsk) et Nisné-Kamronatsx (Bas-Kamtchatsk), misérables petites villes, remarquables par le voisinage des volcans qui se trouvent sur leurs territoires. Borcæenursk , autre misérable petite ville, importante par son port et remarquable par une espèce de poste aux chiens entretenue par ses habitans ; ces animaux leur procurent un bénéfice considérable, étant les seules bètes employées pour le transport des marchandises et des hommes dans la péninsule. L'expérience a prouvé que ces singuliers attelages sont préférables à ceux du renne qui ne supporte pas la fatigue et qui demande beaucoup de soins et de repos. Les chiens font faire à un kibitka de 40 à 50 verst par jour , quelle que soit la longueur du voyage; ils en peuvent faire le double si cela est nécessaire; mais lorsqu'ils sentent les ours ou les rennes, ils s'élancent sur leur piste sans que rien puisse les arrêter. On les nourrit de poissons secs, et ils supportent facilement la faim et la fatigue.
Dans la RÉGION DU CAUCASE nous nommerons au moins les villes et lieux suivans, en les classant d’après les provinces ou pays où on les trouve : dans la Géor gie: Mrsxkmerua , sur la rive gauche du Kour, à environ ro milles au nord de Tiflis. C'est une des plus anciennes villes de l'Asie, mais presque entièrement ruinée, à l'exception de la forteresse qui en occupait le centre et qui est encore assez bien conservée, Mtskhetha a été la capitale du royaume de Géorgie jusqu’en 469 de l’ère vulgaire. L'étendue de ses ruines fait présumer qu’elle devait être très grande. On voit encore la cathédrale remarquable surtout par son antiquité et par la beauté de ses sculptures. On doit aussi citer le pont sur le Kour, restauré dernièrement par les Russes; on attribue sa construction à Pompée. M. Gamba accorde 200 familles à cette ville ruinée. Irisaverroz, autrefois capitale du khanat de Gandjah , ville très déchue, quoique encore la plus peuplée de la province après Tiflis ; on lui accorde 12,000 habitans. Dans ses environs immédiats on voit d'immenses ruines , dont quelques-unes sont en pierres, d’autres en briques liées entre elles avec du ciment; on y découvre de temps en temps des médailles perses, parthes, sas+ sanides, grecques et romaines; et les deux villages bâtis récemment par les colons allemands, Plus loin sont situées les mines de fer et celle d'alun ; cette dernière est d'une excellente qualité; enfin la colonne de Chamkhor, qui nous parait être le monument le
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HIVERSK, avec 22 habitans, plus curieux de cette région; on ne connaît pas positivement l'usage auquel il servait ler la petitesse de lieux que primitivement; les mollas en ont fait usage pour appeler les musulmans à la pu e; ne rons que c'est sur les bords connaît pas non plus son origine qui parait se perdre dans la nuit des temps; on l'attribue ant une partie considérable à Alexandre-le-Grand. Un escalier à spirale, assez large pour deux hommes de front , mais utsk, qu’on trouve les plus très dégradé, conduisait à une galerie qui régnait extérieurement autour de la colonne ; sa re du Lena que M. Adams base est carrée , a 15 pieds de largeur à chaque face et 12 pieds de hauteur; la colonne uth, qui, enfoui sous une en a environ autant de diamètre ; tout le monument est construit en briques rouges , poses parties molles et la peau sées de la manière la plus régulière par assises, et peut avoir 1 80 pieds de haut. Des HI ur offrirent le cadavre bien plus ou moins considérables l’environnent et attestent l'existence d une population riche ter l'exactitude, sont rangés et puissante établie jadis dans ces solitudes parcourues, pendant l’hiver seulement, par nt déjà exercé la sagacité de quelques nomades. ; : + aient eux seuls à donner une Dans le Chirvan : Vieux Cuamarur, chef-lieu de la province de Chirvan, et audes, trefois du khanat de Chamukhi. Après avoir êté pendant plusieurs siècles une des villes u district de ce nom, petite les plus populeuses et les plus florissantes de cette région, elle fut en pu jrs décommerçante par rapport truite par Pierre-le-Grand, et ensuite entiérement abandonnée; mals a is é , sa khotsk est l’entrepôt de la situation, et ses restes encore imposans, ont engagé le gouverneur général Yermolov à vont au Kamtchatka; il ÿ a réparer ses murailles, ses bazars et plusieurs de ses anciens bâtimens our murs destinés au commerce de la déjà plus désertes, ses caravanseraïs se remplissent de marchandises, et les due : abitans du Nouveau-Chamakhi, que le dernier khan avait forcés de se retirer dans la Fe resse de Fit-tag, sont déjà en partie établis dans cet ancien entrepôt du er e l'Orient. Sazran , petite ville, importante par sa riche pêche. Barou, petite ville, autrefois capitale du khanat, et aujourd’hui de la province de ce nom; elle est très nes La par la riche pêche de phoques qu'on fait dans ces parages, par la grande quantité de soie et de safran qu'on recueille dans son petit territoire, ainsi que par son port, qui, bien que médiocrement bon, est cependant le plus fréquenté de la mer Caspienne. Dans les environs de Bakou on trouve : les célèbres Puits de naphte, dont l’abondant produit est une des branches principales du revenu de cette riche province; et Artech-gah (endroit du feu), un des sanctuaires guèbres les plus anciens et les plus célèbres de l'Asie; c'est un emplacement assez considérable , entouré de murs crénelés. Au milieu de la cour s'élève un autel, où l'on monte par plusieurs degrés ; à chaque coin on voit une Ne. quadrangulaire entièrement fermée, et haute d'environ 25 pieds; la flamme pre a le gaz dépasse de deux à trois pieds le sommet de ces cheminées qui “pee A ce temple le phénomène qu'offrent dans les Appenins les feux de ne ba a Li . arigazzo. Au centre de l'autel , et presque à fleur de terre, on a établi un foyer ont la An sort également sans interruption. Une vingtaine de cellules sont adossées aux mu e cette enceinte sacrée; quelques-unes sont habitées par des Hindous ; les Le par des Parsi, ou descendans des anciens Guèbres. Non loin se trouvent des volcans vaseux , semblables à ceux de Macalouba en Sicile, et de Taman dans le territoire des Cosaques de la mer Noire. Noueur et Cuoucar, petites villes chefs-lieux des provinces de leur nom On doit citer encore le Mocax, vaste plaine située entre le Kour et la mer de ; elle est couverte d’herbages très hauts et infestée de mes à 8 à ro pieds de long, qui, de Pompée, rendent son trajet très difficile, L à alern énie, ait dernièrement à la Perse : ERIvAN, Je Es ais étendue, mais importante par sa forte citadelle; on lui accorde 12,000 g Uri jus ses environs on trouve le célèbre Couvert d'Etchmiadzin (Utch kilisseh ou 4 “it des Turks); cet ancien chef-lieu de la religion arménienne a Ka à aa les dernières guerres entre les Russes et les Persans ; il est probable que : pa a a : ses prêtres, qui s'étaient réfugiés sur le territoire russe, seront rentrés je ME pe dence après la cession définitive de ces pays à la Russie, NARHTOHIVAN , une des plus ue ciennes villes de l'Arménie, autrefois très grande et florissante, mais réduite maintenant, selon M. Kotzebue, à environ un millier de maisons. É Fe a D la partie de la Géorgie ci-devant Ottomane (pachalik de Lx af cédé dernièrement à la Russie : Axmazrsimue (4kiskha des Turks), assez Eer vi s 1 portante par ses fortifications , et remarquable par la belle mosquée d rie } Le ue sur le modèle de celle de Sainte-Sophie, par le collège qui y est annexé et la ds re qui en dépend , regardée comme une des plus belles de l'Orient; les Russes €
(Avatcha; Petropavloskaïa), son port, uu des plus beaux isinage d’un terrible volcan.
plusieurs autres ur nombre . Ces ouvrages, dit M. Dolation beaucoup plus nomupe aujourd'hui. Malgré les sont l'ouvrage de la nature:
ir construction. VERKHNÉas-Kamtchatsk), misérables se trouvent sur leurs terrijar son port et remarquable ns; ces animaux leur proes pour le transport des marivé que ces singuliers attelaue et qui demande beaucoup à 5o verst par jour, quelle i cela est nécessaire; mais iste sans que rien puisse les ement la faim et la fatigue.
ins les villes et lieux suirouve : dans la Géorgie:
au nord de Tiflis. C'est une ruinée, à l'exception de la ien conservée. Mtskhetha a vulgaire. L'étendue de ses encore la cathédrale remartures. On doit aussi citer a attribue sa construction à ée. IztsAverroL, autrefois core la plus peuplée de la ses environs immédiats on utres en briques liées entre lailles perses, parthes, sasmment par les colons alle- ; cette dernière est d’une arait être le monument le
cree entente sen à 300 ouvrages pour enrichir leurs collections de Saint-Pétersbourg. Quoique M. Dupré, cité par M. Gamba, lui accorde 40,000 habitans, nous croyons que sa population n'arrive pas même à la moitié de ce nombre.
Dans l’Imerethi: K'aournaïssr (Kotatis), sur le Rioni , petite ville assez commer. çanle , autrefois capitale du royaume d'Imerethi et à présent de la province de ce nom. Dans son voisinage on voit les ruines de l’ancienne ville, remarquables surtout par les débris de son antique cathédrale et par ses épaisses murailles encore en assez bon état. K’houthaïssi est la résidence d’un gouverneur qui étend sa juridiction non-seulement sur tout l’Imere. thi, mais sur la Mingrelie, le Ghouria, la Grande-Abassie et toutes les places et les forts où les Russes tiennent garnison, On, petit bourg, que nous nommons pour signaler à l'attention du lecteur une des parties les plus curieuses de cette région; nous voulons parler du district montueux de Ratcha; ce beau pays , presque désert, abonde en mines d’argent, de cuivre, de fer. L'air y est pur et le climat très salubre , chose rare dans toute la Région du Caucase, Son sol est parsemé de ruines, de forteresses et de tours; on y trouve fréquemment des médailles grecques, sassanides et quelques-unes en caractères inconnus, Zouspint, misérable bourg, où réside le dadian ou prince de la Mingrelie, Ce prince, dit M. Klaproth, accompagné de sa cour, va souvent d’un bourg à l’autre , et y reste aussi long-temps qu'il y trouve des vivres, du vin et des poules; quand tout est consommé, il plie bagage et gagne un autre endroit ; la pauvreté de la cour est si grande que personne n’y possède assez d'argent pour échanger un ducat turk de la valeur de 8 francs. Renour- KALÉ, petite ville fortifiée, avec un port, qui est le pius fréquenté sur cette côte, Dinirsixex, autre petite ville, résidence du prince du Ghouria. RkpouTe Sarnt-Nicocas, Porur et Anaxzra, petites forteresses maritimes ; celle de Pothi commande la navigation du Phase, et a été, avec Anaklia et Anapa , un des sujets principaux de la dernière guerre entre la Russie et la Porte.
Soxuoum-xatéx , petite ville très déchue dont les fortifications tombent en ruines, située sur la mer Noire dans la Grande-Abassie, importante par sa belle baie. Les vestiges d'anciennes fortifications et de murailles trouvées à Zskouriah, viennent à l'appui des savans qui placent dans ces parages le port de Droscurras, une des villes les plus commerçantes de l’antiquité. Pline dit qu'on y voyait des marchands de 3ao langues différentes, et que lorsque les Romains y eurent établi leur domination, les affaires s'y traitaient par l'entremise de 130 interprètes. C'est ordinairement dans la rade de Sokhoumkaléh et quelquefois dans celle de Redout-kaléh que stationne l’escadre russe qui parcourt la côte de la Grande-Abassie et de la Mingrelie, pour protéger Îes navires marchands contre les attaques des Abasses et des Circassiens. Ces peuples se sont de temps immémorial livrés à la piraterie et aux brigandages. Heureusement pour le commerce ils sont peu redoutables sur mer, parce qu'ils n'ont que des bateaux à rames et pas un canon. Nous rappellerons à ce propos que les bateaux de ces corsaires sont parfaitement semblables au cameræ de leurs ancêtres; vingt-quatre rameurs y sont placés à l'aise ; mais, comme à présent ils s'éloignent peu de la côte et ne sortent d'ordinaire que par un beau temps, ils ne font 2 usage d’un petit toit incliné pour se mettre à l’abri des vagues dans les tempêtes vioentes. C'est sur de semblables barques que les Goths, fixés dans le 1rr° siècle en Crimée, débarquèrent en Asie, Nous rappellerons que beaucoup de jeunes Abazes allaient autrefois en Egypte et s’y vendaient comme esclaves aux Mameluks, servant ainsi à recruter cette terrible aristocratie militaire qui a dominé d’une manière si tyrannique et pendant si long-temps sur cette région célèbre.
Dans le Pays des Montagnes, on ne trouve que très peu de villes; encore sontelles toutes d'une médiocre étendue, ou très petites. Nous en décrirons quelques-unes ainsi que les territoires qui appartiennent aux principaux peuples de cette vaste partie de la Région du Caucase , que le savant Hassel , suivi de tous les géographes , appelle improprement Circassie. Nous avons préféré la dénomination que lui donnent les géographes russes et déjà adoptée par M. Klaproth. Cette contrée est occupée par des peuplades
resque toutes indépendantes de fait. Les Russes n’y possèdent réellement qu'une petite nde , sur laquelle passe la route militaire qui de Mozdok mène à Tiflis, à travers la fameuse gorge de Dariel, VLanisxavxas, qui dépend du gouverneur de la province du
Caucase , est la forteresse’ principale sur cette route , et en même temps l'endroit le plus
bourg. Quoique M. Dupré, s que sa population n'arrive
, petite ville assez commerla province de ce nom. Dans les surtout par les débris de assez bon état, K’houthaissi seulement sur tout l’Imeretoutes les places et les forts ommons pour signaler à lat:
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peu de villes; encore sonten décrirons quelques-unes uples de cette vaste partie de géographes , appelle impro- : Jui donnent les géographes occupée par des peuplades ent réellement qu'une petite mène à Tiflis, à travers la uverneur de la province du nême temps l'endroit le plus
remarquable ; on pourrait la regarder comme le cheflieu de cette division. Voici les lieux , les pays et les peuples les plus remarquables qu'elle comprend: Danrez , petite forteresse, qui donne le nom au fameux défilé connu auciennement sous le nom de Porte-Caspienne ; il faut le traverser pour aller de Mozdok à Tiflis, Kazsex , résidence d'un chef géorgien qui commande aux Ossèrss de la vallée du Terek, depuis Dariel jusqu’à Kaïchaour ; il protège les convois russes contre les attaques de montaguards, moyennaut le paiement d'une somme convenue avec le gouverneur de Vladikavkas. D’autres Ossètes sont tout-àfait indépendans et même ennemis des Russes. Ce sont, dit M. Klaproth, les descendans des Sarmates-mèdes des anciens et les restes des Æ/ains et des A4zes du moyen âge, La Crncasste est divisée en Grande-Kabarda, située dans le bassin du Kouban, et Petite-Kabarda , dans la partie moyenne de celui du Terek; elles sont habitées par les Circassiens, dont les femmes sont regardées comme les plus belles de toute la Région du Caucase, Ce peuple forme une république aristocratique militaire , redoutable aux Russes par ses fréquentes incursions sur leur territoire. Le Pays pes MirspsxGur, dont les sauvages habitans, surtout ceux nommés Tchetchentses, sont des brigands encore plus déterminés que les Lesghi ; c'est principalement à cause d'eux que les Russes sont obligés d'envoyer toujours une escorte de plus de 150 hommes avec deux canons pour accompagner les courriers qui apportent la correspondance officielle de Mozduk à Vladikavkas; ils sont expédiés avec moins de risques de ce lieu à Tiflis. Dans le Pays Des Koumur, qui sont agriculteurs et reconnaissent la suprématie de la Russie, ou trouve: Expert (Andreïeva), gros village de 12,000 âmes ; c'est leur chef-lieu : on y tient un grand marché tous les vendredis. Les Lrsour, qui habitent un vaste pays, dans les hautes montagnes, auquel ils donnent leur nom, sont, comme les autres peuples de cette partie du Caucase, farouches, cruels et très adonnés au brigandage ; depuis long-temps, ces montagnards sont la terreur de leurs voisins : la Géorgie a le plus souffert par leurs incursions. C’est ordinairement vers la fin du mois de mai, dit M. Klaproth, que ces brigands sortent de leurs montagnes et se dispersent dans la Géorgie, s’y cachent sur les côteaux qui bordent les rivières, dans les bosquets touffus ou dans les ruines des anciennes églises et des forts qu’on rencontre partout dans ce pays. C'est de ces repaires qu'ils s'élancent pour attaquer à l'improviste les villages, s'emparer du bétail et emmener les habitans en captivité, Arrivés dans un lieu sûr, ils annoncent aux parens de leurs prisonniers qu’il peuvent les racheter moyennant une somme qui varie selon la condition et l'état du captif. Le prisonnier qui n’a pas les moyens de se racheter est obligé de servir pendant dix ans dans la maison de son maître. On trouve sur leur territoire : Kuoux-nzaum, gros bourg, résidence du Ahan des Avars, le prince le plus puissant des kautes montagnes du Caucase-Oriental; il porte le titre de Nulsahl et peut armer jusqu'à 10,000 hommes. Les rois de Géorgie lui payaient 24,000 fr. de tribut pour qu'il s'abstint de faire des incursions sur leur territoire ; les Russes lui en paient 40,000 ; moyennant cette pension, il s'est toujours montré soumis à cette puissance; les cantons d'Ounsokoul, Hidat, Bakdalal, Moukrat, Karakh et Tkaserouk eu dépendent. Nous nommerons ensuite : CHamar , gros bourg, où réside le khan des Kazikoumuk , qui a le titre de Sourkhai; ses domaines s'étendent le long du bras oriental du Koï-sou ; il est ennemi des Russes, et peut armer plus de 6,000 hommes. AkoucraA , petite ville, chef-lieu de la république de ce nom ; la plupart de ses habitans sont pasteurs; plusieurs excellent dans la fabrication d’un drap très estimé dans tout le Caucase, Kousr- Tour, gros bourg, chef-lieu de la république de ce nom, dont les habitans sont connus dans tout l'Orient sous le nom de Zer-eran (faiseurs de cottes de maille); ils fabriquent des armes excellentes et du drap (Koubitchi-châl), renommés non-seulement dans tout le Caucase, mais même exportés en Perse et dans les pays au-delà de la mer Caspienne. Dans le Daghestan : Kousa , autrefois capitale du khanat de ce nom, un des plus puissans états du Daghestan et maintenant chef-lieu de la province de Kouba; il est probable que cette ville dans peu d'années finira par ètre abandonnée, depuis que les Russes, pour se soustraire aux effets de son climat insalubre, ont fondé à environ 60 milles à l'ouest d'elle une ville nouvelle de ce noin. Koura, petite ville, résidence du Xhamoutai-khan ; ce prince vit dans une sorte de dépendance de la Russie, quoiqu'il aime le brigandage autant que son voisin le khadi de T'abasseran. Axrzoue, autre petite ville, chef-lieu de la république de ce nom, située sur le haut Samoura. Yansr ou Ensr, rési-
dence du #hadi de Thabasseran; c'est un des trois princes d’une même famille qui se partagent la souveraineté du Thabasseran, pays situé à l'ouest de Derbend; le khadi est pensionné de la Russie et peut avec les deux autres armer 6,000 hommes.
Densenp, grande ville, très ancienne et très déchue, mais encore importante par ses fortifications, qui du temps de Nouchirvan en faisaient un des boulevards de la Perse; M. Klaproth lui accorde 4,000 familles; ses fortes murailles, l'église arménienne et la mosquée principale méritent d’être mentionnées. Dans le voisinage on voit un mausolée qu'on prétend être celui des Æirklar ou des quarante héros arabes qui furent tués dans une bataille contre les infidèles, lorsque Derbend fut conquis par les armées du calife; tous les musulmans et surtout les Lesghi de Koubitchi y viennent en pélerinage. Non loin de Derbend on aperçoit les débris d’une grande muraille, qui dit-on se prolonge sur toute la chaîne des monts du Thabasseran et qui fut bâtie par Nouchirvan pour empêcher les incursions des Khazars; cette muraille et d'autres fortifications dans les défilés du Caucase ont donné lieu à la fable d'une grande muraille qui s'étend de la mer Noire à la mer Caspieune,
Bareurx, résidence du khan des Kaïtak, qui a le titre d'Ouzmeï; ce prince peut armer 7,000 hommes, et exerce une espèce de souveraineté sur les Lesghi d’Akouch et de Koubitchi, mentionnés dans le Pays des Montagnes à la page 795; les Russes lui paient une pension de 8,000 francs. Tanxou, résidence du khan de ce nom; il a le titre de chamkhal, et sa domination s'étend sur la partie septentrionale du Daghestan jusqu'aux rives de l’Ouroussai-boulak qui le séparent du khanat de Kaïtak; il est vassal des Russes qui lui paient une pension d'environ 8,000 francs. La ville de Tarkou , appelée jadis Semenpen, est bâtie en terrasses sur trois montagnes pointues, à environ 3 milles de la mer Caspienne; on lui accorde 10,000 habitans, Karasoupaxu et Kazawiou sont deux gros bourgs dépendans du Chamkal ; on accorde 3,000 maisons au premier; les habitans du second fabriquent beaucoup de éourki ou manteaux de feutre et exploitent les mines de fer du voisinage.
Dans la province du Caucase : STAVROroL, assez jolie ville, fortifiée, déclarée en 1825 chef-lieu de cette province ; elle possède un séminaire. GEORGRIEVSR, chef-lieu du gouvernement du Caucase jusqu’en 1825, et encore résidence du gouverneur général militaire dont la juridiction s'étend sur une grande partie du Caucase; elle est fortifiée et bien bâtie, située sur les bords de la Petite-Kouma. Dans un rayon de 25 milles on trouve : Pokorivchi, village où réside ordinairement Mengli-Ghireï khan des No-
is, Konstantinogorsk, petite ville, renommée dans tout l'empire Russe par ses
ains sulfureux , visités tous les ans par des étrangers qui y accourent des parties les plus reculées de l'empire; on pourrait l'appeler l'Aix-ia-Chapelle de la Russie. Prariconsn, petite ville que l’on construit actuellement, et où siégeront les administrations et la cour de justice de la province à l'exception du tribunal ecclésiastique. Kanass, joli village, situé au pied du Bechtau (les cinq montagnes), remarquable par sa colonie composée d'Allemands et d'Écossais, et un important établissement des missionnaires qui enseiguent le turk et autres langues.
Moznox, ville assez commerçante, et une des principales stations militaires de la ligne du Terek. Krzzran , ville et forteresse importantes, situées sur un bras du Terek, dont la plus grande partie de la population qu'on porte à 9,000 âmes, sans le militaire, se compose d'Arméniens, parini lesquels on compte plusieurs millionnaires. Le commerce florissant a beaucoup contribué à l’embellir et à l'agrandir depuis 1818 ; on vient d'y achever une magnifique église dont la construction a coûté 600,000 francs aux Arméniens; c'est sans doute le plus beau temple de toute la Région du Caucase.
Sur le chemin d’Astrakhan à Mozdok, on trouve près de la Kouma les ruines de l'ancienne ville de Mavsarr, M. Klaproth qui a visité ces ruines en 1807 a démontré, par des passages d'auteurs orientaux et par les médailles qu'on a trouvées à Madjari, que c'élait une ancienne ville tatare, dont le nom (bdtisse en briques) n'a aucun rapport à celui des Magyars ou Hongrois, auxquels on a voulu attribuer sa fondation. L'emplacement de Madjari est un carré élevé, ayant plusieurs verstes de diamètre et entièrement couvert de ruines. Quelques-unes de ces ruines , quoique se dégradant toujours davantage, prouvent que la ville était autrefois grande et magnifique. C'est surtout au x1v° siècle de notre ère, sous les princes tartares de la horde d'Or, qu'elle parait avoir jeté un certain éclat.
une même famille qui se de Derbend; le khadi est boo hommes.
hais encore importante par un des boulevards de la illes, l'église arménienne oisinage on voit un maue héros arabes qui furent conquis par les armées du y viennent en pélerinage.
raille, qui dit-on se profut bâtie par Nouchirvan d'autres fortifications dans muraille qui s'étend de la
Ouzmeï; ce prince peut arles Lesghi d'Akouch et de 795; les Russes lui paient e ce nom; il a le titre de le du Daghestan jusqu'aux ; il est vassal des Russes qui bu , appelée jadis Semenper, milles de la mer Caspienne; nt deux gros bourgs dépenbitans du second fabriquent
ines de fer du voisinage.
lie ville, fortifiée, déclarée e. Geoncntevsk, chef-lieu nce du gouverneur général laucase ; elle est fortifiée et un rayon de 25 milles on engli-Ghirei khan des Nout l'empire Russe par ses courent des parties les plus de la Russie. Prariconsx, s administrations et la cour ique. Karass, joli village, par sa colonie composée es missionnaires qui ensei-