partie du monde, où et, lorsqu'elles ont la ées cartes générales
On uomme cartes géographiques celles qui représentent les terres et les mers , où ur portion de terre quelconque ; on appelle cartes hydrographiques où nautiques celles qui omettant les détails de l'intérieur des terres, donnent, avec un soin minutieux , les eût des continens et des îles, les moindres ésueils des mers, les sondes ou les profondeurs du l'eau, les fleuves, avec toutes leurs diverses branches et toutes les circonstances de leur cœurs, afin de guider les navigateurs °
Parmi les cartes spéciales, il ÿ en a qui offrent en grand une province avec tous ses endroits remarquables : ce sont des cartes chorographiques. Si l'auteur est entré dans tous les détails de la nature du terrein, ou s'il a même retracé les habitations isolées et représenté minutieusement les chemins et les rivières, ce sont des cartes topographiques. On
ent que ces sortes de cartes doivent nécessairement embrasser un petit canton, et qu'elles se rapprochent insensiblement des plans géométriques : l'usage confond quelquefois ces dénominations.
Une carte peut être en plusieurs feuilles , qui alors D ef ensemble, pour ne former qu'un seul tout par juxta- position : telle est la carte de l'Italie, par Bacler d'Albe, en 56 feuilles ; celle de la France, dite de Cassini, en 180. Un atlas, généralement parlant, est la réunion de plusieurs cartes, dont chacune à part forme un tout, et qui ne peuvent pas s'assembler,
On distingue encore des cartes géographiques proprement dites, et des nautiques, beaucoup d’autres qui sont appropriées à des usages particuliers, telles que les cartes ecc/ésiastiques, politiques , physiques, minéralogiques ; botaniques, militaires, etc., ete. Ces dernières ue sont, au fond, que des cartes topographiques détaillées : le guerrier y trouve chaque route sur laquelle il peut avancer, soit muni de son artillerie, soit à pied et armé seulement de son fusil ; chaque gué qui lui permet de franchir une rivière, chaque défilé par lequel il peut tourner la position d’un ennemi moins instruit où moins vigilant ; en un mot, ces cartes lui présentent toutes les localités qui peuvent influer sur ses opérations. 11 y a aussi des cartes que leurs auteurs décorent du nom d'hiéstoriques, et qui doivent'montrer les migrations des peaples et les changemens de souveraineté ; enfin, il y a peu d'objets dont on n'ait tenté de réduire les rapports de localité en forme de cartes. Mais la composition de ces sortes de tables ne saurait ètre soumise à d’autres règles constantes que celles qui résultent des sciences étrangères à la géographie.
Toutes les cartes ne peuvent pas ètre destinées à faire avancer nos connaissances par la publication de détails nouveaux ou plus exacts que ceux des cartes précédentes. L'instruction publique réclame des cartes élémentaires, dont le mérite consiste à rendre d'une manière fidèle et complète les vérités déjà connues, et dans lesquelles il serait à desirer qu'on adoptât us système de gravure moins élégant et moins dispendieux que celui qu’exige le goût raffiné du public français. L'essentiel, dans un atlas élémentaire, ce n’est pas d'étaler en grand format des cartes très détaillées et d’une exactitude minutieuse ; c'est plutôt d'offrir, dans une série de petites cartes très nombreuses, l'ensemble complet des principes de la science. Les meilleures collections dans ce genre nous paraissent être celles de MM. Brué et Lapie, en France ; de l’Institut géographique de Weimar, et de MM. Wei. land, Reichard, Stieler, Liechtenstern et Streit, en Allemagne; de Carrey, de Faden et d'Arrowsmith, en Angleterre, etc. , etc,
Chaque carte , quelle qu’en soit la dimension , est dans un rapport quelconque avec la grandeur réelle du globe. Ce rapport est indiqué par ce qu'on appelle une échelle, C'est une ligne graduée, dont la longueur et les divisions montrent à quel espace, pris sur la arte, répond une quantité quelconque de lieues ou de milles : c'est ce qui met en état d’evaluer les distances des lieux. Supposons , par exemple, une carte sur l'échelle de laquelle un myriamètre ait un centimetre de jungueur ; les distances prises sur cette carte seront aux distances réelles des pays qu’elle représente dans le rapport d'un centimètre à un myriamètre , c'est-à-dire que la distance entre deux lieux quelconques, mesurée sur la carte, sera un million de fois plus petite que la distance réelle existante entre les deux lieux placés à la surface du globe.
On nomme mesuresitinéraires celles qui servent à évaluer lesdistances; elles varient de pays ä pays. A la fin de ce chapitre nous donnons un tableau des principales mesures itinéraires.
Il nous reste encore à dire un mot sur les signes employés par les géographes pour ex-
primer des détails historiques, physiques ou politiques , selon le but qu'on s'est propose dans sa coustruction.
Les objets de la géographie ordinaire n'exigent que l'emploi d'un petit nombre de signes faciles à reconnaitre, et dont les anciens géographes expliquaient le sens dans un légende placée à l'un des côtés de la carte; usage qu'on devrait reprendre dans les atlas élémentaires. Ces signes indiquent l'emplacement des lieux, et sont modifiés suivant l'importance de ces lieux et le rang qu'ils occupent dans le gouvernement civil, militaire ou ecclésiastique. Quand on veut mesurer des distances sur la carte, il faut remarquer le très petit cercle qui est, ou adjacent, ou inscrit dans chacun de ces signes, parce que c'est le point central de ce cercle qui fixe la position géographique du lieu, Lorsque lu carte descend dans un grand détail, on y exprime les principaux traits du plan des viiles un peu étendues; on doit alors avoir soin de marquer dans cv plan celui de ses points auquel se rapporte la position géographique. Un simple trait dessine les cours d’eau de peu de largeur , et l'on n'indique séparément les deux rives que lorsque les dimensions du lit du fleuve ou de la rivière peuvent être appréciées par l'échelle de la carte; ce qui a lieu le plus souvent aux embouchures et aux endroits où le lit est semé d'ilots. C'est par un trait bien net, bordé de hachures, qu'on indique les rivages de la mer, Dans les cartes géographiques, ces hachures , extérieures par rapport aux terres, semblent représenter les ondulations de la mer sur les côtes. 11 vaudrait mieux les supprimer, commu on le fait déjà en Angleterre, pour obtenir plus de clarté et plus d'économie. Dans les cartes marines , les hachures , portées sur la terre, peignent aux yeux l'escarpement des côtes, Les canaux de navigation, tracés sur une suite d'alignemens , sont représentés par des lignes brisées qui les distinguent suffisamment des cours d'eau naturels indiqués par une ligne ondulée. Les routes sont souvent marquées par deux traits fins et parallèles, quelquefois par de simples lignes , soit pleines, soit ponctuées; cependant on réserve le plus ordinairement ces dernières pour marquer les limites des états et de leurs provinces, et on varie à cet effet la grandeur et la forme des points.
Les dessinateurs géographes ont imaginé des moyens, soit pittoresques, soit de convention, pour exprimer si un pays est couvert de plaines ou hérissé de montagnes, s'il est nu ou boisé, sec ou marécageux. 11 suffit de jeter les yeux sur des plans de ce genre, pour reconnaitre les signes qu'on y emploie; ils sont tous conformes aux règles d'une perspective à vue d'oiseau ; ainsi les parties plus ou moins fortement ombrées représentent des pentes plus ou moins roides, sur lesquelles la lumière se perd d'autant plus, qu’elles se rapprochent davantage de la verticale. 11 était naturel que le dessin des cartes géographiques restât en arrière de celui de la topographie, surtout à l'égard des montagnes ; car l'échelle de ces cartes est nécessairement trop petite pour qu'on puisse commodément ÿ exprimer, dans de justes proportions, les innombrables inégalités du terrein, depuis les plus hautes chaines de montagnes jusqu'aux collines du dernier ordre. Autrefois on avait pris le parti de représenter les montagnes par de petites élévations de profil, qui supposaient l'œil du spectateur dans le plan de la carte. On cherche aujourd'hui à représenter à vue d'oiseau les chaînes et les groupes de montagnes, et jusqu'aux pics ou pointes isolées qui reposent en général sur des élévations plus où moins conéilirables; mais dont l'étendue offre des contours qui déterminent la forme des vallées. La nouvelle méthode est sans doute préférable, mais il faut pouvoir conserver une juste proportion entre les diverses élévations , ct posséder tous les renseignemens nécessaires pour déterminer, point par point , le niveau du terrein.
Pour rendre plus frappantes les divisions politiques qui si souvent forment un contraste absurde avec les limites naturelles, on supplée par des couleurs variées à la monotonie de la gravure. Quelques géographes allemands ont conservé l'ancienne méthode française d'étendre une mème teinte sur toute la région qu'on veut distinguer des autres. Cette manière d'enluminer a peut-être moins de grâce que celle qui est aujourd'hui usitée en France ; mais elle a aussi l'avantage de faire mieux apercevoir la grandeur des régions et les formes de leurs limites : elle devrait être adoptée dans tout atlas élémentaire.
Nous terminerons ce chapitre en mettant sous les yeux du lecteur le tableau des mesures itinéraires et topographiques les plus fréquemment employées par les géographes et les voyageurs. Ces mesures y sont considérées ; 1° comme mesures de distance dans leur
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