‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 3)Chapitre 274 sur 457 · REPUBLIQUE DE BOLIVIA · texte numérisé non relu

REPUBLIQUE DE BOLIVIA

POSITION ASTRONOMIQUE. Longitude occidentale, entre Go° et 7%. Latitude australe, entre 11° et 24°. :

CONFINS. Au zord , la république du Pérou et l'empire du Brésil, A l'est, l'empire du Brésil et la confédération du Rio de la Plata. Au sud, le dictatorat du Paraguay, la confédération du Rio de la Plata et la république du Chili. A l’oest, le Grand-Océan et la république du Pérou.

FLEUVES, Le territoire de cette république offre le grand divortia aqguartun ; Où la ligne de partage des eaux de l'Amérique-du-Sud et les plus hautes contrées connues de tout le Nouveau-Monce. En effet, c’est ici que l’on trouve les sources du Béni, la branche principale de l'immense Amazone et celles du Piicomayo, un des principaux affluens du Paraguay, qui est lui-même une des branches du puissant La-Plata. Depuis la publication des mesures barométriques prises dernièrement par un savant naturaliste anglais, M. Pentland, c’est la haute vallée du Desaguadero , prolongement du bassin du lac Titicaca , si remarquable sous tant de rapports, qu'on doit appeler le Tibet de l'Hémisphère-Occidental, En général on peut dire qu'un tiers de la population de cette république vit dans des contrées dont le niveau est plus élevé que presque toutes les plus hautes montagnes de l'Europe; il se trouve au-dessus de la ligne, qui, dans l'Amérique-du-Nord, marque la limite où cesse toute végétation à parité 1ssl de latitude. Comme nous venons de le dire, la pente générale du sol porte la presque totalité des eaux qui arrosent la Bolivia à se verser dans l'Océan- Atlantique, par les deux grands fleuves , l'Amazone et le Rio de la Plata. pt D’autres fleuves, infiniment moins considérables, alimentent le vaste bas-

de- sin intérieur du lac Titicaca; le Desaguadero, comme son nom l'indique, sur en est le seul débouché; après avoir traversé [a - aude vallée longitudirs nale du même nom, il se perd par évaporatir: ü milieu du sol muria- ” tifère qui forme la partie basse de la province de Carangas. L'étroite à là

lisière maritime que la république possède sur le Grand-Océan n'offre que quelques petites rivières, perdues pour ainsi dire au milieu des sables arides du désert d’Atacama. En rappelant ce que nous avons dit à la page 935, sur le cours de l’Amazone et du Rio de la Plata, il ne nous reste plus, pin d'après notre plan, qu’à indiquer les principaux affluens de ces deux grands euves qui arrosent le territoire de Bolivia.

émission L'Auazonz, dont la branche principale nommée Bzws ou PARo prend sa source dans

les montagnes neigeuses au nord de la ville de La-Paz, par le torrent de Choqueapo; le

Beni traverse la province de La-Paz, où il coupe la cordillère Orientale au pied de la mon-

tagne d'Illimani; ses principaux affluens sur le territoire de la république sont les rivières

de Mapiri, de Coroïico et de Tipuani. Vient ensuite la Madeira, qui est le plus graud des affluens de l'Amazone; est formé par la jonction de la Marmore avec la Gu p ore; la Marmore, dont la branche principale, connue sous les noms de R io-

Grande et plus bas de Guapahi on Guapaix, baigne les départemens de Cocha-

bamba et de Santa-Cruz , et traverse les vastes solitudes que parcourent les Moxos; cette

grande rivière reçoit à la droite le Parapiti, dont le cours est encore peu connu; le Parapiti, après avoir arrosé le département de Chuquisaca et avoir traversé la lagune de Ubai, prend la dénomination de Sara ; c'est sous ce nom qu’il passe par le pays des Moxos,

Le Rio De ra PLaTa reçoit à la droite de sa branche principale, nommée Param, le Paraguay, auquel le Pi/comayo et le Rio- Grande où VFermejo apportent le tribut de leurs eaux; ce dernier traverse le district de Tarija; l’autre prend sa source dans le versant oriental des Andes dans la province de Potosi et, après l'avoir traversée de l'ouest à l’est, il entre dans les solitudes du Grand-Chaco, vaste pays regardé comme faisant partie du territoire de la Confédération du Rio de la Plata; le Pilcomaso est grossi à la gauche par deux grandes rivières, la Paspaya, au bassin de laquelle appartient la ville de Potosi, et le Cackhamayo , dont un des affluens a sa source près de La Plata ou Chuquisaca.

DIVISION et TOPOGRAPHIE. Le territoire de cette république, dé: taché en 1778 de la vice-royauté du Pérou pour former partie de la nouvelle vice-royauté du Rio de la Platu, suivit le sort de cette dernière, en s'insurgeant plusieurs fois contre les Espagnols. Délivré du joug de ces derniers à la suite de la victoire gagnée par le général colombien Sucre, à Ayacucho le 10 décembre 1824, le congrès, rassemblé à Chuquisaca, déclara l'indépendance de la république le 6 août 1825. Quelques jours après, il décréta que la république prendrait le titre de Bolivia, en l’honneut de Bolivar, qui avait tant contribué à son indépendance, et que l’on fonderait une ville qui porterait le nom de Sucre, en l'honneur du vainqueur d’Ayacucho; c'est cette ville qui doit être par la suite la capitale de la république ; en attendant sa fondation, Charcas ou Chuquisaca a été déclarée la capitale de l'état. Toute la république est partagée en 6 départemens, subdivisés en provinces et districts. Le tableau suivant offre les divisions actuelles de la république. Nous le devons à l’obligeance de M. Pentland, qui, en outre, a bien voulu nous aider de ses conseils et remplir en partie les lacunes qu'offre encore la description de cette région si peu connue,

quoique une des plus intéressantes de tout le globe. On a placé la province de Tarija à la fin du tableau, parce qu’elle n’a pas encore été réunie à aucun des six départemens. Cette province, détachée en 1809 du Hat- Pérou pour la réunir à celle de Salta, s’en est détachée pour se joindre à la république Bolivienne; cette séparation a donné lieu à de fortes réclamations de la part du gouvernement de Buenos-Ayres. Les vastes pays des Moxos et des Chiquitos, qui forment les deux provinces de ce nom dans le département de Santa-Cruz, sont composés de missions fondées par les Jésuites avant leur expulsion en 1750; quelques hordes nomades sont sauvag®s et conservent leur indépendance; un grand nombre, convertis au cL “isme , vivent dans les viugt-trois missions.

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end sa source dans . de Choqueapo; le au pied de la monque sont les rivières deira, qui est le à Marmore avec s les noms de Riortemens de Cochaent les Moxos; cette > peu connu; le Pala lagune de Ubaï, ays des Moxos.

, nommée Para, Vermejo apporja; l'autre prend sa si et, après l'avoir ), vaste pays regardé Plata; le Pilcomay;o sin de laquelle apsa source près de La

> république, départie de la nouette dernière, en u joug de ces derlombien Sucre, à , Chuquisaca , déques jours après, , en l’honneut de que l’on fonderait ainqueur d’Ayaitale de la répuca a été déclarée n 6 départemens, ffre les divisions e de M. Pentland, remplir en partie n si peu connut, placé la province core été réunie à n 1809 du Hautpour se joindre à à de fortes réclas vastes pays des de ce nom dans

Noms pes D&PARTEMENS. Caers-Liaux, VILLES 2T LIEUX LES PLUS REMARQUABLES.

CHUQUISACA. : 0... . CurquisAca (La Plata, Charcas); Laguna ; Cinti; Yamparaes ; T'upisa.

Bae DM 0 0 6 La-Paz d'Ayacucho (Nuestra Señora de la Paz); Tiahua-

nacu (Tiaguanaco) ; l'fle de Titicaca; Sorata (Zarata); Cadamarca ; Sicasica.

OAURO, , 4... +++ Oruro; Carocollo; Paria ; Carangas.

POTOSL 50000000 Potosi; Porco; Cotagayta ; Chayanta ; Atacama ; Puerto-de- Laïnar (autrefois Cobija ou Cebija).

COCHARAMBA. . . . .. +. Cochabamba; Mizque; Tapacari; Arque.

SanTA-CRUz DE LA SIERRA. Santa-Cruz de la Sierra (Sain-Lorenzo de la Frontera).

Les Pays des Moscos et des Chiquitos, PROVINCE DE Tarisa. . . . Tarija.

Cauquisaca ou Cnancas, dite aussi LA PLara, située près des sources d'un des affluens du Cachimayo, à la hauteur de 2,844 mètres au-dessus du niveau de la mer, dans une plaine qui forme le divortia aquarum du Rio-Grande et du Paraguay, et environnée de campagnes riantes et assez bien cultivées. Elle est assez bien bâtie et une des villes les plus anciennes de l'Amérique, ayant été fondée en 1538 sur l'emplacement de l’ancienne ville péruvienne de Chuquisaca, nom qu’elle changea ensuite avec celui de La-Plata , à cause d’une riche mine d'argent que les Espagnols découvrirent dans son voisinage. Parmi ses édifices, nous ne nommerons que la cathédrale, le bätiment du collège , plusieurs couvens et le palais du gouvernement. Chuquisaca est le siège d’un archevéché, ct, outre le collège , elle possède une université, qui, à cause de la tranquillité dont on jouissait dans cette ville, était même fréquentée par la jeunesse de toute la vice-royauté. On nous assure que sa bibliothèque est une des plus riches de l’Amérique-du-Sud. On porte à 12,000 âmes sa population.

Voici les autres villes et lieux les plus remarquables rangés dans l'ordre suivi dans le tableau des divisions administratives :

Dans le DÉPARTEMENT DE LA-PAZ : La-Paz n’Ayacucuo, assez grande ville épiscopale, à laquelle M. Pentland accorde 40,000 âmes; elle est située dans une vallée profonde creusée par le torrent de Choqueapo: elle possède un cof/ège et est la plus florissante de la république. Le niveau du sol sur lequel elle s'élève étant à 3,717 mètres au-dessus de la mer dépasse en élévation les plus hautes cimes des Pyrénées. C’est à quelques milles à l’est-sud-est de cette ville que s'élève le Wevado-d'Illimani, qui est la plus haute montagne mesurée de tout le Nouveau-Monde après le pic de Sorala, Taauuanacu, village situé près du lac de Titicaca ; il est célèbre dans le pays par les ruines dont il est environné; ce sont les restes des gigantesques monumens élevés par un peuple antérieur à la domination des Iucas, Voici de quelle manière en parle Garcilasso en citant Pedro de Cieça de Leon qui les avait visités. « Le plus admirable chef-d'œuvre de tout ce pays est un coteau, ou si vous voulez un tertre fait de main d'homme, qui est si haut qu'il n'est pas possible de le croire. Les Indiens, qui semblent avoir voulu imiter la nature dans la structure de ce mont, y avaient mis pour fondemens de grandes masses de pierres , fort bien cimentées, pour empêcher que ces prodigieuses terrasses entassées les unes sur les autres ne s'éboulassent; mais on ignore dans quel dessein ils avaient fait ce merveilleux bâtiment. D’uu autre côté, assez loin de là, on voyait deux géans taillés en pierre. Ils avaient des habits qui leur trainaient jusqu'à terre, et un bonnet à la tète, le tout usé par le temps, et qui seutait son antiquité, On remarque encore là une muraille fort longue, et dont les pierres étaient si grandes qu'on ne pouvait comprendre comment des hommes avaient eu assez de force pour les y transporter, car il est certain que dans cette étendue de terre il n’y avait que bien loin de ià ni carrières ni rochers, d'où l’on püt avoir tiré tonte cette masse énorme de pierres. L'on y voyait aussi en d’autres endroits quantité de lätimens extraordinaires entre lesquels étaient remarquables de grandes portes dressées

eu divers lieux et dont la plupart étaient dans leur eutier, qui n'avaient aux quatre coins avo qu'une seule pierre dans leur structure; et ce qu'il y avait de plus merveilleux, c'est tent qu'elles étaieut presque toutes posées sur des pierres d'une grandeur incroyable; car il garc y en avait de 30 pieds de long, 15 de large et 6 de front. Toutes ces pierres avec les un portes étaient d’une seule pièce, mais il n'est pas possible d'imaginer avec quels outils de t elles pouvaient avoir été taillées. D'ailleurs, il fallait nécessairement qu’elles fussent in- pier comparablement plus grandes, avant que d’être mises en œuvre. Ce sont ces bâtimens port qui servirent de modèle aux Incas pour construire l’étonnante forteresse de Cuzco que ches nous avons décrite à la page 1098. » Garcilasso ajoute ensuite d’après les mémoires que D lui avait fournis Diego d’Alcobaça, ancien vicaire et prédicateur, autre témoin oculaire dero de ces monumens des environs de Tiahuanacu: « On y voit des édifices fort grands et lis, entre autres une cour de 15 brasses en carré et de deux étages de hauteur. A l’un des côtés D: de cette place il ÿ a une salle de 45 pieds de long sur 22 de large, couverte de chaume, an p comme sunt les appartemens de la maison du soleil à Cuzco. La place, dunt je viens de 1944 parler, les murailles, la salle, le plancher, le toit et les portes, sont tous d’une seule les m pièce qu'on a pris et taillé dans le rocher. Les murailles de la cour ont trois aunes d'é- où l'c paisseur , et bien que le toit de la salle soit de pierre, il semble néanmoins ètre de chaume. du m Ce que les Indiens ont fait exprès, afin de le faire mieux ressembler à leurs logemens, partie qu'ils ont coutume de couvrir de paille. Le marécage ou lac joint un des bords de la mu- de Ju raille, et ceux du pays croient que ces bâtimens sont dédiés au créateur de l'univers. Il y sa cél a là tout contre quantité d’autres pierres mises en œuvre, qui représentent diverses fi. La De gures d'hommes et de fem: ies, faites si au naturel, qu'on les croirait en vie. Les unes tien- dieta nent des vases en main , comme si elles voulaient boire, les autres sont assises, les autres nalo c debout, et d'autres semblent vouloir passer un ruisseau qui coule à travers ce bâtiment. où lot Ouire cela on voit des statues qui représentent des femmes et des enfans qu'elles ont à seulen leur sein ou à leur côté, ou qui les tiennent par le pan de la robe, sans comprendre plu- vaillai sieurs autres de toute façon. » serait « « Les monumens gigantesques de Tiaguanaco, nous dit M. Pentland qui vient de les 4,850 visiter, ont souffert de très grandes dégradation: depuis le temps de l’inca Garcilasso, On Mont-] y reconnaissait encore (en 1827) les pierres énormes dont il parle, dont quelques-unes graphi pèsent 80 tonneaux, les grandes portes qui étaient toutes dans un seul bloc de trachyte et engage les énormes massifs sur lesquels elles étaient posées ; les grandes cours, dont parle Garcilasso, elles se existent aussi , et sont des quadrilatères placés sur des tertres ou pyramides artificielles en montag terre (avec des passages souterrains à l'intérieur). Ces quadrilatères, qui ont 60 toises l'argen de côté, sont formés de blocs énormes de trachyte et de grès rouge, et paraissent avoir été jours, à recouverts par un architrave, une frise et autres ornemens. Les sculptures qui restent en il a reje très petit nombre sont fort grossières et en bas-reliefs peu saillans, représentant l’inca, à 1556 sa femme, le soleil sous plusieurs formes, et la tête d’un oiseau de proie, qui n'est pas lions d le condor et dont je n'ai pas pu déterminer l'espèce. Un fait très remarquable touchant piasires ces restes célèbres, si l’on peui se rapporter à la relation de Garcilasso, c'est que le lac de extraorc Titicaca ou de sa partie méridionale, dite d'Unamarea, dont les eaux se trouvaient tou possible cher les murailles de ces monumens il y a 300 ans, en sont aujourd'hui assez éloignées, deux à t et à 100 pieds au-dessus du niveau actuel des eaux du lac. » de riche Dans ce département nous nommerons encore Sorara, village remarquable par le dans le voisinage du Werado de Sorata, qui est la plus haute montagne connue de tout le métaux | Nouveau-Monde ; sa hauteur, mesurée dernièrement par M. Pentland, n'est dépassée dans rope. La tout le reste du globe que par quelques pointes de l’Himälaya. Voici quelques faits à Saxe ent l'appui de ce que nous venons de dire; nous les puisons aux tableaux des points culmi- en état d nans des cinq parties du monde donnés dans cet ouvrage; le lecteur pourra les étendre haut que s’il le juge convenable. La hauteur du Vevado de Sorata est de 3,948 toises ; celle du Me- trente m vado d'Illimani, de 3,753 ; du Chimborazo, de 3,350 ; du Tchhamoulari, sur les limites nâlif, ro: du Boutan, de 4,400? du Dhawalagiri, sur les limites du Nepal , de 4,390 ; du Djawalir, topilas et aussi dans l’Himâlaya, de 4,026; du Mont Muria, dans la Cambambe, le plus haut point peut four mesuré de l'Afrique, de 2,600 ; du Mont-Blanc, la plus haute montagne de l’Europe, de produits 2,460; du Mauna-Roa, dans l’ile d'Hawahii, point culminant connu de toute l'Océanie, d'argent de 2,483. Nous ajouterons aussi l'ilot de Tiricaca, parce qu'il donne le nom au lac que nous fait révoq

taux quatre coins merveilleux, c'est incroyable; car il s pierres avec les r avec quels outils qu'elles fussent insont ces bâtimens sse de Cuzco que s les mémoires que re témoin oculaire fices fort grands et ur. À l'un des côtés uverte de chaume, e, dunt je viens de at tous d’une seule ont trois aunes d'éins être de chaume.

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land qui vient de les l'inca Garcilasso. On , dont quelques-unes ul bloc de trachyte et dont parle Garcilasso, amides artificielles en es, qui ont 60 toises et paraissent avoir été ptures qui restent en représentant l'inca, proie, qui n'est pas emarquable touchant so, c'est que le lac de 1x se trouvaient tou d'hui assez éloignées,

e remarquable par le bne connue de tout le d, n'est dépassée dans oici quelques faits à bux des points culmiir pourra Îles étendre G toises ; celle du Me bulari, sur les limites 4,390 ; du Djawahir , be, le plus haut point agne de l'Europe, de de toute l'Océanie, nom au lac que nous

DESCRIPTION DE L'AMÉRIQUE. 1105 avons décrit à la page 939, et parce que ce fut dans cette petite île que Manco-Capuc pré : tendit avoir reçu sa vocation divine pour être le législateur du Pérou. Les Péruviens regardèrent Titicaca comme un lieu sacré, et les Incas y bâtirent , en l'honneur du Soéei/ , un temple qu'on dit avoir été tout recouvert de lames d’or, Ils accouraient chaque année de tous les points de l'empire pour y apporter de riches offrandes en or , en argent et en pierreries; on ÿ célébrait le mème service qu’à celui de Cuzco. Le père Blas-Valera rap+ porte que, lors de l'arrivée des Espagnols, les habitans jetèrent toutes ces immenses richesses dans le lac; on nous assure qu'on voit encore les ruines de ce temple célèbre,

Dans le DÉPARTEMENT D'ORURO : Onuno, petite ville, non loin du Desaguadero, importante par les mines d'argent de son district; on lui accorde de 4 à 5,000 habi- 1, Cette contrée est ce qu'on pourrait appeler le Tibet de l'Hémisphère- Occidental.

Dans le DEPARTEMENT DE POTOSI : Porost, grande ville, très déchue, située an ped du Cerro de Potosi, renommé par la prodigieuse masse d'argent , que depuis 1545 jusqu'à nos jours on a tirée de ses entrailles. Ses rues sont étroites et irrégulières , et les maisons d'une mesquine apparence. Elle possède un collège ct un hôtel de monnaie, où l'on a frappé une énorme quantité de piastres, Potosi est une des villes les plus hautes du monde ; sa grande place étaut à 4,058 mètres au-dessus du niveau de la mer et sa partie la plus haute à 4,166, ilen résuite que cette ville est à la même hauteur du pic de Jung-Frau , une des plus hautes cimes des Alpes. Les mines, auxquelles Potosi doit sa célébrité, se trouvent dans le Cerro de Potosi, qui est percé daus toutes les directions. La Descubridora, nommée par la suite Centerio, la mine del Estaño, la Rica et la Mendieta sont les quatre mines principales. En outre, selon le Guia de foresteros del vireynato de Buenos-Ayres, publié en 1803, il y en avait une multitude d'autres plus petites, où l’on avait fait jusqu’à cette époque plus de cinq mille ouvertures, dont un petit nombre seulement fut exploité ; dans cette mème année, il y avait en tout 97 places où l'on travaillait, D'après la mesure de M. Pentland le sommet de cette fameuse montagne métallifère serait élevé de 4,888 mètres, et le plus haut point où les mines sont exploitées serait à 4,850 mètres; par conséquent les mineurs travaillent à une hauteur supérieure à celle du Mont-Blanc ! Les exagérations extraordinaires qu'on trouve dans tous les ouvrages de géographie et dans les livres de voyages sur la masse d'argent tirée de cette montagne, nous engagent à offrir ici le résultat des savantes recherches de M. de Humboldt sur ce sujet ; elles serviront à rectifier les jugemens erronés répétés aussi par quelques naturalistes. La montagne de Potosi, dit M. de Humboldt, a fourni à elle seule, et en ne comptant que l'argent dont on a payé les droits royaux, depuis sa découverte en 1545 jusqu'à nos jours, une masse d'argent qui équivaut à 5,750 millions de livres tournois. Dans ce calcul il a rejeté les exagérations de Sandoval, qui estimait le produit des onze années de 1545 à 1556, sur lesquelles on n’a pas de documens officiels, à la somme énorme de 613 mil= lions de piastres ou 72,000,000 de marcs, ce qui fait année commune 55,7a6,000 piastres, équivalant à 6,556,000 marcs. « Ce résultat, ajoute M. de Humboldt, très extraordinaire sans doute, n'offre cependant rien que l’on puisse considérer comme impossible. On pourrait être surpris de voir qu'une seule montagne du Pérou sit pu donner deux à trois fois plus d'argent que toutes les mines réunies du Mexique; mais les idées de richesse ne sont que des idées relatives. 11 serait possible que l’on découvrit un jour, dans le centre de l'Afrique, des montagnes qui, sous le rapport de leur abondance en métaux précieux , seraient aux Cordillères ce que celles-ci sont aux montagnes de l'Europe. La mine de Valenciana fournit annuellement six à sept fois plus d'argent que la Saxe entière, et le seul filon de Guanaxuato, travaillé dans toute sa longueur, serait en état d'offrir par an plus de deux millions de marcs d'argent. Nous avons observé plus haut que l’on a extrait du filon de la Veta-Negra de Sombrerete, sur une étendue de trente mètres , en cinq mois, plus de 700,000 marcs. En se rappelant les masses d'argent natif, rouge et sulfuré, découvertes de nos jours à Huantajaya, au Pérou, ainsi qu'à Ba-

topilas et à Real del Monte , au Mexique, on conçoit quelle prodigieuse quantité d'argent peut fournir un gîte de minerai dans les Cordilleres des Andes, lorsque l'abondance des produits se trouve réunie à la richesse intrinsèque. Ce n’est donc pas l'énorme quantité

d'argent que l'an suppose avoir été retirée pendant les premières onze années, qui me lait révoquer en doute le témoignage de Sandoval, c'est la contradiction qui se trouve

entre ce témoignage et d'autres faits historiques. » M. de Humboldt, après plusieurs rai. sonnemens , réduit le produit de ces onze années à 15 millions de marcs, Comme il

avait précédemment estimé le produit de 1556 à 1789 à 788 millions de piastres où à le | 92,736,294 marcs, il en résulte que ces deux somines réunies donnent un total de A 107,736,294 marcs d'argent. M. Pentland nous fait ubserver que, d'après des recherches p° fondées sur des documens officiels, les mines du Haut-Pérou, dont l'argent fut monnayé éta ou qui a payé les droits régaliens à Potosi, ont produit en argent 1,614,145,538 piastres ad fortes. Depuis la dernière moitié du xvrr1° siècle, dit M. de Humboldt, la montagne a wi généralement fourni 3 à 400,000 marcs, et ce produit est sans doute trop considérable l'é encore, pour qu'ou puisse avancer avec Robertson, le célèbre auteur de l'Histoire de sl'Amérique, que les mines de Potosi ne valent plus la peine d'être exploitées. A la page P I 1063 nous avons vu le rang qu'elles occupent encore parmi les plus riches exploitations re argentifères du monde. Il est difficile, dit un géographe célèbre, de mettre les auteurs Phi d'accord sur la population de Putosi; les uns ne lui donnent que 30,000 habitans; 1 M. Helm, le savant minéralogiste allemand, qui y a séjourné plusieurs années, assure ia qu'elle contient 100,000 âmes. Nous ajouterons que vers le commencement du xvu* qe siècle, à l'époque de sa grande splendeur , on estimait à 160,000 âmes sa population, et ? qu'un recensement fait dans l'année 1826 a réduit, selon M. Peniland , à 9,000 le nom- z bre de ses habitans! l'an Livzz, chef-lieu de la province du mème nom. Ponco, pelite ville autrefois impor. dan tante par ses mines d'argent. Cons , village situé au milieu du désert d’Atacama, Ce che lieu a pris quelque importance depuis qu'il a été derniérement érigé en port franc , sous 182. le nom de Puraro Lama, pour l'introduction des marchandises dans le Haut-Pérou , afin d d'éviter les droits onéreux de transit et autres charges, auxquelles elles sont sujettes en , passant par Arica et autres poris intermédiaires qui appartiennent à la république du de | Bas-Pérou, Malheureusement tous les encouragemens, prodigués à ce port unique de sud la Bolivia, n'ont pu suppléer au besoin d'eau douce dont il manque presque totalement, uns ce qui bornera son accroissement et sa population, à moins que le gouvernement ne Chil: veuille ouvrir à ses frais plusieurs puits artésiens ; leur parfaite réussite en d’autres lo- Mas. calités , condamnées par la nature à une complète stérilité et changées par la suite en ter- nière reins fertiles, remédiera sans doute, en partie sinon en totalité, à ce grave inconvénient, de ci Dans le DÉPARTEMENT DE COCHABAMBA : Cocuanamna, assez grande ville, environnée de campagnes fertiles et assez bien cultivées; on porte à 30,000 le nombre Noms de ses habitans. Mizque, petite ville , dans un pays fertile quoique malsain. “ dès Dans le DÉPARTEMENT DE SANTA-CRUZ : Sanra-Cauz pe La Sienna, petite ville épiscopale, mal bâtie, au milieu d’une plaine immense ; on estime à 9,000 âmes Âconc sa population, # Coaut RÉPUBLIQUE DU CHILI. ee POSITION ASTRONOMIQUE. Longitude occidentale, entre 72° et 77", Maure en y comprenant l'archipel de Chiloé. Latitude australe , entre 25° et 44°. Coxce: CoWFINS. Au nord, la république de Bolivia. A l’est, les États-Unis VE du Rio de la Plata et la Patagonie. Au sud, la Patagonie et l'archipel de Cniros Chonos, qui en fait partie, À l’ouest, le Grand-Océan. s FLEUVES. La position des Andes , qui laissent peu d'espace entre elles Feu et la côte, rend extrêmement borné le cours de tous les nombreux fleuves rs "4 ui arrosent le territoire de cette république. Tous ses courans se rendent Uc dus le Grand-Océan. Le tableau suivant offre le cours des principaux en de ï F allant du nord au sud. Le È c Le Sarapo, que nous ne mentionnons que parce qu'il forme le confu entre cet état sons g et la république de Rolivia. carrée

Le Corraro, le Huasco et le Coqurmso, qui haignent les villes de leur nom.

tiago P

près plusieurs raimarcs. Comme il s de piastres où à nent un total de rés des recherches rgent fut monnayé h,145,538 piastres dt, la montagne a : trop considérable r de l'Histoire de ploitées. A la page riches exploitations mettre les auteurs > 30,000 habitans; eurs années, assure encement du xvi* es sa population, et nd , à Y,000 le nom-

ilie autrefois impor- \ésert d'Atacama. Ce à en port franc ; sous s le Haut-Pérou , afin elles sont sujettes en | à la république du à ce port unique de ; presque totalement, le gouvernement ne éussite en d’autres lotes par la suite en terce grave inconvénient.

à, assez grande ville, à 30,000 le nombre malsain. CE pa za Sienna, petilé estime à 9,000 âmes

e entre 72° et 77 , entre 25° et 44:

st, les États-Unis ie et l'archipel de

l'espace entre elles nombreux fleuves

ouräns se rendent des principaux en

confiu entre cet état

s de leur nom.

Le Liman:, le Quivrora dit aussi Aconcacua et le Mayro, qui arrosent la partie centrale du Chili; le Mayro est remarquable par sa grande rapidité et parce qu'il reçoit le Mapocho, qui passe par Santiago; le Quizrora, parce qu'on traverse son bassin pour aller de Mendoza à Santiago.

Le Mauzs et le Biosto qu'on peut regarder comme les principaux fleuves de cet état, étant navigables pendant environ + moitié de leur cours. Nous rappellerons que le Maure a été pendant quelque temps la limite méridionale du grand empire des Incas, et qu'à son embouchure s'élève uu immense rocher, dont la forme extraordinaire l’a fait nommer FRE Le Biosto sépare le Chili proprement dit de l’Araucauie, qui est encore indé.

endante, Le Le Curcran, qui arrose la pertie du Chili comprise entre le Maule et le Biobio. 11 prend sa source au pied de l'immense volcan de son nom, et passe près de la ville de Chillan.

Le Cauax, le Torrex et le Vaupivra traversent l’Araucanie; le premier est remarquable par sa grande profondeur ; le dernier arrose la fraction de ce pays qui forme la province de Valdivia; le Cazca-Cauza mèle ses eaux avec le Valdivia.

DIVISION et TOPFOGRAPHIE. La république du Chili correspond à l'ancienne capitainerie générale de ce nom. Après plusieurs changemens dans ses divisions administratives produits par l'ambition de quelques

chefs et par les chances de la guerre de l'indépendance, cet état, depuis :

1826, est partagé en huit provinces subdivisées en districts. Le territoire de la république n'est pas continu, mais il est interrompu par la partie de l’Araucanie , qui est occupée par les Araucans; tout ce qui reste au sud de cette contrée ne consiste qu'en quelques établissemens isolés et uans l'archipel de Chiloé. Nous ferons observer 1 le gouvernement dn Chili réclame le droit sur les deux îles désertes de /van-Fernandez et de Mas-Afuera; deux Anglo- Américains et six Taïtiens s'étaient établis der-

nièrement dans la première, Voici le tableau des divisions administratives de cette république.

Noms Des PROVINCRS, Cuevs-Lizux, Victas at LIEUX LES PLUS REMARQUABLES.

SANTIAGO. . , . +. SANTIAGO; Valparaiso; Santa-Cruz; Logroïn (San-José de Logroño); Tiltil; Chacabuco; Triana (Santa-Cruz de Triana, Rancagua).

ACONGAGUA, 4... San-Felipe (San-Felipe-el-Real, Villa-Vieja de Aconcagua); Quillota ; San-Martin de la Concia; Casa-Blanca; Santa-Rosa de los Andes; Ligua; Petorca.

Coquimno, . .. . . . Coquimbo (La Serena); Copiapo; San-Francisco de la Selva; Huasco (Guasco, Santa-Rosa); Cuscus.

CorcaaGua. . . . , . . Curico (San-Jose de Curico); San-Fernando; Talca (San-Agostiño

de Talca).

Maure , ......, Cauquenes; Chillan (Sau-Bartolw:1:0 de Chillan); Quilue, Concercion, , . . . . Concepcion (La Mocha, la Nou «'i:-Conception); Talcahuano; Angeles; Hualqui; Aruco. VALDIVEA 0 valdi via; Osorno.

Cuir0£ (l'archipel de). San-Carlos; Castro.

SANTIAGO, située sur la rive gauche du Mapocho ou Topocalma , dans une vaste plaine bornée à l’est par les Cordillères et à l’ouest par des collines, et dans un climat délicieux, avantage qu'elle doit à l'élévation du sol. Cette ville est divisée en places carrées , s'élevant en tout au nombre de 150, y compris les faubourgs. Les carrés sont marqués par les rues, mais plusieurs ne sont pas encore achevés, n'ayant pas le nombre de maisons nécessaires pour Fe compléter. Au centre se trouve une vaste place carrée , bordée des principaux édifices et ornée d’une belle fontaine. Sanlago possède plusieurs bâtimens remarquables, parmi lesquels nous nom-

ro,

merons : la monnaie, qu'on regarde comme le plus beau; elle rivalise d'élégance avec tout autre édifice de ce genre de l’Amérique-du-Sud, et est d'égal d'un grand nombre des plus remarquables que l'on puisse trouver en Europe; sa construction a coûté près d’un million de piastres ; le palais du gouvernement, où demeurait autrefois le capitaine-général ; il est très grand, mais pas encore achevé ; il en est de mème de la cathédrale , un des plus grands temples de l'Amérique-du-Sud. On doit aussi faire mention du beau pont qui traverse le Mapocho, et du tamajar, où brise-eau, Ce dernier est formé de deux murs de briques, dont l'intérieur est rempli de terre: il a deux milles de long; on a formé sur le haut une promenade à laquelle on arrive par des marches. On doit remarquer que cette ville est très sujette aux tremblemens de terre; ceux de 1822 et surtout de 1829, lui ont été très funestes. Santiago est le siège d'un évéché et possède plusieurs établissemens littéraires, dont les principaux sont : l'énstétut, qu'on peut regarder comme l’université de cet état; le collège de Saint-Jacques et le /ycée, fondés sur les mêmes bases que les meilleurs établissemens européens de ce genre; les deux coflèges pour les demoiselles , et la bibliothèque nationale. En 1826, on y publiait dix journaux. Autrefois résidence du capitaine-général, et aujourd'hui capitale de la république, séjour ordinaire du président du tribunal suprème et de toutes les autorités supérieures de l'état, cette ville a pris un grand accroissement depuis quelques années. On ne saurait éviluer au juste sa population ; nous croyons qu'on pourrait, sans craindre d'erreur, la porter au-delà de

55,oov âmes.

Voici les autres villes les plus remarquables. d Dans la PROVINCE DE SANTIAGO : Vazraraïso, jolie ville, qu'on peut regarder eu comme nouvellement bâtie, puisque sa population qui, avant la révolution ne s'élevait qe qu'à 5,000 âmes, était montée vers la fin de 1826 à 20,000, Dans le court espace de Le quelques années elle est devenue une des principales places marchandes de la mer du à la Sud. Plus de 3,000 étrangers s'y sont établis ; de grands chantiers se sont élevés aux frais à la

du gouvernement et des particuliers ; ces deruiers en 1826 possédaient environ 50 vaiseaux marchands , qui presque tous y avaient été construits. Dans le local de l'hôpital de

app.

San-Juan-de-Dios , établissement qu'on a transféré dans les faubourgs, on a foudé une école cère lancasterienne ; on a établi dans d'autres bâtimens d’autres établissemens littéraires; c'est forn

en cette ville qu'en 1811 on a furmé la première imprimerie du Chili, et dés l'année 1812 roya

ou y publia le premier journal, l'Aurora de Chili; en 1896 il y avait ra Journaux, Son à

beau port, d'une entrée facile, est à l'abri de tous les vents à l'exception de celui du dés nord, qui souffle violemment en hiver; il est défendu par trois forts et par une batterie laut à fleur d'eau; la citadelle, qu'on a commencé à construire sur une hauteur et sur un hom plan très vaste, n'est pas encure achevée et ne le sera probablement de lung-tenips, à rité | cause des sommes considérables qu'il faudrait consacrer à cet objet. Pendant les derniers que | troubles qui ont agité cette république, Valparaisu a été le siège du gouvernement central, étrar

Une assez belle route joint cette ville à Santiago.

Dans la PROVINCE D'ACONCAGUA : San-Fezire, petite ville, à laquelle on ac- pays

Para

corde 8,000 habitans; Lineua et Peronca, très petites, mais importantes par leurs mines : d'or; Quiizora, par les mines de cuivre qu'on exploite dans son district, et qu’on regarde tricts aujourd'hui comme les plus riches du Chili. As Dans la PROVINCE DE COQUIMRO : Coquimso, petite ville, importante par son avec port, son commerce et par sa population qu’on nous assure monter encore à 12,000 ordin âmes, malgré les pertes qu’elle a éprouvées par les tremblemens de terre de 1820 et de où il 1822. Huasco, trés petite, mais importante par son port et par la mine d'argent qu'on avant trouve dans son district, San-Francisco De La SeLva et Corraro, par les riches mines de laïqu

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Daus la P É DE C , ne er a de Chilné dd ; esque totalité de la populati i g ile de Chiloé, Voyez à la page 943 pour la position de ces iles, gb oué :hiet

DICTATORAT DU PARAGUAY.

POSITION ASTRONO MIQUE. Zongi 1 0 r 0] ngitu sé Latitude australe, entre 20° et 28° DRAEN RATE or! a rénublique d M 77e te E us la république de Bolivia et l'empire du Brésil. À | p résil. Au sud, la confédération du Rio de la Plat ouest, le vaste pays du Grand Ch 6 i us dues dal comté pans Ib aco, occupé par des indigènes indépenlbtdan 4 Le du RE le Ph égrante du territoire de le confédération FLEUVE i à 1e diolt re Lt proprement dit,etle Paraguay, son affluent Pr RE As His prngipans de cet état. Nous avons déjà vu, , mier est |: che princip:

mA MS SHEN a branche principale du grand fleuve DIVISION et T Mi st pp a 0 Jusqu'en 1808, époque où commenés dr es q ; agitèrent l’'Amérique-Espagnole-du-Sud, cet état Meter VE Lire ‘4 Paraguay , une des grandes provinces de la vice- D RTS . e célèbre docteur Francia sut profiter de toutes les TN ES a de que présentaient les évènemens pour s'emparer de RARE “ à dt LE e plus grand succès couronna ses projets, et cet ma sn ef trouve depuis plusieurs années investi de l’autopos qu'il exerce sous le titre de dictateur. On doit ajouter jee SR s quelques années l'entrée dans cet état est fermée à tous les on & : ie er Et sous peine d’être retenus prisonniers. Tout le tél a pRLee Mad de cercles; les missions, à la droite du f É ées d’une manière particuliè i 3 . a r ji ve à part. Voici les villes principales. #3 dd uéell les SUNCION , 5 i are ne ? Aura Fr gauche du Paraguay , Ville irrégulièrement bâtie, Pr ne ee “ É inégales ; c’est la capitale de l’état et la résidence Pres ue 4 . palais, où pour mieux dire la grande maison Poe Lol Hs “ timent construit par les jésuites, peu de temps Disnimts P see : estiné par eux à servir de maison de retraite aux tnt ou 1e te le fit réparer, lui donna un extérieur assez pays, et l'isola de tous côtés au moyen de larges rues. Les

nouvelles casernes , la cathédrale, le séminaire et le palais de l'évéque , sont les autres bâtimens les plus remarquables, Dans les environs on trouve une grande caserne, que Francia a fait construire pour la cavalerie, et où il demeure pendant tous les mois qu'il n'habite pas à l’Asuncion, On ne connaît pas exactement la population de cette ville; il paraît qu’elle s'élève à environ 12,000 âmes.

Les autres villes principales sont : Taveco, fondée par le dictateur dans les solitudes boréales de cet état, baignées par le Paraguay, pour y exiler les personnes qui lui dé. plaisent et pour contenir les Mbayas indépendans; Visra-Reat-pr-Concærcton, Yquamanpiu (Villa-de-San-Pedru), Nasmaucu (Villa-del-Pilar), Vitua-Rica et Canuouarvy, toutes chefs-lisux des cercles du mème nom; dans la dernière vivait le fameux et cruel Artigas, pensionné par le dictateur ; il y est mort en 1826, Dans le territoire des Missions se trouve Yravua, importante par la douane qu'on y a établie, La population de tous ces lieux est très faible; celle de Villa Rica, qui est la plus forte, arrive à peine à 4,000 âmes; c'est dans les environs de cette ville qu'on fait la plus grande récolte de l'herbe dite du pied ou maté, espèce de thé, si recherché dans presque toute l'Amérique-Méri.

ionale.

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