‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 3)Chapitre 218 sur 457 · VILLES PRINCIPALES · texte numérisé non relu

VILLES PRINCIPALES

can TABLEAU STATISTIQUE DE L'ASIE.

‘on.

1dernagor. Après avoir décrit les principaux états de l’Asie, nous allons en tracer o le tableau statistique, afin d'offrir au lecteur les élémens principaux de

leurs ressources et de leurs forces. Mais, comme nous l’avons déjà vu, tous ces états, à un très petit nombre d’exceptions près, sont hors du domaine de la statistique. Nous n’avons donc que des approximations pour remplir les colonnes du tableau ; et, malgré les nombres précis qu'on trouve dans bien des ouvrages de géographie et de statistique, nous serons souvent obligés de laisser les colonnes vides. Mais quelques observations pré

Coromandel et divisée tans. Elle a deux belles rues larges et bien alimt ses principaux édis ces dernières années, s guerres était tant dé-

800 ABRÈGIÉ DE GÉOGRAPHIE.

es

liminaires sont indispensables pour éclairer le lecteur et pour nous mettre à l'abri des critiques que des personnes étrangères à ce genre d’études pourraient nous adresser. Du reste, ces observations doivent aussi se rap-

orter aux états admis dans les tableaux statistiques que nous offrons à a suite de la description de l'Afrique et de l'Océanie.

SURFACE ct POPULATION. Nous avons signalé aux pages 557 et 561 les principes qui nous ont guidé dans la détermination des surfaces des états; nous avons déjà vu aux pages 43-45 les méthodes à l’aide desquelles le géographe peut déterminer approximativement la population des états qui ne sont pas encore entrés dans le domaine de la statistique. Nous regrettons que le manque d'espace ne nous permette pas de citer au moins quelques exemples des différences étonnantes que nous avons signalées dans notre Essai sur la population du Globe , jyublié dans la deuxième série dela Revue des Deux-Mondes , tomes 1 et 1. Ceux de nos lecteurs qui voudront consulter ce journal verront à quelles longues et fastidieuses recherches nous avons dû nous livrer pour !eur offrir les résultats que présente ce tableau.

Il ne nous reste plus donc qu'à faire quelques remarques sur les revenus , les dettes, les forces de terre et de mer de ces mêmes états. Nous commencerons par avouer que nous avons été long-temps indécis si nous devions admettre ou non ces élémens dans les tableaux statistiques de cet Abrégé, tant nous avons trouvé de discordance entre les nombreuses évaluations portées sur un même état. Les difficultés qu'offre la rédaction d’un sembiable tableau pour l’Europe peuvent donner la mesure de celles Lien plus grandes que le géographe doit vaincre pour parvenir à remplir le même cadre pour les états de l'Asie, de l'Afrique et de l'Océanie. Le manque de connaissances préparatoires et d’aptitude à observer de certains voyageurs; les préjugés qui, dirigeant les recherches de quelques autres, ont seuls commandé leurs opinions; la manière particulière de voir de chaque auteur; la trop grande confiance que d’autres mettent dans les rapports exagérés des indigènes, étrangers presque toujours à toute notion de statistique; mais surtout l'ignorance de la langue du pays, et les obstacles qu'opposent les vues politiques des gouvernemens, les préjugés et les superstitions des naturels; telles sont les sources principales des évaluations si disparates qu’on rencontre dans les ouvrages les plus estimés. C'est à ces mêmes causes que l’on doit aussi attribuer la foule d'erreurs qui les déparent.

REVENUS. Le terme moyen, par lequel on obtient des résultats assez exacts lorsqu'il est pris sur des renseignemens positifs, ne donnerait qu'une approximation illusoire si on voulait l’employer pour déterminer les revenus et les forces d’un de ces états, en admettant indistinctement comme élémens du calcul tous les renseignemens vagues et disparates qui s'y rapportent. Pour approcher de la vérité autant qu'il est possible , on a procédé d’une manière différente. D'abord nous avons exclu de ces calculs toutes les évaluations évidemment exagérées, soit en plus soit en moins. Comparant ensuite le pays dont on voulait déterminer les revenus avec d’autres contrées, dont cette donnée nous était assez suffisamment connue, nous avons admis comme élémens du calcul, l'étendue et la qualité du sol, le nombre des habitans, leur état moral et politique, celui de l’agriculture, de l'industrie et du commerce; en un mot, toutes les circonstances qui entrent comme élémens dans la solution de ce problème très compliqué.

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DESCRIPTION DE L'ASIE. sot

Le système fiscal de ces états est plus ou moins, mais Dors très différent du système fiscal des états européens. Plus PE mr u = mar et quelquefois plus des trois quarts proviennent de io oncier. Ces la conséquence nécessaire du Cho sur lequel est basé 8 genes d'après lequel le souverain est considéré comme seul propriétaire } u sol. C'est lui seul qui est censé en avoir le dominium directum ; > suje de en ont que l'usage ou le dominium utile, moyennant la contribution à à 4 part de la récolte. Autant que cette rente foncière est payée avec régu se rité, ces derniers jouissent de père en fils des terres ainsi Lt ques de toute autre propriété héréditaire. Ce principe est Le pre rs plus haute antiquité dans presque tous les états agricoles de 1 faite e F ie et de l'Océanie ; mais les fermiers partagent avec le souverain le produit bru dans des proportions qui diffèrent d’un état à l’autre, mais qui A vs toutes beaucoup plus fortes qu’en Europe. A la Chine, par mg c re tenancier paie un dixième du revenu ; dans l'Inde Anglaise, un F gouvernement est d'un cinquième; en Perse, selon M. red impôt foncier depuis quelques années est aussi d’un cinquième; dans | A le Java, au À taire, il est d’un quart et au Japon il s'élève quelque rs “2 aux deux tiers. Deux autres circonstances majeures rendent très diflicile, pour ne pas dire impossible, l'estimation des revenus de ces états. Dans tous une grande partie des recettes et dans quelques-uns les trois quarts, consistent Len denrées; une grande partie sert pour l’entretien des in et pour payer les employés civils, le reste est vendu pour le compte du ap ah Souvent il arrive que le souverain est le plus grand An sr pays; quelquefois il en est même le seul. De là vient l'impossibi ité de va 4 ner en argent le revenu brut, quelque soin qu'on y mette pod obtenir uu résultat assez exact. Cette somme dépend de trop d'élémens hét dr et variables pour offrir rien de fixe. Dans l'estimation des revenus rt états il n’est presque jamais question que de la recette og » C'est-à-dire des sommes que chaque province envoie au trésor général après md payé toutes les charges, non-seulement de son administration, mais que ‘4 quefois même celles provenant de l'entretien des pr gr corps js mée qui y sont cantonnés. C'est ainsi que l'on a estimé x revenus e royaume de Perse , ceux du khanat de Boukhara , du Nepal, des imamats de Mascate et d’Yemen, et d'autres états, comme il résulte d’un seen même superficiel de tout ce qui a été publié dernièrement sur y inances. Quelquefois des voyageurs qui jouissent à juste titre d \e ri ne réputation, n’ont pas tenu compte dans leur évaluation des dons que plusieurs souverains asiatiques reçoivent de leurs sujets dans certaines mire ces et qui forment une partie très considérable de la recette. M. ur “ que le roi de Perse actuel, à l'occasion de la fête de Nourouzi, reçoit des

.présens pour la valeur de 1,000,000 à 1,200,000 tomans; somme énorme

comparée à la totalité du revenu net qu’il assigne aux états de ce monarue. Cette différente manière d'estimer la recette explique Sn HN disparité dans les évaluations données par des vayageurs qui ont visité le mème pays à un très petit intervalle de temps l’un de l'autre. + ainsi que nous voyons l’estimable M. Jaubert et M. Fraser offrir dans leur mA luation des revenus de la Perse une différence assez Role en ” portant le premier à 2,900,000 tomans ou à 58,000,000 francs, “ e un à 49,780,000 francs, tandis que M. Kinneir en offre une encore plus grande

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en les estimant à 3,000,000 sterling ou 75,000,000 de francs, et que son savant traducteur va bien au-delà en faisant observer dans une note qu'ils montent très certainement à près de 100,000,000 de roupies ou à plus de 250,000,000 de francs! Cette apparente contradiction disparaît lorsqu'on

ense aux diverses manières d'évaluer les sources différentes d'où décou. ent les revenus de ce royaume, et lorsqu'on songe que les trois premières estimations indiquent le revenu net de la Perse, tandis que celle de M. Drouville se réfère au revenu brut ou à la totalité des sommes payées par les contribuables sous toutes les formes imaginables.

Si nous n’étions pas resserrés par l'espace nous pourrions offrir une foule d'exemples à l'appui de ce que nous venons de dire. Nous pourrions aussi le démontrer de la manière la plus évidente à l’aide d’un état très détaillé et officiel des revenus de l'empire Ottoman en 1786 et 1798, que nous avons sous les yeux et que nous devons à l’obligeance d’un savant voyageur, dont les lumières nous ont été d’un grand secours dans la description de cet empire. Dans cet état on porte la totalité de la recette en 1798 à 77,580,000 piastres, somme qui elle seule est déjà de beaucoup supérieure à la somme à laquelle on s'accorde à porter le revenu général de l'empire, Mais cette somme serait plus que doublée si l’on voulait calculer le revenu brut, c’est-à-dire si l'on voulait calculer la totalité des sommes payées par les contribuables aux différeus gouverneurs des provinces et aux princes tributaires ou vassaux. Les deux riches principautés de Valachie et de Moldavie, par exemple, ne figurent dans cet état que pour le tribut payé par leurs hospodars, qui est à peine le huitième de leur revenu brut; l'Égypte n'y figurait à cette, époque que pour une somme qui n’est pas le sixième de ce que ce pays rap-

orte aujourd'hui au vice-roi qui le gouverne. Fondant nos calculs sur ’état sus-mentionné , sur un document officiel relatif aux revenus de la Valachie en 1822, 1823 et 1824, ct sur un tableau très détaillé des revenus moyens annuels de l'Égypte dans ces dernières années , nous n’avons as hésite à porter à 360,000,000 de francs la totalité des revenus de empire Ottoman. Dans cette somme l'Egypte avec ses dépendances figure pour environ 100 millions de francs, somme énorme lorsqu'on la compare à la population sur laquelle on la prélève. Selon un article très détaille publié dans le n° volume de la Revue des Deux-Mondes , les revenus du vice-roi d'Egypte s'élèveraient à 30,290,000 piastres d'Espagne, équivalant à environ 160,000,000 de francs; mais nous avons le droit de rejeter de semblables évaluations jusqu’à ce que l’on indique le document officiel qui a servi de base. Les calculs autrement positifs de M. le major Prokesch, ne donnent qu’un total de 241,000,000 de piastres turques, ce qui fait un peu plus de 100 millions de francs. Ce seul exemple démontre l'impossibilité de faire des comparaisons entre les états de l’Europe, où le gouvernement ne prélève qu’une petite partie du revenu net du proriétaire , et directement ou indirectement une fraction du produit de industrie de ses administrés, et les états de l'Asie, de l'Afrique et de l'Océanie, où le souverain est quelquefois le seul propriétaire du sol et le seul accapareur de l’industrie et du commerce. Les détails officiels relatifs aux revenus de la Valachie nous ont servi aussi à déterminer par approximation ceux de la principauté de Moldavie dans ses limites actuelles, ainsi que les revenus de la principauté de Servie. Dans les revenus des principautés de Servie, de Valachie et de Moldavie on a compris le tribut

er arneaneemreemne qu'elles paient à la Porte. C'est une somme imposée sur la nation et qui doit nécessairement figurer dans le revenu brut. Ce dernier ainsi que la population et la superficie ont été calculés dans les limites actuelles qui seront beaucoup plus reculées lorsque le grand-seigneur aura rendu les six districts garantis par le traité d'Andrinople. C'est alors peut-être que ces différentes estimations pourront être doublées.

Puisque la nature de notre sujet nous a ramené sur le terrein des calculs approximatifs, nous devons déclarer aussi que nos évaluations desrevenus de l'Etat du Pape, des empires d'Autriche et de Russie et d’autres états, ne diffèrent tant en plus de celles qu’en ont données les plus célèbres statisticiens ,que parce que ces derniers paraissent , ou n’avoir pas eu connaissance des documens officiels que nous avons sous les yeux, ou n'avoir pas com-

ris dans leurs calculs la totalité des sommes qui devaient y être portées, ou

Lien encore parce qu'ils n'ont évalué que leur revenu net, Mais comme nous l'avons déjà fait observer dansle chapitre qui précède le tableau statistique de l'Europe, c'était le revenu brut de ces états qu'il fallait prendre afin d'offrir des élémens comparables, Nous avons vu à la page 570 que le revenu brut de toutes les Provinces Vénitiennes s’est élevé en 1823 à 50,551,200 francs ; cependant ces mêmes provinces ne figurent dans un tableau général des revenus de l'empire d'Autriche, donné par M. le baron de Malchus sur l'autorité d’un autre statisticien célèbre, M. André, que pour 2,140,000 florins de convention, ce qui fait un peu plus d’un dixième de la totalité des sommes payées par les contribuables! Si nous voulions calculer de cette manière les revenus de la France et de l’Angleterre, en ne tenant compte que de l'excédant des caisses provinciales, envoyé au trésor général à Paris et à Londres, nul doute que le milliard de la France et le milliard et demi de l'Angleterre seraient réduits, le premier à 3 ou 400 millions et le second à 5 ou 600 millions. Mais nous devons prévenir le lecteur que si nous avons tâché d'évaluer le revenu brut de ces états ainsi que ceux de tout l'empire Ottoman et des pays qui en ont été récemment détachés, afin d’avoir des élémens comparables dans la colonne des revenus du tableau statistique de l'Europe, nous avons reculé devant les difficultés que nous aurions eu à surmonter pour réduire à la même forme tous les états des autres parties du monde hors du domaine de la statistique. Nous nous sommes borné à l'égard de ces derniers à n’admettre les évaluations des voyageurs qu'après les avoir assujéties à l'examen des circonstances qui leur sont particulières et dont l’ensemble, comme nous l'avons déjà vu, pouvait les modifier considérablement.

Les Etats Barbaresques et plusieurs états de l'Océanie, considérés sous le rapport financier, forment une classe à part, en ce que leurs budgets offrent parmi les principaux articles de la recette les produits de la piraterie, ceux de la vente et du rachat des esclaves; et, il faut bien le dire, dans la recette des États Barbaresques, on doit compter aussi les tributs payés par les puissances maritimes de l’Europe pour garantir leurs vaisseaux marchands des attaques de ces brigands. D’après nn document qui paraît officiel, les sommes payées pour cet objet au dey d'Alger, se montaient dernièrement à 806,660 francs ! Dans la recette de l'empire Anglo-Indien, il faut tenir compte des produits considérables provenant du commerce ; en 1829, ils dépassèrent 164 millions de francs sur une recette générale de 747,714,250 francs. On doit en dire autant des revenus de Java, esti-

,000 de francs, et que son bserver dans une note qu'ils vo de roupies ou à plus de adiction disparaît lorsqu'on ces différentes d'où décounge que les trois premières tandis que celle de M. Droudes sommes payées par les les.

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n 1798 à 77,580,000 piastres, érieure à la somme à laquelle pire. Mais cette somme serait enu brut, c’est-à-dire si l'on s par les contribuables aux inces tributaires ou vassaux.

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#04 " ABRÉOT LE GÉOGRAPHIE, més en 1822 à 25,563,190 roupiss, bien que l'on doive faire de fortes réductions sur la somme de 10,151,405 roupies attribuées au commerce, parce que la plus grande partie de ces 10 millions n'est pas le résultat d'opérations commerciales, mais bien de la vente des produits du sol que le gouvernement hollandais fait cultiver pour son compte. Nous pourrions signaler une foule d'autres anomalies offertes par les budgets de ces états; mais l’espace nous manque, Qu'il nous soit permis d'ajouter encore quelques faits relatifs aux revenus des deux plus anciens empires de l'Asie. Malgré les détails importans donnés sur les finances de l'empire Chinois par Duhalde, Deguignes et autres savans du siècle passé, et ceux bien plus précieux publiés récemment par MM. Klaproth et Perring-Thoms, le géographe n'a as encore les moyens d'évaluer avec assez de précision la totalité du revenu bout de cet empire. Le Tibet, par exemple, ne paie rien ou presque rien à l'empereur de la Chine; c'est au contraire ce dernier qui envoie au grand-lama des présens annuels très riches pour les objets religieux qu'il reçoit de ce pontife. Mais le Tibet a une administration, une armée assez nombreuse, une cour à entretenir, Pour pouvoir comparer les finances de cet empire à celles d'autres états, ces sommes devraient donc être portées dans la recette brute, ainsi que celles que coûte l'administration de ses provinces vassales , telle que la Mongolie, et l'administration de ses provinces soumises, telle que le Thian-chan-nan-lou. D'un autre côté nous voyons Schneegans porter à 425,500,000 florins les revenus de l'empire du Japon, parce qu’il évalue les pe en naturé reçus par le gouvernement d'aprés les prix élevés qu'ils auraient en Europe, tandis que Kæmpfer les exagère, lui aussi, parce que dans son estimation de 340,000,000 de florins il comprend les revenus des princes vassaux de l'empereur. C'est comme si, en évaluant les revenus L l'empire d’Autriche , on portait dans la recette générale de cet état les sommes provenant des revenus particuliers des princes de Liechtenstein, Esterhazy et autres grands vassaux de l'empire. Nous avons rédigé le tableau suivant pour donner un échantillon de l'étonnante disparité d'opinions émises sur les revenus de l'empire Chinois.

Kcarnora dans la traduction de l'ouvrage de Timkovski estime le revenu à 39,667,272 liang ou onces d'argent, ce qui, en comptent l’once à 7 francs, donnerait, ......,...,,,,,.,.,,.,....,.,. 277,690,006 fr. PERAING-THOMS d’après un manuscrit rédigé en 1823 par le Chinois Wang-Kouei-ching, et sans comprendre dans son estimation les produits de la douane de Canton, les porte à 74,561,633 taels, équivalant à 24,820,544 livres sterling, qui, à 25 francs chaque, correspondent à, . 620,513,600 Decuicnss, fils, mais sans comprendre les produits des domaines de l'empereur , le monopole du ginseng, les confiscations , les présens et autres menus objets. ........,..,,.,...,,..,.:..,..,.. 710,000,000 DAMON ut ee Let ee ooe dd au 0 dote esse + 15485,000,000 Dunane, 200,000,000 onces d'argent qui, à 9 fr. 50 c., correspondent à 1,500,000,000 DETTE. La forme plus ou moins despotique du gouvernement des états compris dans cette catégorie qui n’inspire aucune confiance aux capitalistes, et le manque absolu de ces derniers dans le plus grand nombre, sont cause ue ces états n’ont pas eu occasion de se charger de dettes proprement dites. Quand ces gouvernemens sont pressés d'argent ils ont recours à de nouveaux impôts, aux confiscations des biens des riches, à l’altération de la monnaie, et quelquefois, comme en Chine et autres états, à l'émission du papier-monnaie. On ne doit donc pas étre étonné de ne pas trouver

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doive faire de fortes rétribuées au commerce, n'est pas le résultat d'os produits du sol que le ompte. Nous pourrions les budgets de ces états; ajouter encore quelques pires de l'Asie, Malgré empire Chinois par Dutceux bien plus précieux homs, le géographe n'a sion la totalité du revenu aie rien ou presque rien dernier qui envoie au les objets religieux qu'il tration , une armée assez comparer les finances de bvraient donc être poroûte l'administration de t l'administration de ses ou. D'un autre côté nous les revenus de l'empire é reçus par le gouvernerope, tandis que Kæmptimation de 340,000,000 vassaux de l'empereur.

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DESCRIPTION DE L'ASIF. 805 dans ce tablean, non plus que dans ceux de l'Afrique et de l'Océanie, la colonne de la dette publique. Nous ferons cependant observer que les possessions immédiates de la Compagnie Anglaise, dont l'administration offre la régularité des contrées européennes et jouit par conséquent du crédit qui en est la conséquence, présentent au mile de ces états une grande anomalie financière par leur dette. Dès l'année 18a7 elle s'élevait à 42,870,876 livres sterling, et son intérét coûtait annuellement 1,749,068 livres sterling. On pourrait encore citer quelques autres états de l'Inde, dont la dette est assez considérable relativement à leurs revenus; mais ces détails seront consignés dans un autre ouvrage, L'intérét de la science nous fait un devoir de signaler ici une erreur échappée à bien des géographes et des statisticiens , relativement à la dette de l'empire Ottoman qui figure dans tous les tableaux statistiques. Cette prétendue dette ne doit pas être confondue avec les dettes proprement dites, dont nous avons parlé aux pages 577 et 58a; ce sont des sommes que le miri ou le trésor de l'état doit au khazné odassi où trésor particulier du sultan; c’est comme si l'on disait que la France sous un roi absolu, tel que Louis XIV, avait une dette de 100 millions, parce que les intendans devaient cette somme à la cassette de ce monarque. Le total de cette singulière dette de l'empire Ottoman en 1786 s'élevait à la somme de 53,350,000 piastres turques, dont 1,350,000 étaient dues au trésor de la Mecque et de Medine, 45,500,000 khazné odassi et 6,500,000 à l'arsenal,

FORCES DE TERRE el DE MER. À l'égard des armées de ces états, le résultat de nos recherches se réduit pour le plus grand nombre à de simples approximations; elles n’ont abouti qu'à nous confirmer dans l'impossibilité où l’on est de fixer même approximativement la force de

certains autres. Aussi le lecteur ne doit pas s'étonner de trouver tant de

lacunes dans les colonnes de nos tableaux. Il vaut encore mieux ne rien

dire, que d'offrir des estimations tout-à-fait erronées. Quelques observa-

tions générales sont cependant nécessaires sur cet important sujet.

On se tromperait beaucoup si l’on croyait qu'il n’y a de troupes permanentes et régulières que dans les états de l’Europe et dans ceux que les habitans de cette partie du monde ont fondés hors de ses limites, De tout temps les grandes monarchies asiatiques ont eu des armées permanentes, et depuis le commencement du x1x° siècle quelques-uns de ces états possèdent même des armées organisées comme les nôtres. Les victoires éclatantes remportées par une poignée d’Européens sur les masses innombrables de l'empire Ottoman et des autres états de l’Asie ont démontré aux peuples de l'Orient les avantages de la discipline; et c’est par l’art terrible de la guerre que la civilisation de l’Europe a ouvert sa marche en Asie et en Afrique. Déjà plusieurs princes de ces contrées lointaines ont adopté la tactique des Européens; eile est déjà en pleine vigueur sur les rives du Bosphore, au Caire, sur les bords de l'Indus et jusque sur les rivages éloignés de la mer de la Chine.

D'après ce que nous venons de dire on voit qne, dans les armées des états dont les forces forment le sujet de ce chapitre, on doit distinguer trois classes de troupes ; savoir : les troupes régulières où disciplinées à l'européenne ; les troupes irrésulières permanentes où soldées constamment, et prêtes à chaque instant à entrer en campagne; les troupes irrégulières appelées sous les drapeaux en temps de guerre et jamais soldées pendant la

rer reines

paix. Sous le rapport de l’armement et de la discipline, les troupes irrégulières rappellent les armées qui se levaient en Europe au moyen âge. C'est, généralement parlant, une multitude sans costume uniforme et armée de mauvais fusils ; il n'y a q::" la cavalerie, surtout celle des Turks et des Persans, qui soit vraiment redoutable à toute espèce de cavalerie régulière européenne quelconque, excepté aux cuirassiers. Les troupes irrégulières non permanentes n'offrent au contraire qu’une multitude confuse qui ne s'engage que pour une campagne et qui ne respire que le sang et le pillage; on peut dire qu’en général ces troupes sont encore plus mal armées que les troupes irrégulières permanentes et encore plus indisciplinées. Nous croyons devoir ajouter quelques détails trop importans pour la géographie politique, pour pouvoir étre passés sous silence.

Les troupes régulières permanenies sont maintenant beaucoup plus nombreuses qu'on ne le croit généralement. Depuis long-temps toutes les troupes suldées par la Compagnie Anglaise des Indes-Orientales sont organisées comme les troupes anglaises, et les victoires qu’elles ont constamment remportées sur les armées des princes indigènes ont démontré leur supériorité sur toute sorte de troupes asiatiques ; nous ajonterons même avec un officier très instruit, qu'une force composée de 30,000 soldats anglais et de 70,000 cipahis ou indigènes serait plus que suffisante pour repousser toute armée européenne de 100,000 hommes. L’implacable ennemi des Anglais, Sindhia, peu de temps avant de mourir, était parvenu à organiser à l’européenne une partie considérable de son armée, et l'entreprenant Randjit Singh dut la plupart de ses succès contre le royaume de Kaboul et la conservation de son indépendance à l'égard des Anglais, à la discipline européenne introduite dans une grande partie de ses troupes. Depuis plusieurs années deux officiers français, MM. Chaignaux et Vannier ont non-seulement organisé complètement l’armée régulière de l’empereur d’An-nam, mais ils ont aidé ce monarque à fortifier plusieurs places de ses états d’après iles principes de la tactique européenne; ils ont perfectionné la fabrication des armes dans ses arsenaux et ont dirigé la construction d'une flotte, qui dès l’année 1825, de l’aveu de M. Hamilton, était supérieure à toute autre force navale asiatique. Le roi de Perse compte déjà 38,500 hommes parfaitement disciplinés, armés et habillés sur le modèle des troupes anglaises. L'empereur ottoman au contraire a pris dernièrement les Français pour modèle de réforme de son armée ; il compte déjà 50,000 hommes bien armés et disciplinés. Une autre armée presque aussi forte avait été formée sur les bords du Nil par le viceroi d'Egypte; c’est encore la discipline française qu’il a entrepris d’imiter.

Les troupes irrégulières permanentes forment encore la masse principale des forces de tous ces états, Les janissaires, qui tant de fois ont renversé les sultans et mis l'empire Ottoman à deux doigts de sa ruine, appartenaient à cette classe, à laquelle appartiennent encore les zaëms et les timariots ; dont l’ensemble forme la force principale de la cavalerie ottomane; ce sont des cavaliers qui tiennent des fiefs viagers à titre de service militaire. La prétendue armée régulière de l'empire Chinois doit aussi être rangée dans cette classe. Selon M. Timkovski elle se compose de 740,000 hommes , dont 175,000 cavaliers; ce nombre cependant devrait être diminué considérablement à cause des 125,000 hommes de milices chinoises que ce voyageur russe y comprend. L'armée irrégulière perma-

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l'exception de l'empire Ottoman aucun de ces états ne possède un vaisseau de ligne; car le prétendu vaisseau de ligne de l’imam de Mascate n'a pas même la force des frégates du second rang. Nous avons déjà signalé la place importante qu’on doit encore assigner à la flotte ottomane sous le rapport de son matériel, malgré les pertes immenses qu’elle a éprouvées de nos jours dans sa lutte contre les Grecs et dans la mémorable journée de Navarin. Mais nous devous ajouter qu'Alexandrie, sous l’'administration de Mohamed-Ali, a déjà repris une partie de l'importance militaire qu’elle avait sous le règne brillant des Ptolémées, grâce à Factivité de ses chantiers sur lesquels M. Cerisi vient de lancer le beau vaisseau l’Zbrahim de 100 canons. La flotte de l'empire de Maroc, qui au commencement du siècle était encore assez considérable, se trouve depuis quelque temps dans un état pitoyable. Alger était la première puissance navale de l'Afrique après l'Égypte; mais eet état a cessé d'exister pour former sous la protection de la France une colonie, qui promet d’avoir les résultats les plus importans pour son commerce et son influence politique sur cette partie du monde. Nous ne parlerons pas des superbes vaisseaux qu’on lance sur les chantiers de Bombay dans le territoire de la Compagnie des Indes-Orientales ; ils appartiennent à la flotte du Royaume-Uni, dont mous avons déjà parlé. Cette grande puissance de l'Asie n’entretenait en 1826 que 18 bâtimens inférieurs; sa marine marchande et ses vastes côtes sont protégées par les flottes de l'Angleterre. Nous avons déjà mentionné la flotte que des ingénieurs français ont construite dans l'empire d’An-nam. En admettant les faits positifs rapportés par MM. Chaignaux et Vannier, il nous semble qu’on pourrait regarder actuellement cet état comme la première puissance maritime indigène ; outre une escadre de 11 bâtimens, dont la force pourrait être comparée à celle de nos frégates de moyenne grandeur, il possède une flottille immense; elle se composait encore dernièrement, selon ces deux officiers, de 100 grandes galères de 5o à 70 rames, portant un canon pierrier et un sur l’avant du calibre de 12 à 24; de 280 bateaux armés de 16, 18 et jusqu’à 22 “canons ; et de 5oo petites galères, de 40 à 44 rames, armées de jrierriers et sur l’avant d’un canon de 4 à 6 livres de balles. On doit ajouter , que le royaume de Siam et l'empire Birman ont eux aussi des flottilles nombreuses , quoique beaucoup inférieures à celles de l'empire d’An-nam. Le royaume de Perse, malgré l'étendue de ses côtes et les tentatives faites par le célèbre Nadir-chah, n’a pas de marine militaire; les géographes et los voyageurs s'accordent à dire que le Japon n’en a pas non plus. La marine militaire de la Chine doit être bien peu formidable, puisque l’empereur n’a pas été capable de protéger ses nombreux sujets contre les pirateries des corsaires établis dans les îlots des parages de Canton et dans ceux de l’île de Formose. Les puissances de l'Océanie n’offrent que des flottilles plus ou moins nombreuses, mais toutes remarquables par l'audace de leurs équipages; celle du royaume de Siak dans l’île de Sumatra paraît être aujourd’hui la plus forte. Viennent ensuite les flottilles du royaume d’Achin dans la même ile, du royaume de Bornec dans l'ile de ce nom, et celles des royaumes de Soulou et de Mindanao. On ne doit pas oublier la marine militaire de Sandwich, qui, d’après les derniers rapports, se composait de 1 frégate et de 10 bâtimens inférieurs, tous construits sur le modèle des navires anglais ou anglo-américains. Mais avant de tracer le tableau statistique de cette partie du monde,

grâce à l’activité de ses beau vaisseau l'Zbrahim iau commencement du depuis quelque temps issance navale de l’Afrier pour former sous la d’avoir les résultats les nce politique sur cette perbes vaisseaux qu'on ire de la Compagnie des nu Royaume-Uni, dont l'Asie n’entretenait en ande et ses vastes côtes avons déjà mentionné la s l'empire d’An-nam. En aux et Vannier, il nous état comme la première e 11 bâtimens, dont la s de moyenne grandeur, it encore dernièrement, e 5o à 70 rames, porre de 12 à 24; de 280 t de 5oo petites galéres, vant d’un canon de 4 à ne de Siam et l'empire quoique beaucoup infée Perse, malgré l’étendue Nadir-chah, n’a pas de accordent à dire que le la Chine doit être bien capable de protéger ses établis dans tes flots des nose. Les puissances de ombreuses, mais toutes le du royaume de Siak forte. Viennent ensuite du royaume de Bornec oulou et de Mindanao.

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nous devons faire une remarque pour nous mettre à l'abri de la critique. Quoique la grande masse des Osmanlis vive en Asie, et que, comme nous l'avons vu à l'article ethnographie, cette nation, qui est le peuple dominant de l'empire Ottoman, regarde avec raison cette partie du monde comme sa patrie, nous n'avons pas hésité à classer les vastes pays qui forment ce que nous appelons Asie Ottomane, parmi les possessions des puissances étrangères de cette grande division du globe. En cela nous avons suivi la méthode adoptée pour tous les autres états qui possèdent des territoires dans plusieurs parties du monde. La capitale de l'empire Ottoman étant en Europe, nous avons regardé la Turquie Européenne comme le noyau de l'empire, et, malgré son étendue, sa population et ses richesses, nous avons considéré comme partie secondaire la Turquie Asiatique. Nous ne pouvions donc la classer que parmi les états compris dans la seconde division de notre tableau. Dans les évaluations de la superficie et de la population on a compris les pays de l’Arabie occupés militairement par les troupes du vice-roi d'Egypte.

TABLEAU

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