‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 3)Chapitre 293 sur 457 · AMÉRIQUE FRANÇAISE · texte numérisé non relu

AMÉRIQUE FRANÇAISE

POSITION ASTRONOMIQUE de la Partie Continentale jusqu'à l'Oyapock. Longitude occidentale, entre 54° et 58°. Latitude boréale, entre 2° et 6».

CoNFrISS de la Partie Continentale. Au nord, la Guyane-Hollandaise et l'Océan-Atlantique. A l'est, l'Océan-Atlantique et l'empire du Brésil ou la Guyane ci-devant Portugaise. Au sud, la même contrée. À l'ouest, la Guyane-Hollandaise. La Partie Insulaire est environnée des colonies An-

laïses , à l'exception de la portion de l’île de Saint-Martin, où les Holandais sont les voisins immédiats de ce faible établissement.

FLEUVES. La partie supérieure du cours des plus grands fleuves qui arrosent cette partie de l’Amérique est encore très peu connue ; ils se rendent tous à l'Océan-Atlantique. Voici les plus remarquables.

L'Oxarocx, dont anne connaît pas encore la source; on croi° qu'il naît dans la serra de Tumucumaque, C'est le plus grand fleute de la colonie après le Maroni, et il trace provisoirement depuis 18 15 sa frontière orientale du côté de l'empire du Brésil.

L'Arrnouaqus, qui paraît descendre de la chaine montueuse qui traverse du nord-ouest au sud-est la Guyane-Française, et au pied de laquelle prennent leurs sources tous les autres fleuves, à l'exception du Maroni.

L'Oxaa (La Comté); un de ses bras, auquel.se réunit La-Cayénne, concour! à former l'ile de ce nom, sur laquelle est située la capitale de cette colonie. ;

Le Kounou, le Srxnamany et la Mana, remarquables par la longueur de jeurs cours et per les établissemens qu’on a faits sur leurs rives.

‘Le Manont; c'est le plus pe fleuve de la colonie, qu’il traverse du sud au nord ; il paraît naître dans la serra de Tumucumaque; depuis le 3° parallèle jusqu'à son embouchure daus l'Océan-Atlantique il sépare la Guyaue-Française de la Guyane-Hollandaise.

DIVISION et TOPOGRAPIE. L'Amérique-Française offre deux divisions géographiques principales, savoir : la Panrie ConriNEenTaLz, qui comprend la Guyane, appartenant à la France; et la Panrie InsuLains , qui embrasse les #ntilles-Françaises qui, d’après les derniers traités , ne com-

rennent que la Martinique et la Guadeloupe avec ses dépendantes , et

es flots de Saint-Pierre et Miquelon, dans les parages de l'île Terreneuve. Sous le rapport administratif, cette partie de la monarchie Française qi sente une division différente que, dans le tableau suivant, nous coordonnerons avec les grandes divisions géographiques. Nous avons déjà signalé ailleurs toutes les vastes et importantes contrées qui ont appartenu à la France dans cette partie du monde. Ici nous rappellerons, que la Guyane n'offre encore , malgré la fertilité de son sol , que des solitudes incultes ou bien parcourues par de faibles tribus sauvages, parmi lesquelles les Oyapis sont les plus nombreux. D'après des documens officiels, il n’y avait encore dernièrement que 7,774 hectares en culture! Les deux tiers seulement de l’île de Saint-Martin appartiennent à la France ; l'autre tiers , qui comprend la partie méridionale de l’île, appartient à la Hollande. Pour éviter des méprises, il est bon que nous dounions ici l'explication de deux termes employés assez généralement dans, les Antilles et adoptés par les géographes. Dans cet archipel, vn donne le nom de Grande- Terre à l’île qui est au vent ou à l'est; on appelle Basse-Terre, celle qui est située sous

dde ci

. administratives :

re tomate mate mate le vent où à l'ouest, Quelquefois ces deux dénominations sont contraires à la nature des îles qu'elles désignent. Les deux îles, dont l’ensemble forme ce qu'on appelle la Guadeloupe, en offrent un exemple remarquable : on donne le nom de Grande- Terre à la partie de l'île qui est justement la plns petite, et celui de Basse- Terre à sa partie la plus élevée, à celle qui cuutient les plus hautes montagnes.

Nous pus Coconres. Cunve-Linux, Vicras ar Linux Lus rLus REMARQUABLES, PARTIE CONTINENTALE.

Guyans, , ,,,.,,,, Sapsaue, seu Roura; le < à la Mission d Approuague; e poste d'O ; Sinnamary; la Mana, PARTIE INSULAIRE. sic alt jé Anrizsrs, Martinique....., Port-Royal; Lamantin; Ances d'Arlet; Le Marin; Le Vau-

clain; La Trinité; Le Français (Cul-de-sac Français); Le Robert ee re Robert); Sainte-Marie; Saint-Pierre ; Le Carbet ; Prérheur.

eur, Guadeloupe......Basse-Terre (dans la Basse-Terre), Lamantin, Capesterre; Pointe a Pitre (dans la Grande-Terre), Moule, Port-Louis, Petit-Canal.

Groupe des Snintes.. , La Terre-d'en-Haut, La Terre-d'en-Bas. Marie-Galande. . ., , Le Grand-Bourg (Marigot). Petite-Terre; Desirade, Il n'y a mets Le remarquable, Saint-Martin, . , . . . Manigot, dans la partie septentrionale, Ga. De Sainr-Pisnns- Saint-Pierre, dans le de Saint-Pierre. La Grande-Miqueer-Miquazox. don ; la Petite-Miquelun.

Voici quelques détails sur les villes et les lieux les plus remarquables de l’Amérique-Française; nous suivrons l'ordre du tableau des divisions

Dans la GUYANE : Caxunne, très petite ville, sur l'ile Cayenne; la partie nouvelle est bien bâtie, Malgré sa petite étendue et sa faible population, qui n'aiteint pas même 3,000 âmes, elle est la ville la plus grande et la plus peuplée de toute la colonie; elle

e deux jardins botaniques de naturalisation , uue cour royale, un tribunal de prenière instance, et une typographie uù l'on imprime uue gazette, Sa rade est vaste et commode. Nous nommerons ensuite Kourou, emplacement célèbre par la malheureuse colonisation de 1763, qui coûta la vie à près de 13,000 individus; e*était une bourgade régutièrement bâtie et fortifiée; en 1798 on y déporta plusieurs victimes de la révolution, Six- #aMmany ; malgré les pertes que cette bourgade a souffertes, comme tous les autres établissemens de cette colonie, pendant la guerre de la révolution, on peut la regarder comme la plus considérable après Cayenne; elle est aussi remarquable pour avoir été choisie, par un décret de 1797 émané du directoire, comme lieu destiné à recevoir les condamnés à la déportation ; aussi a-t-elle été le tombeau de plusieurs victimes qui y furent envoyées en 1798. La Mana, colonie agricole, fondée depuis quelques années sur les bords de ln Mana, où l’on a établi quelques familles du Jura; on dit qu'elle prospère. De l'autre côté de Cayenne nous ne nommerons que le Posrz n'Oxarocx , sur le fleuve de ce nom , à cause des excellens bois de teinture que fournissent ses environs.

La Guyane qui n'a été jusqu'à prébent qu'à charge à la France, pourrait lui être

lune grande utilité si l'on mettait son sol fertile en culture + Si l’on défrichait ses forèts vierges peuplées de colosses végétaux, qui étonnent et frappent d'admiration l'œil de l'Européen qui y pénètre pour la première fois. Mais il faudrait pour cela toute la persévérance hollandaise pour surmonter les obstacles opposés par la nature. Ces magnifiques forèts sont partoutembarrassées par des lianes, c'es atbrates, des troncs déracinés, ce qui les rend d'in accès difficile, et l’on ne peut y pénétrer que la hache ou la serpe à la main; de plus le lit des fleuves qui traversent ces solitudes est barré par des sauts, qui s'op- Poseul presque toujours à la navigation. Ajoutez encore les miasmes délétères qui s'élèvent au-dessus des ferres-basses dont se compose toute la partie de cette vaste colonie, située

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mière chaine de moutagnes, M. Noyer , qui a répandu tant de lues pet de la France qu'il habite et explore depuis plusieurs années, ne te pas moins de 259 espèces de bois utiles produites par ses forêts vierges. Le ot qe ml nement des arseuaux français et l'approvisionnement de la Guadeloupe et de la Martinique , qui tirent leurs bois de construction mritime ct civile de He vé g Porto-Rico , offrirait un débouché utile à l'erploitation des bois sur une grande échelle, comme cet ancien ingénieur géographe le propose dans le savani mémoire qu'il vieut de pa blier sur cette colonie, Mais ici nous devons faire observer que les limites Mere (] la Guyane-Française ne sont pas encore fixées définitivement , car les troupes brési iennes n'ont évacué provisoirement cette ancienne colonie que jusqu'à la rivière d'Oyapock, ue les Portugais prétendent ètre identique à la rivière d'Yapock , autrement rm SN Vincent Pinson , à laquelle Le traité d'Utrecht fixait les bornes de la vo rare se. Le terrein en litige est de la plus hawic importance, non-seulement par ra grande éten ue, ui est de plus de 120 milles de côtes, mais parce que c'est justement ur cette pe pote que se trouve le Cachipour , dont les bords offrent les forêts les plus propres vne grande exploitation de bois. La prospérité de quelques-unes des colonies ang ises de l'Amérique-du-Nord, due en en 2 og à Lames Sri pet de pu | -Anglaise et Hollandaise due à l'im F

Le ne eq exportées me rm à ns vs à qd ne sr 4 conirée , montrent aux capitalistes français les gran r n ss que pe À na vo en valeur de ce sol vierge, doué d'une grande fertilité et propre à l: P

i ié ieuses, qui n'attend que des bras et des capitaux d rs agen À sa pod «he qui voudraient le défricher. à ts Y'ILE DE LA MARTINIQUE: nous citerons : Le Fonr-Royaz, petite ville, bien bâtie , quoique la plupart des maisons te Fo sur re … 4 i 4 e et d'un tribunal remière instance. E s por à rene th fortificaticus, «s société médicale d'émulation, une male royale d'éducation pour les filles et compte 70e en va pr a 59 Lt de sa banlieue, Sarnr-Piznne, jolie ville, avec une rade super .

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i À Arninss envoyées en VAE ARE DE LA GUADELOUPE : La Basse-Trnnx, pris À De r bah de pherra sur la côte occidentale de la partie de l'ile que l'usage nomme Basse-Terre et même

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premen i du trii est la résidence du gouverneur , de la cour royale et ae pp mière Sterne, Elle n'a qu'une rade foraine assez mauvaise et très peu 08 nn oi su 0 re rap 2 -Pi située sur la côte occi G « ne ve gen à l'ile , À à l'embouchure du canal qui sépare la Dunes Terre de la Basse-Terre et qui a reçu le nom de miens Lost nn sos Î i i i illes les plus ag es des Pe # bien bâtie, et doit être rangée parmi les vil « pi ee me me 5 M rt ique. On y publie une gazette. Sa cette ville est la rivale de Saint-Pierre dans la Martinique. On y A PME i j âmes en y comprenant la banlieue. Le 1 , chef: a PR i le commerce qui devient tous les jours i i uable par sa population et par le cor q y de Es tiers Parrr-Caxaz, bourgades importantes par leur population

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Le Gaanm-Bouna où Mansuor , assez jolie petite ville, dont la population peut s'élever à 1,500 âmes; c'est le chef-lieu de l'ile Marie-Galande, qui est, a la Marti. nique et la Guadeloupe, la plus importante des Antilles-Frauçaises ; elle est aussi remarquable en ce qu’elle reçut de Colomb, en 1493 , le nom du navire qu'il montait lorsqu'il y débarqua, Les autres Îles et ilots compris dans cette division n'offrent rien qui mérite une meution particulière,

Daus le GROUPE DE SAINT-PIERRE ET MIQUELON, situé à quelques milles de la côte méridionale de la grande île de Terreneuva appartenant aux Anglais, et formé de trois petites Îles , la Grande-Miquelon, la Petite-Miquelon et Saint-Pierre, nous ne nommerons que Sainr-Pranas, petite bourgade sur l'ilot de ce nom, résidence du commaudant qui gouverne cette colonie, Malgré sa petite étendue et sa faible population permanente , estimée seulement à 800 âmes , elle est d'une grande importance par sa rade utile aux marins, qui par milliers y accourent des côtes de la Bretagne et : la Normandie à l'époque de la pêche de la morue. Selon M, Eugène Ney, qui a si bien décrit plusieurs parties de l'Amérique , qu'il a visitées dernièrement en voyageur intelligent , cette pêche en 1830 n'occupait pas moins de 14,000 marins, et était une excellente école pour les matelots français à cause des difficultés qu'offre la navigation dans ces parages. Voyez à ia page 930 l'article sur le golfe de Saint-Laurent. M. Marec, qui a sa. vamment traité ce sujet important dans les Æanales Maritimes, regarde cette petite culonie comme une vraie fabrique de morus heureusement placée pour la pêche, la préparation, la conservation et l'exportation régulière du poisson , réunissant toutes les conditions desirables pour la formation d’un entrepôt susceptible d'une grande extension. Il ajoute qu'elle ne reçoit de l'étranger, en articles dunt l'achat se rapporte au succès de la pêche, que pour une valeur de 300,000 francs, tandis qu'il y est introduit de France , en articles ayant la même destination , pour une valeur de plus d'un million, sans parler de ce qu'apportent de France, également pour leur usage particulier , les navires que la péche attire de la métropole à Saint-Pierre,

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