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en passant par Norristown, Reading, Hambourg, Potisville, Sa longueur est de r19 milles et son point culminant est élevé de 620 pieds.
L’Unron-Canar, (canal de l'Union) commence au Schuylkill, à 3 milles au-dessous de Reading et aboutit à Middletown sur la Susquehanna, en Passant par Bernville, Lebanon et Hummelstown, Sa longueur est de 80 milles et sou point culminant est élevé de 31 r pieds.
Le LeuiGa-NaviGarion (canal de Lehigh) commence à Easton à l'embouchure du Lehigh et finit à Mauch-Chunk , où commence le chemin en fer qui mène aux mines de houille ; il Passe par Bethlehem, Allentown et Lehightown. Sa longueur d'Easton à Mauch- Chunk est de 47 milles ; son point culminant est à 364 pieds.
Le Cuesareane-Er-Onro-Canaz (canal de la Chesapeake et de l'Ohio) part de Georgelown sur le Potomac et aboutit à Pittsburg sur l'Ohio en Passant par Harper’s-Ferry, Williamsport, Gumberland, Connelsville, Sa longueur est de 340 milles dont 189 appartiennent au Maryland et 151 à la Pennsylvanie. Le point culminant est élevé de 1,898 pieds ; il ne Compte pas moins de 398 écluses (locks) et il a un sunnel ou passage souterrain de 4 milles et 80 yards de long.
Le canat. Deraware-er-Cursargaxe , achevé en 1828, est un des plus importans,
quoiqu'il n'ait que r4 milles de long. Il a 8 pieds de profondeur, 6o de largeur à Ja superficie des eaux et 36 au fond. Il est navigable pour des vaisseaux de 300 tonneaux. Ce beau canal a coûté plus de 2 millions de dollars, et forme la communication entre ia baie Chesapeake et la baie Delaware, 11 commence à Delaware-city, sur le Delaware, jolie ville bâtie en 1827 à 4 milles environ au-dessous de Newcastle, et aboatit sur le Susquehanna en suivant une partie du cours de l'Elk. Le caxar CHBSAPEARE-ALBEMARTE, dit aussi Disuaz-Swamr-Canaz; il joint le James aux lagunes d’Albemarle; une partie appartient à Ja Virginie et l'autre à la Caroline-du- Nord; il commence à Deep-creek, petite ville florissante qui lui doit son existence, traverse le marais Dismal et aboutit au Joyce’s-creek, branche du Pasquotank qui appartient au Dismal-sound, Sa longueur est de 23 milles; son point culminant est élevé de 16 pieds et demi. Il est na vigable pour des bâtimens côtiers,
Le caxaz pe Barrimone, part de cette ville, et aboutit à Colombia sur la Susquehanna ; ila 60 milles de longueur,
Le CANAL DE LA RIVIÈRE James, divisé en deux sections ; l'inférieure, qui commence à Richmond dans Ja V irginie, se termine au-dessus de Venture-Falls » a 26 milles de long; la supérieure n’en a que 6.
Le Roanoke-Navicarron (canal du Roanoke). Il n'est navigable que pour de gros bafaux ; il commence à Welden situé au pied des chutes du Roanoke et finit à Salem sur ce même fleuve, en Passant par Wbhitby, Abbeyville et Monroe, Sa longueur est de 244 milles. é
Le Joxcriox-Cawar joint le Staunton ou Roanoke avec l'A ppomattox. Sa longueur 6st de 44 milles, dont deux et trois quarts de portage.
Le canaL D6 Euraw dit aussi Sanrez-Canaz, joint le Santee avec le port de Char-
leston dans la Caroline-du Sud. Il part d'Eutaw, sur le Sautee, et forme la jonction de ce fleuve avec le Cooper , qui se décharge dans le port de Charleston. Sa longueur est de 21 milles. LE GRAND GANAL DE r'Onto, qui doit être achevé cette aunée ; il traverse du nord au snd l'état de ce nom. I! Commence à Cleveland à l'embouchure du Cayahoga dans Je lac Erié, et aboutit à Portsmouth au confluent du Scioto avec : . “0, en passant par Chillicothe, Circleville, Hebron, Salem, New-Philadelphia et 7: : ar, Ce grand ouvrage ouvre une communication entre les grands lacs du Canada et le lississipi, et complète l'immense ligne de navigation qui, par les canaux de Welland dans le Canada et d'Érié dans le New-York, permet à un vaisseau , qui partirait de Quebec sur le Saint-Laurent, d'aller à la Nouvelle-Orléans ou à New-York et vice-versa, sans jamais quitter le continent. Sa longueur est de 307 milles; son point culminant est élevé de 499 pieds au-dessus de l'Ohio à Portsmouth » 305 au-dessus du lac Erié et 973 au-dessus de l’Océan-Atlantique.
Le canaz pu Miami dans l’état d'Ohio, qui est aussi un des plus grands. Il ouvre une nouvelle communication entre l'Ohio et le lac Erié, par le moyen du Maumee affluent de ce lac et le Miami affluent de l'Ohio; la partie qui joint Cincinnati sur l'Ohio à
Dayton sur le Miami est déjà achevée ; elle a une longueur de 68 milles et son point eulminant à Dayton est élevé de 175 pieds au-dessus de l'Ohio à Cincinnati; le reste ne tardera pas à l'être.
Mais avant d'indiquer les principaux chemins en fer que l’on construit dans l'Union, il est bon de donner quelques éclaircissemens. Nous les croyons d'autant plus nécessaires , que nous avons oublié d'en parler daris les Principes Généraux ; où : ous devions au moins donner une idée de ces importantes constructions. Un chemin de fer est un chemin formé d’une ou de plusieurs lignes de route sur lesquelles se meuvent des voitures où chariots de différentes espèces. Les roues de ces voitures, munies à leur circonférence d'un rebord qui les empêche de dévier, roulent sur deux barres de fer parallèles, séparées par une distance de 5 pieds. Ces barres ont deux à trois pouces de largeur et reposent sur des soutiens de pierre ou de bois, placés à trois pieds les uns des autres, qui élèvent chaque ligne de route à une hauteur de deux pouces au-dessus du sol. Comme cette manière de construction en usage en Angleterre et dans les autres pays de l’Europe est excessivement coûteuse , les ingénieurs des États-Unis ont imaginé de substituer le bois au fer. « La plupart des chemins à rainures des Etats-Unis, dit M. List, sont construits à ornières de bois, avec des fondemens plus ou moins solides en pierre. Il est certain qu'après 7 à 10 ans de tels chemins auront besoin d’une réparation, et que, pour l'œil d’un artiste, il n’offrent pas un aspect aussi séduisant que la route entre Liverpool et Manchester ; mais, si on les examine en financier et en économiste, on trouvera qu'ils répondent mieux à leur but que les entreprises les plus magnifiques. » Et puisque ce savant distingué nous rappelle ce chemin superbe nous emprunterons à un écrit périodique qui jouit justement d’une grande célébrité, à la Bibliothèque Universelle , quelques faits importans, qui complèteront ce que nous en avons dit à la page 439. Ce chemin, dont la construction a coûté plus de 800,000 livres sterling ou 20,000,000 francs, se compose de deux routes, dont l’une sert pour les voitures allant de Liverpool à Manchester et l'autre pour celles qui se dirigent en sens inverse. Les voitures y sont tirées par des machines à vapeur en mouvement, dites locomotrices. Les diligences parcourent ordinairement la distance qui sépare ces deux villes en une heure et demie, ce qui fait environ 20 milles par heure ou 7 lieues de 25 au degré, par heure! Cette vitesse ne fait éprouver aucune espèce d’inconvénient. Le nombre des voyageurs pendant le seul premier semestre de 1831 a été de 188,726 ; ils ont payé 45,600 livres sterling ou environ 1,140,000 francs. Chaque place dans l'intérieur d'une des diligences ne coûte que 5 shillings ou environ 6 francs 25 centimes, tandis que sur la route ordinaire le prix était avant l'établissement du chemin en fer de 12 à 14 shillings ou de 15 à 17 francs et demi. Ces faits inrantestables démontrent combien nous sommes loin d'avoir exagéré en
«nt de l'influence que l'introduction de ces routes ne peut manquer oir dans un pays, où les distances étant immenses , la célérité des comn.unications entre les différentes villes devient encore plus indispensable qu’elle n’est en France, en Angleterre, en Allemagne et en Italie, où la population est très concentrée. Voici les principaux chemins en fer :
Le cnemin pe Bosron A ALBANY; il passe par Newton, Worcester, Leinster, Springfield, par le mont Washington où se trouve son point culminant à 1,480 pieds, eusuite par Dalton dans la vallée de l'Housatonic, par Castletown et Greensbush sur l'Hudson ,
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vis-à-vis Albany. Sa lon i j nt rs n i rat 200 milles, dont 160 jusqu'aux frontières de l'état Le cuemrA De Bosron a ProvinenGe ; il passe par Roxbury, Dedham et F longueur est de 43 milles; son point culminant est élevé de 38r pieds et demi PAPAFER Le CHEMIN DK Puizanezruie À Couumura, sur la Susquehanna, où il joint | » C4 Pennsylvanie ; il passe par Downingstown, Lancaster, Mount-Pleasant. Sa long nn 8o milles et son point culminent est élevé de 599 pieds. Le to Le cmemix De Bacrimone 4 L'Oni0 ; c'est le plus long de tous ceux que l'on entrepris sur le globe; il est à double voie et ara plus de 250 milles de long; Pype déjà achevés. Il part de Baltimore, et, en passant par Point-of-Rocks , il sou le “ Wheeling sur VOhio ; une branche doit le mettre en communication avec Washin re Dans une partie de ce magnifique chemin, le seul ouvrage d'art, appelé la oh nou Patterson , tonnelle souterraine , sous laquelle le chemin se dirige on St : construction de plus de 10,000 perches cubes de maçonnerie. Cette chaussée est on bilte en blocs de granit écarris, pesant de 1 à 7 tonneaux; la distance de la surface sr à la clé de la voûte est de plus de 30 pieds. Per ein Mr ri lie sur la han dans la Garoline-Méridionale . Séorgie; e par Orange y milles. Les premiers 20 du côté de Ghosleston sont rer Late pis h duo une machine à vapeur locomotrice ÿ a parcouru 18& milles par heure PA lois ont déjà commencé à étendre les travaux pour le prolonger jusqu'à la rivière | à Hum Le cuemin p6 Trenron dans le New-Jersey, à Rarcran sur le Dela ra une station de bateaux à vapeur. PS EMMA - à it de Campen , vis-à-vis de Philadelphie, à Amnoy dans les environs de New ph . alu ch As cs os ns Philadelphie et New-York o | voir les routes d'embranchement suivantes : 1° « s. ee Pr ss demi par ee et san , Jusqu'à la grande . » en sé : à peur pour traverser le canal entre Perth - F 7, € apeur pou et South pt qu à Brunswick; 4° d'auprès de Borden-Town à Trentor ; 4° de Le cnEnIx DE NEWCASTLE, dans le Delaware, à FRENCHaTOwN ; sa longueu d 16 milles. Ce chemin est en concurrence avantageuse avec le superbe can 14 Delaw . et-Chesapeake, dont nous avons parlé à la page 1007. in trac Le cuewtx pu Honespaze aux mines de houille de Lackawaxen, long de 16 mill . CHEMIN des mines ne Mauon-Caonx décrit à la page 1024 ; il 29 milles de long " eme ner List, que pour ainsi dire chaque province des différens dat ed oule : petites entreprises pour des chemins à ornières de 5 à 25 milles M ii ns Je seu one de Pennsylvanie, celui de Schuylkill, il ÿ a jusqu’à six al Aa es es produits des mines de charbon au canal de Schuylkill. On a projeté js de 8 dé es FES. On parle déjà d’un chemin à rainures entre New-York et le : et au au uira à He avers le territoire de Michigan, aux riches mines de plomb sur A ississipi et de l'Ouisconsin ; la distance est de 600 milles. On parle même post un chemin qui conduirait de l'état de Maine, tout le long des provinces de l'est par ne New-York ; Philadelphie , Baltimore, Richmond, Raleigh, Hambourg , à travers la Géorgie et l'Alabama jusqu'à la Nouvelle-Oriéans. Un habile ingénieur, M 1 pa Poussin, qui à notre prière a bien voulu en faire le calcul, dit que 4 jours et15 he Les permn à pour le voyage de Boston à la capitale de la Louisiane, voyage qui dananto ujourd’hui 16 jours, malgré la célérité des communications qui a lieu dans les États-Unis.
ETEN i Re ps MIE. Sous le rapport ethnographique les habitans des
: . oivent être rangés dans les trois classes suivantes :
es EUROPÉENS ET LEURS DESC i est di
M eat join dr f ENDANS. À cette classe, qui est de beaucoup M » puisqu'elle forme environ les huit dixièmes de la pop “ on totale, appartiennent les quatre souches ou familles Germanique 2€ mi Gréco-Latine et Sémitique. La Souche Germanique com- ) h . . ” prend les descendans des 4rglais de toutes les parties de l'archipel Britanni-
nilles et son point culincinunati; le reste ne
que l’on construit ssemens. Nous les ié d’en parler dans ner une idée de ces hemin formé d’une ent des voitures où res, munies à leur , roulent sur deux 5 pieds. Ces barres soutiens de pierre lèvent chaque ligne \ sol. Comme cette s les autres pays de des États-Unis ont chemins à rainures s de bois, avec des ain qu'après 7 à 10 que, pour l'œil d’un a route entre Liverier et en économiste, entreprises les plus ppelle ce chemin suouit justement d’une ques faits importans, 39. Ce chemin, dont ou 20,000,000 francs, es voitures allant de igent en sens inverse.
en mouvement, dites la distance qui sépare aviron 20 milles par vitesse ne fait éprouroyageurs pendant le nt payé 45,600 livres dans l’intérieur d’une francs 25 centimes, établissement du cheet demi. Ces faits inn d'avoir exagéré en tes ne peut manquer s , la célérité des comre plus indispensable ne et en Italie, où là chemins en fer :
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+ on ennhtsesits 10e © connais
que, qui forment à eux seuls près des six huîtièmes de toute la population ë den européenne de l'Union; ils occupent presque exclusivement les six états de 1 voy la Nouvelle-Angleterre, ils sont très nombreux dans les états du Centre, et l'et/ ils forment une partie considérable de la population des états Méridionaux : que et des états de l'Ouest. Les 4l{lemands , très nombreux dans la Pennsyl- É rito vanie; ils forment une assez grande partie de la population dans les états ajot de New-York, de New-Jersey , de l'Ohio et d’autres états dans l'Ouest. 3 à se Les Hollandais , établis surtout dans le New-York, et en moindre nombre k terr dans la Pennsylvanie et le New-Jersey. Les Suédois et les Suisses, qui mar se trouvent en très petit nombre; les premiers dans le New-Jersey, la : anni Pennsylvanie et le Maryland ; les seconds dans l’Indiana, où ils forment com un établissement séparé, et mélés aux autres Allemands dans les états où À 384, ceux-ci sont établis. La Souc he Celtique, comprend les Zrlandais, Wyi les Gallois, les Écossais et leurs descendans ; les premiers sont surtout anni nombreux dans les états du Centre et dans ceux de Pennsÿlvanie, New- taive York, New-Jersey et Kentucky. La So uche Gréco-Latine, à la- subs quelle appartiennent les Francais , les Italiens ‘et les Espagnols ; ces deux £ R derniers sont en très petit nombre ; les premiers sont beaucoup plus nom- bert breax; ils forment méme une partie considérable de la population, surtout ff que dans les états de Louisiane, Illinois, Missouri et Mississipi. La Souche Mais
Sémitique comprendles Juifs d'Europe, qui se sont établis en Amérique; d'un. leur nombre est très petit; ils vivent presque tous à New-Port, New-York, kB relig Philadelphie, Charleston et Savannah. Tabl
Les AFRICAINS ET LEURS DESCENDANS. Cette nombreuse classe de la po- ètre pulation des Etats-Unis doit être subdivisée en deux parties : les esclaves, sulta qui en 1820 montaient à 1,538,118, et les gens libres, qui à la mème dans époque, étaient au nombre de 233,657; le dernier recensement porte ces ait et deux nombres à 2,011,320 et 339,360. Les états de Virginie, de la Carolinc- Educ du-Sud, de la Caroline-du-Nord, de la Géorgie, du Kentucky, du Tennessee, distri de l'Alabama, du Maryland, comptaient en 1830 le plus grand nombre ct in d'esclaves. Le Maine, le New-Hampshire, le Vermont, le Massachusetts, parti
l'Ohio et l’Indiana, n’en avaient point du tout ; le Rhode-Island et le Con- (metl
necticut n’en avaient que 14 le premier et 23 le second; la Pennsylvanie parta n’en comptait que 386, et ceux de l'Illinois ne montaient qu’à 746. D’après | Unis. une récente loi de l'état de New-York les Nègres y sont libres à 21 ans. dans Les Inmicènes ou Amémicains, que l'on nomme improprement INniexs. le Te rand nombre de souches différentes, quoique cha- Color
Ils appartiennent à un & cune se compose d’un très petit nombre d'individus. Fuyant la civilisation, rance
la plupart de ces sauvages ont abandonné les parties orientale et méridio- dans nale du territoire de l'Union, et se sont retirés peu-à-peu vers l’ouest dans rans des lieux déserts ou dans d'épaisses forêts, pour trouver nine nourriture en ou
que les progrès de l’agriculture leur enlevaient de jour en jour, en faisant deux éloigner le gibier qui la compose en grande partie. Beaucoüp de ces sau- sont vages ont été déyruits par ces brusques changemens de lieux , ou par les chuse
nt continuellement entre elles. Quel- Rhod
guerres que les diverses tribus se fo uns de ces peuples se sont cependant adonnés à l’agriculture et ont de crc rès dans les arts de la civilisation. Les Onéidas et les Tusca- on re roras , que nous avons vu appartenir à ia grande confédération connue sol" Conne
venus cultivateurs; les Zuscaroras, qui D sachu:
le nom des Séx-Nations, sont de sont très peu nombreux et vivent à Lewistown vers le lac Ontario, post ont |:
quesfait des prog
dent même une école dirigée par un missionnaire méthodiste, Nous renvoyons au chapitre de l'Amérique -Indépendante et au long article de l'ethnographie pour tout ce qui concerne les principaux peuples qui, quoique vivant sur un sol que les Anglo-Américains regardent comme leur territoire, n’en conservent pas moins leur entière indépeudance, Mais il faut ajouter que depuis quelques années surtout les peuples sauvages tendent à se retirer tous à l’ouest du Mississipi. Le gouvernement leur achète les terres sur lesquelles ils sont campés, en leur payant de fortes sommes en marchandises ou en argent comptant, ou en leur accordant une somme annuelle aussi long-temps que chacun de ces peuples continuera à subsister comme nation. Pendant l’année 1831 le gouvernement fédéral a acquis 384,776 acres de terre, dont 162,216 lui ont été vendus par les seuls Wyandots. Par un autre contrat précédent, les #inebagos toucheront annuellement, pendant 30 ans, la somme de 18,000 dollars et les Pottawatamis jouiront d’une somme annuelle de 15,000 dollars tant qu'ils subsisteront en corps de nation.
RELIGION. Il n’y a pas de religion dominante aux Etats-Unis ; la liberté de conscience y existe dans toute sa plénitude ; on peut même dire que toutes les croyances religieuses de l'Europe y ont des représentans. Mais les géographes et les statisticiens ont partagé et partagent encore, d’une manière très erronée, les habitans de cette confédération , d’après les religions qu'ils professent. Les faits suivans, que nous empruntons à notre Tableau Physique, Moral et Politique des cinq parties du Monde , peuvent ètre regardés comme aussi exacts que le sujet le comporte; ils sont le résultat des longues recherches auxquelles nous nous sommes livré , et dans lesquelles l'American Almanac, un des meilleurs ouvrages que l’on ait encore publié dans ce genre, et le Quarterly Register of the American Education Society , nous ont été d’un grand secours. Ces faits offrent la distribution de la population d’après les six religions prépondérantes , et indiquent les autres sectes qui comptent le plus grand nombre de partisans. Les baptistes (calvinistic baptists), les épiscopaux méthodistes {methodist episcopol church), les presbytériens et les congrégationalistes , se partagent entre eux seuls plus des 8 treizièmes de la population des Etats- Unis. Les baptistes sont prépondérans dans le Maine, dans le Rhode-Island, dans la Virginie, les deux Carolines, la Géorgie, l’Alabama, le Mississipi, le Tennessee, le Kentucky, l’Indiana, l'Illinois, le Missouri, le district de Colombie et le territoire de Michigan. Les méthodistes ont la prépondérance numérique dans le Delaware, et on les trouve en très grand nombre dans tous les autres états et territoires. Les preshytériens sont prépondérans dans le New-York, le New-Jersey, la Pennsylvanie et l'Ohio; ils sont en outre très nombreux dans le Delaware, le Maryland, la Virginie, les deux Carolires , le Tennessee, le Kentucky, etc. Les congrégationalistes sont prépondérans, dans le New-Hampshire, le Vermont, le Massachusetts, le Connecticut, et sont aussi très nombreux dans le Maine, le Rhode-Island et la Pennsylvanie. Les autres religions qui comptent le plus de croyans sont: l’église épiscopale protestante (protestant episcopal church); on rencontre ses disciples surtout dans le New-York, la Pennsylvanie, le Connecticut, le Maryland, la Virginie, la Caroline-Méridionale, le Massachusetts, le New-Jersey, etc.; et l’église catholique, dont les membres ont la prépondérance numérique dans la Louisiane et le Marvland, ct
Le la population tles six états de ts du Centre, ct its Méridionaux ans la Pennsyln dans les états ts dans l'Ouest.
moindre nombre les Suisses, qui New-Jersey, la , où ils forment dans les états où d les Zrlandais, ers sont surtout nsÿlvanie, New- Latine, à laagnols ; ces deux ucoup plus nompulation, surtout sipi. La Souche blis en Amérique ; Port, New-York,
e classe de la poties : les esclaves, s, qui à la même nsement porte ces ie, de la Carolinccky, du Tennessee, lus grand nombre le Massachusetts, e-Island et le Con- 1; la Pennsylvanie qu'à 746. D’après t libres à 21 ans.
oprement [NDIEXS.
ntes, quoique chavant la civilisation, jentale et mériaio- Lu vers l’ouest dans er une nourriture en jour, en faisant aucoup de ces saue lieux , ou par les L entre elles. Quell’agriculture et ont éidas etles Tusca- Lration connue SOUS les Tuscaroras, qu lac Ontario , posse-
sont très nombreux dans l'Ohio, le Missouri, le Kentucky, le district de Colombie, le territoire de la Floride, etc. Viennent ensuite les Zuthériens roprement dits, répandus surtout dans les états du Centre et dans l'Ohio; les chrétiens proprement dits (christians); les allemands réformés (German rond): es quakers , qui habitent surtout les états du Centre et le Rhode-Island; c'est dans la Pennsylvanie qu'on les trouve en plus grand nombre; les unitaires (unitarians, ou congregationalists) ; les méthodistes proprement dits; les baptistes libres ou baptistes proprement dits (freewill baptists) ; les arminiens (dutch-reformed) ; les mennonites. Viennent ensuite plusieurs autres croyances, dont les partisans sont beaucoup moins nombreux, parmi lesquels nous nommerons cependant, à cause de leur célébrité, les Frères Moraves , qui ont des établissemens à Bethléhem et à Nazareth en Pennsylvanie, et à Bethabara, Salem et autres lieux sur les affluens du Yadkin, dans la Caroline-Méridionale. Nous ajouterons d’après M. Constancio que, quoiqu'il n’y ait point de culte favorisé par les constitutions des états, les protestans exercent une influence prépondérante. Dans le Massachusetts, le Connecticut , le New-York, la Pennsylvanie, etc, le dimanche est observé avec la méme rigueur qu’en Angleterre et en Ecosse. À Philadelphie et dans plusieurs autres villes on tend des chaines dans les rues pour empécher les voitures de circuler pendant le service divin; à New-York il a fallu un soulèvement du peuple pour s'opposer à la tentative des prètres, qui voulaient interdire le départ des bateaux à vapeur le dimanche; et dans quelques états on est allé jusqu’à défendre de voyager dans les jours de fête. Cependant il y a des états où l'on commence à être plus tolérant. La plupart des indigènes indépendans vivent encore en proie aux superstitions les plus absurdes et par fois les plus cruelles. Nous en avons déjà parlé dans l’article qui les concerne, aux pages 982, 983; cependant quelques tribus ont été converties dernièrement. GOUVERNEMENT. Chacun des 24 états forme une république particulière et indépendante des autres pour tout ce qui regarde les affaires férieu ui sont purement locales ; elle est administrée par un gouvernement cultes électif et une assemblée législative composée de deux chainbres, dont les 8 membres sont choisis par le peuple. Les 24 états réunis forment la république fédérative nommée les Etats- Unis , la confédération Anglo-Américaine où simplement l'Union. L'acte fédéral arrêté à Philadelphie en 1787 fixe les rapports de ces différens états entre eux et détermine les
prérogatives dont doit jouir le gouvernement général, auquel sont confiés es: la défense du pays, les réglemens relatifs au commerce et tous les intérêts Ch:
énéraux qui touchent la confédération générale. Tous les pouvoirs lé- toub gislatifs résident dans un congrés qui siège à Washington, et se compose et l'ét
d'un sérat et d'une chambre de représentans ; ces derniers élus tous les
deux ans par le peuple, à raison d'un pour 40,000 habitans, doivent avoir
tanss €
au moins 25 ans. Dans les états qui ont des esclaves, cinq individus de lérast cette classe sont considérés comme équivalant à trois hommes libres ; c'est bise sur cette base qu’on rédige les tableaux de la population sur lesquels on t rt règle la nomination des représentans. Les sénateurs sont nommés à raison aus: ci de deux par législature de chaque état pour le terme de six ans; ils sont bin divisés en trois séries qui se renouvellent tous les deux ans : pour être dus.
sénateur il faut avoif atteint l’âge de 30 ans. déne à Le pouvoir exécutif est confié à un président et à un vice-président élus mashi
le district de ite les luthériens et dans l'Ohio;
réformés (Gerdu Centre et le e en plus grand
; les méthodistes ment dits (freeonites. Viennent beaucoup moins à cause de leur à Bethléhem et à s lieux sur les afouterons d'après sé par les constie prépondérante.
ennsylvanie, etc., Angleterre et en tend des chaines endant le service : pour s'opposer à art des bateaux à squ'à défendre de Lats où l’on com- 1dépendans vivent t par fois les plus ncerne , aux pages dernièrement.
e république paregarde les affaires un gouvernement hainbres, dont les
tans, doivent avoir , cinq individus de ommes libres ; c est on sur lesquels on t nommés à rulsOn de six ans; ils sont ux ans : pour être
Q Là vice-président élus
pour quatre ans, et nommés par un nombre d'électeurs égal à celui des sénateurs et des représentans réunis, et que chaque état envoie au congrès à cet effet. Le président doit être citoyen né des Etats-Unis, avoir atteint l'âge de 35 ans, et avoir résidé 14 ans dans le pays ; il est commandant en chef de l'armée, de la marine et de la milice; il a le pouvoir, de concert avec le sénat, de conclure des traités, de nommer les ambassadeurs , les autres ministres publics, les consuls, les juges de la cour suprème et les principaux officiers du gouvernement ; son traitement est de 125,000 francs par an; celui du vice-président est de 30,000 francs. Le sénat est présidé par le vice-président, qui n'a droit de suffrage que lorsque les votes sont partagés Le congrès s'assemble au moins une fois tous les ans , ce qui est ordinairement au premier lundi de décembre; les membres reçoivent une indemnité du trésor, maïs ils ne peuvent occuper aucun emploi du gouvernement.
Tous les bills d'impôt doivent prendre naissance dans la chambre des représentans ; le sénat peut y faire les changemens qu’il juge convenables. Tout bill doit être signé du président pour avoir force de loi; si le président n’approuve pas un bill, il doit le renvoyer avec ses objections à la chambre qui l’a proposé; si ensuite ce bill passe dans les deux châmbres à une majorité des deux tiers des membres, 1l a dès ce moment force de loi. Il en est de même lorsque le président ne le renvoie pas au congrès dix jours après sa présentation. Le congrès impose et fait percevoir les taxes et droits, négocie des emprunts, règle le commerce, déclare la guerre, lève et maintient des armées de terre et de mer, assemble la milice, et l’emploie à faire exécuter les lois et la défense commune, fait battre monmaie , etc., etc. Il propose des amendemens à la constitution, toutes les fois que les deux tiers des membres des deux chambres le jugent nécessaire, ou à la demande des deux tiers des législatures des divers états.
Le pouvoir judiciaire réside dans une cour supréme et dans des cours inférieures, dont les membres sont inamovibles, et reçoivent un traitement régulier; la cour suprême siège à Washington, et est composée d’un juge en chef et de six juges adjoints.
Un territoire ne peut être admis dans l’union s’il n’a 60,000 habitans. Les territoires , non encore constitués en états de la fédération, sont soumis à une forme de gouvernement particulière ; les habitans n’y jouissent pas des droits politiques, et l'administration en es’ ‘onfiée à des gouverneurs nommés par le président des États-Unis.
Chaque état et chaque territoire se divise en comi.s, excepté l’état de Louisiane , dont les divisions prennent généralement les noms de paroësses , et l'état de la Caroline-du-Sud, qui se partage en districts.
INDUSTRIE. L'agriculture forme la principale occupation des habitans; elle est encouragée par la fertilité du sol et par la grande facilité avec laquelle on en acquiert la propriété. Ses progrès ont marché de pair avec ceux de la population. Le vaste territoire de l’Union produisant presque toutes les matières premières qui alimentent les manufactures, il n’a fallu aux citoyens des États-Unis que la paix pour développer leur industrie et leur commerce : aussi, depuis la dernière guerre avec l’Angleterre, ces deux branches ont-elles fait des progrès immenses. En 1803, il n'existait dans toute l’Union que 4 filatures de coton; en 1811, il y avait déjà 80,000 machines à filer ; on estime actuellement leur nombre peu au-dessous d’un
million. Depuis l'introduction des mérinos, la laine américaine s'est beau- con coup améliorée : dès l'aunée 1815, on comptait 10 filatures de laine; leur din nombre s'est depuis augmenté, et leurs produits rivaliseront un jour avec devi ceux des manufactures de l'Europe, surtout lorsque la main-d'œuvre sera L moins élevée. Le Rhode-lsland, le Massachusetts, le Connecticut, la Pennsyl- gers vanie, le Delaware , le New-York, le New-Jersey et l'Ohio, sont les états où rine l'industrie a fait Le plus de progrès. Partout on rencontre des moulins à fou- mer! lon, des machines à carder, des fourneaux, des forges, des fonderies , des bœu moulins à poudre, des ratfineries de sel et de sucre, des manufactures de ta- ctrai bac, de chandelles et d'huile de baleine ; des distilleries, des brasseries , des Cao, clouteries , des chapelleries, des tanueries, des verreries, desplomberies, anné des marbreries, des corderies, des papeteries, des fabriques de poterie et tels s d'objets en bois, enfin plusieurs autres de différentes espèces. Les fonde- Fe [
ucar
ries de caractères et la confection des presses, les forges et les fonderies de canons, la fabrication des machines à vapeur, la construction des vaisseaux, l'exploitation des mines de fer, de plomb et de charbon, occupent de-vi depuis quelques années un gravd nombre d'individus. Les tanneries et les abri mégisseries se perfectionnent, et les premières sont même très nombreuses Chin
tienn
et très florissantes, et on a vu s'élever dernièrement un nombre immense lantic de vastes et beaux moulins à eau pour usines et pour moudre le blé, en d'éch Peunsylvanie, en Delaware, en Virginie, et surtout dans les environs de ücles
Baltimore dans le Maryland. La librairie a pris un essor extraordinaire , ct gent ( les produits de la presse périodique se sont accrus dans des proportions uilior
que n'ont pas encore pu atteindre les états les plus policés du globe. La objet: culture du mûrier et la propagation du vers à soie commencent à faire des peau progrès dans plusieurs états de l'Union. Les villes qui se distinguent le doit : plus par leur industrie, outre les grandes places de commerce de Mew- yleter Vork, Philadelphie, Boston, Baltimore , Nouvelle-Orléans, etc., sont: la Ch Pittsburgh, Cincinnati, Rochester, Troy, Utica, Albany, Patterson, ete. etc. villes
Les York, ton (c
COMMERCE. Les États - Unis sont la seconde puissance commercante du monde, surtout pour tout ce qui regarde le commerce maritime, car leur marine marchande n'est inférieure qu’à celle de l'Angleterre. On peut
même dire que, sous le rapport de la uavigation intérieure, aucun état du dem (c monde n’oflre des lignes navigables aussi longues et aussi faciles que celles Virgir que présente le territoire de l’Union. Depuis l'ouverture des magnifiques Alexa ‘anaux qui mettent en communication les bassins de l'Hudson, du Dela- çantes ware et du Susquehanna entre eux et avec les immenses bassins du Saint- dans | Laurent et du Mississipi, Montréal ct Quebec dans le Canada, et New-York, mont , Philadelphie, Baltimore, Pittsburgh, Cincinnati, Saint-Louis et la Nouvelle- tucky ; Orléans dans les États-Unis, communiquent ensemble sans être forcés de DIV S'exposer aux dangers de la mer. Un réseau immense de chemins en fer auÿ- ner, r mente encore tant de facilités offertes au commerce intérieur par la navi- stogra gation sur les canaux et sur les fleuves que sillonnent dans tôus les sens de des Æe nombreux bateaux à vapeur. Les progrès du commerce américain ont été l'Amér assez lents jusqu'en 1802; mais les négocians des États-Unis ont su habi- Centra
lement profiter de l'état auquel la guerre avait réduit les puissances mer- royaut
cantiles de l'Europe, pour étendre leurs relations dans toutes les parties d'autre du globe. Depuis cette époque jusqu’en 1812, ils sont devenus les facteurs nous a
de presque tout le monde commerçant, et le commerce américain prit nous p tout-à-coup tn essor extraordinaire. La guerre contre l'Angleterre et la ricains
DESCRIPTION DE L'AMÉBIQUE. 1016
concurrence avec les nations de l'Europe, 7:/il eut à soutenir uprès 181, diminuèrent beaucoup ses profits; mais il ne tarda pas à se relever, et il devient tous les jours plus flurissant.
Les EXPORTATIONS consistent en produits indigènes et en produits étran gers ; les premiers sont principalement le coton, le blé en grain et en farine, le ri, le maïs, le tabac, la graine de lin, le bois de charpente, le merrain, la potasse, le poisson salé, la viande salée de cochon et de bœuf, les peaux et diverses autres productions animales; les produits etrangers sont des denrées coloniales, comme thé, sucre, café, coton, cacao, Indigo, poivre, etc., ete. Les États-Unis exportent depuis quelques années des produits de leurs manufactures pour des valeurs considérables; tels sout la poudre à tirer, des meubles, des étoffes grossières de coton, des chapeaux , des ouvrages en cuir, des livres, des armes, etc. Outre les denrées coloniales sus-mentionnées et parmi lesquelles le sucre et le thé tiennent le premier rang, les principaux articles d’imponrarionr sont : l'eaude-vie, le sel et le vin; viennent ensuite une foule d'objets provenant des fabriques et manufactures de l’Europe et ceux provenant de l'Inde, de la Chine et des importantes pêches que les Anglo-Américains font dans l’Atlantique et dans les mers Australes. A tout cela il faut ajouter le commerce d'échange assez important fait avec les indigènes, et dont les principaux articles d'exportation sont des chemises, de gros draps, des ornemens d’argent et de cuivre, des fusils, des tomawhauks ou haches de guerre, des muuitions , des pièges d’acier pour prendre les animaux à fourrures et divers objets de quincaillerie; les Anglo-Américains reçoivent en échange des peaux de bisons, d’élans, de daims et de castors, du suif et des nattes. On doit ajouter que les plus grandes affaires commerciales se font avec l'Anyleterre et ses colonies, ensuite avec la France, Viennent après, celles avec la Chine, l'ile de Cuba, la confédération Mexicaine, les Pays-Bas, les villes Hanséatiques, le Danemark et le Brésil.
Les principales villes commerçantes de l'Union sur la mer sont : New- York, Philadelphie, Boston, Baltimore , la Nouvelle-Orléans, Charleston (dans la Caroline-du-Sud), Providence (dans le Rhode-Island), Salem (dans le Massachusetts), Portland (dans le Maine), Norfolk (dans la Virginie), Savannah (dans la Géorgie), Brooklyn (dans le New-York), et Alexandrie (dans le district de Colombie). Les principales places commerçantes dans l’intérieur sont : Æ{bany, Troy, Utica, Rochester et Buffalo, dans le New-York; Pittsburgh et Lancaster, dans la Pennsylvanie; Aichmond, dans la Virginie; Cincinnati, dans l'Ohio; Louisville, dans le Kentucky ; Saint-Louis , dans le Missouri, etc., ete.
DIVISION. Un des géographes les plus distingués de l’Union, M. Tanner , remarque judicieusement que cette confédération offre l’'anomalie géographique d’une immense contrée sans nom propre. En effet, on trouve des Etats-Unis en Europe dans les îles Ioniennes; des États-Unis dans l'Amérique-du-Nord , dans les Confédérations Mexicaine et de l’Amérique- Centrale; des Ætats-Unis dans l’Amérique-du-Sud , dans la ci-devant viceroyauté du Rio de la Plata, et nous sommes sur le point d’en voir naître d'autres par la scission de la république de Colombie. Depuis long-temps nous avions fait la mème remarque ; aussi depuis quelques années avonsnous proposé les noms de Confédération Anglo-Américaine et d’'Anglo-Amt-
, . ae . o . © ricains pour désigner le sol et les habitans de cette importante partie du
aine s'est beaus de laine; leur ntun jour avec in-d'œuvre sera icut, la Pennsylsont les états où s moulins à fous fonderies , des nufactures de tas brasseries , des desplomberies, nes de poterie et èces. Les fondeet les fonderies ruction des vaisarbon, occupent $ tanneries et les très nombreuses nombre immense oudre le blé, en s les environs de sxtraordinaire , ct des proportions icés du globe. La encent à faire des se distinguent le mmerce de Vewsans, CtC., SON:
Datterson, etc.s El.
nce commercante ce maritime, car ngleterre. On peut ire, aucun état du bi faciles que celles e des magnifiques udson, du Dela- L bassins du Saintada, et New-York, uis et la Nouvelleans être forcés de hemins en fer au£rieur par la navihns tous les sens de américain ont été Unis ont su habies puissances mettoutes les parties venus les facteurs rce américain prit l'Angleterre et là
Nouveau-Monde. Ces dénominations, basées principalement sur l'origine de la masse principale des habitans, ont été déjà adoptées dans plusieurs ouvrages estimables, et nous croyons pue provisoirement les conserver sans inconvénient, jusqu’à ce qu'il plaise au congrès souverain d'en donner une plus convenable. A l'exemple de M. de Humboldt et d’autres savans célèbres , nous avons employé souvent comme synonymes les noms d'Union et d'États- Unis, mais seulement dans des circonstances qui n'admettaient pas la moindre équivoque, Ainsi donc, cette confédération se trouve être désignée sous les quatre noms de Confédération Anglo-Amc- rit ricaine ,; qui nous paraît être le moins impropre, parce qu'il ne peut con- eur venir à aucun autre état fédératif; d'États- Unis de l'Amérique-du-Nord; | bre: d'Union par excellence; et d'États-Unis (United-States) proprement dits;
. + / . .,. ave ce dernier est le nom officiel et est employé dans les transactions politiques.
hab
La Confédération Anglo-Américaine se compose de 24 États ; d'un Dis- dés trict Fédéral, où se trouve la capitale de la Confédération; de 3 Territoires par déjà organisés, qui dépendent du gouvernement fédéral; et de l'immense qual District Occidental (Western District), qui n'est pas encore organisé, mais célèl en M. Tanner vient de partager dans les districts que nous avons indiqués TER
ans le tableau statistique, à la fin de ce chapitre et dans le tableau ci-dessous. DINI Les petits postes, qui se trouvent pour ainsi dire perdus sur cet immense la pi espace, relèvent immédiatement du ministre de la guerre et dans certains Lt cas des gouverneurs des états et territoires où ils sont situés. Les parties k de territoire, sur lesquelles demeurent les principales nations indigènes âme: qui conservent encore leur indépendance , ont déjà été indiquées dans l'article de l’ethnographie et seront le sujet de quelques observations dans le habi chapitre de l’Amérique-Indigène-Indépendante. Afin de mettre plus d’or- Elle dre dans cette description, et afin de combiner autant que possible les an- port
ciennes divisions avec les divisions actuelles, sans cependant négliger arsel
tout-à- fait les grandes divisions géographiques, nous proposons de par-
: re | + ; comp tager de la sorte tous les états, districts et territoires, dont l’ensemble forme et pa la grande Confédération Anglo-Américaine. riche ÉTATS, DISTRICTS #r TERRITOIRES SUR L'ATLANTIQUE, subdivisés en : Fnan
Érars Seprenrrionaux : Maine, New-Hampshire, Vermont, Massachusetts, Rhode- quabl Island et Connecticut ; ils forment ce qu'on appelait la Nouvelle- Angleterre. Le Maine, tans ;
. le New-Hampshire et le Vermont longent la frontière de l’Amérique-Anglaise. ÉT Évars Moyens ou du CenTre : Vew-Fork, New-Jersey, Pennsylvanie, Delaware, Ma- ; ryland, District Fédéral ou Colombie, Virginie ; Vusage place ces trois derniers parmi
. les Etats Méridionaux ; le New-York touche à l’Amérique-Anglaise. habit Érars Mérinionaux : Caroline-du- Nord, Caroline-du«Sud, Géorgie et territoire de la Floride. F Les ÉTATS er TERRITOIRES SUR LE GOLFE DU MEXIQUE l'état La plus grande partie du territoire de la Floride (la partie occidentale de la Floride- bre; | Orientale et toute la Floride-Occidentale); Alabama et Mississipi, états formés de l’an- est la cien territoire de la Géorgie ; Louisiane , état formé d’une partie de la Louisiane. le coll TERRITOIRE SUR LE GRAND-OCÉAN : le district non encore organisé de Oregon. et Wo
ÉTATS, TERRITOIRES er DISTRICTS dans l'INTÉRIEUR , . TATS InvérieuRs : Indiana et Tilinois , parties du Canada; Missouri, partie de la Louisiane; Tennessee , partie de la Caroline; Kentucky, partie de la Virginie.