‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 3)Chapitre 279 sur 457 · PERNAMBUCO · texte numérisé non relu

PERNAMBUCO

Comarque do Recife. . .... Panwamuco (Cidade do Recife); Santo- Antonio de Cas fostner dnstinhes Serinhem (jadis Villa-Formosa ) ; (pojuca.

Comarque de Olinda. .,. Olinda; Goyanna; Pasmado; Iguarassu ; Limoeiro ; Pad-d'Alho, Vile d'Jtamaraca. " Ent nb

Com, do Sertào (du Désert). . Symbres ? (jadis Ororaba); Santa-Maria (Indios Real

de Santa-Maria); Fores; Guarahey; Pambu (Santo-

Antonio de Pambu),

rinceza; Taubaté; Guaarehy.

raba; Mugy-Mirim.

nmanea; guapés Castro; PARARYBAS noue +... Panauysa (Cidade da Parahiba); Montemor, Filla-Real; Pilar do fepus Pombal.

idade de Nossa-Senho- RiO-GRANDE. , , 4, + Naraz (Cidade de Natal); Fillanova da Princeza (jadis

co; Laguna; Santa- Anna; pu A Lee pres E shae (jadis Guajiru). L'ile de

Rio-Pardo; Rio= Grande Crana où Cana.

Rio-Grande); Estreito; Comarque de Ceara. . .... Ciara (Seara, Cidade da Fortaleza); Aracaty; Grana; atinim; San-Miguel; San- Sobral (jadis Garassu) ; Filla-Fiçosa. Comarque de Crato. .,.., Crato; Jeco (Yo); San-Joûo do Principe.

tto-Grosso jadis Villa. PURE, roses + Ouynas (Cidade de Oeyras); Parnahiba (Paranahyba);

San-Pedro-del-Rey; Nova. É Piraruca; Poti; Jerumenha; Pernaguà.

la+Beira; Camapuan,. Manammâo. : 4,4... Mananuio (Cidade de San-Luiz); Hycatu; Caxias (Cachias); Itapicuru-Grande; Guimaraens; Alcantara; Lu-

a Goiaz, dite autrefois nul miars Tutoya.

Ouro-fino; Santa-Crus; p 4 À ra à Comfarque do Parà ...... PanÀ (Belem, Santa-Maria de Belem, Cidade de Belem);

Villa-Vicosa (jadis Cametà); Santarem; Gu Curupa); Sousel; Obidos dus Pauxis); honte rupi; Collares ; Ourem; Melgaco; Pombal ; Alter do Chüo; Pinhel.

Comarque de Marajo. . :. Villa de Monforte (Villa Joannes); CA “es; Soure;

Salvaterra; Monvaras.

Comarque do Rio-Negro...Barra-do-Rio-Negro; Barcellos; Thomar; Moi: ra; Olivenca (jadis San-Paulo); Borba; Serpa; Silves.

'avalcante; Conceicüo; Ta- ; Porto-Real; San-Joûo-

ois Villarica); Marianna; u; Santa-Barbara; Antous Altas-de-Matto. Dentro.

José; Campanha (Villa-

MR PARLE RE ANT Rio-ps-Janemmo, dite aussi simplement Rio, chef-lieu de la province

de ce nom et capitale de l'empire. L'emplacement qu’elle oc’ npe était aplé anciennement Guenabara pur les inambas. C’est un: grande ville, : âtie sur une grande baie qui forme un des plus beaux purts de l'Amérique. L'entrée en est défendue par plusieurs forts : celui de Santa-Cruz , bâti contre la montagne dite le Pico, et ceux de Fillagagnon et de üha das Cobras (île des Serpens), construits sur deux îlots dans l’intérieur de la baie, sont les plus importans. 11 faut distinguer dans Rio-de-Janeiro la ville proprement dite, ou la ville vieille, et la ville nouvelle ; celle-ci à été bâtie à l’ouest de la première depuis 1808; la vaste place, ou; pour mieux dire, le campo de Santa- Anna, les sépare. Des rues larges , droites, pavées de grès et garnies de trottoirs; de belles maisons, la plupart bâties en granit; plusieurs places publiques et quelques édifices assez beaux, justifient le jugement favorable porté par plusieurs voyageurs sur cette ville ; il faut avouer cependant que la ville vieille offre plusieurs vilaines constructions et plusieurs rues étroites et tortueuses.

a); Cahyte (Villa-Novaipe); San-Romüo; .fraxt isco das Chagas); Pilao-

ado (Villa-do-Bom-Suc- Rio-das-Velhas. Je dis-

Itapemirim; Guarapary; meida); Filla-Velha-doira; Maragogipe; Naza- Iguaripe, L'ile de Tapa- Villa-Nova do Principe;

nca; Camamu.

nr mm me mn urnes ose

1122 ABRÉGÉ DK GÉOGRAPHIF.

Les édifices les plus remarquables sont : le palais impérial, autrefois la résidence du vice-rois c’est un bâtiment bâti en granit, composé de trois édifices séparés, réunis par des galeries couvertes ; leur architecture n'offre rien de remarquable ; le palais épiscopal ; la monnaie ; l'arsenal de terre ; V'arsenal de la marine; les bureaux de l'armée (tre, où casa do exercito); la douane, Parmi les églises qui se fout plus remarquer par leurs ornemens et leurs richesses intérieurs que par leur architecture, nous citerons : la cathédrale, près de laquelle se trouve la chapelle impériale ; V'église de Nossa-Senhora da Candellaria ; la chapelle de Saint-Pierre et celle de Santa-Cruz, On doit ajouter le thédtre de San-Joio, où l'on joue l'opéra italien ; le couvent des Bénédictins, remarquable surtout par la beauté de sa situalion; et le magnifique agueduc da Carioca terminé en 1740; c'est une imitation de celui de Lisbonne, et sans contredit un des plus beaux de | Amérique; il peut avoir une demi lieue d’étendue. Les plus belles places de Rio sont : la place du chdteau, sux laquelle se trouve le palais impérial; elle donne sur la baie; uue fontaine complète le tableau qu'offre sa vue; la place du Rocio, qui lui est supérieure pour les dimensious; la plac: du Peloirinho , autrelois nommée Capim ; Va place de San- Domingo ; enfin le campo de Santa- Anna, remarquable par son immense étendue et par sa fontaine, mais qui est encore un espace presque entièrement ouvert, destiné à devenir une des plus belles places du monde.

Plusieurs instituts littéraires ont été établis depuis 1808 dans la capitale du Brésil; nous nowumerons : l'école de médecine et de chirurgie, annexte à l'hôpital militaire ; l'école des beaux-arts ; V'école de navigation ; le séminaire de San-Joachim ; Ve lycée de Saint-Jean ; l'école militaire ; V'écolé de droit ; celle d'histoire naturelle ; Vinstitut de commerce et l'université, qu'on vient de fonder; la bibliothèque impériale ; \e cabinet de minéralogie ; etÿhors de la ville, le jardin botanique. Ce dernier établissement, dirigé avec le plus grand soin, peut devenir de la plus haute importance pour tout le Brésil. On y a naturalisé le thé, qui y vient parfaitement, ainsi que le canellier, le geroflier, le muscadicr, le laurier camphré, et une foule d'arbres et de plantes exotiques, dont la culture peut être adoptée en peu d'années dans toute l'étendue du Bresil. 1 y a 6o ans, il n’existait point un seul pied de cafer dans la province de Rio-de-faneiro , et c'est maintenant une des sources de sa richesse. On ne saurait faire trop de vœux pour que l'arbre à pain de la mer du Sud se naturalise dans ce beau jardin, pour se ré-

andre ensuite dans le reste de l'Amérique-Méridionale. Cette ville, qui, il y a quelques années, n'avait qu'une seule imprimerie, en possède actuellement plusieurs; et, bien que jusqu’à 1820 on n’y ait publié qu'un seul écrit périodique , il en paraissait déjà dix en 1828. Rio a un grand nombre de marchés où l’on voit étalées des provisions et des denrées de tout genre, et, ce qui afilige encore tous les amis de l'humanité, on y vend publiquement les esclaves au grand marché destiné à ce commerce abominable. Peu de villes offrent de plus belles promenades que la capitale du Brésil. Outre les places que nous avons mentionnées, élle possède un emplacement destiné à cet cbjet et nommé le passeio publico. Un petit emplacement y est consacré aux leçons de botanique, parce que le jardin destiné à l’enseignement de cette science est situé à une trop grande distance. L'abolition de plusieurs restrictions qui génaient la liberté du commerce

a fait naître, chez les habitans de Rio, le goût pour les entreprises et pour

. = ner er ae a range que eue ue ans mn

rial, autrefois la composé de trois chitecture n'offre nal de terre ; Varà do exercito); la leurs ornemens et iterons : la cathélise de Nossa-Sene Santa-Cruz, On italien; le couvent tuation ; et le maitation de celui de que; il peut avoir sont : la place du lonne sur la baic; ace du Rocio, qui loirinho , autrefois po de Santa- Anna, nine, mais qui est à devenir une des

08 dans la capitale chirurgie, annexée avigation ; le sémilitaire ; Vécolé de | l'université, qu'on inéralogie ; etfhors , dirigé avec le plus jour tout le Brésil.

si que le canellier, oule d'arbres et de peu d'années dans int un seul pied de aintenant une des x pour que l'arbre jardin, pour se rée. Cette ville, qui, ie, en possède acy ait publié qu'un 8. Rio a un grand s et des denrées de e l'humanité, on y iné à ce commerce ades que la capitale es, élle possède un blico. Un petit eme que le jardin desbp grande distance.

berté du commerce entreprises et pour

les spéculations commerciales, Un grand nombre de négocians anglais, français et allemands sont allés s’y établir, et ont imprimé un grand mouvement à son commerce; cette ville figure déjà parmi les places les plus commerçantes du monde, et elle est sans contredit, sous ce rapport ainsi que sous celui de la population, la première de toutes les villes de l'Amérique-Méridionale. Sa population doit actuellement être au-dessus de 140,000 âmes, nombre auquel nous avons cru pouvoir l'évaluer à l'époque de la publication de la Balance politique du Globe.

Les environs de Rio-de-Janeiro sont renommés par les admirables tableaux qu'y offre la nature, C'est la beauté de la situation, la bonté du climat et les richesses végétales plutôt que l'œuvre des ‘ho qui ÿ attirent l'attention du voyageur. Parmi les lieux les plus remarquables sitfés" dans le voisinage de cette métropole, nous nous bornerous à signaler les suiväté : Boa-Visra, maison de plaisance de l'empereur, bâtie sur une petite hauteur, d'où l'on jouit d'une des plus belles vues sur la buie; Bora-Foco, baie charmante, où se trouve une maisou de plaisance impériale; Ponro DA Esraaiza, village florissant par le commerce et situé sur une montagne; Maxptoca , superbe possession de M, Langsdorff, dans une position charmante; Sax-Cuisrovio, autre village, imaiutenant réuni à la ville, avec une maison de plaisance de l'empereur, Beaucoup plus loin et dans un rayon de 6o milles on trouve: Sasra-Cauz, avec un assez beau palais impérial , jadis propriété des jésuites ; une plantation considérable appartenant à l'empereur en dépend. Macaeu, jolie petite ville, importaute par ses plantations et par sa population, Caso-Fnie , par,ses pêcheries; on ÿ jouit d’une vue superbe, Manica, très lite ; elle possède une éylise qui n'est inférieure qu'aux plus beaux temples de la capitale.

San-Sazvanon, nommée communément Bauia, chef-lieu de la province de Bahia, bâtie en grande partie sur un terrein escarpé, à environ Goo pieds au-dessus du niveau de la mer, et en partie sur la plage de la magnifique baie de Tous-les-Saints (de Todos-os-Santos) qui y forme un des plus beaux ports de l'Amérique. La partie haute, qui est la plus considérable, s'appelle la Cédade- Alta ; elle embrasse aussi les deux faubourgs nommés la Fictoria, au sud, et Bom-Fim , au nord ; la partie qui borde a mer s'appelle Praya. La cité haute est la demeure des gens aisés, et contient les Fatimens les plus remarquables de la ville ; on y trouve de grandes et belles rues. Les rues de la ville basse sont irrégulières, étroites et tortueuses, ce qui dépend en grande partie de £a situation; la plupart des maisons sont bâties en pierres; plusieurs ont de trois jusqu’à cinq étages; leur. extérieur est assez beau; elles sont garnies de balcons et plusieurs ont des jalousies en place de croisées. On peut dire que Bahia est la première ville du Brésil par le nombre et par la beauté des édifices qui la dévorent, bien que quelques-uns seulement puissent soutenir la comer a sous le rapport de l'architecture, avec ceux des grandes villes de a ci-devant Amérique-Espagnole. Les édifices qui méritent surtout d’être mentionnés sont : l’ancienne église des jésuites, qui depuis plusieurs années sert de cathédrale; on la regarde comme le plus beau temple de tout le Brésil; le palais dévgouverneur ; l'hôtel de ville (caza da camara); le tribunal d'appel (caza da relaçào); le palais archiépiscopal ; Vhôpital militaire et V'écule de chirurgie ou le:ci-devant collège des jésuites; les couvens et les églises des franciscains, des carmes et des bénédictins. Tous ces édifices se trouvent dans la ville haute. Dans la basse, nous nomme rons l'église de la Conception (Conceiçao) , dont les pierres ont été apportées de Portugal numérotées; la nouvelle bourse , qui n’est pas d’une architecture assez sévère ; l'arsenal maritime, qui est le premier établissement

de ce genre de tout le Brésil ; et la douane. Dans le faubourg de Bom-Fim se trouve la belle chapelle de Bom-Fim , visitée tous les ans par un nombre immense de personnes à l'époque des fêtes qu'on y célèbre. C’est dans le faubourg opposé de Victoria que se trouve la jolie chapelle da Graca, l'église la plus ancienne de Bahia ; une tombe, portant le millesime de 158, est consacrée à la mémoire de la célèbre Catherine Alvarès, indienne de ln tribu des Tupinambas, à laquelle appartenait tout le territoire de la caupitainerie. ! 3 | Les principaux établissemens littéraires de Bahia sont : l'école de chirur. ie, imitation de celle de Rio-de -Janeiro; le gymnase, le séminaire et la “bliothèque publique, fondée, au moyen d’une loterie, par le comte dos Arcos, un des derniers gouverneurs; c'est le se établissement de ce genre de tout le Brésil, et il est surtout bien fournien livres français et anglais. On doit ajouter qu'en 1828, on publiait quatre journaux dans cette ville. Bahia possède un thédtre assez grand etune des plus belles promenades publiques de l'Amérique ; cette dernière, nommée le passes publico, est située sur le point le plus élevé à l'extrémité sud-est de la ville, pus du fort San-Pedro; on y respire un air fraiset on y jouit d'un des plus eaux points de vue qu'on puisse imaginer; on y a élevé un obélisque, sur lequel une inscription indique le jour et l’année où le roi Jean VI mit pied à terre à Bahia : c'est le premier monarque européen qui ait touché le sol du Nouveau-Monde, Un lac pittoresque, désigné sous le nom de Dique, | offre des promenades charmantes mais solitaires, et suit presqu’entière- [ ment la ville, de manière à ce qu’elle soit en quelque sorte environnée d’eau, même du côté qui ne regarde pas la baie; on y rencontre un assez | jusqu’en !

grand nombre de caymans. Bahia a été la capitale du Brésil j 1763; elle est restée encore sa métropole ecclésiastique, puisqu'elle est la résidence de sad ré ad dont relèvent tous les évèques de l'empire. Bahia est aussi le siège d’un tribunal d'appel, dont le ressort s'étend sur les - provinces centrales du Brésil. Son commerce florissant a engagé un grand

nombre de négocians portugais, francais, anglais, allemands et d’autres t nations , à s’y établir. Sous ce rapport, elle n’a d’autres rivales que Rio- «de-Janeiro et se place à côté des villes les plus commerçantes du Nouveau- t Monde. Cette ville est aussi la /a première place forte de l'empire ; le fortim t do mar, avec ses casemattes où l’on conserve la poudre qu'on fabrique dans 1

ses environs, est la partie la plus importante de ses nombreuses et vastes fortifications ; sa forme est circulaire , il est bâti sur un rocher isolé de la baie et peut défendre le port et la ville. Le grand nombre de personnes so viennent à Bahia de tous les lieux situés autour de sa baie et même

e quelques lieux plus éloignés, et le grand nombre de vaisseaux marchands qui se trouvent continuellement dans son port, rendent très difficile

l'estimation de sa population permanente. D'après les renseignemens que n nous avons pu nous procurer de plusieurs sources, nous croyons pouvoir l'évaluer à environ 120,000 âmes, nombre qui, à l'exception de Rio-de-Ja- d

méiro, dépasse celui de toutegles autres villes de l'Amérique-Méridionale.

Les environs de Bahia , que les Brésiliens nomment le Rxconcavo , offrent la partie du Brésil où la: Paie est le plus concentrée ; elle est parsemée de gros bourgs ‘et d'un q grand nombre de villages , qui tous fleurissent par les riches produits de leur agriculture ; d celui de Nossa-Summona Da Puma, dit communément Taraorre, est remarquable par la maison de campagne de l'archevêque et surtout par ses vastes chantiers, où l'on con-

em

mnt comes

struit un grand nombre dé beaux vaisseaux , qui pour la solidité sont supérieurs même à ceux qu'on cousifoit dans l'Inde, Plws loin et dans un rayou de 40 milles on trouve : Caxü#in a (Gachoeira), ville qu'on cherche en vain sur plusieurs cartes généralement estimées et trés récentes, quoiqu'elle soit la plus importante de toute la province après Bahia, non-seulemei:t pour sa population qu'un porte à 16,000 âmes, mais aussi pour les produits de son agriculture et pour son commeréé florissant avec l'intérieur, Manacocire » Naunnxvm, Sanro-Amano et fraricuau, impnriantes jar les produits de leur agricultures loua- RUPE , par ses nombreuses fabriques de tuiles et de poterie. Enfin l'ile d'Irarantes , la plus grande de celles qu'on voit dans la magnifique baie de San-Salvador, En général, les bourgs du Reconcavo font un grand commerce de farine de manioc, de légumes secs, de tabac et de sucre; plusieurs pécheries de baleine (armaçdes) offrent une branche fructueuse d'industrie,

Cinanx po Recire, dite communément Prnnamsuco, chef-lieu de la rovince de ce nom , et entièrement différente de la ville d'Olinda, avec aquelle les géographes la confondent dans leurs descriptions. Pernambuco est en quelque sorte une ville triple, puisqu'elle se compose de trois parties distinctes, savoir : RAecife proprement dite, bâtie sur une péninsule qui s'étend au sud de la ville d'Olinda : c'est la partie de la ville la plus commerçante et celle où se trouvent la douane , l'intendance de la marine et les chantiers de l'empire; Santo- Antonio, sur une île formée par les bras du Capibaribe;,un grand pont, presque tout en pierre, la joint au Recife; cette partie:egt en général mieux bâtie que la précédente; on y trouve la trésarerie , le palais du gouverneur, le thédtre et \e marché principal; enfin, Bou - Vista, sur le continent; un pont de bois, le plus grand du Brésil, traverse un bras du Capibaribe. Pernamhuco ne se distingue pas beaucoup sous le rapport littéraire, puisque les principaux établissemens de ce genre se trouvent à Olinda , qui en est tout près; elle possède cependant un petit grmnase et plusieurs écoles inférieures. En 1828, on y publiait trois journaux, Cette ville est assez bien fortifiée du cit dé la mer, et son port est le plus fréquenté après ceux de Rio-de-Janeiro et de Bahia. Son commerce a pris un tel essor depuis vingt ans, que sa population ne saurait être évaluée actuellement au-dessous de 60,000 âmes. Dans ses environs immédiats et dans un rayon de 40 milles on trouve : Orinna , ville très déchue , avec environ 7,000 habitans, mais importante par son évèché , sa belle cathédrale , sou séminaire et son jardin botanique. On doit aussi nommer beaucoup plus loin : Sanro-Anronio px Cano-Acosrinno, Senimuum, jadis nommée Vicua-Fonmosa ; et Goxawxa ; celte dernière est importante par sa population , son commerce et son agriculture, L'ile d'Irawanaca , importante par ses salines et par le port de Catuma qu'elle forme avec la côte du continent.

Voici les autres villes les plus remarquables de l'empire; nous les nom-

merons en suivant l'ordre du Tableau des divisions administratives.

Dans la PROVINCE DE RIO-DE-JANEIRO , outre Rio-de-Janeiro et les lieux que

nous ayons décrits dans ses environs à la page 1123 , nous nommerons encore : Camros, tite ville, importante par sa population et son commerce ; Novo-Faisunco, par sa co-

onie suisse, qui dépérit tous Îles jours de plus en plus, et dont la population primitive

urg de Bom-Fim 15 par un nombre bre. C'est dans le apelle da Gracça, illesime de 1582, arès, indienne de e territoire de la

: l'école de chirurle séminaire et la par le comte dos ablissement de ce livres francais et re journaux dans +» plus belles proommée le passeic sud-est de la ville, jouit d’un des plus un obélisque , sur | Jean VI mit pied ii ait touché le sol le nom de Dique, it presqu'entièresorte environnée rencontre un assez lu Brésil jusqu'en , are dé le est la ques de l'empire.

sort s’étend sur les a engagé un grand emands et d’autres s rivales que Rioantes du Nouveaul'empire; le fortim u’on fabrique dans mbreuses et vastes rocher isolé de la nbre de personnes e sa baie et même de vaisseaux marendent très difficile renseignemens que is croyons pouvoir

ms) de Rio-de-Ja- de 1,800 individus était réduite à 300 en 1826; AnGra nos Ruis ou Iuma-GnanDe, rique-Méridionale. importante par son port et son commerce.

Lo , offrent la partie du Dans la PROVINCE DE SAN-PAULO : San-Pauto, ville épiscopale, située presde gros bourgs ‘et d'un que sous le tropique du capricorne dans un climat aussi agréable que salubre, ce qu'elle its de leur agriculture; doit à sa position élevée, Des rues droites et presque toutes d'une grande propreté, des

maisons blanchies et d’une jolie apparence, élevées de deux étages dans les rues principales et accompagnées de jardins , plusieurs places, trois jolis ponts en pierre et plusieurs édifices publies rendent assez agréable l'aspect général de cette ville. Le palais du gouver-

; est remarquable par chantiers, où l'on con-

neur, autrefois collège des jésuites, la cathédrale, le palais épiscopal et la fonderie d'or sont les bâtimens les plus remarquables. Ses principaux établissemens littéraires sont : l'université fondée dernièrement, le séminaire et la bibliothèque publique; en 1828 on ÿ publiait un journal. Saint-Paul possède un petit thédtre. Un membre éclairé de l’académie royale -des sciences de Lisbonne a depuis long-temps réfuté les calomnies débitées par des voyageurs superficiels ou de mauvaise foi sur l'origine des Paulistes, qu'on prétendait descendre d’une bande d'aventuriers espagnols, portugais, métis et mulâtres fuyant de diverses parties du Brésil pour former ici ure république de brigands. La population de Saint-Paul avec ses environs les plus immédiats peut s'élever à environ 18,000 âmes,

Nous norwmerons ensuite Sanros, importante par son port et par son commerce ; Vezra-Da-Princeza , par la pêche de la baleine; T'ausaré, par son commerce et sa population; GuanareneusrÀ, par les produits de son agriculture; Yru, par ses cultures et par la belle cascade du Tieté; Ponro-Far1z, par sa position sur la ligne navigable qui mène à Cuyaba : Sonocasa, par sa population , son industrie, par la carrière de pierres à fusil et parles forges impériales d'Ypanema qui se trouvent dans son territoire ; Conrry54, la plus florissänte de la comarque de son nom; Paranacua, chef-lieu de la comarque de son nom jusqu'en 181r; CannaneA, importante par ses pêcheries ; Ieuaré, par son pélerinageget par les fonderies d'or qui la rendaient autrefois florissante.

Daniÿla PROVINCE DE SANTA-CATHARINA : Cinane px Nossa SENHORA Do Desterro, daus l'ile Santa-Catharina, petite ville importante par son commerce, son portet sa population estimée à 6,000 âmes ; San-Francisco, par ses chantiers ; LAGUnA, SaxTa-Anna et San-Miuer,, par leurs pêcheries; la dertiée est la station principale pour la péche des baleines. L 50

Dans la PROVINCE DE SAN-PEDRO: Ponriryane, pelite vilæavec un port; on nous assure que la population monte actuellement à près de 12,000 ‘âmes ; Rro-GRANDe ou Sax-Penro, importante par sa population, par son commerce florissant de cuirs et de viandes sèches, et par son port; elle a été le chef-lieu de la province jusqu'en +763; Esrratro, remarquable en ce qu'elle est le plus ancien établissement de la province; Sax-Mreuee et San-NicorÀo, très petites, quoiqu'elles soient les plus importantes des Sept-Missions de l'Uruguay.

Dans la PROVINCE DE MATTO-GROSSO : Marro-Grosso , petite ville, importante par l'or qu’on recueille sur son territoire et par sa population qu'on porte à 6,000 âmes ; Cuxasa, avec une population estimée à 10,000 âmes et résidence d’un évêque in partibus ; on peut la regarder comme la ville la plus centrale de toute l'Amérique-du- Sud; DiamanTino , très petite, mais remarquable par l'or et les diamans qu'on recueille dans ses environs ; San-Penro D'Ec-Rey , par son sel et son 07"; Nova-Cormnra et Forte po Princiee DA Berra, slations militaires assez importantes; Camaruan , poste très fréquenté ; sur le grand chemin qui par eau mène de San-Paulo à Cuyaba. Il est bon de rappeler que cette immense province.est encore très mal connue et presque entièrement habitée par des nations indigènes indépendantes, parmi lesquelles nous citeronsles Payaguas, qui, avec les Guaycurus, ont été si formidables aux Portugais, et les Bororos qui sont très répandus. Les Guaycurus ou Indiens cavaliers, qui formaient la nation la plus importante de.ces contrées, ont été presque anéantis dans l’intérieur du Brésil; ils se partageaient la domination des campagnes , de même que les Payaguas étaient les maîtres du fleuve.

Dans la PROVINCE DE GOYAZ : Goyaz, petite ville d'environ 8,000 habitans, résidence d’un évêque in partibus ; Mera-rone , la plus commerçante et la plus peuplée de la province après Goyaz; Picar ; Quro-r1xo et Sanra-Cruz, importantes par l'or qu'on trouve sur leur territoire; Sanra-Rirra , station importante par la navigation intérieure ; Caixa, par sa population. On ne doit pas oublier le Drsrricr Des DrAMANS, espace assez considérable situé le long du Rio-Claro, affluent droit de l'Araguay; on y recueille de heaux diamans. Navivinape, petite ville, plus florissante par les produits de son agriculture et de ses pâturages que par ses lavages d'or; AGuaquenTE , reuommée autrefois par l'or qu'on recueillait sur son territoire: on y trouva le morceau de quarante-trois livres conservé dans le musée de Lisbonne jusqu’à l’arrivée des Français dans cette capitale. Ca- VALGANTE et ConcærçAo , importantes-par-leur population et par l’or qu'on recueille dans leurs districts; Tantras, par les produits de son agritulture; San-Jozé De Tocanrini,

al et la fonderie d'or nens littéraires sont :

publique; en 1828 on mbre éclairé de l’acales calomnies débitées aulistes, qu'on prétenset mulâtres fuyant de ands. La population de ron 18,000 âmes.

et par son commerce ; commerce et sa popuu, par ses cultures et la ligne navigable qui la carrière de pierres s son territoire ; Conr- A, chef-lieu de la coes pêcheries ; Ieuaré, is florissante.

& Nossa SENHORA Do ar son commerce, son es chantiers ; Lacuma, t la station principale

vitl&avec un port; on 0 âmes ; Rio-GRANDE e florissant de cuirs et vince jusqu'en +763; ement de la province; s plus importantes des

» , petite ville, imporn qu'on porte à 6,000 résidence d’un évêque le toute l'Amérique-duiamans qu'on recueille ova-CormBra et FORTE mAPuaAn , poste très fré.

yaba. Il est bon de rapesque entièrement haciterons les Payaguas, es Bororos qui sont très tion la plus importante sil; ils se partageaient les maîtres du fleuve.

viron 8,000 habitans, ante et la plus peuplée portantes par l'or qu'on ‘navigation intérieure ; Dramans, espace assez uay; on y recueille de roduits de son agriculeuommée autrefois par le quarante-trois livres daus cette capitale, Caor qu'on recueille dans -Jozé De Tocanrin:,

avec la plus beile église de toute la province; Ponro-Raaz, station très importante sur le Tocantin ; Sax-JoÂo pa PaLMA , au confluent du Rio-Palma avec le Parannan, emplacement importaut , destiné à être le cheflieu de cette comarque.

Daus la PROVINCE DE MINAS-GERAES : Cinaus po Ouno Pasro, autrefois nommée Virranica , située sur le penchant d'une montagne et dans le voisinage de l'Itacolumi, le point culminant connu de tout le Brésil, Ses vues sont irrésulières, escarpées et mal pavées , mais remplies de jolies fontaines qui conduisent l’eau dans presque toutes les maisons. Ses principaux édifices sont l'église de Nossa-Senhora do Pilar et de Nossa- Senhora da Conceigdo, le palais du gouverneur, \'hôtel-de-ville, \e trésor où se trouve aussi la monnaie, et le théatre, le plus ancien du Brésil, On doit mentionner aussi les quatre pouts en pierre. Sous le rapport littéraire, Viltarica n'offre vien d'important, Le produit des fameuses mines d'or auxquelles cette ville doit scu origine , a beaucoup diminué; la population s'en est beaucoup ressenti, étant descendue de 30,000 à 8,593 âmes, uombre qu'elle comptait en 1813 ; où la porte actuellement à environ y,o00 habitans disséminés daus 2,000 nraisons. Malgré cela Villarica tient toujours un raug distingué paruii les villes les plus industrieuses et les plus commergantes de l'intérieur de l'empire.

Nous nommerons ensuite : Manranxa, petite ville épiscopale , avec 5,000 habitans ; Sawra-Bansara, importante par ses riches favages d'or et par sa population ; Anrowio PenginA, INrictonavo el Catas-Acras pe Marro Dexrro, autrefois très importantes par leurs riches lavages d'or. Sax-Joio » Ec-Rey , remarquable par la chapelle des Franciscains, regardée comme le plus beau bâtiment de la province, et importante par sa population estimée à 6.000 âmes, par ses riches /avages d'or et surtout par son commerce; San-Jozé, par sa belle église, son agriculture et ses lavages d'or; Camranna, par sa population, son industrie, son agriculture et par ses lavages d'or regardes comme les plus riches de la province. Sanaa, petite ville importante par sa population qu'ou porte à 9,000 âmes; elle a quelques beaux édifices et des riches lavages d'or ; CauvrTe, rémarquable par sa belle église, par sa population et ses lavages d'or ; Piraxcur, renommée par son rhum. ParacaTU, importante par ses lavages d'or et par ses diamans ; San-Ro- MÂo, par sou commerce; ARaxÀ, par son industrie et par ses sources salées, R19-San- Francisco pas Cuacas, importante par son commerce; PrLÂo-ArcaDo, par ses riches salines ; Vania Do PRiNctre, par sa population estimée à 5,000 âmes et par ses. riches lavages d'or; Agua Susa, par ses /avages d'or et son agriculture; Rata Do. Rio pas Vezmas; c'est la station principale du sel qu'on importe par le Rio San-Francisco. Fanano, chef-lieu du riche et beau d'éstrict de Minas: Novas, qui formera bientôt une comarque séparée ; ses lavages d'or, qui y attirèrent les premiers habitans en 1726, sont presque abandonnés pour l'agriculture. Son coton commence à ètre fort recherché dans les marchés d'Europe. Cest dans ce district qu'est situé le Pays d'Americanas où Americanos, où se trouvent grand nombre de pierres de couleur, mais sur la richesse duquel-on fait courir mille bruits fabuleux. C'est encore dans ee distriet de Minas-Novas que vivent les anthropophages Botocudos. Tisuco , chef-lieu du fameux district Diamantino, dont l'eutrée, jusqu'à ces dernières années, était sévèrement interdite à tous les étrangers. Ce petit district était gouverné par de: réglemens particuliers, tracés de la main du cèlebre Pombal. Les habitaus de cette petite ville, au nombre d'environ 6,000 , sont renommés dans la province de Minas par leur culture intellectuelle, C'est daus le lit de la rivière Jiquitinhonha (Jigitonuhonha) qu'un exécute les travaux nécessaires à l'erploitation des diamans, dont où a extraordinairement exagéré et dont eu exagére encore le produit,

Dans la PROVINCE DE ESPIRITO-SANTO : Vicroraa , petite ville importante par sa belle baie et par son commerce ; on lui donne 5,000 habitans; Itarxmintm, flurissante par les produits de son agriculture; Guanarary , renommée par.son baume ; Arcmxipa et Visra- Versa Do Esrin:ro-Sanro, importantes par leurs pècheries.

Dans la PROVINCE DE BAHIA outre Baura et les villes que à lo page 1124 nous avons décrites dans ses environs , ou doit encore nommer : Jaconina , petite ville, importante par ses fabriques de poterie; Vicra pe Conras, par son agriculture et par les débris fossiles de mastodontes trouvés sur son territoire; Joazecno, station imporiante pour le commerce sur le San-Francisco; Sax-JonGz, pelite ville, importante par ses pêcheries et par son port; c’est un des plus anciens établissemens portugais ; OLIVENCA ,

remarquable par l'industrie de ses habitans, Camamu , par sa baie magnifique , par ses pêcheries de baleines et par son agriculture ; Ponro-Sscuro, importante par ses pécheries et par son port ; Sanra-Cauz, lrès petite; nous la nommons parce que c'est le premier établissement fait par les Portugais dans le Brésil. Canavezvas, avec un port; c'est la plus peuplée et la plus florissante de toute la comarque de Porto-Seguro par son agriculculture et par son commerce ; Lxorozvia, remarquable par la nouvelle colonie composée de Français et d'Allemands. ;

Dans la PROVINCE DE SERGIPE : Cinans pe San-Curisrovio, petite ville d'en. viron 9,000 habitans, avec un port; Esrancra, encore simple village, mais supérieur

ur la population et pour le commerce à toutes les villes de la province, sans en excepter let Lacar1o , renommée par sa carrière de pierres à fusil.

Dans la PROVINCE DES ALAGDAS : Acacoas, petite ville, importante par le com: merce des produits de sou agriculture et par sa population qu’on estime à 14,000 âmes ; Maczxo et Panepo, florissantes par le commerce des produits de leur agriculture.

Dans la PROVINCE DE PERNAMPUCO, outre Psrnamauco et les autres villes décrites à la page 1125 dans ses environs, on doit encore nommer : Pasmano, petite ville , remarquable par son industrie ; Pamvu, remarquable par la belle cascade de Paulo. Affonso et par les riches mines de cuivre , qu'on trouve sur son territoire.

Dans la PROVINCE DE PARAHYBA : Paranvsa , assez jolie petite ville, commerçante , avec un port et environ 6,000 habitans.

Dans la PROVINCE DU RIO-GRANDE : Naraz, très petite ville, d'environ 3,000 habitans, mais importante par son commerce et par son port; VizLANOvA DA PRINC&ZA , la ville la plus considérable de l'intérieur, importante par ses salines. L'ile de Fennanno vs Nonowsa, rocher stérile, avec un petit fort ; c'est un deu de déportation pour quelques criminels du Brésil.

Dans la PROVINCE DU CIARA : Cinans DA Fontatesa où Ciara, très petite, mais importante parce qu'elle est la capitale de la province ; Aracarr, la plus peuplée, la plus grande et la plus commerçante de la province; on lui accorde près de 9,000 habitans. Icco ou Yco , petite ville, la plus florissante de la comarque de Crato à cause des progrès de son agriculture ; Sax-Joio po Parncre, avec des mines d’alun.

Dans ‘la PROVINCE DE PIAUHY : Osynas, très petite ville, mais remarquable parce qu'elle est la capitale de la province; Panxauxsa, la plus peuplée et la plus commerçante de toute la province , bien qu'elle n'ait qu'environ 5,000 habitans ; PrnaaucA ; remarquable par son église ; Porr, par son commerce. Un grand nombre d’établissemens pour l'éducation des bestiaux, se trouvent disséminés sur toute l'étendue de la province et formeront un jour des villes et des bourgades.

Dans la PROVINCE DE MARANHAO : Cinape pe SamLurz où Mananaio, située sur la côte occidentale de l'ile de Maranbäo, entre deux petits fleuves ou, pour parler plus exactement, entre deux golfes, nommés le Rio de San-Francisco au nord et Rio da Bacanga au sud. Cette ville, qui doit son origine à une colonie de Français , est assez bien bâtie , et ses maisons ont en général une assez belle apparence. Le palais du gouverneur, le ci-devant collège des jésuites, l'hütel-de-ville et la prison, qui formeat l’enceinte de la grande place, sont, avec quelques églises et le palais de l'évéque, ses principaux édifices. Maranhào est le chef-lieu de la province de ce nom , le siège d’un évêque et d’un tribunal d'appel; elle possède en outre un gymnase et plusieurs écoles élésren. taires, Eu 1828 on y publiait deux journaux. Son port, qui est assez bon, mais d'une entrée difficile , est très fréquenté ; elle lui doit l'état florissant de son cummerce et de sa population ; sous ce double rapport Maranhäo est la quatrième ville de l'empire ; nous croyons qu'on peut évaluer à 28,o00 âmes sa population actuelle.

Nous nommerons ensuite : Hxcaru , parce qu'elle a é(é autrefois la capitale de la province ; Caxtas, la plus importante et la plus florissante de la province après Maranhào; Fraricuru-Gnanps et Guimanaens, florissantes par le commerce des produits de leur agriculture; Azcanrara , par son agriculture et par ses salines.

Dans la PROVINCE DE PARA : Becex ou ParÀ , chef-lieu de la v:ste province de ce nom, située sur la rive droite du Parà et proprement sur la baie Guajarà , à l'endroit où le Guama sa décharge dans le Parà, Son climat, autrefois très malsain, s’est amélioré

DESCRIPTION DE L'AMÉRIQUE. 1129 on nes

depuis la coupe de plusieurs vastes forêts. Cette ville a de belles rues, des maisons assez bien bâties et quelques édifices qui, relativement à ces contrées, sont remarquables par leurs dimensions ou pat leur architecture. Nous nommerons la cathédrale, le palais du gouverneur, le ci-devant collège des Jésuites, le Palais épiscopal et l'arsenal, Parà est le siège d’un évêché et possède un séminaire, un gymnase, plusieurs autres écoles inférieures et un jardin otanique. En 1828 on y publiait un journal. Le commerce avec les produits de l'agriculture de cette province, dont le port de cette ville est le grand débouché , a beaucoup contribué à l'augmentation de sa population, qu'on porte à présent à près de 20,000 âmes.

Nous nommerons encore : Visra-Viçosa, petite ville, importante par les produits de son agriculture, Par son commerce et par sa population qu'on porte à 12,000 âmes. SaxTaREM, la troisième ville de la province pour la population, le commerce et l'agriculture; Gunura et Souzer. ; importantes par l'industrie de leurs habitans ; Osrnos A merquable par sa belle église, par son agriculture et parce qu'elle est le lieu jusqu'où la marée est sensible dans l'Amazone ; Macara, importante par son commerce, par son port sur T’Amazone et par ses fortifications; Vicr.a -Joanxes, misérable bourgade, que nous nommons pour désigner le chef-lieu de la comarque de Marajo, qui s'étend sur toute la grande île Marajo où Joannes, üne des contrées les plus marécageuses de l'Amérique ; elle a une baie. Barr Do Rio-Nxcro, la plus importaute et la plus peuplée de la vaste comarque du Rio-Negro, quoique sa population ne s'élève qu'à 3,000 âmes;

Banceccos, chef-lieu de cette comarque jusqu'en 1807 ; elle est encore la plus importante après Barra.

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