AMÉRIQUE SUÉDOISE
La Suède ne possède, dans le Nouveau-Monde, que la petite ile de Saint-Barthéle my, que la France jui a cédée en 1784. C'est la plus petite des divisions politiques de l'Amérique. Environnée par des îles occupées par les Hollandais, les Français, les Anglais et les Danois, elle est assez importante par l’état florissant de son agriculture; mais son commerce à beaucoup perdu depuis la cessation de la guerre maritime, pendant laquelle son port, ouvert à toutes les nations, faisait d'immenses affaires. Gusravia (longitude occidentale 65° 10’; latitude boréale 170 55°) est la résidence du gouverneur; c’est une petite ville, assez bien bâtie, avec un port franc , fréquenté par un assez grand nombre de navires; c'est encore un des principaux entrepôts du commerce des Petites-Antilles; on porte à 10,000 le nombre de ses habitans.
TABLEAU STATISTIQUE DE L'AMÉRIQUE
Nos lecteurs connaissent déjà les difficultés sans nombre qui s’o posent à une appréciation exacte des forces et des ressources des états, ainsi que les principes qui nous ont guidé dans ces recherches difficiles. Dans l’introduction au tableau statistique de l'Europe, nous leur avons même exposé nos doutes relativement à plusieurs points de la statistique des principaux étots de l'Amérique. Mais quelques remarques nous paraissent encore nécessaires pour justifier des changemens importans que nous avons fait subir aux résultats statistiques admis dans la Balance Politique du Globe. D'ailleurs, il est bon de signaler les limites au-delà desquelles toute application, que l'on voudrait faire à d’autres états des élémens contenus Bans
LESCRIPTION DE L'AMÉRIQUE. 1177
le baie , communiquant le position et les imporices de l'Amérique. Son du capitaine général et timée à près de 30,00 opulation considérable ; ; San-Genman, petite le a été bâtie en 15rr, lonné de nos jours une mmandé par cet aventunnoncer l'indépendance les Espagnols ils furent in At'as Géographique, on n’est pas un des épiillage près du cap de ce ie grande partie de l'ile, épendent de Porto-Rico e celui de Braque est de orissante île danoise de
le tableau statistique que nous allons offrir, donnerait des résultats erronés. SUPERPFICIS. Aux pages 557, 561, 1143, 1145, 1 165, etc, nous avons déjà signalé les doutes que le géographe a encore sur certains pays, et les causes qui ne peuvent manquer de produire une grande différence dans l'estimation de la superficie des possessions des Anglais, des Français et des Anglo-Américains dans cette partie du monde, Aussi nos évaluations ne sont basées ‘ms sur les limites que leur accordent les meilleures cartes, et surtout celles que M. Brué a publiées dernièrement, La contradiction apparente qu'offre l'évaluation de la surface du Brésil donnée par la Balance avec celle que nous avons adoptée dans le tableau que nous allons donner, vient de ce que, à l’époque de la publication du premier ouvrage, toute la superficie du Nouvel-Etat-Oriental de l'Uruguay, fornfant alors par tie de la province Cisplatina de l'empire du Brésil, devait être nécessairement comptée dans la surface générale de cette vaste monarchie. POPULATION. Dès l’année 1808, dans notre Prospetto politico geografico dello stato attuale del globo sopra un nuovo piano, nous avons fait connaître les exagérations des géographes sur la population du Nouveau- Monde. Dans cet ouvrage, nous la portions à 27,400,000, d’après les renseignemens les plus positifs qu'on pouvait avoir à cette époque. Les recher ches que nous avons faites, et les travaux géographiques publiés depuis lors sur les principales régions de ce continent, nous ont engagé à porter sa population, d'après les sommes spéciales de ses différentes parties, à 33,800,000 en 1816, ct à 36,000,000 en 1819. Mais ces calculs avaient besoin d'une rectification.
Ne nous étant pas encore livré à des études sur les langues de l'Amérique, nous n'avions aucun moyen de corriger les exagérations des géographes et des voyageurs sur le nombre des Indiens sauvages où indépendans. Quelques écrivains, même parmi ceux que la renommée place au premier rang, avaient augmenté extraordinairement , et continuent à augmenter leur nombre. Le savant géographe Morse portait encore, en 1812, à 5,000,000 les sauvaves indépendans de l'Amérique , lorsque l'ingénieux Volney, dès l’année 1804, avait tâché de prouver qu'ils ne sauraient être estimés au-delà de 1,639,000. L'éditeur de la Grammar of general geography of Goldsmith ne tenant aucun compte des estimations de Morse et de Volney, publiait encore à Londres , en 1822, que les sauvages indépendans du Nouveau-Monde s'élèvent à 12,000,000, dont 5,000,000 vivent dans l'Amérique-du-Nord, et 7,000,000 dans celle du Sud! Un voyageur très instruit, M. Buchanan, estimait, en 1824, à 2,000,000 ceux qui errent entre l’itshme de Panama et l’'Océan-Glacial-Boréal. Hassel, dans une Dissertation sur le nombre d’habitans de l'Amérique, insérée dans les Éphémérides géographiques de Weimar, croyait pouvoir évaluer tous les sau vages du Nouveau-Monde à environ 2,500,000 en 1825. Dès l’année 1816, et après un premier examen sur cc sujet difficile, nous avions cru pouvoir les réduire à ce nombre dans notre Compendio. Mais les études de M. de Humboldt sur ce même sujet, les faits que M. Gallatin a consignés dans un mémoire manuscrit, dont nous devons la communication à l’obligeance du premier, ainsi que les détails multipliés que nous avons rassemblés sur
ue la petite ile de 1784. C'est la plus ée par des îles occules Danois, elle est re; mais son comrre maritime, pensait d'immenses afde boréale 17° 55') sez bien bâtie, avec le navires ; c'est en- Petites-Antilles; on
MÉRIQUE.
bre qui s'opposent des états, ainsi que lifficiles. Dans l’inleur avons même la statistique des 1es nous paraissent ans que nous avons
: Politique du Globe. le nombre des Indiens sauvages, en rédigeant l’Atlas ethnographique du quelles toute appli Globe, nous ont engagé à diminuer de moitié notre première évaluation. nens contenus dans Ayant publié dernièrement, dans le xxxvin° volume de la Revue Ency-
clopédique , nos recherches sur la population de l'Amérique, nous croyons iautile de répéter ici les raisonnemens que nous avons faits pour justifier nos calculs. Nous ferons seulement quelques remarques sur la population de. quelques états à laquelle nous avons fait subir de grandes modifications. La population de la Confédération Anglo-Américaine, que, pour la fin de 1826 nous avions estimée à 11,600,000 âmes, doit être portée pour la méme année à 11,800,000, Cette erreur vient de ce que, daws la multiplicité des calculs que nous devions faire pour la rédaction de la Balance Po. litique du Globe, nous avons oublié d'ajouter à la somme provenant du recensement de 1820 et de l'augmentation qui avait eu lieu depuis cette époque jusqu'au 1°" pes 1827, la population des tribus indépendantes, toujours comprises dans nos évaluations du nombre d'habitans de tous les autres états de cette partie du monde. Le recensement de 1830, dont nous avons donné les résultats aux pages 1041 et 1042, nous a servi à contrôler les calculs approximatifs que nous avions faits pour 1826; et, à part l'erreur que nous venons de signaler , entièrement indépendante des calculs relatifs à la population des races blañche et noire, nous avons eu le plaisir de voir que dans cette évaluation, si différente des estimations exagérées faites à la méme époque par les journaux indigènes et étrangers, nous nous étions tellement approché de la réalité, que nous n'avons eu besoin de leur faire subir aucune modification. A la page 1042 nous avons expliqué la cause des contradictions apparentes qu’offrent nos calculs relatifs à la population des Etats-Unis.
A la page 563, nous avons indiqué les motifs qui nous ont engagé à
diminuer la population de l'Amérique-Espagnole. D'autres prétendus re-
. censemens officiels relatifs aux deux Canadas et publiés par un journal allemand, qui jouit d’une célébrité justement acquise , nous ont fait évaluer trop haut la population de l' Amérique- Anglaise. Selon le rédacteur de ce journal , un recensement de 1824 aurait donné au Bas-Canada 622,628 habitaus et 280,567 au Haut-Canada, ce qui fait plus de 900,000 pour ces deux seules provinces. Des documens officiels que nous avons reçus depuis, et dont la vérité et l'exactitude sont confirmées par les faits importans que MM. Bouchette, Douglas et M'Gregor viennent de publier à Londres, nous ont fait rejeter ces dénombremens imaginaires, et nous ont engagé à réduire toute la population de cette partie du Nouveau-Monde à 1,900,000 âmes pour la fin de l’année 1826.
Les incertitudes qui subsistent encore sur la totalité du nombre des habitans du Brésil sont tellement considérables, qu'il nous a paru plus convenable de conserver les nombres ronds admis dans la Balance , plutôt que d'offrir une précision illusoire, en faisant la soustraction des 70,000 habitans que nous avons assignés au Nouvel-Etat-Orientul de l' Uruguay On sera peut-être étonne de nous voir estimer si bas la population de cette république, à laquelle on s'accorde à donner 175,000 âmes d’après les calculs erronés de Hassel, suivis de tous les statisticiens allemands ainsi que des statisticiens et des geographes français, qui exploitent ses ouvrages sans presque jamais daigner le citer. Mais notre évaluation est basée sur les faits positifs que nous devons à l'amitié dont nous honorait M. le vicomte de San- Lourenço, ancien ministre des finances de la monarchie Portugaise, sous la direction ducuel a été fait le dernier recensement du Brésil. D’autres reuscignemens plus récens que nous devons à l’obligeance de M. Varaigne,
DESCRIPTION DE L'AMÉRIQUE. 1179 qui connaît si bien tout ce qui concerne l’ancienne vice-royauté du Rio de la Plata, dont cet état faisait partie, ne diffèrent que de quelques milliers en moins des estimations du ministre brésilien.
Nous devons aussi faire subir une grande diminution à la population , que nous avons donnée à {a république d'Haïti sur l'autorité d'un prétendu dinombrement officiel publié par les journaux des Etats-Unis, d'après lequel cet état, en 1824, n'aurait pas compté moins de 935,335 habitans. Un observateur habile, M. Mackenzie, ancien ministre anglais auprès du président Boyer, a déjà réduit à sa juste valeur ce prétendu recensement, dans l'intéressant ouvrage qu'il vient de publier à Londres. Un autre ! voyageur célèbre, ci devant consul général de France à Haïti, M. Mollien, auquel nous devons beaucoup de renseignemens précieux sur cette république où il a séjourné assez long-temps, nous assure que la population actuelle de l’île est au-dessous de 600,000 âmes. Comme on ne peut nullement compter sur l'exactitude d'aucun recensement fait jusqu à présent dans cette contrée, et que l’on ne connaît que très imparfaitement le mouvement de sa population, nous croyons qu’on pourrait provisoirement adopter en nombre rond les 800,000 âmes que lui accordait M. de Humboldt en 1822; mais cette somme doit être regardée comme le maximum de la population qu'on puisse assigner à Haïti pour la fin de 1826.
Nous n'avons aucune raison pour modifier les populations que nous avons assignées aux autres états de l'Amérique, quelque différentes que soient les estimations données par d’autres géographes et statisticiens. Nous ne sommes pas surpris que le célèbre statisticien Hassel, dans la multiplicité des calculs auxquels il était livré, ait, par un double emploi, si étrangement exagéré la population des Provinces-Unies du Rio de la Plata, en accordant à cette seule partie la totalité de la population qu'on assigne à ces mêmes provinces, à la république de Bolivia, au Paraguay et au Nouvel-Etat-Oriental del’Uruguay; nous concevons aussi que des savans, étrangers aux points difficiles de la géographie ct aux difficultés de la statistique , persistent encore à donner 2,200,000 âmes à la seule confédération du Rio de la Plata, après tout ce que nous avons dit sur ce sujet dans l le mémoire sur la population de l'Amérique , publié par la Revue Encyclopédique , journal que son mérite justement apprécié met entre les mains de tout le monde; mais nous ne pouvons comprendre qu’une erreur aussi grossière puisse être annuellement reproduite dans des recueils et dans des ouvrages estimables publiés en Allemagne, en Angleterre, dans l'empire d'Autriche et dans les États-Unis, tous rédigés par des hommes spéciaux et d’un savoir profond. A l'égard de la population de lu république de Bolivia, que deux généraux, célèbres dans les guerres de la Colombie, nous ont reproché confidentiellement d’avoir porté trop haut, nous ferons observer que M. Pentland, qui vient de visiter cette intéressante partie de l'Amérique, sur laquelle il a bien voulu nous communiquer de. précieux renseignemens , nous ayant fourni les résultats du dénombrement fait en 1827, nous avons trouvé qu'en y comprenant les indigènes indépendans, ce document officiel donne un total presque identique à la somme publiée par la Balance Politique du Globe. Cette concordance remarquable avec des faits positifs et avec les estimations d'un observateur habile, nous engage à persister dans notre opinion.
Aux pages 1143 et 1134 nous avons indiqué les élémens dont se com-
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posent la superficie et la population des vastes espaces du Nouveau- Monde que nous avons nommés Amérique-Indigène-Indépendante.
En considérant les états fédératifs sous leur véritale point de vue, nous voulions faire à l'égard des confédérations de l'Amérique, ce que nous avons fait à l'égard de celles de l'Europe. Mais après de longues et dificiles recherches, nous nous sommes convaineu de l'impossibilité où l'on
est de pouvoir, non pas offrir les principaux élémens de leur statistique, Mon mais, à l'exception des états de l'Union, évaluer avec une certaine exac- Wor titude mème Las superficie et leur population. On nous répondra peut- pan être que ces deux élémens se trouvent dans tous les tableaux statistiques, Pau dans les almanachs et dans bien des géographies. Mais nous, qui depuis Dax long-temps avons contracté l'habitude de remonter à la source de chaque ne
élément statistique pour en apprécier la valeur; nous qui, par nos nombreuses relations avec plusieurs hommes distingués de ces mêmes pays , sur lesquels nous avons eu occasion de les consulter et en avons reçu une fonle de documens importans , nous n’hésitons pas à le dire, nous regardons la chose comme impossible dans le moment actuel. Tout ce que nous avons pu faire, c'est de déterminer aussi exactement que possible les élémens principaux de la statistique générale des confédérations Américaines, remettant à des circonstances plus favorables la rédaction de la statistique des différens états dont elles se composent. Nous n'avons fait qu’une seule exception à l'égard des États-Unis proprement dits, à cause de la stabilite qu'offrent leurs divisions, grâce à la paix dont ils jouissent.
En résumant toutes les modifications en plus et en moins que nous avons fait subir aux populations publiées dans la Balance Politique du Globe , ilen résulte que la population totale de l'Amérique ne serait, pour la fin de 1826, que de 38,500,000 âmes au lieu des 39,000,000 que lui assigne cet ouvrage. Comme dans toutes nos évaluations nous nous sommes toujours arrété à des nombres qui péchent ex moins, surtout à l'égard du Brésil, du Mexique et de la Colombie, nous croyons que, vu les doutes que l’on a encore sur toutes les populations de ces contrées, on pourra retenir sans grave inconvénient le nombre rond de 39 millions pour la population totale de cette partie du monde.
Maintenant nous allons offrir au lecteur le tableau des principales opinions émises par des géographes, des naturalistes , des astronomes et des littérateurs sur la population de l'Amérique. Ce sera une nouvelle preuve des calculs hasardés et du manque total de critique qu’on leur reproche justement, lorsque, étrangers aux recherches longues et difficiles qne demande l'appréciation des populations générales, ils veulent prononcer en maîtres et présenter leur opinion là où ils devraient se borner à suivre celle des hommes spéciaux qui sont les seuls juges compétens sur ces matières.
TABLEAU COMPARATIF DES PRINCIPALES OPINIONS ÉMISES SUR LE NOMBRE DES HABITANS DE L'AMÉRIQUE.
Habitans, BuscuinG, en 1978,,...,...,, CE a 18 ne LUN re bb due cu TOR TO PINRERTON, en 1800 ds 1804 , dans la traduction française, 25,500,000). 15,000,000 Launte et Wire, dans le New-Juvenile- Atlas, en 1808. .,........ 16,180,000 Vornex, eu 1804, et Sreix, en 1811: 20,000,000 Fasnc, en 1805, et GRÊBERG, en 1813. .,........, ous ss se 24,000,000 CALLENDER, en 1798. 25,500,000
Humsozbr, au commencement du six" siècle. . 7... .. :25,656,000
Habitans, Bauer, en 1808, dans le Prospetto Politico Gengrafiee del Globo, .,,,,,,, 97,400000 Denrucn , dans les d'phémérides géographiques de Weimur, et Ruicuanp, dans
l'édition de la Géographie de Galletti, em an, , 4. 30,84!,500 Hassus, ot Sruin, duus leurs Dictionnaires géographiques, en 1817 et 1818, 31,000,000 CANNABIOH , EM Labs musee esse se 33,000,000 bn, en 1816, dans la 1°" édition du Conpendio di Geografia Universale, 33,800,000 Humnotpr, en 182%, 444 44e erreurs 4,942,00œ Monse, en 1812, 35,000,000 Moncesren, en 1822, ot Baune dans la at édition du Compendio en 1819. . 36,000,000 Danny, en 1826, 37,400,000 Sreun, en 1826, , , 4,44 osseuse cesse ve 38,086,000 act, en 18a8, daus la Balance politique du Globe, pour la fiu de l'année 1826, 39,000,000 Denarx, en 1828, 39,309,000 Mauru-Daun , en 1810, au-dessous de, ,,.,,,,,,,,,.,,,,,:,. 40,000,000 Merisu, eu 1814, 40,000,000 Hassnz, dans sou A/manach de 1828, et l'Almanach de Gotha de 1829. : . . 40,048,844 Cuanzes Jurius Bencrus, en 1828. 40,505,784 Scunasez, dans la septième édition de la Géographie de Galletti, en 1831. 42,000,000 Dane, continuateur de l'Alnanach de Hassel, en 183a, pour 1831, . ,..,, 43,943,358 Le Saus , en 1823; et Lernonne, on 1824. 50,000,000 Monse, vers la fin du xvrni® siècle; Henvas, en 18003; et LacanNDs, dans l'Annuaire de Pan EX (tBoo), 444, 44 esse eee +, 60,000,000! Durezn, en 1760; Sussmizcn, en 1965; Baausonas, en 1771 ; et l'auteur
anonyme de lu Description des mœurs et coutumes, en 1821. ....,,,, 150,000,000! L'Angé De Sairnr-Pienne, vers 1950; et Laranne, dans l'Annuaire de l'an PIIT (1399) ss eee see eee es + 180,000,000! Guivnenr Cuantes Le GenDax, vers 1758, au moins, 250,040,000! Riauiour, vers 1660, ..,.,,,.,,,4,44,,444, 40... 800,000,ovv! Monraicne et Monresquieu, l'estimaient au plus bas pour l'époque de sa déconverte à ......4,. 0,44. ue 400,000,000!
espaces du Nouveaue-Indépendante.
ale point de vue, nous nérique, ce que nous ès de longues et diffil'impossibilité où l'on ns de leur statistique, ec une certaine exacnous répondra peuttableaux statistiques, Jais nous, qui depuis à la source de chaque us qui, par nos nomle ces mêmes pays, sur n avons reçu une fonle ire , nous regardons là out ce que nous avons e possible les élémens ions Américaines, reon de la statistique des ons fait qu'une seule , à cause de la stabilité jouissent.
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REVENUS et DETTES. Nous venons de voir les difficultés qui accompagnent la détermination de la surface et de la population des différens états dont l’ensemble forine les confédérations. Ces difficultés sont incomparablement plus grandes lorsqu'il s'agit de déterminer les revenus et la
insurmontables , avons-nous renoncé à les admettre dans notre tableau, sans faire d'exception, pas même pour les états qui forment la puissante confédération Auglo-Américaine. Notre réserve doit étonner d'autant moins nos lecteurs que nous ne faisons qu’imiter un savant, à-la-fois administrateur habile et économiste distingné , qui a étudié dans son ensemble le système financier de ce pays. M. Saulnier , qui grâce à la lucidité de son style et à ses luborieuses recherches, apporte toujours une si grande clarté dans les questions d'économie politique les plus ardues, a déjà signalé dans un article très remarquable de la Revue Britannique combien sont incomplets les renseignemens donnés par les recueils statistiques publiés dans l’Union. « Il est d'autant plus difficile, dit ce statisticien, de classer ces matériaux, qu'il y a une grande variété dans la nature des recettes comme dans celle des dépenses des divers états. Cette difficulté s'augmente encore paë la confusion qui règne dans la rédaction des budgets, rédaction assu-
vu des principales opides astronomes et des a une nouvelle preuve e qu’on leur reproche es et difficiles qne deveulent prononcer en e borner à suivre celle tens sur ces matières.
UTANS DE L’AMÉRIQUE.
Habitans, L dde: È CRT ovocous 13640078 rément fort inférieure à celle des budgets que faisait Sully, au commen- ,500,000). 15,000,000 cement du xvn° siècle. Dans plusieurs on ne voit pas figurer les sommes 4... 16,180,000
considérables employées annuellement à payer l'instruction élémentaire.
rl Dans d’autres, an contraire, on met en ligne de oo non-seulement Jesse 245000, , 1e 25,500,000 toutes les branches du revenu, mais même tous les dividendes des banques
+++. 25,6506,000 particulières, dont une partie, quelquefois seulement assez considérable,
em
dette de ces mêmes états. Aussi, les considérant quant à présent comme
cena
appartient à l’état; et, ce qui est plus extraordinaire encore, par la plus étrange des anomalies, on fait figut:: dans la recette de ces budgets les capitaux des fonds de l’état, sans mentionner l'intérêt des dettes qu'ils ont contractées, et qui absorbent souvent plus des deux tiers de la recette, »
Nos relations nous ont fourni les moyens de connaître les budgets fédéraux des confédérations de l'Amérique ; ce sont ces budgets, dont nous offrons les résultats généraux dans le tableau. Mais il faut bien se garder de croire qu’ils représentent toute la totalité des recettes qui a lieu dans ces états. Dans l’Union , par exemple, chacun des vingt-quatre états dont elle se compose a son budget à part, indépendamment du budget général ou fédéral. Pour connaître la totalité des recettes de cette confédération, il faudrait additionner les recettes spéciales de chaque état avec la recctte générale. Cette dernière ne comprend que le produit des douanes, celui de la vente des terres publiques et des dividendes de la banque fédérale, outre quelques autres branches d’un beaucoup moindre rapport, Fees recettes spéciales des états se composent de l'impôt territorial, de plusieurs droits sur les commissions, sur les ventes, sur les consommations , des taxes sur les personnes, les animaux domestiques, du produit des routes à barrières, des dividendes des banques particulières et autres articles. Après les longues recherches que nous avons faites sur ce sujet et les documens que nous avons réuni sur les différens états de l’Union, nous croyons qu'on approcherait beaucoup de ïa réalité en prenant pour la totalité de la recette le double du budget fédéral. Cette somme est bien loin d’être exagérée; nous la regardons même comme le minimum de la recette totale de cette puissante confédération. M. Saulnier la porte beaucoup plus haut, appuyé sur des faits qui nous paraissent d’un grand poids. De ce que nous venons de dire sur le budget de l’Union, il faut bien se garder de conclure qu’il faille doubler celui des confédérations Mexicaine, de l’Amérique-Centrale et du Rio de la Plata pour avoir la totalité de leurs recettes. Les circonstances particulières où se trouvent les états dont elles se composent, et une foule à motifs que nous ne pouvons exposer ici exigent une bien moindre augmentation. On pourrait presque. les regarder comme identiques à leurs recettes générales.
Aux pages 1174 et 1175 nous avons signalé l’état florissant de l'ile de Cuba; c’est à un statisticien très distingué, à l’auteur de la Historia Economico Politica y Estatistica de la Isla de Cuba, que nous devons la connaissance des faits importans et officiels sur lesquels nous avons basé nos comparaisons avec d’autres pays.
Maïs avant de terminer cet article nous devons modifier l'évaluation des revenus de la république d'Haïti, que, trompé par de prétendus documens officiels publiés dans les journaux d'Europe et d'Amérique, nous avons estimés à 30,000,000 de francs, et que des staticiens inexperts, voulant apparemment corriger nos erreurs, ont portés depuis jusqu'à 37,000,000! MM. Mackenzie et Mollien, que nous avons déjà cités en parlant de la population, sont nos deux autorités ; nous y ajouterons un budget que nous tenons de l'obligeance de feu l'abbé Grégoire, ancien évêque de Blois ; ce document est identique à celui que M. Mackenzie vient de publier dans son intéressant ouvrage sur Saint-Domingue. Le résultat définitif de nos recherches sur ce point de la statistique nous ont amené à réduire le revenu brut de cette république pour l’année 1826 à la somme de 15,000,000
re encore, par la plus de fr., chiffre que nous regardons comme le maximum que l’on puisse acette de ces udgets les corder à cet état. M. Mollien ne le porte même qu’à 13,000,000 pour 1831. êt des dettes qu'ils ont Nous n’avons rien à dire sur les 500,000 piastres ou deux millions et ix liers de la recette, , demi de francs que des géographes et des statisticiens distingués accordent naître les budgets f6- actuellement au Pays des Araucans, dont ils estiment la population à es budgets, dont nous 450,000 âmes et la milice à 45,000 hommes ! Nous nous bornerons à siil faut bien se garder gnaler la source de ces absurdes estimations ; c’est encore une méprise ecettes qui a lieu dans échappée au célèbre statisticien Hassel, à qui on devrait se contenter de ingt-quatre états dont prendre les choses excellentes répandues dans ses ouvrages, sans se parer ent du budget général de ses erreurs et se croire riche de ses fautes. e cette confédération, Les documens importans que nous a fournis feu le vicomte de Sanque état avec la recctte Lourenço, ont été notre base principale pour l'évaluation approximative uit des douanes, celui du revenu du Nouvel-État-Oriental de l’Uruguay ; mais nous devons déde la banque fédérale, clarer que le produit des douanes forme la presque totalité de la recette, indre rapport, Fes re- comme on peut le voir, par le budget de l'empire du Brésil pour l’année ertitorial, de plusieurs 1829, que nous avons publié dans le Bulletin des Sciences géographiques. S Consommatiôns , des FORCES DE TERRE ct DE MER. Après tout ce que nous avons dit du produit des routes aux pages 586-byr , il ne nous reste plus qu’à offrir pour l'Amérique le éres et autres articles, tableau de ses marines militaires, comme nous l’avons fait pour l'Europe sur ce sujet et les do- à la page 59r. Nous rappellerons seulement que nous n’avons pas donné itats de l’Union, nous de frégate aux États-Unis du Rio de la Plata, parce que celle que cette té en prenant pour la confédération possédait en 1826, a péri quelques mois après en se ren- Cette somme est bien dant du Chili à Buenos-Ayres.
me le minimum de la TABLEAU DES MARINES MILITAIRES DE L'AMÉRIQUE. Saulnier la porte beau-
ssent d’un grand poids Vaisseaux Barimexs H f 5, L ji Faécares. |inféri TOTAL.
Union, il faut bien se ÉTATS de ligne. | Fe confédérations Mexià pour avoir la totalité Érats-Unis ou CONFÉDÉRATION ANGLO-AMÉRICAINE.| 25 il 32 68 ju se trouvent les états ENSE AV Por 3 9 & 2 nous ne À raTs-Unis pu MExiQUE, . ...........4. 1 2 1 1 pie pouvons €xpo TATS-UN1S DE L'AMÉRIQUE-CENTRALE. » » 2 2 Pourrait presque. les RéruLiQus DE COLOMBIE. . . . . .. alors ET 2 5 12 17 es. RÉPUBLIQUE DU Bas-PÉROU. I 1 5 7 it florissant de l’île de RÉPUBLIQUE DU CuiLr. . .... ec pmine ser ds dei » £ ÿ 6 ur de la Æistori Etats-Unis pu R10 DE LA PLATA. » » 15 19 istorta Eco- RéPUBLIQUE D'HAÏTI ..., 0... sale 2 » 6 6 e nous devons la con- DIGTATORAT DU PARAGUAY. » » 2 2 S nous avons basé nos NouveL-ÉrAT-ORIENTAL DE L’'UruGuAY. . ... ... » » ? ?
Avant de tracer le tableau statistique de cette partie du monde, nous devons rappeler au iecteur que l’on n’a tenu aucun compte ni de la guerre qui désole encore quelques-uns des nouveaux états, ni des troubles qui plus ou moins les agitent tous. Tous les calculs se rapportent à la fin de l’année 1826. Nous devons encore dire un mot sur l'arrangement différent qu'offre ce tableau comparé aux autres. Nous étant proposé dans sa rédaction d'offrir les divisions actuelles coordonnées à celles qui existaient avant 1783, époque de la première émancipation de l’Amérique , nous avons dû classer les nouveaux états de manière à faire saisir tout de suite au lecteur les anciennes colonies dont ils se composent, et les nations différentes auxquelles ils appartenaient. Nous espérons avoir atteint ce but par les subdivisions de la première colonne, par le jeu des caractères différens qu'on y a employés et par l’arrangement particulier donné à ses
difier l'évaluation des prétendus documens mérique , nous avons ns inexperts, voulant IS Jusqu'à 37,000,000!
s en pRran de la poun budget que nous n évêque de Blois ; ce ient de publier dans sultat définitif de nos mené à réduire le revmme de 15,000,000
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différentes parties. Le titre des autres colonnes indique assez leur contenu pour n’avoir besoin d'aucun éclaircissement:; d’ailleurs elles sont entièrement semblables à celles des tableaux statistiques des autres parties du monde.
TABLEAU STATISTIQUE DE L'ANMÉRIQUE
POPULATION