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avec celle du continent australien , soit entre elles seulement, des bassins assez étendus pour qu’on puisse les regarder comme des mers intérieures qui entrent dans la classe qu'à la page 21 nous avons proposé de nomier mers méditerranées à plusieurs issues. L'usage leur a déjà donné diffe. rentes dénominations, d'après les noms des pays ou des îles dont ces mers intérieures baignent les côtes. La plus grande de ces mers dans l'Océanie est celle qu’on appelle mer pr LA C&ine, mais sa partie occidentale a)partient à l’Asie. C'est une véritable méditerranée formée par les côtes de l’Inde-Transgangétique et de la Chine, et par les iles Formose, Bashi, Luçon, Palawan, Bornéo, Billiton, Banka et Sumatra. Les autres mers principales sont : , ;
La Men DE Java, qui comprend la partie de l'Océan entre cette ile et celles de Sumatra, Banka, Billiton et Bornéo. La MER DE LA SoNpF, entre la partie orientale de Java, les îles Bali, Lombock, Sumbava, Mangaray, Flores, le groupe de Calaur, Celebes et Bornéo. La mer De Criunxs, entre la eôte septentrionale de Celebes, la côte orientale de Bornéo, l'archipel de Soulou et l’île de Mindanao. La MER Dr Sourou, dite aussi Mer DE Minporo ou des Puirterines, entre l'archipel de Soulou, l’extremité nord-est de Bornéo , les Philippines, et particulièrement les îles Mindanao et Palawan,
A l'exemple de quelques géographes on pourrait nommer mer nrs Mozuques le vaste espace compris entre Celebes, Gilolo, Waigiou, Salwatty, la Papouasie (Nouvelle-Guinée), le groupe d’Arrou et les îles Laurat (Laarat) , Timorlaut, Baber, Sermatta, Lakar, Moa, Letti, Timor et Ombay. Mais nous proposons de rendre l’ancien nom de mer Dr LaxcuimoL à l’espace de mer qui a pour limites Timor, Timorlaut, la côte septentrionale de l'Australie et la Papouasie; la plus grande de ses subdivisions serait le golfe de Carpentarie , que les Bouguis appellent Lamkai.
Le capitaine Flinders a proposé avec raison de nommer mer DE Co- RAIL la partie de l'Océan comprise entre la Nouvelle-Calédonie, les îles de Salomon, la Papoÿasie (Nouvelle-Guinée) et l'Australie proprement dite (Nouvelle-Hollande).
‘Il serait presque oiseux de nommer seulement tous les golfes et toutes les grandes baïes qu'offre cette partie du monde. Nous en indiquerons les plus considérables dans la topographie. Ici nous nous bornerons à faire observer que, outre le golfe de Carpentarie, qui est le plus grand de l'Océanie et que nous avons vu appartenir à la mer de Lanchidol, le Continent-Austral en offre plusieurs autres d’une grande étendue, tels que ceux de Sencer et de Saint-Vincent, dans la Terre de Flinders ; les go/f:: de Van-Divmen et de King, dans la Terre de Van-Diemen, et la baie des Chions-Marirs, dans la Terre d’Endracht. La bizarre configuration de l'île de Celebes présente les trois golfes formés par ses quatre grandes péninsulcs ; ils ont reçu les noms de Baie de Boni, baie de Tolo et baie de Tomini. L'ile de Gilolo, qui répète sur une plus petite échelle les bizarres découpures de Celebes, offre, elle aussi, trois vastes golfes nommés de Chinou , d'Ossa et de Witla. On doit signaler dans la partie occidentale
de la Papouasie les vastes baies du Geelvink et de la Providence, et celle beaueip plus petite, mais non moins remarquable, nommée baie de Mac-Cluer. Enfin la baie Zllana, dans l’île Mindanao.
« Aucune partie du monde n’en a et ne peut en avoir un
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si grand nombre. Nous citerons les plus fréquentés : le détroit de Malacca , entre la presqu'île de ce nom, en Asie, et la côte de Sumatra, dans l'Océanie ; le détroit de Sincapoura, entre les îles Sincapoura et Binton (Bintang) ; le détroit de Banka, entre Sumatra et Banka; le détroit de Gaspar, entre Banka et un petit îlot près de l’île Billiton ; le passage de Carimata ; entre Billiton et l’ilot de Carimata près de Bornéo; ces trois derniers détroits forment la communication entre la mer de la Chine et celle de Java. Viennent ensuite le détroit de la Srnde , entre Sumatra et Java; le détroit de Bali, entre Java et Bali ; le détroit de Lombock, entre Bali et Lombock; le détroit d'Allas, entre Lombock et Sumbava ; le détroit de Sapi où Kombo, entre Sumbava et Kombo ou Mangaray ; le détroit de Mangaray , entre Kombo et Flores; le détroit de Timor, entre Ombai et Timor; le détroit de San-Bernardino, entre Luçon et Samar dans les Philippines ; le détroit de Gilolo, entre Gilolo et Waigiou ; le détroit de Macassar , entre Celebes et Bornéo ; le détroit des Muluques, entre Celebes et Ternate; le détroit de Dampier, entre la Nouvelle-Bretagne et la Papouasie (Nouvelle-Guinée) ; le détroit de Saint-Georges, entre la Nouvelle- Bretagne (Birara) et la Nouvelle-Irlande (Tombara); le détroit de Torres, entre la Papouasie et l'Australie (Nouvelle-Hollande); le détroit de Bass , entre l'Australie et la Diemenie (Terre de Diemen); les détroits de Cook et de Foveaux, entre les trois plus grandes îles qui forment le groupe de la Tasmanie (Nouvelle-Zélande).
CAPS. Parmi le grand nombre de caps qu'offrent les innombrables îles du Monde-Maritime, nous nous bornerons à nommer les suivans : la pointe du. Diamant, dans la partie septentrionale de Sumatra ; les caps Java et Saint-Nicholas, dans Java ; le cap Dato, sur la côte eccidentale, et le cap Kenneungan, sur la côte orientale de Bornéo ; le cap Ergano, dans l'extrémité nord-est de Luçon; le cap Talabo , dans Celebes ; les caps Walsh, de Bonne-Espérance et de King- Williams , dans la Papouasie (Nouvelle-Guinée); les caps York, Wilson, Leeuwir, Arnheim , etc., etc., dans l'Australie (Nouvelle-Hellande) ; le cap Portland et le cap Sud, dans la Diemenie (Terre de Diemen); le cap Nord et le cup Sud , dans le groupe de la Tasmanie (Nouvelle-Zélande).
PRESQU'ILES. Le Monde-Maritime étant composé presque entièrement d'îles, n’offre de péninsules proprement dites que celles du Continent-Austral. Les presqu'îles les plus remarquables de ce dernier sont : la péninsule de York dans la Terre de Flinders et celle de Peron dans la Terre d'Endracht. On en trouve plusieurs dans les grandes îles de l'Océanie-Occidentale et Centrale. Nous ne citerons que les quatre péninsules si remarquables de l’île Celebes, et les quatre non moins remarquables de l'ile Gilolo; la presqu’fle des Papouas ou de Dory, dans la Papouasie (Nouvelle-Guinée) ; c'est une des plus remarquables du Monde-Maritime ; elle embrasse l'extrémité nord-ouest de cette grinde île;la péninsule de Banks, dans la Tasmanie-du-Sud (Nouvelle-Zélande). Nous dirons aussifque l'île de Tahiti est composée de deux presqu'îles remarquables. FLEUVES. Le Monde-Maritime , comme nous venons de le dire , étant composé presque entièrement d'îles, et ne possédant que le plus petit des continens, n’a aucun fleuve qui puisse être comparé aux grands fleuves de l'Ancien et du Nouveau-Monde. Le Continent-Austral ou l'Australie
proprement dite (Nouvelle- Hollande), qui par son Mu “die
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1188 AERÈGÉ DE GÉOGRAPHIE,
avoir au moins d'aussi grands que ceux de l'Europe, n'a offert jusqu'à présent que des fleuves d’un cours très borné eu égard à la grandeur de sa surface. Comme on ne connaît encore que le contour des plus grandes terres de l'Océanie, il serait téméraire d'en conclure avec quelques géographes célèbres, que l'Australie, Bornéo et la Papouasie n'offrent aucun grand fleuve, Nous nous garderons bien de répéter à leur exemple que tout l'intérieur du Continent-Austral manque absolument de fleuves; que son sol est nu, pelé et stérile, qu’il est couvert de vastes marécages ou occupé par des déserts sablonneux ; nous attendrons de nonve’ies explorations, qui démentiront, très probablement , ces jugemens précipités des géographes sédentaires. Déjà depuis quelques années des explorations partielles dans l'intérieur faites dans différentes directions nous ont fait découvrir des cours d'eaux assez considérables , de vastes plaines herbacées et des foréts là même, où l’on disait n'exister que des déserts semblables à ceux de l'Afrique. Le grand probléine de l'écoulement des eaux offre un si vif intérêt, que souvent des nouvelles au moins prématurées ont été répandues. Les plus récentes araonçaient la découverte d’un grand fleuve nommé le Murray , formé de la jonction du Murrumbidgie et du Darling , et se jetant dans un lac immense, qui communique avec la mer près du golfe de Saint- Vincent. On parle, aussi, mais avec moins de certitude encore, d’une belle rivière située au nord des plaines de Liverpool, d'où elle doit se diriger au nord-ouest vers Îe golfe de Van-Diemen. En attendant que l’on donne plus de détails précis sur le cours des nouveaux fleuves qu’on vient de découvrir dans le Continent-Austral et dans la grande île de Bornéo, voici les notions les plus positives que, d’après le plan de cet ouvrage, nous pouvons offrir aux lecteurs sur l’hydrographie du Monde-Maritime. Dans le tableau suivant les fleuves sont classés d’après les grandes terres qu'ils arrosent.
Dans l'AUSTRALIE proprement dite (Nouvelle-Hollande) ou le CONTINENT- AUSTRAL, nous nommerons les suivans :
Le Crarence, voisin du tropique, et le Ricamon» plus au sud qu'on vient de découvrir et qui paraissent importans.
Le Bissawe , dont on ne connaît bien que la partie inférieure, découverte en 1823. En admettant que ses sources se trouvent sur le revers occidental des montagnes Bleues ce serait le plus grand fleuve connu du Continent-Austral. Il traverse Ja partie moyenne de la Nouvelle-Galles-du-Sud,
Le Hawkeseun y, formé par la jonction du Grose et du Népean, C'est le fleuve principal du comté de Cumberland, 6
Le Parersox et l'Hasrines qui, comme les précédens, ont leurs embouchures sur la côte orientale de l'Australie,
Le Macquarte et le Lacacan, qui naissent sur le revers occidental des montagnes Pleues , et qui paraissent aboutir à des marais dans l'intérieur du continent.
La Rivière Dg5 Cyenes (Swan-River), qui prend sa source dans la Chaîne-Occidentale , et sur les bords de laquelle on a fondé la colonie de ce nom.
Daus la DIEMENIE (Verre de Diemen) : le Denwxnr et le Taman, qui sont les principaux fleuves de cette ile,
Dans IKA-NA-MAWI ou la TASMANIE-DU-NORD ( Nouvelle-Zélande), nous nommerons > SuoourranGa et le Waï-ra (longue rivière).
Dans BCRNEO, on trouve : le Bewter-Massine , que l'on croit sortir du lac Keney- Ballou ét traverser du nord au sud l’île de Bornéo pour se jeter dans la mer de Java. En admeltant celie supposition , ce sérait le plus grand fleuve connu du Monde- Maritime. La longueur de son cours pourrait être estimée à r,150 milles.
Le PonTranar, qui paraît naître sur le versant occidental des monts Panams , dans
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le centre de Pornéo, et qui se jette dans la mer de la Chine au-dessous de Pontianak, Dans SUMATRA : le Srax , qui a sa source dans le ci-devant empire de Menangkabou, traverse le royaume de Siak et se jette dans la mer de la Chine. L'InpraGtar, qui est le plus grand fleuve de cette île. Il traverse le ci-devant empire de Menangkabou et se jette dans la mer de la Chine.
Le Paremsanc ou Mousr, qui mer de la Chine.
parcourt lc royaume de ce nom, et entre dans la
Le Sinokez, qui arrose une partie des tersitoires du royaume d’Achem et du Pays des Batlas, C'est le plus grand fleuve connu de la Malaisie qui ait son embouchure dans
l'Océan-Indien.
Daus JAVA : ie Soro ou Bexc-Awax, qui est le plus grand fleuve de cette île, dont
il parcourt la partie centrale ; il se jette dans la mer de Java. Le Keoinr, qui arrose la partie orientale de cette ile et se jette dans la mer de Java après avoir traversé la ville de Sourabaya. C'est à son bassin qu'appartiennent les imposantes ruines de l’ancienne métropole de Java et uve foule d'antiquités, que nous aurons
occasion de mentionner.
Dans MINDANAO : le Peranws: ou Pexcuarr, qui est le plus grand fleuve de cette iles il sort du lac Mandango et se jette dans la baie Illana daus la mer de la Chine.
Dans LUCÇON : le Tao , qui est le plus grand fleuve de cette ile, Après en avoir traversé une grande partie du sud au nord; il se jette daus la mer de la Chine vis-à-vis du
groupe des Babuyanos.
Dans CELEÈBES : le Cururawa, qui sort du lac Tapara-Karaja, et se jette dans la baie de Boni, partie de la mer des Moluques.
LACS. Ce que nous venons de dire des fleuves peut s'appliquer, jusqu’à un certain point, aux lacs de cette partie du monde, où l’on n’en connaît aucun qui puisse être comparé aux grands lacs de l’Ancien et du Nouveau-Continent. Les suivans peuvent passer pour être les plus grands lacs connus du Monde-Maritime : le Xëney-ballou, dans la partie nordest de Bornéo; on u’en connait pas encore de plus grands dans toute l'Océanie. Les naturels lui donnent le nom de #er; M. de Rienzi est le seul curopéen qui l'ait visité; ce savant voyageur nous assure que ses eaux sont blanchâtres, que sa circonférence est de 90 milles et que sa profondeur est de quatre à sept brasses. Viennent ensuite le Laut Dunaou, dans l'intérieur du pays de Priaman dans l’île Sumatra ; le lac Pangil, dans le nord, et le Mandango ou Mindanao , dans le sud de l’île Mindanao ; le Bay, dans Luçon; le Tapara-Karaja, dans Celebes; le lac Artur, dans la Diemenie (Terre de Diemen); le Roto-Doua, dars Ika-na-mauwi ou la Tasmanie-du-nord (groupe de la Nouvelle: Zélande).
zLES. L'Océanie en a plus que toutes les autres parties du monde. On peut dire qu'elle offre même, dans l'ile de Bornéo, la plus grande des êles proprement dites, et dans la Papouasie (Nouvelle-Guinée), l’ée la plus longue que l’on connaisse. Les autres îles les plus remarquables par leur étendue sont : Sumatru, Java, Lucon, Mindanao , Celebes, Tavai-Pounam-
inou et Zka-na-mauwi, on la
Tasmanie-du-Sud èt la Tasmanie-du-Nord
(groupe de la Nouvelle-Zélande).
L'Océanie, en outre, plus que toute autre partie du monde, offre, dans ses innombrables îles basses, ces étonnantes constructions dues en grande partie à l’action continue des lithophytes, encor: si peu étudiés par les naturalistes. Guidés par cet instinct, que Hunter sppelle l'aiguillon de la nécessité, ces vermisseaux, auxquels on daigne à peine assigner une des dernières places dans le règne animal , forment, pour ainsi dire, sous nos yeux, des milliers d'îles et des millions d’arpens de terre qui interrompent
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la vaste surface du Grand-Océan. « Lorsqu'on examine, dit un des savans rédacteurs du Quarterly Review, sous les eaux, ces tubes calcaires et limmense variété de leurs embranchemens, on rencontre parfois, dans les couches supérieures , un état de moiteur, de malléabilité qui n’existe plus dans les autres, et qui cesse de se montrer dans les bancs de corail pétrifiés qu'on ap. ‘çoit au-dessus des eaux. La conséquence naturelle de cette observation, c'est que les lithophytes travaillent toute leur vie, et que ce n'est qu'après leur mort que leur étui se durcit et se consolide ». Nous ajouterons que deux naturalistes très distingués ont reconnu de nos jours, dans leurs savantes circomnavigations, combien était erronée l'opinion de Forster, de Peron et autres voyageurs, lorsqu'ils supposaient que le travail des zoophytes partait des profondeurs immenses de l’Océan pour se terminer à sa surface. Selon MM. Gaimard et Quoy, ces lithophytes n'établissent jamais leur demeure à une grande profondeur, où ils ne pourraient résister à la trop grande pression et où ils seraient privés de l’action bienfaisante de la lumière; mais ils commencent leurs étonnans travaux à quelques brasses seulement au-dessous du niveau de l'Océan, en s’établissant, non pas sur un fonds sableux , maïs sur les hauts fonds qui s'élèvent jusqu'à une petite distance de sa superficie. C’est ainsi qu’en élevant peu à peu leurs demeures, ils changent en îles des bas-fonds, et qu'ils parviennent à construire , autour des terres, ces récifs qui menacent à chaque pas du naufrage le plus habile navigateur. « Sur 4 côte boréale de l’Australie (Nouvelle-Hollande), au milieu du détroit de Torrès, comme au milieu des petits espaces de mer qui la bordent de toutes parts, gisent, dit M. Lesson, ces innombrables écueils de madrépores qui s’élèvent des bancs sous-marins pour former ces murailles à fleur d’eau si funestes aux navigateurs, et signalées déjà par tant de célèbres naufrages. Ces récifs forment aussi une ceinture à toute la partie orientale de ce continent, jusqu’au tropique; et ces immenses travaux, d’un polype presque imperceptible, groupés de mille manières, pressés, agglémérés, ou en zigzag, dessinent sur cette côte un mur, que les navigateurs ont nommé les récifs de la Grande- Barrière. D'étroits canaux serpentent dans ce labyrinthe inextricable d’une mer semée d’écueils, sur lesquels Flinders et bien d’autres marins virent briser leurs navires ». L’archipel de Paumotou (Dangereux, ete.) et l'archipel Central (Mulgrave , etc.), sont les deux groupes d'îles de ce genre les plus étendus et les plus remarquables qu'offre l'Océanie. A la page 17, nous avons déjà indiqué les îles de cette espèce qui, dans les autres parties du monde, méritent d'attirer l'attention du lecteur.
MONTAGNES. La position de plusieurs îles de l'Océanie, les unes relativement aux autres, et les petits intervalles de mer qui les séparent, autorisent les géographes à regarder ces longs chaînons de terres insulaires comme formant autant de chaînes de montagnes. En appliquant celle manière de considérer ies hauteurs du globe à celles du Monde-Maritime, nous croyons qu’on pourrait provisoirement partager ses principales montagnes connues entre plusieurs systèmes, subdivisés en groupes eten chaînes. Mais ici , nous devons rappeler au lecteur ce que nous avons dit en parlant des fleuves de cette partse du monde. Dans l’état encore si imparfait de la géographie de l’intérieur du Continent-Austral, de Bornéo, de la Papouasie et en général de toutes les grandes terres de FOcéanie, il serait téméraire de vouloir seulement indiquer la direction de chaînes de
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montagnes, dont l'existence même n’a pas encore été bien epanpiée, Que serait-ce si, à l'exemple de quelque géographe, nous voulions m sis indiquer la nature et la hauteur? Dans le court aperçn que sons Lo offrir sur l’orographie de l'Océanie, notre but est de présenter pro er ment au lecteur la classification de ses montagnes qui , dans l sr 4: u rh la science, nous paraît être le plus en rapport avec les : ésu ANUME : récentes explorations et s'éloigner moins du plan suivi ue ds # MAL dans la description des autres parties du monde. Voici donc les re Lu entre lesquels il nous semble qu'on pourrait classer provisoire principales hauteurs connues du Monde-Maritime :
SYSTÈME MALAISIEN, Nous proposons cette dénomination ee pres nouveaux noms et parce que ce système embrasse toutes les montagnes a a » s ie. xls proposons de le subdiviser dans les trois groupes suivans : Gaoure $ SALE a pu le plus long ; il emprunte son nom à l’île de Sumatra, où se el ses p w es Dent connues et la chaîne la plus remarquable ; il embrasse toutes les sets % ne des iles qui environnent cette grande île , mais aussi celles de Jar el : ea me 1e r + ainsi que toutes les montagnes qui s'élèvent sur les iles qui for nt h tee LAID | bava- Timor ; de manière que le groupe Das 8 ru aus À pa ra 8 | $ ra jusqu’à l'île Sarmata à l'est de Timor. La chaine £ : raltac 4 1 du Monde-Maritime à celles de l’Ancien-Monde , étant pour Wat ro EM nuation de la chaine Birmano-Siamoise , qu'à la page 606 nous avons ne s art ER vers toute l'Inde-Transgangétique , depuis les confins du Yu-nan jusqu à LS paies péninsule de Malacca. Groure DE Luçon-Bonnéo, ainsi nommé à cause "s pal sp ne pales qu'il embrasse; ce groupe comprend les monts de Cristal , les tone de A DA chaines qui s'élèvent sur le vaste sol de RArPAn Less dpi L Lars je ba 484 velles de Mindanao et toutes les montagnes et les hau À As el îles de l'archipel des Philippines et de ses dépendances. Enfin le snow» ibn , que do Do boiots de nommer de la sorte, parce que nous ÿ led: EE les montagnes qui s'élèvent sur les îles qui composent le groupe De 43 Us | l'archipel des Moluques ; ses hauteurs les plus remarquables se trouven et dans celles de Ceram, de Bourou, de Gilolo et de Ternate. ‘