‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 16 sur 597 · CHAPITRE I., Du Sete e de l'univers · texte numérisé non relu

CHAPITRE I., Du Sete e de l'univers

81, pendant une belle nuit, nousldirigeons nos principales, s'appelle orbite. Les planètes el leurs regards vers l'immensité de l'espace: que présente satellilesontune figure sphérique, et tournentsur la voûte apparente du firmament nous y voyons leur axe pendant qu'ils effectuent leur révolution les dloiles, dont le nombre, r couge auiour du soleil ou autour de leur planète prind'œil, parait très grand, et qui al de red cipale,

à environ deux mille lorsqu'on Leut les compter. La Terre, que nous habitons, est unt de ces pla- Mais ei nous armons nos yeux d'untélescope,ce neies. Elle est auimée comme les autres de deux

nombre augmentera en n dela force amplia- mouvemens. Nous devons à celui de rotation, tive de l'instrument, de que‘ nous par- qu'elle exécute en 23 heures 56 minutes et 4 seconviendrons à en apercevoir millions, sans des, le mouvement apparent du soleil, qui produit

qu'on puisse dire jusqu'à quel degré ce nombre l'alternative du jour et de la nuit; nous devons à s'accroitrait,sinous pouvions inventerdesinstru- celui de projection aulour du soleil, ou à s0n mens encore meilleurs, Tous ces astres ne sont mouvement ennuel, qu'elle o en 365 jours que des corps lumineux, qui, comme notre soleil, 6 heures 48 minutes et 46 secondes, le mouvement 11 brillent d'une lumière qui leur appartient; l’ana- apparentannuel du soleil, qui produit l'alternative 14 logie insiaue que ce sont autant de soleils, autour des saisons: desquels, comme autour du nôtre, se meuvent Le soleil surpasse de beaucoup en masse et en d'innomi. bles mondes ou planètes. De cette hy- volume la totalité du volume ei de la masse des pothèse si probable de l'astronomie, naît la plus corps qui tournent autour de lui. haute idée que l'homme puisse concevoir de la Les planètes peuvent être divisées en deux clas- Loue lee créateur et de lasuprèmess- ses : les apparentes et les {élescopiques. Les gesse de l'auteur d’une œuvre si bien ordonnée, premières sont visibles à l'œil nu, et ont eté consi magnifique et si étendue. nues dès la plus haute antiquité; les secondes ne Leseul'ursléme quelesastronomessoientparve. peuvent etre vues qu'avec le secours des télescopes, ausà conasitre avec certitude est celui dont notre et n'ontété découvertes que depais peu. Ces dertoleil est le centre, et qu'ils appellent ayslème . nières sont: Uranus, découvert par Herschell en solaire. Placé près du centre de gravité des corps 1781; Code, par Plazzi en 1801; Pallas, par qui forment son système, cet astre lumineux Olbers en ; Junon, pardlarding en 1804; et compte 11 planètes, 18 satellites ei un nombre Vesta, par Olbers en 1807. indéterminé de comêètes qui tournent autour de Voici les noms des 11 planètes, énoncées d'après lui par l'effet de la gravitation ,en recevant de cet l'ordre de leur distance du soleil: Mercure, Ve. astre la lumière et la chaleur. nus, la Terre, Mars, Vesla, Junon, Cérès, La ligne de la révolutionqueparcourenttousces. Pallas, Jupiter, Saturne et Uranus. corpsopaques, c'est-à-direobecurspareux-mèmes, T. ces planèles ; ainsi que nous l'avons déjà RL Ha toit autour du soleil, soit autour des planètes indiqué, soul autant de corps opaques, qui ne son! | ne:

2 PRINCIPES GENERAUX. CH. l.

visibles rce qu'ilsréfléchissent la lumière du soleil; nue meuvent autour de cet astre, d'occident en orient, dans des orbites presque circulaires et très peu inclinées sur le plan de ton équateur, II n'y a que les 4 planètes 22 récemment: Cards, Pallas, Junon et Vesta qui s'écartent de la ligne de f ue de plus de 9°, c'est-à-dire qui dépassent les bornes du :'ndiaque.

ue.

(On désigne les degrés par e placéà la droite etun .

au-dessus du chiffre quien exprime lenombre; ls minutes par”, et les secondes par”. Cette remarque doit s'étendre à tous les passages de cet abrégé où il sera question de degrés et de leurs subdivisions. )

Les orbites des planètes n'étant pas exactement circulaires, mais elliptiques, il en résulte qu'une planète n'est pas toujours à la même distance du soleil. On appelle distance moyenne celle qui tient le milieu entre la plus grande et la plus petite distance. k

I neee que les plapéits Wellen on

qui sont les plus rapproché.

Mercure, Vénus, la Terre et Mars, effectuent leur mouvement de rotation dans l'intervalle dapeu-près24heures, tandis que Jupiteret Saturne, etpeut-étreaussi Uranus, qui sont plus éloignées, n'emploient qu'environ‘ io heures pour achever leurs révolutions diurnes. , l

Dix-huit globes plus petits que les planètes primaires circulent autour de 4 de ces dernières, ot roulent aussi sureux-mêmes, mais trèslentement. Les astronomes modernes les ont app les gate ldites ou planètes secondaires.

Les anciens ne connaissaient qu’un seul satellite : c'était la Zune, qu'ils regardaient à tort comme une planète principale. Les modernes ont découvert les 17 autres. Jupiter en a 4 qui circulent autour de lui; Saturne en a 7, et Uranus 6. Tous parcourent leur orbite dans un plan très pet: incliné sur celui de la planète dont ils suivent les lois, et circulent autour d’elle dans le sens de son mouvement de rotation. Les astronomes ont aussi découvert que tous les satellites sont doués d’un mouvement de rotation sur leur axe, mais très lent en comparaison de celui dont estaniméeleur planète principate. Ce mouvement est précisément égal à la durée de leur révolution autour de cette dernière, en sorte qu’ils lui présentent constamment la même face et ont des jours égaux au temps de leur révolution entière. Saturne, outre sesseptlunes,estentouréd'unanneauimmense, qu'on avait cru d abord unique. Herschell a prouvé qu'il était double, et maintenant on soupçonne que cet anneau se compose d'une série de lames annulaires dont on ignore le nombre; elles sont placées à de fort petites distances les unes des autres, et sog peut-être douées de mouvemens indépendans. Quoi qu'il en soit de la composition de cet anneau, il montré qu'il tourne sur le même axe que la planète, mais un peu plus lentement: par sa potion inclinée il lui donne une figure allongée, et souvent il la fait paraître comme au milieu de deux anses.

La troisième classe des corps opaques, qui appartiennent au système , sont les comètes. Ces corps, qui out été dans tous les temps le sujet

s du soleil, telles que

de la terreur du vulgaire, qui les considérait comme des présages de guerre, de pesté ou d'autres grandes calamités, sont les moins connus des corps célestes de notre système. N parait qu'ils se meuvent tous autour du soleil dans une courbe particulière, dont cet astre occupe le foyer, etque cette courbe est une ellipse très excentrique, qui coupe l'écliptique ou l'orbite de la terre danstoutes les . Elles doivent leur nom aux queues et aux chevelures qui le plus souvent les accompagnent, et qui sont quelquefois d'une longueur

rodigieuse. Les gstronomes modernes sont parvenus à déterminer le temps qu'emploient quelques comètes à faire leur révolution autour du soleil. La fameuse comète dont Halley fut le premier à prédire le retour n’achève sa révolution qu'en 76 ans environ; elle a reparu en octobre 1835. Celle qu’on appelle d'Enke, parce que cet as tronome a découvert de nos jours sa périodicité, achève sa révosution en 3 ans et un tiers environ.

Les constellations ou astérismes. sont des figures tout-à-fait arbitraires, qu’on suppose dessinées sur la surface concave du ciel et auxquelles on affecte les éioiles qui s’y trouvent comprises, afin de les reconnaitre plus facilement ; ce sont des animaux, desinstrumens, des hommes auxquels les premiers astronomes consacrèrent certains espaces célestes, mais en général sans leur donner le moindre rapport avec les figures réelles que forment les astres, Aux 48 constellations des anciens, Bayer et Hévélius en ajoutèrent chacun 12; Halley; 8; Lacaille, 16; et d'autres astronomes plus récens, 12; en sorte que la sphère apparente du firmament est maintenant composée de 108 cogstellations ; mais c'estdanslesanciennesquese trouvent les étoiles les plus remarquables. On

appelle constellations zodiacales les 12 suivah-

tes,quiforment le aodiaque et dont voiei les noms. le Bélier, le Taureau, les Gémeaux, PFereoss, le Zion, la Fierge, la Balance, le Scorpion, le Sagittaire, le Capricorne, le Verseau et les Poissons. Ces constellations se composent de 1144 étoiles; celle du Taureau en a le plus grand nombre; celle du Bélier le plus petit; celleci en compte 42, l’autre 207.

Quelle longue série d'observations n'a-t-il pas fallu faire ; que de conquêtes na- t- il pas fallu réaliser avant de parvenir à la connaissance des sublimes vérités qui constituent l'astronomie! Fenfance des s’.ences qui lui servent de base, l'illusion des sens, le défaut d'instrumens, ne permirent pas aux anciens de s'élever par l'expérience jusqu’à la connaissance du véritable système du monde. ne de Samos, Pythagore et quelques autres philosophes grecs soutinrent, il est vrai, que le soleil était fixe , et que la terre, ainsi que les autres planètes, tournaient autour de cet astre; mais cette vérité de spéculation isolée, et si contraire aux sens, n’étant pas soutenue par des démonstrations rigoureuses et évidentes, tomba dans l'oubli.

Au commencement du n° siècle de l'ère chrétienne, Ptolémée rassembla tout ce qu'on conqaissait de son temps en astronomie, et en filun corps de doctrine. Afin d'expliquer les phenomenes que présentait le firmoment, il suppose, d'apres

Copernic, dégc l'opinion d'Arit en 1543 son sy.

Mais il était tro, naient depuis s

des at |. Planètes. a

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