‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 12 sur 597 · partie du gl · texte numérisé non relu

partie du gl

Asix-Orron, contrées offre tes, malgré le | ont parcourue tant: Rauwo!

tint, Mar. li, Kinair, Clar ZLeake, Burci zen, Richar:

Torbin, Troy Fontanier ei d prineipales ou

‘importans que topographie, M coup de lumiè l'histoire de l'A important sur mort prématu avait revu com vroge, pour la profité des sav contrées de l'en de Sacry et de d'obligations à de l’Asie-Ottom a parcourus en a été, assez ob épreuves de l'A Perse, régions sieurs notes im que de longs sé ont mis à mème a fourai quelqu etnotamment s L'ARABIE est e et la géographie qu'à présent e encore tant de nécessairement nous en avons buhr, Seetzer Randt, Meng ker, Rüppell,

A ji

À LA GEOGRAPHIE. vn devoir imposé par la reconnaissance, nous Pemazures et Champmartin, De Laborde fils

. devons déclarer qu'un célôbreorientaliste, ‘tZinans, ont été les sources principales où nous

qui a répandu tant de jour sur la Chine EE de 0

et le Ja ui a su de la classification des peuples asia

1 vers le fa de 1026, avec

Christie pour la partie qui forme le royaume sctuel de Kaboulet du Korassan-Oriental, et la confédération des Belôutchi, nous ont fuurai nos le. mens principaux.

Tunnesran-Invpépenpanr. Nous avons élé guidé dans cette description par les voyages de Naza- 2 rov dans le Khokan, de Muraviev à Khiva, de Asix-Orromans, La géographie de ces vastes, Moorkroft àiKhioulm, Balkh, elc., de Meyencontrées offre encore bien des lacunes et des dou- dorf à Boukhata , et par l'intéressant tableau de tes, malgré le grand nombre de voyageurs quiles de la Boukharie de notre ami M. de la Renau-

ont parcourues dans plusieurs directions. En ci- diére. L 5 tant: Rauwolf, d'arvieux, Tournefort, Ses- nos. La description que nous avons donnée de tint, Marili, Olivier, Corancey, Macdonatd- l'Inde proprement dite renferme la: substance Kinair, Clarke, Chéleaubriant 5 57 , d'une infinité d'ouvrages de tous les genres et de Leake, Burckhardt, Ali-Bey ou Badia, Feel. loutes ies époques, depuis Marco Polo, jusqu'au

zen, Richardson, Parsons, Buckingham, savant évêque Heber et h M. Hamillon. Quoique Forbin Ir. Mangie, Rousseau, Connor, ce dernier ail résumé avec un savoir et un talent

Fontlanier el Schulz, nous indiquons les sources remarquables, dans son Fas- India Gazelleer, principales où nous ayonꝭ puisé les faitscurieuxet tous les renseignemens anciens et modernes sur

‘importans que nous avonsencadrés dans l'article celle région, il ne dispense nullement de consul-

topographie, M.Saint-Martin, qui a répandubeau-. ter les sources antérieures ét surtout lesjournaux coup de lumière sur la géographie, la littérature et de l'Asie et les mémoires des sociétés savantes de l'histoire de l'Arménie, et qui préparaitun travail Calcutta et de Batavia. C'est avec tous ces secours important sur l'histoire de Palmyre, lorsqu'une que nous avons pu atteindre le but que nous nous mort prématurée est venue l'enlever à Ia science, étiüns proposé, M. de la Renaudière-nous a aidé avait revu complètement les parties de notre ou - dans la description de l'Inde-Septentrionale. vrege , pour la rédaction duquel nous avons aussi L'INne TaaNscAnGÉIQUE a été pour nous le sujet profité des savans Mémoires publiés sur plusieurs de pénibles recherches. La direction des grandes. contrées de l'empireOlloman, par MM. Sylvestre chaines de montagnes, le cours des principaux de Sacy et de Hammer. Nous avons beaucoup fleuves, les divisions politiques, la position des d'obligations à M. Jouannin pour la description lies principales, ‘la classification des habitaps, de l’Asie-Ottomane et du royaume de Perse, qu'il tout nous offrait, ou des difficultés à surmonter, a parcourus en plusieurs directions. M. Reinaud ou de grandes lacunes à remplir. Nous avons coma été assez obligeant pour corriger toutes les pars les relations anciennes de Pinto, de Rhodes, épreuves de l’Asie-Ottomane , de l'Arabie et dela de Marini et d'autres missionnaires, de Baron, Perse, régions sur lesquelles il nous a fourni plu- de Gérvaise, de Taloubère, ete., ete., avec les sieurs notes importantes, M. Failoni de Vérone ; relations modernes de mes, de Barrow, de que de longs séjours en Egypte et dans la Syrie /ram-Cox, de Canning, de Crawfurd, de ont mis à même de bien connaître ces pays, nous Finlayton, de Trant, de White, etc. ; les cartes a fourni quelques détails curieux sur ces contrées, anciennes de Delisle et de d’Anville, avec les etnotamment sur la Palestine. 8 cartes modernes d. Arrousmiili et de Wrid; mais L'AnaniE est encore si imparfaitement connue, nous avouons que le résultat de ces comparaisons et la géographie deb parties de cette contrée, jus- a été trop souvent vague et incertain, C'est avec qu’à présent explorées par des Européens, offre autant de surprise que de regret que nous avons encore tant de doutes, que nous avons dû être cherché inutilement dau dernière édition de nécessairement très bref dans la description que l'£ast-India-Gazetteer ue M. Hamilton a punous en avons faile, Les voyages de Olter, Nie- bliée en 1828, la solution de nos doutes et les mabuhr, Seetzen, Ali-Bey ou Badia, Burc- tériaux nécessaires peur décrire cette région d'une Randt, Mengin, Sadlier, Fazakerly, Henni- manière salisfaisante. Les savantes conjectures de ter, Ruppell, frbÿetMangles, Ban ei Legi, M. Klaproth, les conseils de MN. 5 ernon et eo

sil

ait été connue sous ce nom, on a cru qu'elle le com

r Duhalde, l'existence du royaume de Leng dans e Loos; il est donc étrange que l'on ait fait de Leng et de Langione, capitale du pays des Lan- Jans, une seule et meme ville, Plus récemment encore, nous avons appris, par M. Francis Hamilton et par d’autres voyageurs anglaig, que le Kosampri et le Zimé ou Yangoma, faisaient partie du Laos. Nous connaissons donc assez les grands traits géographiques de cette contrée bour ne devoir pas la négliger.

La phie de l'Eurine Cainois, composé de la Chine proprement dite et de plusieurs autres 1 * qui en dépendent de diverses manières, offre encore beaucoup d'obscurité, Les travaux meneur ed rt priacipa uelle les raphes doivent pu ser, Les voyageurs Hollandais, Anglais, Fre n ele. , forcés de suivre la même route, ne Ui voir que les mêmes objets, et nt, d'ailleurs de la liberté nécessaire pour faire des observations approfondies. Aussi ont-ils ajouté très peu aux renseignemens que nous devons aux missionnaires. li nous semble même que les travaux de quelques sinologues modernes ont produit des résullats beaucoup plus précieux pour la Mogra· ple. Parmi ces savans nous nous borterons à eiter MM. 4be/ Remusat et Klaproth, Le monde savant déplore la perte de ces savans sinologues : la mort en frappant le premier au milieu de sa carrière lilléraire, l'a empêché de compléter ses précieuses recherches sur les langues et les peuples lartares, et ce noble monument d'une immense érudilion, modèle à-la-fois de science et de style, restera malheureusement

Quoique depuis trois siècles nos vaisseaux fassent le tour de l’Afrique, que plusieurs savans orientalistes aient cherché, par l'étude des auteurs arabes à dissiper les ténèbres qui enveloppent la géographie de cette contrée, et qu'un grand nombre

nait tout entier; mais on a appris depuis, 1

INTRODUCTION

L'Euvins du Jaron est si remarquable à tant d'égards et sipeu connu, que nous avons dû apporter une application particulière à l'examen du petit nombre de sources auxquelles nous poutvions puiser, Ce n'est pas que l’on n'ait beaucoup écrit sur cette partie de l'Asie; mais la plupart des relations sont si superficielles et si vagues qu'excepté celles de Caron, de Kaempfer et de 20 elles offrent peu de ressources. Cependant, on trouve des renseignemens précieux dans les Zettres des missionhaires auxquels on doit les premières notions sur cet we 4 , ainsi que open le relations Lg sur p er de ses pa pes per Zazmann, 1 85 Golovnin ei Sivert-Lévsen. Néanmoins, il faut reconnaitre que Taempſor est le seul qui ait considéré cet empire sous tÜus les points de vue généraux, et son Histoire naturelle, civile et ecclésiastique du M renferme à elle seule plus de notions essentielles et précises que toutes les autres relations. Mais, sans l'obligeante assistance de M. Xlaprolh, nous n'aurions jamais pu sortir aisément de ce labyrinthe,

Asie Russes. En parlant de la partie européenne de l'empire Russe, nous avons déjà eite les sources principales auxquelles nous avons eu recours pour en décrire la partie asiatique, Nous ajouterons seulement que l'Asia-polyglolla et le Tableau du Caucase de M. Klaproth, le voyage de M. Gamba, ceux de MN. Cochrane, Lede- ,bour, Erman, Wrangel, Kolsebue, Dobeli, Humboldt, eic, nous ont fourni beaucoup de renseignemens importans.

è * de voyageurs, à travers mille dangers, aient tenté de pénétrer ou aient en effet pénétré dans l’intérieur de cette mystérieuse partie du monde, nous sommes encore bien éloignés de la connaître tout entière, mème imparfaitement. Les décou-

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tons des grandes d

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Nous allons ju Poser en meme pales auxquel donner la desc:

tout, pour y nons devons

bien voulu re les épreuves. d mais aussi cell céanie. “

choisie pour Nous lui avons do la parcourt du sud due, Les limites brassent une des plus distinctemept Y avons ajouté, Cor gue et étroite qui b et que Malte-Brun sant par là reviv aussi exacte que n'appartient pas 9 dontelle est sep (errainsélevés; 1 laisser isolée cette Avousconsidéré que le la côte occident liaisons ethnograph parliennent au bassi

mit

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oel, Lyon, Salt, 0 Lain 13 et Denham, le, pr hp nt aux seconds, les mémoires de d'Anville, Rennell, Jomard, d’Avesac, Waickenaer,'Rilter, Malte- Brun, La Renaudière; et les cartes de Berghaus, Reichardet Stieler, Faden, Segato, Brué, Lapie, Dufour,etc., etc.

ous avons partagé cette partie du monde en cinq régions raphiques.

Nous allons justifier cette division et exposer en même temps les sources principales auxquelles nous avons puisé pour donner la description du pays. Mais avant tout, pour éviter d’inutiles e nons devons déclarer que M. Byriés a bien voulu revoir, non-seulement toutes les épreuves de cette partie du monde,

mais aussi celles de l'Amérique et de l'O- :

céanie. 5

Région pu Ni. Les terrains élevés qui scion Brown et autres voyageurs, séparent à l’ouest la Nubieet l'Egypte du Ssahbrà, et les vastes déserts sablonneux que les itinéraires s'accordent à sientre le Darfour et le Bor-

la ligne que nous pouvions choisie pour limite occidentale de ectte région. Nous lui avons donné le nom du grand fleuve qui la parcourt du sud au nord dans toute son étendue, Les limites que nous lui avons tracées embrassent une des régions physiques du globe les plus distinctemept indiquées par la nature. Nous y avons ajouté, un appendice, la côte longue et étroite qui borde la mer Rouge à l'occident, et que Malte-Brun a nommée Trogioditique, faisant par ld revivre une ancienne dénomination aussi exacte que sonore. Celle côte, à la vérité, n'appartient pas physiquement au bassin du Nil, dontelle est séparée par des montagnes et par des cerrainsélevés; mais nous avons cru ne pas devoir laisser isolée cette longue lisière de pays, et nous Avousconsidéré que les peuplades quierrentlelong le la côte occidentale de la mer Rouge ont des liaisons ethnographiques avec les peuples qui apparliennent au bassin du Nil. Quant aux dénominatons des grandes divisions de celte région, nous

nm qu'une veule remarque à faire : c'est que mur Pays —— — mer Pays de „ 00 , — — j ATX

prend même sa source, À sclon stogrephes, elle n'appartient 2 — — “in —— Fabysinte, — Fer.

pour le Nabie «lie ee, Pur,

compagnés d'habiles ‘‘ssinateur,, et sous be; auspices protecteurs du roi de France et du pri :e éclairé qui régit la Toscane, ont exploré / tant de succès tous les monumens des bo du Nil depuis son embouchure jusqu'à sa ge, obe cataracte, La mort a déjà frappé :: milieu de ses importans travaux le jeune arct s de qui avait jelé une si vive lumière sur l mou, ens de l'ancienne Egypte. Du reste, le de savant apprendra avec satisfaction que les nombreux me lériaux , fruits de ce voyage et de ces profondes études, ne seront point perdus pour la science ; une commission de savans et d'hommes d'état présidée par l'illustre Sylvestre de Sacy a proposé des mesures qui assureront la conservation et la pres des recherches de . Champollion, 1 nt de la égyptienne heureusement terminée et dont l'impression se poursuit avec activité.

Radion pu Macanus. Tous les hes s’accordent à décrire nt la Barbarie , le Beladébhnjéryd et le Saahhrd, dont l'ensemble région que nous nommons MAcunss, en empruntant cette dénomination aux Arabes ; c'est la mème ; u ‘quelle nous avions proposé, dans notre eu, v hique, le nom de Ssahhrd-Ailas, ure des deux traits principaux de sa géogra physique, le grand système de lata et les solitudes du Ssahhrä. Daus l’état actuel de nos connaissances sur cette région, le géograple n’a presque aucun moyen de tracer la ligne de séparation entre chacune de ces trois cunirées; les divisions politiques que nous connaissons et celles que l'ethnographie nous indique, exigent au contraire qu'on les réunisse. En effet, toutes les puissances barbaresques embressent, dans leur domination de droit ou de fait, des parties plus ou moins grandes du Belad- el- Djeryd et du Ssahhrà, et les peuples qui appartiennent à la grande famille atlantique, sont répandus sur ces deux contrées, ainsi que sur le sol regardé comme formant la Barbarie. Ces motifs

nous ont paru assez forts pour nous engager à introduire sous le nom consacré par les géograplies arabes, une division que nous avions déjà proposée dans notre Atlas et qui, comme celle du Nil, est une des mieux tracée sur le globe par la main puissante de la nature,

On se tromperait beaucoup si, en voyant le grand nombre d'ouvrages sur celle région, on en croyait la géographie bien connue, Peu de contrées sur le globe offrent de plus grandes incertitudes et de plus grandes lacunes, malgré la multitude de notions publiées sur ses différentes partics. Parmi le grand nombre d'ouvrages que nous avons compulsés. nous nous bornerons à citer les suivans : outre les relations générales de Leun d'Aafricain, de Shaw, d Ali. he (Badia), de Pananti, nous avons consulté, pour l'étatde Tripoli, Hornemann, Lyon, Della-Pella, Pacho, Dennam et une notice publiée, il y a quelques années, par M. Grüberg, ancien consul-général de Suède près de cette régence ; pour l'état de Tunis, B/aquieres, Maggil, etc. ; pour l'état d'Alger, Laugier de Tassy, Shaler, Renaudot et le savant résumé de M. de la Renaudière; pour l'empire de Maroc, Pidou de St-Olon, Windus, Hôst, ‘Lemprière, Jackson, Caillié Washington; pour le nouvel ‘état de Sidy-Hescham, Follie, Saugnier, Robert Adams, Cochelet et Riley; pour le Ssahbrà , les cinq naufragés que nous venons de citer, et de plus, Leon l’Africain, Brisson, Hornęmann, Robert Adams, Laing, Denham, Caillié et MM. Ritter, Walckenaer el Jomard. Mais nous avons surtout pris pour guide dans la description de celte région, notre ami M. d'Avezac dont les travaux sur l'Afrique Occidentale offrent l'autorité la plus imposante. C'est à lui que nous devons spécialement d'être sorti du labyrinthe que présentait la classification des peuples et des tribus du Sahra. M. Reinaud, si souvent mentionné dans cet abrégé, nous a fourni des renscignemens précieux sur l'ancienne Carthage. Nous avons aussi profité des notes que M. Guillaume Barbié di: Bocage, employé comme géographe au ministère des affaires étrangères, a tirées de son grand travail historique, statistique et géographique sur les stats barbaresques et particulièrement sur Alger el Maroc, a 4

Après l'indication de toutes ces sources, nous espérons que nos lecteurs n'attribueront pas à ignorance de notre part l'omissic: de la florissante ville de Taſilelt, dont l'existence est aujourd'hui révoquée en doute ; ne blamera pas non plus, nous l'espérons ;: l'importance que nous dontons à des contrées, à des villes et à des peuples que plusieurs géographes daignent à peine nommer ; et la mention restreinte à laquelle nous nous bornons au contraire à l'égard de certains autres, auxquels les géographes, accordent de brillantes descriptions. Ainsi, nous n'avons pas mentionné , parmi les villes les plus remarquables de l'état de Maroc, la célèbre Sedjelmesse, parce: que nous ne savons pas si son terrriluire, dont Ebn-al-Ouardi, Bakoui, Léon et Ben-Ayas ont tant célébré la fertilité et la: richesse, appartient encore à cetempire. D'ailleurs

Lx INTRODUCTION

cette grande ville, qui s'élevait sur les bords du Ziz et qui a été le premier siège de la dynastie des Almoravides, n'existait déjà plus du temps de Leon; elle avait été abandonnée par ses habitans à la suite de nombre révolulions.

Niontrix ou Récion pEs Nicass. Un usage banal désigne depuis long - temps sous les noms de Soudan, de Sénégambie, de côles de Guinée et de Congo, toutes ces vastes contrées que nous preposons d'appeler Nigritie, nom qui traduit fidèlement celui de Belad - al- Soudan, ou pays des nègres que lui donnent les Arabes et les negres musulmans eux-mêmes; il nous parait préférable à des dénominations et à des divisions inexactes et inconnues aux indigènes. Ceux-ci n'ont guère, dans leurs langages propres, de noms généraux pour désigner les grandes divisions terrestres ; parce qu'ils ont trop peu de rapport entre eux; mais les Maures, dont les caravanes parcouren Len tous sens l'Afrique boréale, ont senti le besoin de dénominations générales pour indiquer ces grandes régions. Leur système géographique sur cette partie du monde a été exposé dans un mémoire bien connu de M. d’Avezac, qui sert d'introduction à ses Corsidérations critiques sur la géographie de P Afrique-Intérieure-Occidentale.

Nous n’avons ni l’espace ni le temps nécessaires pour montrer l’inexactitude des dénominations adoptées dans toutes les géographies ; nous ferons seulement observer que la Sénégambie, d'après cette dénomination, ne devrait comprendre que les pays arrosés par le Sénégal, la Gambie et leurs affluens, tandis qu'elle embrasse de vastes contrées traversées par d’autres fleuves ; qu'il est absurde A à ag côles des pays qui s'étendent à 8 ou 400 milles dans l'intérieur d'un continent; et ‘que la dénomination de Soudan convient en général, à tous les pays nègres, au ſieu d'être exclusivement applicable à ceux que les géographes comprennent sous ce nom. D'ailleurs.la subdivision de la Guinée en différentes côtes n'est à proprement parler en usage que chez les marins, qui en outre diffèrent dans la détermination des limites qu'ils assignent à chacune d'elles, A tout cela il faut ajouter que l'état encore imparfait de la béographie de l'Afrique ne permet pas de tracer une ligne de démarcation entre le Soudan , tel qu'il est restreint par les Européens, et la Guinée; enfin, que toutes les lumières réunies: jusqu'à présent sur le cours du Djioliba ou Kouarra, par les voyageurs les plus judicieux et surtout par les frères Lander, tende at à porter le bassin de ce fleuve ou le Soudan-Occidental jusqu'aux côtes de Benin et de Calabar, dont la plus grande partie

| paraît former le delta de ce grand fleuve. Tous ces motifs nous ont engagé à modifier les grandes divisions de Afrique, de manière à ranger parmi ses subdivisions géographiques les divisions bana les, inexactes et inutiles adoptées par le commun des géographes et connues depuis long-temps sous les noms de Soudan, de Sénégambie, de Guinée et de Congo.

Mais si nous avons été sobre d'innovations pour ce qui regarde l'introduction de nouveaux noms

el de nouvelles divisions principales, nous ne l

vrage élémenta

vons aucune subdivisions égard pour le que. nous tro &éographie, d'abrégés,

vragespréten parmi le mil i

n'avons pas ci en traitant av prépondérant et du Soudan} teurs d'abrége quelques ligne:

rement sous si plus de nous m gtographes re:

cription abrég contrées pour!

ple mention et ene en vain les aisserons ces lieusement en!

Darfour, de G:

da * etc, , etc. 9 Snes à Ja descri plus puissant ét d'après les récil de Bornou, qu Denham et Cias borner à la simp ta-Toro, qui est tes de la Sénéga une mention pa et de Jafnou, de celle region; o de Cap-Monte, nee: Occidentale nous avons cru rait été aussi co pour la classe « consacré. Les n

qu'ils rappellen taus, soit par le leurs souvenirs ductions, Ping bitans, Or, cet d'états qui sont les rapports. Ne parti à prendre un traité, toute néanmoins les g tre sur leurs ca documens dur

sieurs de ces no qu'on leur assig d'indigènes peu tions diverses 0 rance et l'inattd mer en troisou „Woici les prit consultés pour

l'Avezac, rations ue-Inté-

cessaires ninations nous febie, d'anprendre sambie et de vastes qu il est tendent à inent; et nt en géd'être exographes à subdiviest à proarins, qui à des limitout cela fait de la de tracer udan , tel la Guinée; es:jusqu'à jarra, par out par les »ssin de ce ux côtes de inde partie euve. Tous les grandes nger parmi sions banale commun long-temps gambie, de

rations pour eaux noms nous ne l's-

A LA GEOGRAPHIE. LAI

vons aucunement été pour ce qui coûcerne les subdivisions et le choix des états, sans aucun égard pour les indications ou descriptions de pays que. nous trouvons dans les meilleurs traités de géographie, et à plus forte raison dans ce déluge d'abrégés, de manuels, de résumés et autres ouvrages pretendus élémentaires; nousavonschoisi parmi le millier d'états que renferme cetle vaste région, ceux qui nous paraissaient mériter une description ou du moins une mention autant que le cadre de cet ouvrage nous le permettait. Nous n'avons pas craint de nous exposer à la critique, en traitant avec quelques détails les puissances prépondérantes de la Sénégambie, de la Guinée et du Soudan proprement dit, auxquelles les auteurs d'abrégés et de tableaux n'accordent due quelqueslignestorsqu'ils ne les passent pas entièrement sous silence. Nous n'avons pas craint non plus de nous mettre eu opposition avec plusieurs géographes recommandables en donnant la description abrégée de certaines villes de ces vastes contrées pour lesquelles ils se bornent à une simple mention et do at quelquefois même on cherche en vain les noms dans leurz ouvrages. Nous

Laisserons ces géographes. décrire encore minu tieusement en 1827, 1828 et r829 les royaumes de

Darfour, de Galam, d’Amanahea, de Commenda etc., etc., et ne consacrer que quelques lines à la description de l'empire des Fellalah, le plus puissant état de la Nigritie ; décrire encore d'après les récits: vagues des indigènes, l'empire de Bornou, que la mémorable exploration de Denham et Clapperton nous a fait connaître; se borner à la simple indication des coutins du Fou-

ta-Toro, qui est une des puissances prépondéran-.

tes de la Sénégambie, etaccurder en même temps une mention pareille aux royaumes de Geduma et de Jafnou, depuis longtemps effacés du sol de celte région ; omettre enfin tout-à-faitle royaume de Cap-Monte, qui est l'étst principal de la Guinée-Occideritale, A l'égard de tous les autres états, nous avons cru qu'une simple nomenclature aurait été aussi complètement inutile que fatigante pour la classe de lecteurs auxquels ce livre est consacré. Les noms géographiques dans un ou-

‘ vrage élémentaire n'offrent d'interet qu autant

qu'ils rappellent à notre esprit des pays importaus, soit par leur étendue, leur population ou leurs souvenirs historiques, soit par leurs pro-

ductions, l'industrie et le caractère de leurs ha-

bitans. Or, celte région présente des centaines d'états qui sont encore à-peu-près nuls sous tous les rapports. Nous avons pensé que le meilleur parti à prendre était de négliger eulierement dans un traité, toutes ces dénominations barbares que néanmoins les géographes ne doivent point omettre sur leurs cartes, vu qu'ils peuvent servir de documens àux voyageurs à venir. D'ailleurs plusieurs de ces noms de pays, ainsi que la position qu'on leur assigne, sont dus aux rapports vagues d’indigènes peu instruits; ce sont des dénominations diverses d’une meme contrée, que lignorance et l'inattention a eu le talent de transformer en trois ou quatre royaumes différens.

„Woici les principaux auteurs que nous avons consultés pour décrire cette vaste partie de l’'Afri-

que. Pour la Nigritie-Centrale ou Soudan des géographes ; Léon l’Africain, Windus, Browne, Hornemann, Lyon, Seclzen, Burckhardt,

Mungo-Park, Bowdich, Denham et Clapper-

ton, Çaillié, les frères Lander, etc , elc.; pour la Nigritie-Occidentale ou Sénégambie, Labat, Adanson, Golberry, Durand, Winterboltom, Mungo-Park, Moilien, Beaufcrt, Roger, etc.; pour la Guinée, .Varbot, Bosntan, d'Elbée, Smith, Desmarclu'is, Robert Norris, Jsers, «Dalzel, La Barthe, Roemer, Merediin, 4 dams, Robertson, John M’Léod, Bowdich, Laing, Dupuis, Hutton, Clapperion, les frères Lander, elc., etc.; pour le Congo, Cavazzi, Zucchelli, Proyart, De Grund- Pre, Tucker, d'Etourville, Feo de-Tôrres, Bowdich, etc.

Le résumé que nous avons donné de la distribulion ethnographique des élats nègres de la Sénégambie , est emprunté aux savans travaux de M. d Avezac.

Récion pe 1 Ann AUsTn ATN. Nous avons eru pouvoir réunir sous cette dénomination ge. rale les deux contrées connues depuis si long-temps sous le nom de Hottentotie et de Colonie du Cap-de-Bonne-Espérance, la lisière le long de la côte occidentale que les géographes modernes s'accordent à nommer Cimbebasie, et le vaste pays habité par des peuples que l'ethnographie regarde comme appartenant à une même souche, et dont nous avons formé la fumnille Cafre. Quoique cette division n’ait pas absolument toutes les conditions nécessaires pour être une région physique, elle offre cependant l'avantage d’être assez bien déterminée sous le rapport politique et ethnographique, maigré le pelit territoire que les Portugais réclament le long du Mafumo, de Finhämbane, du Sabia et du Sofala, malgré les incertitudes qui ee encore l'extension de la souche Cafre du éôlé du nord, et malgré la partie, non explorée enénre, qui s'étend au nordouest du territoire occupé par les Cafres Morolongs. Ces considérations nous ont engagé à en faire une des divisions principales de l'Afrique;

et nous cspérons que les géographes l'approuve: .

ront. Nouseroyons-inutile de justifier les dénominations que nous avons proposées de Cafrérie maritime, pour les pays occupés par les tribus cafres de la côte de Naial, et de Cafrérie inte. rieure, pour les pays où vivent les autres peuples appartenant à cette souche.

Pour décrire ces différens pays, nous avons consulté les ouvr: de Patlerson, Le Vaillant, Barrow, Perciv@, Lichtenstein, Campbell, Latrobe, Burcheli et Georges Thompson.

Récion De L'AFRIQUE INTÉRIEURE ET DE LA CÔTR ORIENTALE. Quand on compare l'abondance des matériaux à la pénurie des résultats certains sur la géographie des pays compris dans celte division, onde sent presque découragé. Un géographe.éclairé et eonsciencieux. hésite presque à chaque pas dans ce labyrinthe de notions contradictoires. Peu de parties de la terre exigent d'aussi pénibles recherches de la part du géographe et procurent au lecteur aussi peu de satisfaction. Rien n'est plus aisé que de dire beaucoup, et rien n'est si difficile que de dire vrai, Il nous tem-

EL a INTRODUCTION

ble que, dans l'état actuel de nos connaissances sur delle vaste partie de l'Afrique , le géograplie qui sait le plus est, en quelque sorte, celui qui peut le moins apprendre aux personnes avides de savoir. On voudrait connaltre des divisions. naturelles, ou du moins desdivisions politiques, avoir quelques notions certaines sur l'étendne , la population , l'état social des états de cette région; mais quand on veut être de bonne foi, il faut rejeter cosnme faux , ou du moins comme conjectural, tout ce que Ton trouve dans les meilleures géographies, quoiqu'elles abondent en détails présentés d'une manière positive, comme s’il était question de décrire un comté de l'Angleterre ou un département de la Erance. Guidé par ces considérations , nous n'offrons à nos lecteurs que le peu de faits qui nous paraissent avérés. Nous avons donc été très bref sur un sujet immense, Non-seulement l'intérieur est presque ignoré, mais même les côtes sont en partie mal connues. Quoi, pourra-t-on dire, la côte orientale n'est pas assez connue? Ouvrez les traités de la science, et vous y verrez même des détails. Nous nous bornerons à répondre que nous traitons de la geographie actuelle, et que, nous he voulons pas donner comme telle, une g e surannée, vieillie de deux ou trois siècles. Nous laissons aux compilateurs le plaisir d'offrir en 1830 et1851, le tableau de la domination Portugaise sur la côte orientale, et les brillantes descriptions du royau-

me de Melinde, de la république de Brava, et

d'autres états sur celte même côte , quoique les Portugais n'y exercent plus une domination generale depuis plus d'un siècle, et que l’état de ces pays ait change, ou que l'on ignore leur situation actuelle. Nous ne suivrons pas non plus leur exemple relativement au royaume de Gingiro et autres états, dont ils partent sans prévenir qu'on ne les connait que par certains rapports suspects faits par des indigènes et anciens déjà de plusieurs siècles, Il en est de même de l'empire du Monomotapa, qui, dissous définitivement en 1752,

n'en figure pas moins dans presque toutes les géo-

graphie et sur des cartes très récentes, comme un des plus grands et des plus puissans états de l'Afrique,

Pour la description de la partie continentale de cette division. de l'Afrique , nous avons consulté Barros, Dos Santos, Loba, Hamilton, Thomann, Sall, Saulnier de Monde-

vit, Chapellier et Epidariste Colin; tes trois derniers dans les Annales des voyages. Nous avons examiné aussi plusieurs articles publiés récemment dans les journaux anglais, les documens rassemblés par Bowdich et publiés après sa mort, et les renseigaemens que nous avons pte blies en 1822 dans les Variélés slatistico-politiques de la monarchie Portugaise.

Nous regreltons que Ia relation de la reton- 33 faite par le capitaine Owen sur toute côte orientale n'ait pas été publiée : elle encore nous aurait éclairci bien des doutes, etsauvé, peut être, de bien des erreurs. < Lille de Madagascar si fameuse et si importante par son étendue, 34 fertilité, sa population, et par les progrès que la civilisation y a faits de nos jours, avait été jusqu'à présent presque dédaignée par les écrivains. Elle a été, pour nous, l’objet d'investigations laborieuses, et nous avons tàché de réunir, avec la plus grande concision, tout ce que sa géographie politique offrait d’essentiel. Pour atteindre ce but, nous avons eu recours surtout à F/acourt, à Drury, à Le Gentil,aux mémoires de Fressange, du Maine, Chaper aïasi qu'à d'autres travaux publiés dans Annales des voyages, ou à des documens plus récensinsérés dans la Revue britannique. Notre savant. collègue et ami, M. Thomas, qui a publié une excellente statistique de l'ile Bourbon, et qui a rassemblé beaucoup de renseignemens sur Madagascar, nous a paisssmiment aidé dans la description de cette grande lle.

POSSESSIONS DES PUISSANCES ÉTRANGÈRES EN Aruique. Nous n'avons rien à dire sur cette partie de l'Afrique. Les pays qu’on y décrit, appartenant géographiquement aux cinq grandes régions dans es nous avons 8 rlie du monde, le lecteur connait déjà tous les pr x ouvrages que nous avons dû consulter. Nous ajouterons cependant que nous avons tâché de presenter véritablement l'élat actuel de ces possessions, tâchie difficile dans laquelle nous avons éte aidé par MM. Jomard, d’Avezac, Thomas, ainsi ue par quelques-uns de nos collaborateurs dans Fal statistique sur le royäume de Portugal ei d’Algarve, et entre autres par M. Pussich, gouverneur-général des iles du Cap-Vert, qui en 1821, nous a donné à Lisbonne une excel lente statistique manuscrite de cet archipel.

Ce vaste continent, auquel l’Europe doit en grande partie sa puissance et ses richesses, avait été aperçn, dès le rx° siècle,

les intrépides Scandinaves, et, vers la

n du xm, par les frères Zeni, navigateurs venitiens; mais ces tentatives partielles et incomplètes étaient demeurées sans résultat pour l’Ancien-Monde , et ce ne fut qu'en 1492 que l’immortel Colomb, guidé par une hypothèse ingénieuse, fa-

vorisé par un heureux hasard, et soutenu par une intrépidité héroïque, réalisa cette importante découverte.

i la raphie de 'Amèrique n’offre pas les ténèbres qui enveloppent encore une si grande partie de l’intérieur de “Asie; si sa vaste surface ne présente pas les laçunes que nous avons trouvées dans les grandes terres de l'Océanie; si enfin le géographe ne rencontre pas, dans le

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Nouveau - Monde, les vides immenses qu'offre l’Afrique, il en est redevable à la rapide: activité des premiers conquérans qui parcoururent, dans tous les sens, ce nouvel hémisphère pour y chercher des trésors, ainsi qu’à la pieuse sollicitude des missionnaires catholiques qui, conquérans d’un nouveau genre, firent marcher la propagation de l’évangile de pair avec ies pres de la civilisation et les découvertes géographiques. Plus tard, le pus célèbre des voyageurs modernes, le n de Humboldt, eut le talent difficile d'embrasser toute la géographie du Nouveau-Monde dans la relation de son mémorable voyage. Sous sa plume habile, on vit naître la géographi physique de cette contrée sur laquelle on n avait encore que quelques faits isolés, mêlés à beaucoup d'erreurs ; il discuta, avec un talent remarquable, tous les points encore dotiteux, et combla une foule de lacunes qu’offrait, avant lui, la description de l’Amérique. Son exemple ne fut pas perdu, et l’on vit naître les savantes explorations

entreprises sous les auspices de l'empe-

reur d' Autriche et du roi de Bavière, qui nous firent connaître si bien une si vaste partie de l’Amérique-Méridionale; d'autres savans entreprirent la découverte des principales régions de l’Amérique-du-Nord, tandis que les grandes explorations, ordonnées par les présidens de l’Union, dans l'intérieur de FAmérique-du-Nord, et les navigations non moins importantes faites par ordre du roi de France le long des côtes de l’Amérique-du-Sud, et par ordre du roi d'Angleterre dans fes mers doréales et australes, apportèrent de nouvelles richesses au géographe et complétèrent les découvertes qui restaient à fairé dans le Nouveau-Monde. La création de nouveaux états enrichit encore la géogra- E. de la masse de documens publiés par eurs gouvernemens respectifs, par les commissaires étrangers envoyés pour examiner leur situation, et par les nombreux voyageurs qui accoururent de toutes les parties de l’Europe pour visiter les magnifiques régions qui avaient élé jusqu’alors fermées à là curiosité du savant, aux investigations du politique et aux spéculations du négociant.

Mais si la géographie proprement dite de l’Amérique n'offre presque plus de lacunes importantes à remplir, il n’en est

pas de meme de la topographie ni de la

statistique; et, si l’on veut être sincère, il faut convenir qu’à exception de la partie orientale du sol de l’Union, c’est-à-dire des vingt-quatre états , du district fédéral et des trois territoires nisés, tout le reste de cette puissante confédération, ainsi que du continent américain , est, à quelver. exceptions près, resté en dehors du domaine 1 la e 7 meme de la topographie. Les guerres intestines qui continuent à désoler les nouveaux états élevés sur les débris des colonies espagnoles et portugaises, n’ont pas encore laissé à leurs gouvernemens le loisir de rassembler des documens officiels. Tout ce que l’on possède jusqu'ici se réduit à des généralités pour chaque état, encore sont-elles bien loin d’être exactes et com-

lètes. Si l’on veut éviter les erreurs et es méprises, il faut renoncer à reproduire

les détails minutieux dans 2 les.

ographes se complaisent ordi .

Les longues et difficiles recherches auxquelles nous nous sommes livré pour la rédaction de la Balance politique du globe, jointes à nos relations personnelles avec quelques-uns des chefs des principales républiques, avec plusieurs diploinates distingués et avec quelques administrateurs habiles de ces nouveaux états, nous ont convaincu de cette vérité; tout cela même a contribué, comme nous l’avons déjà fait observer, à nous faire renoncer au plan d’après lequel nous nous étions proposé de décrire tous les états de celte partie du monde.

Les Etats-Unis sont la première puis-

sance du Nouveau-Monde; leur marine

marchande n’est inférieure qu'à celle de la monarchie Anglaise: leurs monumens, leurs canaux, leurs erablissemens scientifiques et littéraires rivalisent avec les constructions et les établissemens correspondans de l’Europe ; leur population, déjà considérable par elle-même, l’est encore plus lorsqu'on la compare avec celle des autres états de l’Amérique, sur lesquels elle inſlue doublement“ par sa masse et par l’entreprenante activité de son gouvernement; les Etats-Unis. eniin sont à la tete de la civilisation qui marche rapidement d’un bout à l’autre de cette partie du monde. Tels sont les motifs qui nous ont engagé à traiter cette partie de l’Amérique d’après le plan adopté par nous dans la description des états de l’Europe et des grands empires de “Asie. Nous

INTRODUCTION

avons décrit tous les autres états d apres le plan suivi dans la description de POcéanie et de l'Afrique, mais sur une échelle un peu plus large à l'égard de H empire du Brésil et des principales républiques.

Erars-Unis. La confédération Anglo -Améri caine est sans contredit la partie de l'Amérique la mieux conuue. Nous avons déjà dit qu'elle est aussi la seule comprise dans Je domaine de la statistique; nous ajouterons ue c'est la partie du Nouveau-Monde sur laqu:.2 on a publié le plus grand nombre d'ouvrag:s. An milieu de tant de richesses, somble tout iat re] de croire que sa description n'ôffre au e cificulté au géographe. Mais iei un éléme, : Fun genre nouveau vieut rendré n tache plus laborieusr. Les progrès extraordinaires de la population, le développement prodigieux que présentent l'agriculture, les fabriques et le commerce, la fondation de nouvelles villes, l'ouverture de nouveaux canaux, la construction de nouvelles routes, et les

nouvelles divisions du territoire rendues nécessaires par tant de progrès el par l’affluence de sa population dans des terrains encore vierg®s,

. sont'autant de causes d'erreurs pour le géogra-

pe le plus consciencieux , surtonf lorsque c'est enEurope qu'il rédige sa description; des villages et meme de simples hameaux deviennenten quelques mois des villes importantes par la construction d'un chemin de fer, par l'ouverture d'un canal, ou par lexploitation d'une mine nouvelic; tel état qui ne comportait que 80 à 40 comtés peut, dans le court espace de deux ou trois ans, en avoir un quart, un tiers etjusqu'à la moitié de plus. Nous engageons ceux e nos lecteurs à qui notre assertiog pourra paraître exagérée, à comparer la deééription des différens états de l’Union, donnée par notre abrégé,

avec la description correspondante offerle dans

l'Atlas des deux Amériques, rédigé et publié en 1825, par M. Buchon, d’après les ouvrades nationaux les plus récens. Ils verront peutêtre avec surprise que, tandis que l’Allas accorde seulement 18, 48, 67 et 59 comtés aux états du Mississipi, du Ténessée, du Kentucki, et de l'Ohio, nous avons porte le nombre respechi de leurs comtés à 26, 62, 88 et 73. L'atlas sous les yeux, ils y chercheront en vain la descriptios particulière de chaque état, les grands canaux de la Pennsylvanie, de l'Ohio et d'autres contrées ,que nous avons indiqués à Particle où nous avons tracé le cours de ces grands moyens de communicstion, il n’y trouveront pas non plus Pindication d'un seul des nombreux chemins de fer pratiqués sur plusieurs points de l'Union ; ils n'y trouveront pas davantage les villes forissantes que nous avons décrites ou sunplement indiquées dans le voisinage des riches mines de charbon exploitées dans la Pennsylvanie, ni les villes ondees récemment à l'embouchure des nouveaux canaux.

Nous avons fait tout ce qui dépendait de nous pour donner un calque fidèle du pays. L'espace nous manque pour indiquer toutes les précieuses

ressources dont nous nous sommes entouré pour écarter toute erreur. Nous nous bornerons à citer les auteurs auxquels nous avons fait le plus d'emprunts, et les savans estimables qui ont bien voulu nous aider. Nous nommerons parmi les premiers : Morse, Pilkin, seybert, Lewis et Clark, Long et Keating, Sidon, Mptlish, Tanner, Darby , le duc Fernard de Saxe- Weimar, Schoolcrañ, Basil Hall, Beltrami, ete., etc. Nous devons une foule d'indications excellentes à nos deux savans amis, M. Far. den. attentif à suivre tous les changemens que subit la géographie d’une contrée sur laquelle il a publié une statistique sipérieure à celle de tous ses devanciers, et M. le docteur Constancio qu'un séjour dans les Etats-Unis comme chargé d'affaires du Portugal,a mis à même de connaitre parfaitement celte puissante confédération. La reconnaissance nous fait aussi uu devoir de nommer M. Mübert, le savaut auteur de l'itinérairc pittoresque du fleuvé Hudson, auquel nous devons plusieurs éclaircissemens; ainsi que MM. Varden et Constancio, il a bien voulu revoir les épreuves de celte partie de notre ouvrage. Malgré tant de ressources, nous n'aurions jamais pu peindre.sous ses véritables couleurs ce pays extraordinaire, sans un heureux hasard qui conduisit en Europe M. Worcester, auteur de la meilleure géographie élémentaire publiée en Amérique; et M. le major Poussin, aide- de: amp du général Bernard. Ces deux savans, qui venaient à peine de quitter le sol de J'Union, dont ils possédaient la topographie dans ses moindres détails, ont eu l'extrême obligeance, non-seuiement de revoir nus épreuves, mais d'y ajouter une multitude d'indications précieuses. e NOUVEAUX ETATS DE LA CIDEVANT AMÉRIQUE- Espacnous. Depuis quelques années tou; ies regards de l'Eurcne se portent vers les Etats indépendans qui se son; élevés sur les débris des magaifiques colonies de l’A“érique-Espagnole. Plusieurs rivalisent pour l'éte:due avec les plus grands empires du monde; leur population «ollective, quoique très faible rlativement au s0! zur lequel elle est distribuée, est néanmoins très considérable lorsqu'on la compare à celles des autres puissances du Nouveau-Monde, surtout si l'on pense qu'elle dépasse les deux cinguiemes de la population totale de ce vaste continent; les villes principales de ces nouveaux états rivalisent pour leur beauté avec les capitales de / Aneien- Monde, et, sous le rapport du nombre de leurs habitans, elles figurenc parmi les | grandes: de l'Amérique; enfin le produit des mines de quelques-unes de ces contrées, quoique considé · rablement diminué depuis quelques années, esl encore si important, que, sous ce rapport, leur richesse dépasse celle de tout les autres pays du globe. Tous ces motifs nous ont engagé à élargir un peu notre cadre lorsqu'il s'agissait de les decrire,

Nos guides principaux ont été les voyages et les ouvrages du baron de Humboldt, de Ward, Bullock, Lyon, Hardy, Beltrami, Mollien, Thompson, Rengger et Zongchamp, Nuñez.

Nous avons bles que nou de la France dans la géog timables que corriger les d'entre eux, avec plus mêmes qe n les chefs de cc due, per un h nous 3/ons eu Jemen!, plusie et de recevoir Fraruza, ane du Mexique ; e la république : néral de brigs de M. le géné département d ministre de l'in chargé d'affair ancien député üres des États M. Vasquez, Pour les Etatsstances favorab MM. d Acosta, ta Colombie; d qüipa; Gordoa Luiz ; de la Ge de Tamaulipas Les notes impo te nouvel état d du Rio de la pl time de M, Rib qu'il a déployée publique Argent C'est surtout nous venons de de l'avantage in de présenter da -Visions actuelles que nous avons moins inexactes plus récens que aussi l'avantage une description rent ies meilleu encore les notes mis en élat d'évit signalées dans pl et de remplir bid la géographie.

L'Empire du d'être traité ave consulté pour le ç they, Koster, M Wied-Neuwied Weech, Grant, varre d'Andra”a ble, la Rela’on varois Sp et u.

de M. Frercinet pere. Cres de des Grandes impe

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RIQUEses reindées mad. Pius plus on colau 801 us tres les des tout si mes de nt; les rival · aciene leurs grandes nes de onsidées, esl „ leur pays du élargir les dé-

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