RÉPUBLIQUE-ORIENTALE DE L'URUGUAY
POSITION ASTRONOMIQUE. Zongitude occidentale, entre 55° et 61°. Latitude australe, entre 30° et 35°.
CONFINS. Au nord, l'empire du Brésil. À l’est, l'empire du Brésil et le territoire neutre, espace de terrein compris entre la lagune de Merim et l'Océan-Atlantique, ensuite cet Océan. Au sud, l'Océan-Atlantique et le Rio de la Plata. A l’ouest, l'Uruguay, qui le sépare des états d’'Entre- Rios et de Corrientes compris dans la confédération du Rio de la Plata.
FLEUVES. Plusieurs grands fleuves arrosent les vastes solitudes composent ce nouvel état. Les principaux sont les suivans.
Le Rio pe £a Prara, dont nous avous tracé le cours à la page 935, etc.; il baigne Colonia del Sacramento, Montevideu et Maldonado. Son principal affluent dans cet état est l'Uruguay, qui passe par Soriano ou San-Damingo-Soriano; celui-ci est grossi à la gauche par le Rio-Negro, qui traverse tout l'état de l'est à l'ouest.
Le Cenouvari, qui prend sa source dans les montagnes de Barriga-Negra dans le dis. trict de Concepcion-de-Minas, et, après avoir traversé dans la direction de l'ouest à l'est la partie sud-est de cet état , se rend dans la lagune de Merim.
DIVISION et TOPOGRAPHIE. Les vastes solitudes, qui composent le territoire de cet état, formaient partie de la vice-royauté de Buénos-Ayres, sous le nom de Zanda- Orientale. Après avoir été régie pendant neuf ans par le féroce et cruel Artigas, qui attaqua Buénos-Ayres, envahit l’Entre- Rios, souleva Santa-Fe, arma les Indiens du Grand-Chaco et déso!a le Paraguay par des actes inouis de barbarie, cette contrée, autrefois si florissante, fut envahie par les Portugais et réunie au Brésil sous le titre de provincia Cisplatina. Séparée de cet empire par un article du traité de paix conclu dernièrement entre le Brésil et Buénos-Ayres, elle fut déclarée indépendante, et prit le titre de république Orientale de l'Uruguar. On li connaît aussi sous le nom de Nouvel-Etat- Oriental de l'Uruguay. D'après la nouvelle organisation qu'elle vient de se donner , tout le territoire de la république est partagé en neuf départemens qui prennent le nom de leurs chefs-lieux respectifs; ces départemens sont : Montevideo, Maldonado , Canelones, San-José, Colonia , Soriano, Paisandu, Duragno, Cerro- Largo.
Mowrevinxo, chef-lieu du département de son nom et ca itale de la république. Elle est bâtie en amphithéâtre sur la rive gauche du Rio de la Plata, et sur une petite péninsule; son port, regardé comme le meilleur de La-Plata, est exposé à toute la violence des vents d'ouest nommés panperos. Le plan de la ville est régulier; les maisons, bâties en briques et couvertes d’une terrasse, n’ont la plupart qu’un seul étage ; les rues ne sont pas pavées. Par un article de la paix conclue entre le Brésil et Buénos-Ayres, ses fortifications, qui étaient assez considérables, doivent être démolies ainsi que celles de Colonia. Peu de villes de l'Amérique ont plus souffert que Montevideo. Son commerce, jadis si florissant , est réduit au quart de ce qu’il était, et sa population, qu’on portait jusqu’à 26,000 habitans, ne s'élève plus qu’à environ 10,000 âmes.
Toutes les autres villes sont très petites; voici les plus remarquables : Coconra (Colonia del Sacramento), importante par son port sur le Rio de la Plata, et par ses fortilications qui, comme nous venons de le dire, doivent ètre démolies; MatzbonADo, à l'embouchure du Rio de !a Plata, avec un port; FLoripa , dans l'intérieur, remarquable parce qu'elle a été le siège du gouvernement de l'état peudant la dernière guerre contre le Brésil.
Des persounes étrangères à l'archéologie nous reprocheront peut-être de n'avoir pas mentionné dans les environs de Montevideo le ombeau de Ptolomée , que l’on préteud y avoir été découvert dernièrement. Ce tombeau, d'après les relations publiées dans un grand nombre de journaux d'Europe et d'Amérique , serait décoré d’une inscription grecque , ct renfermerait plusieurs pièces d'armures d’un travail précieux , entre autres tin casque, sur lequel on voit représenté Hector traîné par Achille autour des murs de Troie ! Mais depuis quelques années des savans célèbres , et tout récemment un des collaborateurs du
Temps , journal savamment rédigé sous la direction de M. Coste, ont déjà fait justice de cette prétendue découverte et des absurdes explications, que des juges non compéteus
qui
nal d
“ st Le Lee de publier. Nous avons cru cette explication nécessaire pour nous ! . : abri de la critique, et pour signaler une erreur archéologique, qui n'a pas manque de donner une certaine célébrité aux environs de cette ville.
astes solitudes qui ins.
a page 935, etc.; il principal affluent dans o-Soriano; celui-ci est st à l'ouest.
iga-Negra dans le disection de l'ouest à l'est