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est portée par le dernier recensement à 16,389 e Eden oùil ; la. passe pour un chef-d'œuvre ; la rotonde de l'orangerie offre l’histoire de Psyché, peinte par le re Appiani. Les jardios, les serres, le parc sont vastes et magnifiques. Ce dernier, ceint de murailles, a près de 10 milles de circonférence , et un arbolanique , naguère encore peu important, qui est devenu depu 1q
riche, peut-être, de l’Ilalie, par les sommes eon sidérables qu'y a dépensées l'archiduc vice-roi, amateur passionné ef intelligent des sciences naturelles , et surtout de la nique. À une petite distance de Monza on trouve: Desio, bourg remarquable par la magnifique villa Traversi, autrefois Cusani, dont le jardin dit anglais, passe pour un des plus beaux de l'italie supé- Heure. Lainate, gros village où l'on voit la belle maison de campagne des ducs Lilia, remarquable surtout par son jardin et ses jets d'eau. Jnverigo encore plus loin, est un autre village, où l’où admire le maguifique palais que le marquis Cagnola s'est bâti sur le sommet de la colline , édifice dans lequel ce savunt architecte, rival de Palladio, pour la belle symétrie des parties qui forment la rotonde, qui est semblable à telle de Capra, près de Vicence, a su celui-ci dans le magnifique escalier, dans I choix des marbres et dans la richesse des sculptures et des vrnemens; c'est une véritable demeure royade, et un chef-d'œuvre d'architecture et de bon
goût.
DÉLÉGATION DE MILAN. GALLARATE, gros bourg de presque 4000 âmes, florissant par son commerce en soie et ses fabriques de bougie, Sosa, village remarquable par quelques antiquités, et surtout par un cyprés d'une grandeur extraordinaire; la tradition populaire le dit antérieur à l’époque de Jules César : ce qui est sûr, c'est qu'il doit compter plus de dix siècles d'existence, GonconzoLa, gros bourg renommé par ses excellens fromages qui sont envoyés à de très grandes distances et qui contribuent beaucoup à sa prospérité, important surtout par son canal navigable qui mène à Milan, nommé aviglio di Martesana, et qui fait communiquer cette capitale avec l’Adda.
DÉLÉGATION DE COME. Côwe, sur le bras occidental du lac de Côme, assez belle ville, commerçante et épiscopale, florissante par ses nombreuses manufactures de drap, d'étoffes de soie et par ses fabriques d'instrumens de physique et d'optique; plusieurs de ces dernières sont établies dans les villages voisins , et leurs habitans en colportent les produits dans presque tous les pays de l'Europe. Parmi les objetsles plus remarquables de cette petite ville, dont la population, y compris les faubourgs, s'élève à 16,000 Ames, nous citerons : la cathédrale, vaste et beau monument en marbre de la renaissance ; c'est un des plus beaux temples de l’italie supérieure; le théâtre, construit depuis peu; l'Ædes Joviæ, dont le vestibule , les portiques de la cour et l'escalier sont, pour ainsi dire, un musée d'inscriptions; c'était la demeure du célèbre Jean- Bab
tiste Jovio; le casino littéraire. Nous nomme-
rons encore Ia grande manufacture de soie de Le Blschoff et celle des casimirs de M. Guaita ; asuite le /rcée, les deux , le collage Convictet la biblothéque. ons ses environsimmédiatsonvoitiavi/iaOdescaich, ‘comme la plus vaste parmi celles qui couvrent les bords du lac: c’est presque une demeure royale, tant elle est décorée avec magnificence. Plus loin on trouve Torn, remarqua.
ble par les ruines du monastère des Umiliati, ordre livré au travail des mains, dont les couvens autrefois nombreux en Lombardie et sur les bords du lac de Côme, étaient de véritables manufactures de laine; les ouvriers y vivaient. 2 certaines règles , avec leurs femmes et leurs enfans.
Les rives du lac de Come sont rencmmées par leurs beautés naturelles et par les points de vue admirables dont on y jouit; mais c’est surtout à la rive occidentale, qui conserve le nom de lac de Côme, que convient tout ce que les voyageursen ont dit dans leurs descriptions. La Cadenabbia et la Tremezzine ; situées sur le même bord, vers le milieu du lac, sont, dit M. Valery, pour le site, le climat et leurs belles et nombreuses villa, comme la côte de Baïes de cette petite Méditerranée, Parmi les villes les plus remarquables qui embellissent les environs de ce lac, nous nommerons au moins: la villa Sommariva, autrefois Clerici, remarquable par sa superbe collection de tableaux et des sculptures de Canova et de Thorwaldsen ; la villa d’Este (Garuo), jadis au général Pino, qui y ft construire sur une hauteur voisine des murs et des creneaux imitant assez bien les fortifications de Tarragone ; elle a été pendant trois ans la demeure de la princesse de Galles, à laquelle est due la construction de la salle de spectacle ; les belles villa Giula, Mellerio et Serbelloni; la villa Tanzi, une des premières qui aient ét embellies selon le goût moderne; enfin la vita Pliniana , gros bâtiment carré, bâti en 1570 par le fameux Anguissola, et renommée par la fon - {aine intermittente dont Pline nous a laissé la description, et qui conserve toute son aboudance et son intermittence. La bruyante cascade du Fiume Leite, l'orr'ido di Bellano , ou la chute de la Pioverna, les mines de fer et les usines de M. Rubini, près de Dongo, et les terribles souvenirs que réveillent les ruines du chateau de Musso, taillé dans le rocher aux environs de ce dernier, ajoutent à l'intérêt qu'inspi-
rent les bords de ce lac délicieux. Nous nomme rons encore, à cause de leur importance sous plusieurs rapports: Lecco, sur la branche orientale du lac de Côme, à laquelle il donne son nom; c'est une petite ville de 2000 âmes, impor tante par son commerce et sa fonderie de fer. C'est ici que commence la magnifique voute ouverte dernièrement pour joindre les deux routes superbes du Stelvio et du Splügen; elle longe la côte orientale du lac jusqu’à Colico, où une branche va au Splügen par Chiavenna, l’autre au Stelvio par Morbegno. BeuLaGcio , située à l’extrémité de la langue de terre qui pai tage le lac
30C0 À lais orné le comte mens ag inlluence ducation culture d avec les cieuses e partienne der pend et le bea cachante son clim pelé la M silualion jouit d'un où sont nent le el du lac !
Pon to et du mème surtout L par sa gr DÉLÉG, l'Adda, t. gymnase composée chés de 1 viron 20 ‘tuaire et Grisons p petite vil position tin, situ la magni nièremer joch); el et Innsb grandes, nécessité ciles que Elle com Saint-Ma 10; 38 K tres port sus de Bc trois plu long, 4 point cu c'est 260 protéger les ébou plus ele.
EMPIRE D’AUTRICHF.
deux branches; ses environs sont ravissante : on y voit la vid Mel:i, 1 en e . avec le luxe moet rema par points de vue dont on y jouit, et par la beauté de sonjardia. Doxco, bourg'important par l'activité sndustrieuse et commerciale de ses habitans; leurs isstrumens de pores et de mathématiques sont colportés dans un grand nombre de pays. Nous avons déjà parlé de l'élablissement de M. Rubial et du château de Musso, situé dans son voisinage. Farese, jolie petite ville de plus de 8000 habilans, avec un Uiédfre et plusieurs palais ornés de jardins délicieux. C'est ici que feu le comte Dandolo forma ces beaux établissemens agricoles quieurent une si grande et si utile influence en Italie sur le perfectionnement de Teducation des betes ovines, des vers-à-soie et sur la culture de la vigne. Cette ville partage avec Côme, avec les bords du lac de ce nom et avec les delicieuses collines de la Brianza, quiappartiennent à cette province, l'avantage de posséder pendant la belle saison les plusriches familles ct le beau monde de Milan, attirés par la beauté cachanteresse de son territoire et par la bontéde son climat. Tout près s'élève un sanctuaire appelé la Madonna del Monte, à cause de sa silualion sur le haut d'une montagne d'où l'on jouit d'une vue magnifique; plusieurs chapelles, où sout représentés les mystères du rosaire, ornent le ehemin qui mène autemple. Au débouché du lac Maggiore, dans le Tessin, Laveno, ponvo et Luino, jolis bourgs sur la rive orientale du même lac, sont florissans par leur commerce, surtout Luino; Porto est en qulre remarquable par sa grande verrerie.
DÉLÉGATION DE SONDRIO. — Soxonio, sur l'Adda, très petite ville de 4000 âmes, avec un gymnase: c'est le chef-lieu de cette délégation, composée de la Valteline et d'autres pays détaches de la Suisse. Tinano, très petite: ville d'environ 2000 âmes, remarquable par son sanc- ‘tuaire et par ses relations commerciales avec les Grisons par la vallée de Puschiavo. Bonuio, très petite ville de 1200 âmes, remarquable par sa position élevée, par les bains de St-Martin, situés dans son voisinage et plus encore par la magnifique route militaire ouverte dernièrement sur le dos du mont Slelvio (Stilfserjoch); elle forme la communication entre Milan et Innsbruck: c'est la plus élevée de toutes les grandes routes de l’Europe, et les travaux qu'a nécessités sa construction sont estimés plus difficiles que ceux de la célèbre route du Simplon. Elle commence immédiatement après les bains de Saint-Martin; sa pente n'est que de 1 mèlre sur 10; 38 rampes sur une longueur de 13,700 mètres portent à la hauteur de 1564 mètres au-dessus de Bormio. On a creusé six galeries, dont les trois plus longues ont 136 , 137 et 198 mètres de long, 4 de haut et 4 et 2 décimètres de large. Le point culminant de la route est à 2814 metres : c'est 260 au-dessus de la ligne des neiges. Pour protéger les voyageurs contre les avalanches et les éboulemens, on a construit sur la partie la plus élevée de la route un portique en bois d'une
l'ensemble de 1232 metres:
sa pente n'est jamais plus forte de 1 mètre sur 10. C'est une des plus ues que l'on ait construites sur le dos des Alpes ; ellé mène à Coire, dans les Grisons.
DÉLÉGATION DE PAVIE. Paus. près de la rive gauche du Tessin, ville épiscopale de médiocre étendue, mais très importante par ses souvenirs du moyen àge, lorsqu'elle élait la capitale des rois lombards, ou bien le chef-lieu d'un état républicain, par ses vieux monumens et par ses nombreux élablissemens liltéraires. Ses constructions les plus remarquables sont: 4 basilique de St-Michele Maggiore, qu'on re- Barde comme bâtie au vi“ etmème au vit siècle, mais qui, selon M. San-Quintino , n'aurait été construite que vers la fin du &; les bas-reliefs qui ornent l'extérieur de ce beau temple sont intéressans pour l'histoire de la sculpture; :a cathédrale, où l'on vient de placer le magnifique monument en marbre du x siècle, dit vulgairement le tombeau de St-Augustin; le châleau ou l'ancien palais des Visconti ; les superbes bassins du nouveau canal qui va à Milan, Parmi les importans établissemens littéraires de Pavie, nous nommerons : l'université, qui jouit d’une grande célébrité et à laquelle sont annexés le jardin botanique, le jardin agricole (orto agrario), les cabinets de physique, d'anatomie, et d'histoire naturelle ainsi que la bibliothèque, la plus riche de l'ilalie pour les mémoires et les actes des principales sociétés savantes de l'Europe; ensuile les trois collèges Glislieri, Borromeo et Caccia. Pavie peut se vanter de posséder dans son enceinte le premier élablissement peut-ètre, qu'un simple particulier ait créé de nos jours pour former des artistes habiles; car M. le marquis Louis Malaspina de Sannazaro vient de construire près de son palais un vaste et bel édifice dans ce but philanthropique; on doit y dispose en bel ordre sa riche galerie de tableaux, qui offre ds pièces de presque tous les grands maitres decha- ‘que école; une collection de gravures qui offre les plus belles estampes depuis l'origine de cet art jusqu’à nos jours; une riche collection de pla. tres et une autre encore plus considérable de me néralogie, riche surtout dans la classe des pier res précieuses, soit dans leurétat de nature, soit travaillées ;une belle salle destinée à l'étude de la peinture d’après nature ou sur le nu. La poyula-
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du w siècle. On y voit encore les 24 réduits com-
des anciens religieux. Ce sont de maisons séparées, d'un seul étage, avec une fonet un petit jardin. Une somme annuelle y M
fique
exquises et de tures superbes. BUFFALORA , bourg important par la douane qu’on y a établie etpar le magnifique pont construit dernièrement gur le Tessin, aux communs des gouvernemess Autrichien et Sarde. Binasco et ABBIATEcaasso, gros bourgs, importans surtout par leurs canaux navigables qui mènent à Milan; celui de Binasco, dit Naviglio di Pavia, la met en communication avec le Tessin qui baigne cette dernière ville, et lui vuvre par conséquent la navigation du Po et de l’Adriatique, celui d'Abbiategrasso, la joint avec le Naviglio-Grande ou de Bereguardo, qui aboutit au Tessin, daus une autre direction et beaucoup plus haut. Abbiategrasso compte plus de 4000 habitans, très adonnes au commerce.
DÉLÉGATION DE LODI. Lobi, à la droite de l'Adda, ville épiscopale de médiocre étendue, importante par ses fabriques de faïence, ses nombreuses fllatures de soie et par son grand commerce de fromage, dit improprement san. L'Incoronala est sa plus belle église etson principal édifice. On ne doit pas oublier son pont en pierre, qui rappelle un des plus begux faits de la stratégie moderne. Cette ville possède un lrcée, deux gr mnases, un collège de demoiselles très renommé, une bibliothèque publi-
que et15,000 habilans. CMA, sur le Serio, pe-
tite ville épiscopale, florissante par le commerce de ses toileries et de son fil. Elle a un gymnase et compte presque 9000 habitans.San-CoLomBANo, avec plus de 5000 âmes, et Conocno, avec plus de 8000, sont deux bourgs florissans par leur commerce ; le second, pessède en outre un théâtre, file une grande quantité de soie, etestle centre du commerce du fromage dit parmesan; une grande quantité de ce dernier est fabriqué dans les fermes du Brescian, du Bergamasc, du Milanais et du Crémonais, provinces dont les plaines offrent
de vastes prairies artificielles, couvertes de su-.
perbes bestiaux.
DÉLÉGATION DE BERGAME. Bencame, ville singulière par ses monumens, son aspect, sa situation sur une hauteur escarpée, et autour et au pied de cette mème hauteur, florissante parun commerce très étendu et par de nombreuses fabriques surtout en soie. Ses principaux bâtimens sont: l'église de Sta-Maria Maggiore, qui est la plus belle; on loue beaucoup la chapelle
remonte au vit“ siècle; le palais appe
dazzo-Nuovo ; le thédtre, dans la ville haute; et. le bdtiment de la foire dans la ville basse ou les faubourgs; ce dernier, construit en pierres de tailles entre les faubourgs San-Antoniv et San- Leonardo, contient plus de 600 boutiques syméep disposées avec une vaste place et une belle fontaine, Pendant le temps de la foire, dont l'institution.remonte au commencement du x° siecle et qui s tientpendant les huitderniersjours d'août et les premiers de septembre, ce lieu offre un des plus beaux spectacles qu'on puisse voir. On y fait des affaires pour plusieurs millions de francs. Bergame possède plusieurs établissemens publics, dont les principaux sont: le Ucée, les deux gymnases, l'athénée, la bibliothèque publique, le jardin botanique, et l'académie de Carrara, où des professeurs enseignent la peinture etl'architecture; une belle galerie, un cabinet d'estampes, une collection de médailles et de plâtres en dépendent. La population de Bergame, qui est siège d'un évêché, s'élève à 32,000 âmes. — Alzano Maggiore, petit bourg important par son célèbre college de demoiselles, tenu par les dames de la Visitation et renommé par l'excellente qualité des pierres à alguiser et des pierres à moulin exploitées dans les carrières de ses environs. Zocno, avec plus de 2500 habitans et un collège pour les filles. San-PELLeGRiNO , village de la vallée Brembana, avec des bains minéraux très fréquentés.
SAN-SALVATORE , village de la vallée Imagna, aver des mines de fer, Gannino, bourg de la va/dee Seriana, florissant par sa manufacture de
drap et son commerce de Sole. TRESCORE, remar-
quable par ses bains minéraux. Romano, dans la vallée de San-Martino, bourg de 3000 âmes, important par ses marchés. ManTiNE=xcO, bourg de 3000 âmes. CAnAAddio, remarquable par le voisinage du beau temple de lu Madonna di Caravaggio, visité encore par un grand nombre de fidèles. TREvICLI0, gros bourg de plus de 6000 habitans, qui font un commerce étenduavec leur soie et leurs draps. Gmisausa, petit village près du Serio, remarquable par le beau temple qu'on vient d’y élever d’après les dessins et sous Ja direction de Cagnola; ce chef-d'œuvre de l'architecte milanais reproduit au milieu des plaines de la Lombardie la merveille de Possagno que nous décrirons plus bas. CLusone, petite ville de la vallée Seriana; florissante par ses manufactures de draps et ses fabriques de quincaillerie; elle a un gymnase et plus de 3000 habitans. Lo- VERE, gros bourg de la vallée Cavallino, avec plusieurs manufactures de drap, un gymnase et plus de 4000 habitans; sa grande fabrique de faulx, établie par le gouvernement italien n'existe
modern depuis dessin ( achevé
que l’on mensio!
elle ser flamme grande repos. | monum forme d ro, pet que o.
M. Van si impo un peti partie très re habitat Dolo, avec pl dans ce GHIARI
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nédailles ation de 'élève à it bourg demoin et res à als dans ec plus s filles.
rembanentés.
agna, la valure de remardans âmes, bourg par le na di
EMPIRE D’AUTRICHE
«a belle cuitare,
drale qu'on vient d'achever, beau bâtiment surmonté d'une superbe coupole; l'ancienne cathédrale, dont on fait remonter la constéuction au vi“ siècle; l'église de Ste-Marie-des- Miracles, et celle de Ste-Afra; l'évéché, le nouveau théâtre, le e hôpital, le marché aux grains. On doit ajouter le musée lapidaria, construit sur l'emplacement et en restaurant les trois grandes salles et quelques autres parties du beau temple de Vespasien, découvert en 1822. C'est dans cette fouille importante qu'on trouvala Victoire, regardée par MM. Thorwaldsen et Cicognara, comme la plus belle statue en bronze que l'antiquité ait léguée à l'Europe moderne. On ne doit pas oublier le cimetière que depuis 1815 on bâtit hors de la ville d'après le dessin de M. Vantini; ce sera, lorsqu'on l'aura achevé un des plus beaux édifices de ce genre que l’on ait encore construits; une colonne de dimensions colossales doit en occuper le centre; elle sera surmontée d'une lanterne, dont la flamme visible pendant la nuit, indiquera à une grande distance l'emplacement de ce lieu d’éternel repos. La chapelle est achevée et quelques beaux monumens s'élèvent déjà contre ses murs dans la forme des columbarium antiques. —TRAvAGLIAro, petit bourg, remarquable par le bel hôpital que l’on vient d’y construire, sous la direction de M. Vantini. Gannone, dans la vallée Trompia, si importante par ses riches mines de fer; c'est un petit bourg de 1400 habitans, dont une grande partie est occupée à fabriquer des armes à feu très renommées. Gavanoo, petit bourg de 1900 habitans, important par ses papeteries. CASTENE- »oLo, gros bourg de 4500 habitans. Calcinzro, avec plus de 3000. Lonato, avec presque, 6000; dans ce dernier on file beaucoup de soie. Monrznian, gros bourg de 6000 âmes, florissant par ses nombreuses filatures de soie et par ses toileries. Dans ses environs on trouve le Campo di Monte Chiari, destiné aux grandes évolutions militaires annuelles. LENO, avec 4000 habitans. Pyx avec environ 1300 et des fabriques
va à Riva et Torbole ,‘situés au nord du lac. Dans ses environs, à l’est betend la péninsule de Sermione, à l'extrémité de laquelle on voitle foride Se rmlone, bâtipar les Scaligers, et lesrestes dela prétendue vi {la de 4 ed ces ruines paraissent être plulôt les restes du palais de quelque richard romain, qui venait passer la belle saison dans cet endroit délicieux , car comme le remarque très judicieusement M. Valery, la pauvrel: Catulle ne va guère avec le puissant possesseu: de ces grandes et belles constructions, avec le vaste bain qui en dépend, avec leurshauts pilastres et l'immensité de leurs voûtes souterraines, VEnoLA-Nuova, avec plus de 4000 habitans. Ponrevico, avec plus de 5000, et Onzi-Nvovi, autrefois place forte avec 4700, sont des bourgs florissans par leur commerce et par leur industrie, surtout Pontevico. Bacozixo, daus la vallée Sabbia, si importante par ses riches mines de fer; c'est un gros bourg de 3700 habitans, dont une grande partie travaille dans ses usines et dans ses tanneries.
DÉLÉGATION DE CREMONE. Caémone, sur la
rive gauche du Po, grande et belle ville épiscopale, chef-lieu de la délégation de ge nom, renommée par la bonté de ses violons et par la fabrique de ses cordes musicales en boyaux ; mais peu peuplée pour son étendue, ne comptant qu'environ 27,000 habitans. Le Domo ou cathédrale avec le Baptistère , est le plus bel édifice de Crémone, et en même temps un des monumens les plus intéressans de l'architecture gothique en Italie, et remarquable par ses vastes dimensions, par sa tour, une des plus hautes de l'Europe, et par les bas-reliefs qui ornent sa façade , illustrés dernièrement par un archéologue et orientaliste célèbre ; ils représentent un véritable zodiaque imité de ceux qui sont figurés sur les temples égyptiens. Tous les signes, un seul excepté, s'y trouvent dans l’ordre naturel , et les figures qui les représentent sont ornées des altributs de l’agriculture ou des travaux domestiques qui se rapportent aux différens mois de l’année ; seulement les douze signes ne se succèdent point
Zee — 2 — . D ne N
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ann EURONE.
dans l'ordre en Europe, ve mes à droite, mais de à gauche. M. de Hammer fait observer que ce sodisque, comme
qui a aucun rapport avec chrésienne, se rapproche beaucoup des d'architecture des xun® et iv" siècles, qui se retrouvent sur toutes les églises du moyen , etentre au-
tres sur celles qu'il a visitées à rrare, Modé- Borgo-di-San-
ne, Plaisance , pl, Donnino et Parme. Nous nommerons encore les églises de St-Pierre dite al PO, de St-Augusdin, le palais 1 ublic, le nouveau marché, l'Abatloir (Maceſlo) et le thédire de la Concordia. Ses principaux établissemens publics sont: le Hree, le grmnase, la bibliothèque publique.
La belle galerie de M. le comte Ala di Ponzone, mérite aussi d'être mentionnée. Pizzicusr- Tonz, sur l'Adda, petite ville de 4000 âmes importante par ses fortifications „ qui dernièrement unt été considérablement augmentées. Casal Maccionz, sur la gauche du P&, petite ville commerçante, de 6000 habitans, avec un gymnase.
CASTELLEONE, gros bourg de 4000 ames. Le Tonnt, petit village, que nous nommons pour signaler à l'attention du lecteur la magnifique vi/{a Sommi. autrefois Picenardi. Le häliment principal vu le palais ; le bel édifice accessoire, construit dernièrement pour y disposer dans une salle magnifique la belle galerie de tableaux et une ‘ire bibliothèque; l'étendue et la beauté du isetin qui en dépend, font de ce village un des bins les plus remarquables de cette province. Les richesses végétales de ce jardin, l'ingénieux mouvement du sol au milieu d'une plaine entièrement unie, les
beaux points de vue que l'arty a su ménager en
grand nombre, ses jolis petits temples, l'ermilage, le colombariom et une foule d'ornemens qui le décorent, placent justement la villa Sommi parmi les plus belles maisons de plaisance de l'Europe. Nous ajouterons que le chevalier Hippoiyte Pindemonti et autres savans ont démontré que ce genre de jardins, que l'usage appelle à tort anglais, doivent ètre nommés italiens, ou pour le moins jardins à paysages; car c'est l'Italie qui a vu construire les premiers, et c'est de cette contrée que ce genre d'embellissement s'est répandu dans le reste de l’Europe et surtout en Angleterre. Dès la fin du xvi® siècle Charles- Emmanuel 1, duc de Savoie, en avaitfait construireun magnifique dans les environs de Turin; le Tasse en a donné la description dans son immortelle épopée en décrivant les jardins d'Armide. Cependant il faut avouer que les Italiens pourraient bien avoir emprunté en Chinois la première idée de ce genre de jardins, comme on le verra lorsque nous donnerons la description des fameux jardins de l'empercuz de la Chine, De nos jours quatre architectes célèbres, MM. Japelli à Padoue, Vogſiera à Crémone, Fantini à Brescia et Canonica à Milan, ont déjà embelli et continuent à embellir les environs de plusieurs villes de l'Italie par la création de ces jardins, où sur un petit espace leur art admirable sait réunir avec un goût exquis lout ce que la nature et la civilisation des différentes époquesoffrent de plus curieux ou de plus attrayant,
ville de Jules Romain comme Vicence est celle de Pallatio, et Vérone celle de A4 Micheli. Ses édifices les plus remarquables sont · l'ancien palals ducal, dit aujourd'hui Corte imperiale ; c'est un baument vaste — irrégulier 8 caractéristique ; trois pièces sont couverte de tapisseriesexécutéescomme celles du Vatican,
ppartamento dit di Troja, parce
— est couvert des peintures de Mantegna et de
ules Romain, représentant des sujets de l'histoire d'ilion, est maintenant un grenier. La ca thédrale , qu'on peut mettre au rant des plus beaux temples de l'italie; l'église de Saint- André, un des premiers et des plus purs ouvrages de la renaissance : son plan, tracé par l’AIberti, à été imité dans la construction d'autres églises ; l'élégante église de Santa- Barbara, avec un superbe clocher ; le marché au poisson, les Doucheries , la douane ; le théâtre dit de la Società ; le théâtre Virgilien ou Diurne, construit en pierre en 1818, et destiné aux spectacles de jour. On ne doit pas non plus oublier la maison de Jules Romain, où ce grand artiste mourut comblé de biens et d'honneurs par Frédérié Gonzaga; le chdtrau, les portes el les ponts qui sont d'un aspect imposant et les fortifications , qu'on doit placer au premier rang parmi les constructions de leur genre, et qui jointes à l’avantage de sa position, font de Mantoue une des principales places fortes de l'Europe. Celte ville se recommande aussi par ses importans établissemens publics ; nous uommerons : le cee, les deux grmnases, l'académie virgilienne , l'académie des beauxarts qui possède quelques bons tableaux; la bibliothèque, une des plus considérables de l'Italie, et le musée des statues, qui n'est inférieur qu’à ceux de Rome, Florence et Naples, On y voit le célèbre bas-relief de Médée et un buste de Virgile, débris de cette statue antique élevée au poète par les habitans de Mantoue, et qu'un Malatesta renversa vers la fin du xiv° siècle. Parmi les places de cette ville intéressante, on doit nommer la Firgiliang : c'élait autrefois une espèce de marétage que l'argent de la commune et l'enthousiasme du général Miollis pour Virgile changèrent en une agréable promenade , plantée d'arbres et garnie de nombreux bancs de marbre. L'air de Mantoue est encore mauvais , malgré les grandes dépenses faites dernièrement par le gouveruement autrichien pour son assainissement. Sa population, nullement proportionnée à son étendue, s'élève à 28,000 Ames. A une petite distance de enceinte de la ville on voit le superbe palais du Te, construit et peint presque entièrement par Jules Romain; celte ancienneécurie des ducs de Gonzague est devenue une magnifique résidence royale et un monument merveilleux des beaux-arts. On y admire surtout
province mer sont: Ç zement de qui nous p voulu y com ton. Via dan par ses fabr SastonNETTA GLIONE, dit âmes, gros tite ville de
mandemer chienne, r Va) d'ur évèque gr.
par sa claré fras 108,000 à Malamocc forment 8.
habitans ; prise la g
Li LES
EMPIRE D'AUTRICHE
Mantoue, o Santa-Ma- Gras ie, sur le lac,
avirons ns delle
res cire habillées,
dies illustres visiteurs de ce temple. Pleiole.
près de la rive droite du Mincio, petit important par nl fort com
pour soutenir l'inondation de celle place, qu'on produit en défivant au-dessus de la porte Pradella les eaux du Mincio. Par ce moyen, Mantoue, entièrement environnée d'eau, ne devient abordable que par quatre points défendus psr de formidables batteries: ce sont le pont de Saint- Georges, la citadelle, la porte Pradella ei le fort de Pietole; ce dernier est construit sur Femplacement de l'ancien Andes, regardé cumme le lieu natal de Virgile; le bdtiment de la vi. giliana esttrès délabré, et le jardin n'est qu'une espèce de potager assez uégligé.
Les autres lieux les plus remarquables de cette province que notre cadre nous permet de nommer sont: Gonzaca , gros bourg auquel le recenéement de 1832 accorde 13,487 habitans, nombre qui nous parait exagéré, à moins qu'on n'ait voulu y comprendre tous les villages de son cacton. Vianana, bourg de 14,000 âmes, florissant par ses fabriques de toile et par zun commerce. Sasiongrra, avec plus de 6000 habitans et Casrilion, dit delle Stiviere, avec plus de 6 âmes, gros bourgs commerçans. PESCHIERA , petite ville de 1500 âmes, très importante par ses fortifications élevées primitivement par San-Micheli, et beaucoup augmentées de nos jours par les Français et les Autrichiens. |
Venise , chef-lieu du gouvernement et de la délégation de ce nom, une des deux capitales du royaume Lombard-Venitien,
od le vice-roi passe ordinairement une
partie de l'hiver , siège du tribunal d' appel des Provinces Vénitiennes , du commandement général de la marine autrichienne, résidence d’un patriarche catholique, d’un archevèque arménien et d’un évêque grec ; place forte du premier rang par sa position, avec un vaste port déclaré franc depuis quelques années, et 103,000 âmes ; en y comprenant Murano, Malamocco, Burano et autres lieux qui forment son district, elle aurait 114,000 habitans ; dans ce nombre n’est pas comprise la garnison, qui est toujours peu
magnifiques ; il re la ville en deux parties ue égales, réunies parlepon’ de Rialto, qu'on peut ranger parmi les plus beaux de l’Europe. Les rues sont toutes très bien pavées en grandes dalles et très bent ta mais aussi très étroites ; ellés offrent tant de détours que, pour ainsi dire , elles font de Venise un vaste labyrinthe ; mais au milieu de cette irrégularité, on trouve un grand nombre de vastes places qui forment un contraste frappant avec les rues étroites qui y aboutissent. Presque toutes ont un magnifique temple ou un beau palais qui en fait l’ornement principal ; les plus remarquables par leurs dimensions sont : la place de San-Marco , une des plus belles et des pie régulières de l’Europe, soit pour les
timens qui l’entourent, soit par sa position pittoresque sur les bords de la mer ;
ooh une partie tourne à angle droit et forme
une autre place de moindre étendue anpelée Piazzetia. À 1985 formé par la place de San-Marco et la Piazzetta s'élève a tour de Saint-Marc, bâtiment isolé qui étonne par son élévation, quand on pense que cette masse énorme repose sur pilotis. Cette place, unique au monde, offre réunis tous les genres, toutes les beautés de l’art de bâtir ; là sont comme en présence et rapprochés , l'Orient et l'Occident : la grave simplicité de l’architecture greco-barbare, les bizarreries legères et hardies de l’architecture gothique, les formes les plus ornées et les plus pures du goût renouvelé de l'architecture greco-romaine. Malheureusement le joli petit temple de St-Giminien , dont
la façade servait admirablement à unir
les Procuratie-Nuove aux Procuratie-Vecchie, a été démoli, et au lieu dy substituer le bel édifice savamment imaginé par M. le conseiller Pinali, on a réuni, sans aucun
de Santa-
Margarita, de Santa- MaYia-Formosa.
ville, quesans exagération on pour-
rait appeler la Palmyre maritime , tant
est lenombre de ses temples superbes
et de tes ifiques palais, ouvrages immortels n de Sanso „ de Scamozzi, de San-Micheli et de Palladio, tout recouverts des tableaux du Titien
et des fresques du Tintoret et de Paul Veronèse , a été pendant quatorze siècles la capitale de la célèbre république de Venise, la première puissance maritime et commerçante du monde au moyenage et un des foyers principaux de la civilisation européenne dans ces temps d'ignorance. Voici les principaux édifices que le cadre étroit de cet ouvrage nous permet de nommer : les Procuratie - Vecchie et les Procuratie- Nuove, magnifiques bâtimens qui entourent la plus grande partie de la place de rene une v erie suppo r des colonnes et 5 de cafés dégans et de belles boutiques ; elle rappelle les galeries du Palais-Royal à Paris; une partie des Procuratie-Nuove est occupée par les bureaux du gouvernement général , et sert
de logement au gouverv eur; une autre est
réservée r le vice--roi et les autres membres de la famille impériale pendant leur séjour à Venise; la partie du côté de la Piazzetta est le chef-d'œuvre de Sansovino et un des plus beaux édifices qui existent ; l’ancienne bibliothèque de int-Marc occupait une salle magnifique;
lc reste est en partie occupé par les ateliers de la Zecca qu’un voyageur spirituel et savant appelle le plus beau et le plus élégant hôtel des monnaies. C'est là u'en 1284 fut frappé pour la première
ois ce célèbre ducai ou sequin de Venise, qu’on pourrait regarder comme la plus ancienne des monnaïes courantes de l'Europe proprement dite, et qui depuis tant de siècles est connue et recherchée par toutes les nations, depuis la Méditerranée jusqu’à la Chine. Leci-devant Palais-Ducal, remarquable par son architecture, par sa masse imposante et par ses ornemens ; l’intérieur est d’une grande magnilicence; plusieurs chefs-d’œuvre du Tin-
Soupirs/j
toret, du Corrège, du Titien, de Paul Veronèse et d’autres grands maîtres ornent
porn de ceux des Procuratieuove ; le IN appelè dei
Sospiri (des t ce palais au beau et solide bâtiment des Prisons ; les édifices que nous venons de nommer offrent réunis sur un petit espace toutes les écoles diverses d'architecture. Les autres palais les plus remarquables sont ceux des familles Vendramin-Calergi, Trevisan , Pesaro, Rezzonico, Grassi, Gr 1, Corner, Balbi, Tiepolo , eic., eto., sur le canal-Grande; Pisant, Labia, Balioni, etc., dans l’intérieur de la ville; ans le palais Grimani, acheté par le gouvernement, on a établi le bureau de la 8 et dans celui de la famille Corner, es bureaux de la délégation.
Parmi les temples on admire principalement l’église de Saint-Maro, avec ses brillans compartimens , ses voûtes d’or, son pavé de jaspe et de porphyre, ses cinq cents colonnes de marbre blanc, noir, veiné, de bronze, d’albâtre, de vert anti-
ue, de serpentine ; on y voit la célèbre
alla d'oro ,; Cspèce de mosaïque d'or et d’argent sur émail , faite à Constantinople à la fin du x“ siècle, représentant, dans une suite de tableaux, des sujets de l’ancien et du nouveau testament ; au-dessus du portail de ce magnifique temple, on a replacé en 1815 les quatre fameux ehe- 2 de bronze, qui ſondus à Corinthe
ans les beaux temps de la Grèce, ornèrent successivement Athènes, Rome, Constantinople, Venise et Paris. Dans le trésor de Saint-Marc, un des plus vastes reliquaires du monde, on conserve plusieurs objets précieux et un grand nombre d’antiquités et d'objets rares; presque tous les objets en or, argent et
pierres précieuses sont conservés à la
monnaie, Nous TE. Cle cbr be Saint-
e-majeur (S. Giorgio- ore), et le Rédempteur, véritables chefs-d’œuvre de architecture de ce genre; le Zitelle dont on admire aussi la beauté; l’eglise de la Salute, remarquable par sa masse imposante et par sa belle coupole ; les églises des Scalzi, des Jésuites (Gesuiti) et des Miracles (Miracoli), toutes éblouissantes de marbres; cette dernière est remarquable par le goût exquis de ses ornemens, que plusieurs académies étrangères ont fait copier pour les donner
ouvrage qui figu plus gra par un i ne reste aussi m.
lèbre par nies, et de solenr blier Par de hauts long-tem conserve tance ; o sa dispos Nera e, Frari, es remarqu digieuse :
le savant Chiodo a.
ingénieus accommo.
Ce magni nificence nous par:
existe. Il spéciales les des no
EMPIRE D'AUTRICHE
comme modèle aux élèves ; Sain/-Simeon re Aude et l'église des Tolen-
uables par leurs beaux pro-
-Zacharie, bâtie au commencement du 1x° siècle; l’ancienne et vaste église de Saint-Pierre , qui depuis 1807 a cessé etre le siège patriarcal transféré à Saint-Marc ; Saint - Frangots de la vigne, qui se recommande bar la beauté de son architecture ; et “eglise et la confrérie de Saint-Roch, remarquables par la richesse des ornemens, par un magnifique escalier et par les superbes peintures qui les dévorent ; enſin ſes églises des Frari, de San-Giovanni-Paoio et de San-Salvador, qui se distinguent par leur étendue et par les monumens magnifiques qu'elles renferment; dans celle de Frari, on vient d’élever le beau monument de Canova, travail exécuté par les principaux artistes de Venise et de Rome, avec le produit d’une souscription européenne, el sous la direction de M. le chevalier Léopold Cicognara , que de savans ouvrages ont mis au premier rang parmi les littérateurs qui s'occupent des beaux-arts. Venise possède sept théâtres : celui de la Fenice, ouvrage du Vénitien Antonio Selva, et
qui figurait à côté dés plus beaux et des plus grandioses de l'Italie, a été détruit par un incendie, le 12 décembre 1836, 11 ne reste plus que les murs extérieurs d’un
aussi magnifique monument, rendu célèbre par les compositions de tant de
nies, et où l’on célébra un grand nombre de solennités nationales. Il ne faut pas oublier arsenal, situé dans une lle entourée de hauts murs crénelés ; il a été pendant long-temps le premier de l'Europe et conserve encore une partie de son importance ; c’est aussi un des pe beaux pour sa d ition intérieure. L’Archivio generale, établi dans l’ancien couvent des Frari, est aussi une des curiosités les plus remarquables de Venise par la masse prodigieuse de documens qu’il renferme, par le savant classement que M. le directeur Chiodo a su leur donner et par la manière ingénieuse et éléganteavec laquelle on a su accommoder convenablement le local. Ce magnifique établissement , dû à la munificence de S. M. l’empereur régnant, nous paraît être le plus grand qui existe. II se compose de 1580 archives spéciales contenant les archives générales des nombreux magistrats de la répu-
tièrement
de manuscrits t le plus ancien . monte à l’année 887. C'est une mine in épuisable 2 tous ceux qui s'occupent de recherches historiques et statistiques.
Pour 2 le lecteur se former une idée de l’immensité de cette collection presque entièrement négligée par les voyageurs et les phes, nous dirons que mettant ensemble tous les rayons con nus dans les différentes pièces de cet établissement, on formerait une ligne qui n'aurait pas moins de 77,238 pieds de long, correspondant à plus de quinze milles et demi de 60 au degré!
Les principaux établissemens scientifiques et littéraires de Venise sont : le lycée avec un riche cabinet de dab sique et un jardin botanique; les deux gumnases royaux et le gymnase patriarcal ou le séminaire de la Salute, établi dans le superbe local du ci-devant couvent de ce nom; on pourrait le rder comme un autre lycée par le nombre et la variété des cours qu’on ÿ donne et que suivent plusieurs centaines d’élèves internes et externes; de belles collections scientifiques , une riche bibliothèque et la réputation dont jouissent quelques-uns de ses professeurs ajoutent à l’importance de cet établissement ; Je college delle Salesiane pour les demoiselles; le collège des cadets de marine, l’école 00 principale (Normal- Hauptschule), la section de l'institutt al et royal des sciences ei arts etl'ateneo venelo, réunion des anciennes sociétés savantes de Venise, l’académie ou école des beaux-arts, dont les salles peuvent etre rangées parmi les plus belles de l’Europe; on y voit une belle collection de plâtres bien choisis ; une superbe pinacothèque, offrant surtout les tableaux des plus ds maîtres de l’école vénitienne ; une bibliothèque considérable composée des plus importans ouvrages relatifs aux beaux-arts, et la célèbre collection de dessinus originaux des anciennes écoles formée par le chevalier Bossi : Quoique entièrement réorganisée en 1807, cette académie pourrait être regardée comme le plus ancien établissement de ce genre qui
existe, car les statuts de la confrérie des
a qu'elle te,sontantérieurs à l'année 1345. la bibliothèque de Saint- Marc, uue des plus de
l'Italie, avec un beau cabinet d’antiques et un riche médailler ; elle est placée netuellement dans la salle du Æaggivr 9 au e 1 ducal, et doit étre ran us — des de l'Europe; on ÿ a transféré l e labre 8 de Fra mauro, commentée il y a quelques années, avec un talent remarquable par le cardinal Zurla, qui a illustré aussi les grandes cartes fSographiques tracées par Marco-
salle de ce même palais: on y conserve un evangeliaire qui compte près de dix siècles et le célèbre camee de Jupiler egiocus ; on doit ajouter le nusee Corner, collection immense de tableaux, de médailles, de livres et de curiosités de tout genre, léguée à la ville par un noble Vénitien de cette famille; il n’est pas meme ouvert an public. Nous indiquerons ailleurs les collections les plus remarquables appartenant à des particuliers.
Les promenades principales de Venise sont: la place de S- Mare et la Piazzeita la Riva degli Schiavoni, long quai bordant une partie de la ville et aboutissant aux jardins publics; la situation de ces derniers est délicieuse : la mer les environne presque entièrement, et on y jouit d'un des pis beaux points de vue qu'il soit possible de rencontrer; c’est sans contredit la plus belle promenade de Venise ct une des plus belles de l'Italie. Le grand nombre de ponts, qui tous ont des marches, et la piques largeur des rues rendant l’usage des voitures impossible , un grand nombre de petites barques d'une forme particulière , nommées F les remplacent et forment un des princici ux traits caractéristiques de cette ville.
Venise , étantenvironnée de la mer Adrialique, qui y forme les plus célèbres lagunes de son nom, ses environs n'offrent qu'une vaste nappe d'eau interrompue par plusieurs lots d'une étendue différente, sur lesquels sont situés plusieurs lieux remarquables. Quelques-unes de ces localités, aux beaux temps de Rome et même longtemps avant, un plus grand nombre pendant l'époque brillante de la république de Venise, étaient des villes si importantes, si riches ct si populeuses , que ce serait faire connaître très imparfaitement celte partie de “Italie, si, en dèeri -
lo et exposées dans une autre
vant Venise, on les passai silcace à cause de leur
tuelle. Tous ces lieux , à l'exception de ceux qui sont à l'est du Taglimenti et au sud. du Poi- Maestra, sont compris dans un rayon de 28 mil -
EGLIANO, „0 béLLA, Mossi, Aba et une d'autres hourgs et lieux que nous décrirons dans les proviaces de Trevise , de Padoue et de Rovigo , mais aussi des villes considérables comme se, CM el PAD.
Lans les environs immédiats de Venise, on
trouve: Sr-Micues pu Munano (San-Michiele-di -
par le u Couvent des Cmaldules, auquel * r ce point important de la lagune.
C'est dans ce couvent que, vers le milieu du xvin® siècle, on rédigeail la Raccolta Caloge · r'iana , espèce de journal qui, à celte époque , a puisssmment contribué à conserver le goût des études sérieuses en Italie. Là aussi, danssariche bibliothèque , était le précieux monument géographique de Framauro, mentionné dan: la descriplion de Venise. Ce même couvent, à 6 poque de sa suppression, sous le gouvernement
ilalien, avait pour abbé ce moine, illustre par aon
vaste savoir dans les sciences théologiques et mathématiques, qui siège aujourd'hui sur le trône de St-Pierre; et pour recteur du florissant co/lege qu'on y avait établi, l'abbé Zurla, qui fut depuis cardinal, vicaire-général du pape, un des savans qui, plus que les autres, ont fait avancer la géographie du moyen-àge. Ces deux établissemenus u'existeut plus; le vaste jardin du couvent el les portiques qui l'entouren! ont été destinés à recevoir les monumens ſua / rares des habitans de Venise, dont le cimetière general est dans l'ilot voisin de St.- Cristo foro. Munaxo, petite ville d'environ 4000 âmes, importante par ses verreriss, qui pendant plusieurs siècles ont été les premières du monde, par les beaux ouvrages de toute espèce .qu'ony faisait, et surtout par ses contarie ou perles fausses colportées par tout le globe. C'est dans ses fabriques que les peintres et vitriers Vivarini travaillaient ces beaux verres peints qui ornent les croisées de plusieurs temples de Venise et d'autres villes de l'Europe. Murano a été aussi renommée par la beauté de ses Jardins, convertis plus tard en vergers. Quoique ses verreries soient maintenant inférieures aux grands établissemens de ce genre que possèdent la France, l'Angleterre, la Boheme, etc., etc., elles sont encore très considérables : on y fait de très beaux ouvrages en verre eten émail de toute espèce, tels que tables, toilettes, chaises, armoires, fleurs, cloches , tubes pour les instrumens de physique et autres objets ; ses grandes glaces soufflées n’ont pu encore être exécutées nulle part. L'église de St-Donalo, qui est son principal édifice, est remarquable par son beau pavé à mosaïque et par son architecture extérieure, ouvrage greco-barbare du xu“ siècle. Lx Lino (St-
et une cha
que quelqu petite lle r ancienne p cello. AL rin temps des Postumia
C'est dans teurs du m venne et v; chures du!
par eux au de la situat en 650, elle habitans 8 Mazzorbo e à leur acc
qui fut n des ancer blissepuvent nés à nsde Pilot
e ville
EMPIRE D'AUTRICHE
Hs
pêche, de la e
recueillis dans les rues de Venise, et surtout de la fabrication de dentelles très estimées. Tonc£ico, centre des opérations maritimes des anciens habitans d’Altino, devint d'autant plus peuplée et importante, que cette dernière ville vit diminuer sa splendeur. Dans les vn° et vint siècles, et les auivans, Torcello était une des vilies les plus flonssantes de la république de Venise, et un des grands entrepôts du commerce qu'on faisait dans ses lagunes. Sa cathédrale, construite au commencement du 1 siècle, est empreinte de l'Orient et du moyen ; la façade, la voûte, le pavé, sont incrustés de précieuses mosaïques représentant des symboles et des faits de l'histoire sacrée ; le bénitier paraît avoir été un autel paten; et une chaire de marbre s'élève derrière le chœur au milieu de degrés demi circulaires; de grandes planches d'albâtre, suspendues par des gonds en fer, 3 de st-. ses 8 Le 1 témple de Santa-Fosca , voisin, ouvrage du rat siècle, fait d'anciens débris d'édifices romains, mérite aussi d'être signalé , ayant servi de modèle
dans la construction des églises de St-Giminien
et de St-Jeanl’Aumônier de Venise. Torcello, où dans le xin° et le xiv° siècle on envoyait les convalescens pour ge rétablir, à cause de la bonté de son air, est maintenant un deslieux les plus malsains des lagunes, et ne compte pour habitans que quelques pauvres vignerons. MAzzonpo, autre petite lle remarquable par sa ferlilité et par son ancienne prospérité, qui éprouva le sort de Torcello. Al riuo, ville populeuse et florissante au temps des Romains; les grandes routes Fmilia, Postumia, Claudia et Gallica, y passaient.
C'est dans sa banlieue que ces anciens dominateurs du monde s'embarquaient pour aller à Ravenne etoice-versd, Ses villa, entre les embouchures du Sile et de la Piave, étaient comparées par eux aux célèbres villa de Baia par la beauté de la situation et par la fertilité du sol. Détruite en 650, elle ne se releva plus; son évêque et ses habitans s'établirent définitivement à Torcello, Mazzorbo et autres ilots voisins, et contribuèrent à leur accroissement et à leur prospérilé. Ces
pl Es
ivres les plus utiles et ‘estimés , et se livrent à l'éducation de leurs patriotes. Ce collège célèbre , présidé par un archevèque et ayant de savans professeurs, est
niens précieux du vin et du n siècle, une (ygraphie où l'on imprime une gazelle qui est lue à Constantinople, à Erzeroum, àlspahan, à Calcutta et autres grandes villes où des Arméniens se trouvent en assez grand nombre. C'est avec ses presses qu’en 1818 on imprima la fameuse chronique d’'Eusèbe , complétée d'après d’anciens codes arméniens. Mazauocco (Methamaucum), petite ville située à l'extrémité occidentale du Lido, ile qui défend Venise des fureurs de la mer. Insignifiante jusque vers la fin du v siècle, c'est aux nombreux réfugiés de Padoue qui y cherchèrent un asile à cette époque,
redevable de la prospérité à laquelle elle parvint plus tard. Depuis 742 jusqu'en 810, Malamocco a été la résidence du doge qui, après la guerre con tre Pepin, transféra sa résidence de cette ville à Rialto ou Venise. Son port, défendu par deux forts, a été beaucoup amélioré par la grande digue commencée sous le gouvernement italien et continuée à grands frais par le gouvernement actuel; lorsque ce grand ouvrage sera achevé , il aura 1400 mètres de long et aura coûté près de 1,400,000 francs, Malamocco ne 770 que 810 habitans, la plupart occupés à guider les vaisseaux qui entrent et sortent de cette partie de la lagune de Venise. PovacLia (Popilia), lle autrefois beaucoup. plus. grande et très peuplée, située vis-à-vis de Malamocco. Ravagée pendant la guerre de Chioggia, en 1379, rongée par la mer, ses habitans s’établirent à Venise ; réduite à une circonférence d’environ 400 pas, elle n'a plus que. quelques maisons et un très petit nombre d'habitans permanens. Non loin est située l'ile du Vasux Lazaner (Lazzaretto-Vecchio), sur laquelle les Vénitiens, dont la ville était si souvent ravagée par la peste à cause de leurs fréquentes relations commerciales avec le Levant, fondèrent dans le xv° siècle cet établissement utile connu sous le nom de Zazzaretlo, dont les réglemens sanitaires firent cesser ce fléau qui moissonnait avec une effroyable fréquence la population de Venise, et furent adoptés plus tard par toutes les nalions policées de l’Europe, dans la création
des établissemens du mème genre.