‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 3)Chapitre 70 sur 457 · XIV. Rouex. Seine-[nférieure, Eure, Manche, Calvados, Orne · texte numérisé non relu

XIV. Rouex. Seine-[nférieure, Eure, Manche, Calvados, Orne

XV. RourGes. Cher, Indre, Allier, Creuse, Nievre, Haute-Vienne, Corrèze.

XVC Lure, ......., Nord, Pas-de-Calais, Somme.

XVIL Basrra. Ile de Corse.

XVIIL Dion. Aube, Haute-Marne, Yonne, Côte-d'Or, Saône-et-Loire.

AIX, Lyon. ........, Rhône, Loire, Cantal, Puy-de-Dôme , Haute-Loire.

PLACES FORTES ct PORTS MILITAIBES. La France à un grand nombre de forteresses parmi lesquelles quelques-unes sont justement comptées parmi les places les plus fortes de l'Europe. Les principales places fortes sont : Dunkerque, Bergues, Lille, Douai, Cambrai, Valenciennes , Condé, Maubeuge, Avesre, Rocroy, Givet et Charlemont, Méziéres, Sedan, Thionville, Metz, Bitche et Weissembourg sur la frontière du nord, le long des confins des Pays-Bas, des possessions prussiennes et bavaroïses ; Haguenau , Strasbourg, Schelestadt et Neuf-Brisach sur la frontière orientale du côté de l'Allemagne; Betfort, Besancon et le nouveau fort de l'Ecluse sur la même frontière du côté de la Suisse; Grenoble et Briançon sur les confins du royaume Sarde; Perpignan, Bellegarde et Mont- Louis sur la frontière de l'Espagne vers l’est; Suërt-Jean-Pied-de-Port et Bayonne vers l'ouest. Les ports militaires et les chantiers de construction sont : Brest, Toulon, Rochefort, Cherbourg et Lorient, On construit aussi à Bayonne, à Nantes et à Saint-Servan des corvettes de guerre.

INDUSTRIE. Les produits de l’industrie française sont variés presque à l'infini et réunissent à la qualité de la matière l'élégance des formes. Depuis trente ans, les fabriques et les manufactures se sont multipliées d'une manière étonnante , et quelques-uns de leurs produits non-seulement égalent, mais même dépassent les chefs-d’œuvre correspondans sortis des ateliers étrangers. C’est surtout dans la fabrication des cachemires et des linges damassés, du papier, de l'horlogerie fine et de l'horlogerie com-

mune, de la poterie de luxe et dela poterie ord coton, dans la lithographie, dans l’art de colorer les fils et les tissus de soie et de coton, dans celui de peindre sur papier, dans l'exploitation des mines de houille et de fer, dans l’art de forger ce métal, de tailler et de polir les cristaux, dans la fabrication des armes et dans la préparation des produits chimiques, qu’on remarque les plus grands progrès et les perfectionnemens les plus considérables. Voici les principaux articles de l'industrie francaise que notre cadre nous permet d'indiquer; ils serviront en même temps à faire connaître les villes du royaume qui plus que lesautres se distinguent sous ce rapport.

La porcelaine de Sèvres, de Paris, de Limoges et de Bayeux; la fafence de Nevers, de Chantilly, Montereau, Toul, etc. ; les poteries de Sarreguemines, Meillonas ; les tapis de la Savonnerie de Paris, d’Aubusson, de Felletin et d'Abbeville; les tapisseries des Gobelins et de Beauvais; la chapetlerie de Paris et de Lyon; les soées et soiries de Lyon, Nîmes, Avignon, Annonay et Tours ; les chapeaux de paille de TLagnieux, Caen; les rubans de Saint-Etienne et Saint-Chamond ; les draps d'Elbeuf, de Louviers, de Sedan, de Carcassonne, de Lodève, de Castres, d'Abbeville, de Vire, etc.; les étoffes légères en laine de Reims, Amiens, Beauvais, Paris, etc; les chdles de Paris, Lyon, Nimes, Saint-Quentin, etc. ; le coton filé et les étoffes en coton pur et mélangé de Rouen, Saint-Quentin, Tarare, Paris, Troyes, Lille, Roubaix, Turcoing, Cholet, etc.; la bonneterie de Paris, Troyes, Nîmes, Ganges, Lyon, de la Picardie, Orléans, Marseille, etc. ; les toiles de la Flandre, de Saint-Rambert, de Villefranche, de la Bretagne et du Dauphiné; les batistes, les linons , les $«7 et les tulles de Saint-Quentin, Cambrai, Bapaume, Valenciennes, Do. : te.s la broderie de Saint-Quentin, des départemens de la Meurthe, ‘ ‘loselle; les ouvrages de mode de Paris; les dentelles d'Alençon, Cac, payeux, Chantilly, Valenciennes, Douai, le Puy, Mirecourt; les gants de Paris, Grencble, Milhau, Chaumont, Niort, Blois, Vendôme; l'horlogerie de Paris, de Besançon et de plusieurs communes du Jura et de la Haute-Saône ; l'affinage, tirage et battage d’or et d'argent de Trévoux et de Lyon; les ouvrages en bronze , Vorfévrerie, Va bijouterie fine et fausse et les instrumens de physique et de mathématique de Paris; la joaillerie en pierres fines et en strass de Paris, Septmoncel; l’ébénisterie de Paris ; la carrosserie et la sellerie de Paris, Strasbourg; la boissellerie de Villers-Coterets, d’Avesnes, etc. ; la vannerie fine d’Origny et de Vouziers; les fers des Ardennes, de la Côte-d'Or, de la Haute-Marne, du Nivernais, du Haut et Bas-Rhin, des Vosges, de l'Eure, du dura, du Doubs, etc.; la chouterie de l'Aigle, Saint-Etienne, Rugles, Charleville, etc.; les épingles de l'Aigle; la coutellerie de Paris, Moulins, Saint-Etienne, Châtellerault, Chaumont, Nogent, Langres, Thiers, etc. ; la quincaillerie de Saint-Etienne, d'Escarbotin (dite de Picardie}, Charleville, Raucourt, Molsheim, Thiers, Rugles, l’'Aigle, etc.; la fabrique des armes blanches à Klingenthal, Saint-Etienne, Châtellerault; et celle des armes à feu à Paris, Maubeuge, Charleville, Saint-Etienne, Mutzig, Tulle ; les glaces de Saint-Gobain, de Saint-Quirin, de Cirey; les cristaux de Baccarat, Montcenis, Munsthal, Choisy-le-Roi; les teintureries de Paris, Rouen, Lyon, Elbeuf, Louviers et Nimes; les toiles peintes de Mulhausen, Colmar et autres communes du département du Haut-Rhin, Jouy, Saint-Denis, Rouen, Beauvais, ete.; les savons blanes

re, dans la filature du les fils et les tissus de dans l'exploitation des sétal, de tailler et de ans la préparation des progrès et les perfecaux articles de l'indusquer ; ils serviront en qui plus que les autres

de Bayeux; la faïence

les poteries de Sarre- Paris, d’Aubusson, de ns et de Beauvais; la de Lyon, Nîmes, Avile Laynieux, Caen; ics raps d'Elbeuf, de Lou- ‘astres, d’Abbeville, de niens, Beauvais, Paris, entin, etc. ; le coton filé Saint-Quentin, Tarare, etc.; la bonneterie de ie, Orléans, Marseille, de Villefranche, de la

les ge et les tulles de , Do. : tes la brodethe, oselle; les

1, Cac, Dayeux, Chan-

gants de Paris, Grencl'horlogerie de Paris, de e la Haute-Saône ; l'affik et de Lyon; les ouvrausse et des instrumens ‘le ie en pierres fines et en ris ; la carrosserie et la ers-Coterets, d’Avesnes, s fers des Ardennes, de , du Haut et Bas-Rhin, ; la chouterie de l’Aigle, rles de l'Aigle ; la coutelit, Chaumont, Nogent, enne , d'Escarbotin (dite , Thiers, Rugles, l'Aïgenthal , Saint-Etienne, Maubeuge, Charleville, 3obain, de Saint-Quirin, unsthal, Choisy-le-Roi;

Louviers et Nîmes; les mmunes du département is, ete.; les savons blancs

og q

de Marseille ; les savons noirs et verts de Saint-Quentin, Amiens, Abbeville, Lille, Cambrai , etc.; les papiers d'Annonay, Angoulème, Ambert, Thiers, Limoges , des Vosges, de Vire, Buges, etc.; les papiers de tenture de Paris; la éypographie, la gravure et la lithographie de Paris; les raffineries de sucre de Paris, d'Orléans, Bordeaux , Marseille , Nantes et Rouen; les nombreuses fabriques de sucre de betteraves des départemens du Nord, du Pas-de-Calais, de la Somme, de l'Aisne, de Pont-à-Mousson , etc. ; les fabriques de produits chimiques de Paris, Rouen, Marseille, Montpellier, du département de l'Aisne, etc.; les exploitations de bitume de Seyssel et de Lampertsloch; les fromageries de Gex, Roquefort, d'Auvergne, du Cantal, de Gérardmer, du Mont-Dor, du Doubs, du Jura, de Saint- Nectaire, de Viry; les érstrumens de musique de Paris, Mirecourt et Lacouture; la tabletterie, la tournerie d'Oyonax, Sainte-Colombe-sur-l'Hers et Saint-Claude ; la tanneries, corroierie, mégisserie d’Annonay, Rocroy, Pont-Audemer, Troyes, Milhau, Metz, etc.; la ferronnerie des Ardennes ; les exploitations d'ardoises des Ardennes, d'Angers; les liqueurs de Phalsbourg, de Grenoble, de la Côte, de Grasse ; tous ces articles représentent les objets principaux dans lesquels excelle l’industrie française , qui depuis trente ans à fait d'immenses progrès; des expositions qui ont lieu, à des époques non encore fixées, dans les villes de Paris, Toulouse, Nantes, Lille, Douai, Cambrai et Metz, contribuent encore à l’encourager et à l'accroitre.

Nous terminerons cet article par le résumé dû produit annuel des différentes branches de l’industrie française, Les calculs approximatifs que nous offrons dans le tableau ci-dessous sont empruntés aux plus savans statisticiens nationaux. Ce sont des faits importans qui en disent plus

que toutes les phrases qu'on pourrait faire pour démontrer la richesse, l’industrie et la puissance de la France.

Francs.

Produits du règne Mineral. ..,.., et | 97:000,000 CPAINS: 06 te mn andre Rues lee S De ENS 1,900,000,000 À à LL PR OP CP 800,000,000 Prairies naturelles. ,......,..,.,..,,,.... 700,000,000 Légumes et fruits. ..,..........,....,....,. 262,000,000 Coupes de bois. .,,..,..........,...,.,.,... 14 1,000,000 Lin, chanvre, . . 0 soso ess 50,000,000 Animaux domestiques, plus de. . ......,...,... 650.000,000 Fabriques et manufactures, les bénéfices compris. . . , . r,400,000,000

COMMERCE. Les produits de l’industrie joints à ceux du sol sont l'objet d’un grand commerce intérieur et extérieur très avantageux à la France. Les principaux articles importés sont: chevaux , bestiaux, soie ecrue, cire, suif, pelleterie, laine, tabac en feuilles, bois de teinture, huile, fer, étain, plomb, cuivre, argent, or, soufre, chanvre, coton, indigo, sucre, café, cacao ct épiceries. Les principaux articles exportés sont : vins, eau-de-vic, rubans, dentelles, draps, étoffes de laine et de soie, toile de chanvre ou de lin, tissus de coton, papier blanc et de tenture, livres, gravures, cartes géographiques, meubles, objets de modes, sel, fer étiré et ouvré, orfévreric, horlogerie, porcelaines, glaces, chapeaux, fruits, picrres meulières, parfumerie, mercerie, etc.

Les principales villes marchandes de l’intérieur du royaume sont : Paris, Lyon, Rouen, Saint-Etienne, Beaucaire, Aix, Toulouse, Carcas-

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sonne, Nimes, Montpellier, Beziers , Lille , Strasbourg, Nancy, Mulhausen, Perpignan ; sur la mer : Dunkerque, Boulogne, Dieppe , le uvre, Saint- Malo, Lorient , la Rochelle, Bordeaux , Bayonne, Cette et Marseille, Parmi toutes ces villes, les dix suivantes tiennent le premier rang et pourraient être classées de la manière suivante relativement à l'importance respective de leur commerce et de leur industrie : Paris, Lyon, Rouen, le Havre, Bordeaux, Marseille, Lille, Nantes, Strasbourg et Dunkerque.

DIVISION ADMINISTRATIVE. Avant la révolution de 1789, la France était divisée en trente-trois gouvernemens ou provinces d’une étendue très inégale. Onze de ces provinces savoir : la Flandre ou les Pays- Bas français, V' Artois, la Picardie, la Normandie, \a Bretagne, le Maine avec le Perche, l'Orléanais , Y Ile-de-France, a Champagne, la Lorraine et l'Alsace étaient au nord ; quatorze occupaient le milieu, savoir : l’Æ#njou, la Tourraine, le Poitou , Aunis, la Saintonge avec lAngoumois, le Limousin, la Marche , l'Auvergne , le Lyonnais, le Bourbonnais, le Berry , le Nivernais, la Bourgogne et la Franche-Comté ; les sept autres étaient au sud; la Guienne avec la Gascogne, \a Navarre avec le Béarn, le comté de Foix, le Roussillon, le Languedoc, la Provence et le Dauphiné. L'ile de Corse formait le gouvernement de ce nom.

La France est aujourd’hui divisée en quatre-vingt-six départemens, qui prennent leurs noms des rivières qui les baignent, des montagnes qu'on y trouve, de leur situation ou de quelque autre localité. Chaque département, administré par un'préfet, est subdivisé en sous-préfectures ou arrondissemens et ceux-ci en cantons. Le tableau suivant tiré de celui que nous avons publié sous ce titre : La Monarchie française comparée aux principaux états du monde , offre les divisions actuelles rangées par ordre alphabétique et comparées aux anciennes, dont la connaissance est indispensable pour l'étude de l’histoire. Chaque chef-lieu de préfecture est écrit en urandes lettres; tous ceux des sous préfectures le sont en italique. On à écrit en romain le nom des fleuves qui passent à côté ou qui fraversent les villes capitales des départemens, et tous les noms des lieux compris dans chaque arrondissement et ceux des îles qui en dépendent. Les chiffres mis après un nom de ville ou de fleuve qui arrose un chef-lieu, indiquent en milliers la population officielle de la ville à laquelle ils se rapportent. On a exprimé avec des fractions décimales les centaines d’habitans de tous les lieux dont la population est au-dessous d’un millier; comme Chessy, 0.5 dans le département du Rhône, qui ne compte que cinq cents habitans. On a déjà exposé ailleurs les motifs qui nous ont engagé à admettre ce petit endroit ainsi que plusieurs autres dans le tableau. Nous ajouterons ici que ses riches mines de cuivre le rendent trop important pour pouvoir étre omis. Le petit tableau alphabétique ci-dessous et les titres des différentes colonnes rendent inutile toute explication ultérieure.

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