‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 3)Chapitre 83 sur 457 · CONFEDERATION SUISSE · texte numérisé non relu

CONFEDERATION SUISSE

20SITION ASTRONOMIQUE. Longitude orientale. Entre 2° 43 et 90 5', Latitude , entre 45° bo’ et 47° 49.

DIMENSIONS. Plus grande longueur. Depuis la Vattay, dans le canton de Vaud , jusqu’à Martinsbruck, dans le canton des Grisons, 180 milles. Plus grande largeur. Depuis Chiasso, extrémité méridionale du canton du Tessin, jusqu’à Ober-Bargen , extrémité septentrionale du canton de Schaffouse, 120 milles.

CONFINS. Au zord, la monarchie Française, le grand-duché de Bade, le royaume de Wurtemberg , et le Tyrol dépendant de l'empire d’Autriche; à l'est, le Tyrol et le royaume Lombard-Vénitien, dépendant de l'empire d'Autriche; au sud, les royaumes Lombard-Vénitien et Sarde; à l'ouest, la monarchie Française, savoir les départemens de l'Ain, du Jura, du Doubs et du Haut-Rhin.

PAYS. La Confédération actuelle se compose de presque tous les pays qui formaient l’ancierine , moins quelques-uns qui ont été détachés en 1803, et plus quelques autres qui, à la même époque, y ont été ajoutés. Voyezen les détails à larticie Gouvernement.

MONTAGNES. La Suisse n’est à proprement parler qu'un plateau très élevé, sillonné de plusieurs chaînes de montagnes qui appartiennent toutes au sysrème AzPique. Leurs points culminans sont: le Monte-Leone où Sunplon, élevé de 1805 toises dans la chaîne Principale; Va Finster-Aar- Horn, haut de 2206, dansla chaîne Septentrionale où Alpes Bernoises ; le Recullet de 880, dans celle du Zura. Voyez l’article Montagnes aux pages 86, 87, 88, et 89.

LACS. Parmi les nombreux lacs de la Suisse il faut distinguer : ceux de Constance (Boden-See) , de Genève (Genfer-See), le Majeur ( Maggiore ou Langen-See) et de Lugano, dont une partie seulement lui appartient ; et les lacs de Neufchdtel (Neuenburger-See), de Morat (Murtner-See), de Bienne (Bieler-See), de Zurich (Zurcher-See), des Quatre-Cantons (Vier- Waldstaetter-See) appelé aussi lac de Lucerne ; de Zug (Zuger-See), de Wallenstadt {(Wallen-See), de Brierz (Brienzer-See), de Taun (Thuner- See), de Sempach (Sempacher-See), qui lui appartiennent entièrement. Les lacs de Constance, de Genève, de Neufchdtel, de Zurich et «1e Lucerne et le lac Majeur sont les plus grands.

FLEUVES. Toutes les eaux qui arrosent la Suisse ,:partiennent à quatre fleuves, le Rhin, le Rhône, le P6 et le Danube, qui asoutissent à l'Océan-Atlantique, à la Méditerranée, à l'Adriatique et à la mer Noire.

L'OCÉAN ATLANTIQUE ou la MER DU NORD recoit :

Le Rurx qui est foriné dans les Grisons par la réunion de trois branches, ie RH1N- Anréræeur (Vorder-Rhein), le Rern-pu-misieu (Mittler-Rhein ) et le Raix-POSTÉRIEUA IT

ABRÈGÉ DE GÉOGRAPHIE +62 © 2 * Don (Hinter-Rhein }), traverse le canton des Grisons , sépare celui de Saint-Gall du K yrol, traverse le lac de Constance, le canton de Schaffouse et touche la frontière de ceux de Zurich, l'ar Jovie et Bäle, Après avoir traversé la capitale de ce dernier, le Rhin pue ss cours F4 : îte à re los Pare € ie pe la France et l'Allemagne, pour se rendre ensuite à travers les Pays-Bas € ps a mer ÿÛ k . é NE x du Nord. Ses principaux affluens dans la Suisse sont : la Thur » qui lraverse es cantons le Saint-Gall et de Thurgovie et est grossie à la droite par la Sitter ; l'A ar, qui ie de Satnl- À st € 8 { net lus grand courant d'eau qui appartienne entièrement à la Suisse sil prend sa suurce ans Le cautotr de Berne , où il traverse l'Oberhasli, les lacs de Brienz et de Thun , passe par de ; ‘Ar rie ss ar le Thu, Berne et Arberg; traverse les cantons de Suleure et d'Air govie en passant par les ! 0 An villes de Soleure, Aarau et Brugg. L’Aar recoit à la gauche Re perl qu tra i i i décharge les lacs de Neufchâtel, de Bienne e > Fr rg, et la Thiele, qui décharge les lacs de Neufc ; verse le canton de Fribourg , e 4 ‘ sé de Morat. Les principaux affluens de l’Aar à la droite sont : la Grande Xnmes c one Emmen), qui traverse les cantons de Bern et de Soleure; la Aeuss, qui nait au mel Saint- Gothard, traverse le canton d'Uri, le lac de Lucerne, baigne cette ville et traverse ke Ls ïe ce nom et l'Argovie; la Limmat, nommée ZLinth dans la partie supérieure de son fe baigne les cantons de Glaris, Saint-Gall, Schwiz, Zurich et Se AT os par Glavis, Zurich et Baden , et en traversant le lac de Zurich; son embouchure est un peu au-dessous de celle de la Reuss.

ÉDIT ÉE recoit :

La MÉDITERRANEE recoi 2 RER Le Raôxe, qui prend sa source au mont de la Fourche dans le Valais, traverse ce can ' * p FL4 6!

ton ainsi que le lac de Genève et le canton de ce nom , en passant par Brigg jt Fiat a : , ce Ÿ , Genève ; ensuite il entre en France. Aucun de ses afiluens n’est assez considérable pour FOUETE ètre décrit. | L'ADRIATIQUE reçoit : | él js Le Pô, qui.est le plus grand fleuve de l'Italie , reçoit à la gauche red ee (Ti cinio ). Celui-ci naît au pied du Saint-Gothard, traverse le canton M er . Kr A nom ainsi que le lac Majeur et aboutit au Pô dans le royaume Lombard-Vénitien. 1 ia ivières entrent dans le lac Majeur à droite, tandis que la Tresa y dé- Maggia et autres rivières entrent dans j charge à la gauche le lac Lugano.

La MER NO!RE recoit : Hu. À. | Le Danuse, dont le cours supérieur appartient à l'Allemagne, reçoit à , Le lZnn, qui prend sa source dans les glaciers de la Maloÿa , traverse la Haute et à ne F ) 4 £ Da Ÿ Engadine dans les Grisons et entre dans le Tyrol, où il poursuit son cours pour se joit au Danube dans le royaume de Bavière.

Zurich, de Lucern d'Appeuzell, de Sa dans la plus grande tie assez considéral Grisons, dans quel Bosco dans le cant:

la population total prend : les Francai Genève; dans presq Soleure, de Fribou tiennent à ceux de tièmes de la popu moins nombreux; i des Grisons et quel route qui y mène. L bre que ces dernier land, vers les sourc SÉMITIQUE ne com!

vit'dans l’Argovie. !

mande est employé que dans les affaire Tessin, de Vaud, de pas moins de trentedans la française; et RELIGIONS. Le la population Suisse presque totalité des et Neufchâtel ; la pl d'Argovie, de Thur Fribourg, Soleure e tous les habitans des Appenzell-Intérieur, de Fribourg, Soleur.

tres cantons. Environ le reste est catholiqu GOUVERNEME) composée de trois p:

vassaux des treize C:

Les TRE1ZE CANT cratiques, savoir : U Appenzell-Intérieur e Zurich, Lucerne, Bc Soleure étaient oligar d’habitans.

Les susErs où x sédés en commun pa le comté de Bade av la Thurgovie avec F Sargans avec Sargans; sur le lac de Zuricl

CANAUX. La Suisse n’en manque pas, quoique les géographes gain presque tous le silence sur leur compte. A la vérité ils ne ait ici mais ils sont trop importans pour ne pas être mentionnés. Les plu Le dérables sont les canaux de la Linth, dont l'un, de 5292 ah nt cette rivière depuis Mallis jusqu’au lac de Wallenstadt; l’autre, “hé ÿ u mène cette même rivière ; réunie à la Maagh, du lac de Wallensta k ce de Zurich. Ces travaux hydrauliques ont coûté près de os . fournis par le patriotisme désintéressé de plusieurs Suisses. Viennent ss les travaux hydrauliques de la Xander et la partie de l’4ar Lt 284 le lac de Thunetla ville de Berne dans le canton de ce nom; de la Reng à dans celui de Lucerne, et du Glatt dans le canton de Zurich. On rh ge pose aussi de corriger les défauts des lits actuels de la ge a de l’4ar, pour baisser de 3 ou 4 pieds le niveau moyen des acs a châtel, de Bienne et Morat, ainsi que de reprendre les travaux . pate vers la moitié du xvrr1° siècle pour faire communiquer le lac de Neufc ê i “ève, * | he HI. Tous les habitans de la Suisse AANAEENE : deux souches | sincipales : à la GenmaniQue et à la AS à F première comprend les Suisses Allemands, qui vivent dans les canton:

strarich, Cours À mer

Zurich, de Lucerne, d'Uri ; de Schwitz, d'Unterwalc » de Glaris, de Zug, d'Appenzell, de Saint-Gall, de Thurgovie, de Schaffouse et d'Argovie ; dans la plus grande partie des cantons de Berne et de Bâle; dans une partie assez considérable de ceux de Soleure, de Fribourg, du Valais et des Woes Grisons, dans quelques communes de celui de Vaud, et dans celle de Losco dans le canton du Tessin ; ils forment presque les 14 vingtièmes de € par la population totale de la Confédération. La souche Grekco-Larine coniar les prend : les Français, qui vivent dans les cantons de Neufchâtel et de ji tra Genève; dans presque tout celui de Vaud; dans une partie des cantons de ienne Soleure, de Fribourg et du Valais, et dans les pays du Jura qui apparross- tiennent à ceux de Bâle et de Berne ; ils forment ur

rt peu plus des 4 ving- Saint- tièmes de la population totale de la Suisse. Les Ztaliens sont beaucoup moins nombreux; ils n’habitent que le canton du Tessin, quelques vallées os des Grisons et quelques localités du Valais, sur le Simplon et la belle ut route qui y mène. Les Romans ou Rhétiens sont encore en moindre nom-

bre que ces derniers; on ne les trouve que dans les Grisons, dans l’'Oberland, vers les sources du Rhin, et dans les deux Engadines. La Soucrrx. SÉMITIQUE ne compte que quelques centaines de Juifs, dont la plupart vit'dans l’Argovie. Nous croyons devoir faire observer que la langue allemande est employée dans les affaires générales de la Confédération , ainsi que dans les affaires particutières de tous les Cantons, excepté ceux du

€ Cal ny et pour

à (TI lessin, de Vaud, de Neufchâtel et de Genève; que cette langue ne compte né son pas moins de trente-cinq dialectes principaux; qu'on en distingue quinze nm. La dans la française; et que l'italienne et la romane en ont deux chacune.

y dé. RELIGIONS. Le culvinisme et le catholicisme se partagent inévalement

la population Suisse: ap partiennent au premier l'A penzell Extérieur, la . À . , presque totalité des cantons de Zurich, Ber

ne, Bâle, Schaffouse, Vaud 110 HN et Neufchâtel ; la plus grande partie de ceux de Glaris, des Grisons, +4

A sse: . . . , + . fé ie d'Argovie, de Thurgovie et de Genève; et la minorité des habitans de A | 13

Fribourg, Soleure et Saint-Gall. La religion catholique est professé:

e par tous les habitans des cantons de Lucerne, Uri, Schwitz, Unter

Rance

wald, Zug, rdent Appenzell-Intérieur , Tessin et Valais; et par la plus grande partie de ceux auds,

de Fribourg, Soleure et Saint-Gall; ensuite par la minorité dans les au ires cantons. Environ : à vingtièmes de la population suisse sont calvinistes; le reste est catholique.

GOUVERNEMENT. Avant 1798 la Suisse formait une confédération composée de trois parties très distinctes : les treize Cantons » les sujets où vassaux des treize Cantons et les alliés des treize Cantons.

Les TRE1ZE CANTONS formaient quinze républiques. Huit étaient démocratiques, savoir : Uri, Schwitz, Haut et Bas-Untenvald » Glaris, Zug et Appenzell-Intérieur et Extérieur. Quatre étaient aristocratiques, savoir : Zurich, Lucerne, Bdle et Schaffouse ; et les trois de Berne, Fribourg et Soleure étaient oligarchiques. Leur population était estimée à 1 000,000 d'habitans.

encés Les suskrs Où vassaUX DES TREIZE CANTONS étaient des pays poschâtel sédés en commun par plusieurs cantons, Au nord et à l’est on trouvait le comté de Bade avec Bade; les Offices libres avec Bremgarten et Muri; là Thurgovie avec Frauenfeld, le Rheënthal avec Reineck ; Sargans avec Sargans; le Gaster avec Utznach et la ville de Rapperschwyt sur le lac de Zurich. A l'ouest on trouvait Îles bailliages de AMorat, de

ONSiinduit 64), celui *ancs, asuite entre bac, > proure el Neuf-

ent à E. La ns de

le comté de

Granson, d'Orbe et de Schwarzembourg, avec les villes du même non, Au sud, il y avait les gouvernemens de Lugano, de Locarno, de Mendrisio et de F'almaggia, et les trois baïlliages de Bellinzona , de al-Bregno, et de Rivicra. La population de tous ces pays était estimée à 300,000 âmes,

Les ALLIÉS DES TREIZE CANTONS étaient associés à la confédération et soussa protection. C’étaient Les républiques aristocratiques de Saint-Gall, de Bienne et de Muthausen ; les républiques démocratiques du Haut-F'alais, dont dépendait le Bas-Valais; de Gersau sur le lac de Lucerne, et des trois ligues des Grisons ; la république démocratique représentative de Genève ; l'évéque de Bäle, l'abbé de Saint-Gali et celui d'Ængelberg, qui étaient souverains absolus; l'évéque de Sion, qui commandait à la ville de ce nom et à d’autres endroits du Valais; enfin la principauté de Neufchâtel, dépendant du roi de Prusse et régie constitutionnellement. On portait la population de tons ces pays à environ 500,000 âmes.

Eu 1708 la Suisse changea sa constitution et subit quelques démembremens : l'évéché de Bâle, les républiques de Genève et de Mulhausen furent réunis à la France, et elle devint le théâtre de la guerre des puissances étrangères et de plusieurs désordres. En 1803, par l'acte de médiation, la Suisse se forma en confédération composéede dix-neufcantons, savoir les treize anciens auxquels ci ajouta ceux des Grisons, sans la Valtelline, d'Argovie, avec le Frickthal, de Faud, de Suint-Gall, de Thurgovie, et du Tessin: la Yaltelline avec les comtés de Bormio et Chiavenna qui dépendait des Grisons fut réunie au royaume d'Italie, et les autres pays furent à différentes époques incorporés à l'empire Français. Le Frickthal, les deux villes ci-devant forestières Lauffenbourg et Rheinfelden, et les seigneuries de Trasp et Rezüns (dans la Basse-Engadine et dans la Ligue- Grise }, pays jadis possédés par l'Autriche, furent les seuls dédommagemens à tant de pertes.

A la chute de Napoléon et par un acte du congrès de Vienne en 181, la Suisse reprit non-seulement toutes les cessions faites à la France, à l'exception de Mulhausen, mais elle acquit aussi une fraction du pays de Gex et de la Savoie, qui servirent à arrondir le nouveau canton de Genève. Elle forma de la sorte une confédération de vingt-deux cantons.

Par l'acte fédéral du 7 août 1815, les vingt-deux cantons se réunissent en confédération pour le maintien de leur liberté et de leur indépendance. La diète ( Tagsatzung) dirige les affaires générales de la confédération; elle se compose des députés des vingt-deux cantons qui votent d’après les instructions de leurs gouvernemens respectifs. Chaque canton à une voix. Elle se réunit alternativement deux ans de suite dans le chef-lieu du canton directeur. Le président de la diète, qui est censé être le chef de la confédération , a le titre de /andmann. La diète a seule le pouvoir de faire des traités de paix et d'alliance; mais elle ne le peut qu'avec les trois quarts des voix; elle seule conclut des traités de commerce. Les cantons peuvent traiter en particulier avec les gouvernemens étrangers pour des capitulations militaires ainsi que pour des objets économiques et de police ; mais ces conventions ne doivent blesser en rien ni le pacte fédéral ni Les droits constitutionnels des autres cantons. La diète nomme et révoque les agens diplomatiques; elle prend tontes les mesures nécessaires pour la sûreté intérieure et extérieure de la Suisse; elle règle l’organisation du contingent des troupes et en nomme le général. Lorsque la diète n’est pas réunie, le

directoire alterne de Ce tour de rôle a cc Les vingt-deux meme en ne tenant | décuries du Valais autant d'états différe etats peuvent étre cl Huit république Appenzell-Extérieur, Les deux république l'émission de leur ve Deux république Grisons'et les décurie Sir républiques 1 l'aud , Genève et Tes nelle qui vient de s’< libérales que celles d Trois république jouissent de grands reste de leur territo Schaffouse ; Quatre républiqr et Soleure ; Un état monarc/ dont le chef est le roi REVENUS. Lans fédéral et le budget [ destiné à couvrir les taire et de la caisse d’ ‘apitaux destinés à ce que canton doit fou somme totale depuis 1 à environ 700,000, ar cantons permet de crc À 10,000,000 de franc:

ble qu'actuellement {1 france. Voyez le tabl ARMÉE ct FORT Permanente. On estim tinuellement sous les compris les gendarm Mais chaque canton di qui est proportionné à lixée à 33,758 hommes sent de réserve, La lev Suisses ont des troupes Siciles et d'Espagne; a France ; la totalité de !

Voyez le tableau stati La Suisse n’a pas de

directoire alterne de deux ans entre les cantons de Zurich, Berne et Lucerne. Ce tour de rôle a commencé le 1er janvier 1815.

Les vingt-deux cantons forment réellement vingt-quatre états diffévens, même en ne tenant pas compte des trois ligues des Grisons et des treize décuries du Valais, qui à la rigueur pourraient étre regardés comme autant d'états différens. Sous le rapport du gouvernement ces vingt-quatre états peuvent être classés de la manière suivante :

Huit républiques démocratiques, savoir Uri, Schuitz, Glaris, Zug, Appenzell-Extérieur, Appenzell-Intérieur, Bas- Unterwald, Haut- Unterwalit, Les deux républiques des cantons d'Appenzell et celle d’Uri alternent dans l'émission de leur voix à la diète fédérale;

Deux républiques démocratiques-représentatives, savoir les ligues des Grisons'et les décuries du Valais;

Six républiques représentatives, savoir Saint-Gall, Argovie, Thurgovie, l'aud , Genève et Tessin ; ce dernier, à la suite de la réforme constitution. nelle qui vient de s’opérer , jouit d’une constitution dont les bases sont plus libérales que celles des autres cantons.

Trois républiques représentatives ; Mais dont les capitales respectives jouissent de grands privilèges dans la représentation en comparaison du este de leur territoire; ces républiques sont celles de Zurich, Bate ct Schaffouse ;

Quatre républiques aristocr,

atiques, savoir Berne, Lucerne , Fribouis et Soleure ;

Un état monarchique-constitutionnel » Savoir le canton de Neufchdtel , dont le chef est le roi de Prusse.

BEVENUS. Dans la Confédération Suisse il faut distinguer le budget lédéral et le budget particulier de chaque canton. Le budget fédéral est destiné à couvrir les frais de l'administration générale, de la caisse militaire et de la caisse d'instruction; ce qui a lieu avec les intérêts de certains capitaux destinés à ce but. Pour les autres dépenses extraordinaires chaque canton doit fournir un contingent proportionné à ses ressources; la somme totale depuis 1818 a été fixée à 539,275 francs suisses, équivalant à environ 700,000, argent de France. Ce que l’on sait des budgets de 12 ‘antons permet de croire qu’on ne se tromperaié pas beaucoup en portant 4 10,000,000 de francs le revenu total des 22 cantons. Il est même possible qu'actuellement (1830) cette somme s’élève à 12,000,000, monnaie de france. Voyez le tableau statistique à la fin de l'Europe.

ARMÉE ct FORTERESSES. [A Suisse n’entretient aucune armée Pérmarente. On estime que dans les vingt-deux cantons les troupes continuellement sous les armes montent à 1,200 où 1,300 hommes, y compris les gendarmes. Genève en entretient le plus grand nombre. Mais chaque canton doit tenir toujours prêt à marcher son contingent, qui est proportionné à sa population. La totalité, sans l'état-major, cest lixée à 33,758 hommes de toute arme. Un nombre égal forme le continsent de réserve. La levée en masse est estimée à 200,000 soldats. Les Suisses ont des troupes au service des Pays-Bas, des royaumes des Deux- Siciles et d'Espagne; avant les derniers évènemens ils en avaient aussi en France; la totalité de toutes ces troupes était estimée à 18,000 hommes. Voyez le tableau statistique.

La Suisse n’a pas de forteresses fédérales. EMe n'a pas non plus de places

déjà dans plusieurs d d'exportation consist suif, langues salées, fruits secs, bois de c toiles, étoffes et rub:

en bois, peaux tanné. d'importation consiste sons salés ou marinés tabac, soie, coton, b niales, plusieurs obje talliques de toute esp Le commerce de tt le plus sont: Bdle, fouse , Saint Gall, À Zurich et Lucerne soi Bdle et Genève du « des cantons de Zuric Gall, de l’Argovie et Nous remarqueron pendant un temps plu merce où quelque aut ils reviennent avec le sidérable. Les canton Tessin fournissent le DIVISION ADMI permettant pas de do nous nous bornerons mens de la statistique indispensables pour f tons y sont rangés d” tous. les chefs-lieux « des chefs-lieux indiqi ils se rapportent; les lans que comptent le mille,

fortes proprement dites, quoiqu'il y ait plusieurs vies qui ont quelques lortilications, comme #arbourg dans l'Argovie, Genève et autres. La première renferme l'arsenal fédéral. Par le traité de Paris, du 20 novembre 1815, les gouvernemens européens ont reconnu la neutralité perpétuelle de la Suisse et d’une portion voisine du lac de Genève. INDUSTRIE. La Suisse offre un assez grand nombre de fabriques et de manufactures, mais elles y sont très inégalement réparties. Ce sont les cautons de l’ouest et du nord qui sont les plus industrieux. Depuis quelques années l'industrie y a repris l'essor que les guerres, les troubles et le système prohibitif des gouvernemens limitrophes lui avaient fait perdre. 1| est très commun en Suisse de trouver d’excellens artistes et manufacturiers parmi les agriculteurs. Les cantons de Zurich, de Bâle, de Genève, de Neufchâtel, de Glaris et de l’Appenzell-Extérieur se distinguent sur tous les autres. Les montres et la bÿjouterie de Genève, de Locle et de Chauxde-Fond dans le canton de Neufchâtel, de Bienne et de Porentruy dan: celui de Berne, et de Vevay dans le canton de Vaud, etc., etc.; les ctoffes et les rubans de soie de Bâle, de Zurich, de Gersau, de Genève et autres villes ; les #lanchisseries d’Aarau, de Langenthal, Zofingen, de l’Emmenthal, de Berne et de Nidau; les draps légers de Zurich, Berne, Lucerne, Glaris et Bâle; les belles toiles de lin et de chanvre, dites de Constance , de l'Argovie, de la Turgovie, de Saint-Gall et de l'Appenzeli-Extérieur, ete.; les toiles de coton de Zurich, de l’Argovie, de Glaris, de Saint-Gall, de l'Appenzell-Extérieur; le ff/ de lin et de chanvre de Lucerne, de l’Appenzell-Extérieur et autres cantons; le papier à écrire et à tenture de Bâle qui soutient la concurrence des papiers anglais, français et hollandais, et ensuite celui de Zurich, Berne, Lucerne, Soleure et Zug; les tanneries, les cuirs et les peaux de Berne, Vaud , Zurich, Genève, Bâle et de l’Argovie; les gants de Bâle et Liestall; les dentelles de Couvet, Fleurier et autres villages du canton de Neufchâtel, connues dans le commerce sous le nom de dentelles de France et de Lausanne ; les chapeaux de paille et autres ouvrages en paille de l'Argovie, de Lucerne et autres cantons; les éstrumens de musique de Glaris ; les produits de la fabrique d'acier de Schaffouse qu’on compare à ceux d'Angleterre pour la bonté de la trempe, et l'acier météorique de la même fabrique qui jouit des qualités éminentes auxquelles celui de Damas doit sa renommée; les armes , l'horlogerie etles ustensiles en bois de la vallée de Joux et de plusieursendroits du canton de Berne; l’orfévrerie de Genève, Bâle, Saint-Gall, Neufchâtel, ete, etc.; les énstrumens de mathématiques du mécanicien Schenk de Berne; la poudre à fusil An canton de ce nom; tous ces différens articles et d’autres encore attestent combien les Suisses excellent dans les fabriques et les manufactures. Les villes qui se distinguent le plus par leur industrie sont : Genève, Bäle, Zurich, Saint-Gall, Winterthur, Berne, Gersau, Herisau, Glaris, Chaux-de-Fond et Locte.

COMMERCE. Après la crise que le commerce a éprouvée, il commence à se relever ; on peut dire même qu'ilest florissant malgré les grands | obstacles que lui oppose la nature du sol, la diversité des réglemens Cmanés des différens états, la différence d’idiomes et celle de religions.

TABLEAU S'

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