A FAO EL PET LS AM AE PANNES
fusion des marbres et des bronzes d'un travail parfait qui la décorent au dedans; on surtout la chapelle du Santo, à cause de sa de richesse, et le magnifique candélabre d’André Riccio, le plus beau peut-être qu’il y ait au monde; près
de la façade de ce temple est la sfatue
équestre en bronze de Gattamelala, ouvrage de Donatello; on la regarde comme la première qui ait été fondue
en rage les modernes ; l’école dite del Tr par les fres-
ques du Titien et autres peintres célèbres; l'ancienne église des Eremilani renommée par les peintures de Mantegna, de Guido Reni et de Padoanino, et par le monument des princes d'Orange , ouvrage de Canova; la petite église de TAnnumziata, dont les parois intérieures sont du haut en bas peintes par le Giotto, qui en différens compartimens y représenta l’histoire de l’Ancien et du Nouveau Testament, tirée selon d’Hancarville, d’un évangile apocryphe ; toute la façade antérieure au-dessus de la porte offre une vaste fresque où ce grand peintre, ami du Dante, représenta sous sa direction ses truis poèmes, le Paradis, le Purgatoire et l'Enfer ; enfin la cathédrale, remarquable par son étendue et jusqu’à un certain point par son architecture; le Baptistère, qui en dépend, offre des ſres-
ues très anciennes, Parmi les édifices
’un autre genre, nous nommerons au moins: le {Adâtre dit Nuovo, pour le distinguer du Novissimo ; c’est le plus beau de Padoue et un des premiers parmi cour 15 pd tes ces que N talie; leséminaire, le grand-hôptüal, etle ci-devant couvent de Sainte-Justine, aujourd’hui hôtel des invalides, vastes et beaux édifices ; le palais dit du Capitanio, celuidu Consiglio, le Montde-Piété, l'abattoir , bâti dernièrement sur les dessins de M. Japelli. Parmi les édifices des particuliers, nous ne nommerons que le palais des comtes Trento- Pappafava, embelli par le goût exquis de sès nouveaux maitres et, remarquable par quelques chefs-d’œuvre des grands maitres anciens et modernes; la belle villa de M. l’avocat Piazza, dans l’enceinte mème de Padoue; et le joli petit jardin pittoresque de MA. Trèves, attenant à leur beile maison. Le Prato della valle, la plus So place de Padoue et une des plus étendues de l’Eu-
rope, se distingue surtout par le délicieux Not elliptique formé par * canal d’eau courante qu’on passe sur quatre ponts; une double rangée de statues, représentant des hommes célèbres, en ornent les bords; de petits obélisques , des vases, des banqueties en pierre de taille et des arbres plantés s iquement achèvent d'embellir cette partie de la ville, que voyageur spirituel appelle un Pantheon en plein vent, et autour de laquelle on fait tous les ans des courses de chevaux, qui y attirent un grand nombre d’étrangers, et rendent alors Padoue une des villes les plus brillantes de l'Italie. Et nous n’oublierons pas deux autres curiosités importantes qui distinguent cette ville; nous voulons parler du café Pedrocchi et du pont en fer; celui-ci, suspendu entre huit barreaux de fer auxquels sont attachées les cordes com s de plusieurs fils de ce métal, qui le soutiennent, est un travail remarquable du célèbre ingénieur Galaleo ; c’est le premier pont suspendu construit en Italie; des connaisseurs le regardent meme comme unique par le procédé ingénieux et hardi employé dar . sa construction; l’autre est l'ouvrage ae M. Japelli, un des plus grands architectes vivans, et est sans doute le plus magnifique et le plus beau café de 1 7 toutes les co lonnes, les murailles, le pavé sont de marbre, dont une partie Tee des débris d’un ancien temple découvert dernièrement en creusant ses fondemens. Bouleversée par tant d’ennemis, Padoue n’offre presque aucun monument ancien ; tout ce ui appartient à l’époque romaine se réuit aux restes d’un grand amphithedtre, aux traces d’un théâtre, aux antiuités conservées au musée lapidaire et chez quelques particuliers , et aux quatre ponts dits des Molini, d Aninale » de S.-Lorenzo, et de Ponte-Corvo.
Asano , petit bourg de 2600 habitans permamens, renommé et très fréquenté par ses bains sulfureux, connus des Romains sous le nom d #ponus, dénomination qui comprenait probablement les lieux nommés aujourd'hui Monte-Ortone, .Casa-Nuova, S. Pietro-Montag none, Monte-Grotto, Santa-Elena, S.-Bartolomeo et Abano, tous très voisins et fournis d'eaux thermales. La partie la plus importante au temps des Romains parait avoir été celle qui correspond aujourd'hui à Monte-Grotto (Mons-Ægrolorum, montagne des Malades), à S. Pietro-Monta-
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EMPIRE D’AUTRICHE. 309
gnone et à Casa-Nuova, situés à deux milles d' Abano. Vers la fin da xviu° siècle, on y trouva, en effet, des bassins en marbre, restes d'anciens thermes et les ruines d'un palais sur la colline, une giatue qu'on croit d'Escudape, déposée à la bibliothèque de St-Marc à Venise, des fragmens d'autres statues, des mosalques, destuiles, des tuyaux en plomb avec des empreintes, des pierres votives, des inscriptions et autres débris d'anciens édifices. TroLo, sur une colline, au milieu des Colli Euganei, chef-lieu d'un district, avec 2700 habitans ; on a démontré dernièrement que c’est la patrie du célébre historien Tite-Live. Tout près est situé Zuvigliano, beau palais, où l'évèque de Padoue passe une partie de la belle saison; il a été construit primitivement par Falconeito pour le célèbre Louis Cornaro, auteur de l'ouvrage Della Vila sobria. La Batraciia, petit bourg de 2700 habitans permanens , célèbre par ses bains sulfureux, visités tous les ans par-un grand nombre d'étrangers, à cause de l'aménité du site et des comunodités de toute espèce offertes aux baigueurs. Le canal sur lequel il est situé est un des ouvrages hydrauliques les plus anciens de l’Europe. Tout près se trouve le magnifique château de Cattajo, devenu par legs, depuis quelques années, propriété de S. A. le due de Modène ; on y voit un superbe musée, dont la création , duc au comte Abizzi, ancien propriétaire de ce palais, remonte à l’année 1460; il se compose de plusieurs antiquités, d’une collection d’instrumens de musique et d'une autre d'armes et armures anciennes. On y voit aussi quelques inscriptions en pierre nommées euganéennes par Lanzi, que ce savant classe avec lez monuinens de l'Etrurie circumpadane, à cause de leur analogie avec les caractères de ces derniers. Ces inscriptions, encore si peu connues, seront bientôt publiés avec des explications par le célèbre antiquaire et lexicographe abbé Furlanetto, dans un ouvrage où ce savant se propose d'expliquer aussi d’autres monumens euganéens existant à Padoue et daus le musée de Vérone. Un peu plus loin est situé 4rquà, petit village de presque un millier d'habitans, remarquable par le tombeau de Pétrarque, et par la maison où mourut ce grand poëte. Au pied de la colline d'Arquà on voit, la source sulfureuse froide dite Raineriana, du nom de S. Altesse impériale levice-roi, qui l’a découverte en 1827; on l'einploie déjà avec succès dans plusieurs maladies. MonseLice, très gros bourg de 8090 habitans , important par son industrie et son commerce, favorisé par le canal de la Battaglia. Sa citadelle, qui joua un si grand rôle dans les guerres du moyen âge, n'est plus rien sous le rapport militaire, On doit mentionner la célèbre fabrique de vins étrangers de M. l'abbé Baldi, dont les produits offrent, jusqu’à s’y méprendre, les qualités des vins qu'on a voulu imiter, CONSELvE, bourg de 4000 âmes, florissant par son commerce. Pisve-ni1-Sacco, avec 6000, se distingue par ses taoneries, ses toileries et son commerce; c'est la patrie du célèbre historien Davila. SAONARA, village insignifiant par lui-même, mais remar-
quabie par le beau jardin pitloresque de M. le chevalier Vigo d’Arsere, ouvrage de M. Japelli; on loue surtout les collines artificielles et les restes aussi artificiels d'un édifice appartenant à l'ordre des Templiers, où se trouve un caveau et la salle des jugemens avec d'anciennes armures. Ponre-pt-Basnta , gros village, imporlant par sa grande manufacture de poterie ordiuaire et par la belle maison de plaisance de la famille Giovanelli; au village de Novara Pa- DOVANA , qui en est tout pres, on voit aussi plusieurs jolies maisons de campagne à
nant à différentes familles. Minano, gros bourg de presque 6000 âmes, florissant par son commerce et justement renommé par la propriété qu'ont ses vins de résister à la navigation sans étre soumis à aucun procédé préalsble, qualité qu'on ne trouve point dans les autres vins des provinces Vénitiennes. Dans ses environs est situé Sala (Santa-Maria di Sala), petit village icinarquable par la magaifique villa, batie par le commandeur Farselti; son beau Jardin botanique n'existe plus; et ses serres sont bien loin d'être ce qu'elles étaient lorsqu'on les regardait comme les plus belles de l'italie. M. Mircowich est le propriétaire actuel de cette belle possession. Camro-SaAN-PigTao, petit bourg de 2500 habitans, avec des tanmeries ei des manufactures de toile. Tout près esf le village de Loreggia, remarquable par la belle maison de plaisance du comte Polcastro, dont le jardin pittoresque , ouvrage de M. Japelli, se distingue surtout par l'abondance des eaux et l'ingénieux emploi que ce célèbre architecte en a su faire. P112z0La, petit bourg d'environ 3000 àmes, llorissant par son industrie; on y voit le beau palais de la famille Contarini; le projet gigantesque conçu par son ancien propriétaire de le ceindre d’une place semblable à celle de St-Pierre de Rome, n'a été qu'à moitié exécuté ; c'est dans ce vaste bâtiment accessoire que demeurent tous les employés et une grande partie de la popula-
tion.
DÉLÉGATION DE PADOUE. Nox, joli petit ‘bourg d'environ 2000 âmes, industrieux et com-
‘ merçant.Monracnana, petite ville de 8000 âmes
avec un collège de demoiselles renommé; il y a plusieurs manuſactures, et son commerce de chanvre est très considérable. Esre (4{este), une des plus anciennes villes de l'Italie, assez industrieuse et assez commerçante, surtouten grains, située dans une contrée délicieuse et fertile. La luminara , belle illumination à dessin qui a lieu tous les vendredis saints, y attire tous les ans un grand nombre d'étrangers. Este possède quelques restes d'anliquités, que M. Fracanzani, son maire actuel, se propose de réunir dans un musée Les morceaux les plus remarquables sont deux inscriptions sur pierre antérieures à la naissance de Jésus-Christ ; elles tracent les limites de son territoire du côté de Padoue et de Vicence; la première de ces inscriptions était sculptée sur un rocher au sommet du Venda, le plus haut du col Euganéen. Cette petite ville dont la population actuelle ne s'élève qu’à 9000 âmes, a figuré beaucoup dans le moyen âge, ayant été la rési-
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dence du marquis d'Este, une des puissances 7. de l’Ilalie à cette époque. Ces princes furent la souche ; non-seulement des ducs actuels de Modène, mais aussi des puissans marquis deFerrare, et qui plus est des ducs actuels de Brunswick et des monarques puissans qui règnent aujourd'hui sur la vaste monarchie
W 1 DÉLÉGATION DE VICENCE. Vicence sur le Bacchiglione, jolie ville de 31,000 àmes, épiscovale etcommercante , avec un {ycée, un sémivine épiscopal, deux gymnases, une riche bibliothèque, une académie de sciences, lettres et beaux-arts, connue sous le nom d'accademia olimpica, et une société de lecture, véritable cabinet littéraire, établi dans un beau local et fourni de nombreux journaux. Peu de villes de l'étendue de Vicence comptent un plus grand nombre d'édifices remarquables par leur architecture ; elle doit cet vantage au célèbre Pulladio, qui y ville jour et l'habita pendant longtemps; on y montre encore la maison qu'il occupait. Les plus beaux bâtimens dus à cet architecte célèbre sont : le palais public, appelé la Basilicä : c'est une ancienne construction gothique, renouvelée sans disparate, d'une manière grande et magnifique par ce grand artiste; la loggia du palais de la délégation; le {tédtre olympique, monument noble, élégant et curieux: il a la forme d'un théàtre antique; nous rappellerons à ce pronos que c'est à Vicence qu’on représenta en 1614 la Sophonisbe de Trissino, la première des tragédies régulières modernes, car la Rosmunda de Ruceellini ne fut jouée à Florence den 1516. Parmi les palais des particuliers construits par Palladio, on doit nommer ceux des comtes Chier'icalo, Porto, Barbarana, Tiene, Franceschini et Valmarana et le casino descomtes Trissino. On ne doit pas oublier les beaux palais: Nievo et Trissino, ronstraits par Scamozzi. Vicence se distingue avantageusement par son industrie variée et surtout par ses belles étoffes de soie; une grande partie de la soie employée dans leur fabrication est filée et tordue par des machines hydrauliques ; on en recueille une quantité immense dans son territoire, justement renommé par sa fertilité extraordinaire et cultivé comme un jardin. Trois constructions remarquables sont situées dans la banlieue de Vicence; ce sont: la fameuse Rotonda ou casin capra, chef-d'œuvre de Palladio, que lord Burlington, , architecte distingué lui-mème , a fait imiter dans son parc superbe à Chiswick; le cimetière, qu'on doit ranger parmi les plus beaux de l'Italie, quoiqu'il ne soit pas encore athevé; enfin le beausanctuaire de la Madonna del Monte, bâti gur Je sommet du Mont-Berico, qui lui-mème est devenu presque un monument, car c'est sous des arcades en pierre d'un mille de long qu'on arrive à cette églisc. Un peu plus loin on trouve Costosa, petit village de 780 habitans, remarquable par la grotte immense creusée dans l'intérieur d'une colline. C'est une uncienne carrière, d'où l'on a tiré les pierres qui portent encore le nom de ce village. Pendant les guerres du
moyen âge, celle vaste caverne servit d'asile à ua grand nombre de réfugiés; c'est à cette époque que l'on doit faire remonter la construction du four et de quelques autres constructions en briques qu'on trouve dans ses galeries profondes. Longare, autre village de 800 habitans, remarquable par l'ouvrage ly'draulique coustruii par les Carraresi. CirtaneLLa, petite ville de plus de 6000 âmes, importante par son industrie agricolé et par son commerce. à
Bassaxo, jolie petite ville de 10,000 âmes, située sur la Brenta, dans un canton renommé par ses beautés naturelles, importante par son industrie variée et par son commerce. Elle est la patrie du Bassano, emule à-la-fois du Titien, du Correge et de Ferracina, qui devina plutôt qu'il n'apprit les principes de la mécanique et est auteur d'un des plus beaux ponts de l'Italie. La typographie Remondini, qui comptait 80 presses et employait dans ses différens élablissemens plus d'un millier de personnes, est bien déchue depuis la mort de ses riches propriétaires, qui, par leurs vastes entreprises, ont donné tant de célébrité à cette partie de l'Italie. Le grmnase de la commune, auquel est.annexé un pensionnat, le jardin botanique et le cabinet minéralogique, superbes élablissemens créés par M. Farolini, naturaliste très distingué, méritent d'être mentionnés. Non loin on trouve Mar'os- {ica , très petite ville de 2800 habitans, importanie par la grande quañtité de chapeaux de paille qu’on y fabrique, dont plusieurs rivalisent en beauté avec ceux de Florence; et un peu plus loin, à la droite de la Brenta, est situé le village de Nove, avec 1800 habitans et une grande manufacture de faïence. Asiaca, gros bourg de presque 5000 àmes, che- lieu du district montueux, connu sous le nem des vn communes, dont les habitans parlent un dialecte allemand. L'origine de ces montagnards a été le sujet de longues discussions parmi les philologues dont plusieurs les regardent. comme les descendans des Cimbres battus par Marius. M. le comte Giovanel. ! de Trente vient de démontrer dans un sayant mémoire qu'ils descendent d'un corps d'Allemands batlus par Clodovée ,. auxquels le grand Théodoric donna asile dans ces montagnes. Sous la domination vénitienne ils jouissent des privilèges que la république avait accordés aux xu communes mentionnées à la page 312. Dans ce canton si intéressant pour le géographe, pour le géologue et pour l’ethnographe, on trouve: 7?a/stagna, petit bourg près de la Brenta, important par son commerce en bois et centre de la fabrication de ces larges chapeaux imperméables en usage surtout parmi les montagnards Tyroliens; et Oliero, petit village renommé par ses grottes remplies de pétrifications; il en sort une si grande quantité d'eau, qu'elle suffit pour metire ea mouvement plusieurs machines employés à filer la soie et à la fabrication du papier. TixxE, petite ville de plus de 5090 âmes, importante par ses nombreu-
- ses manufactures de drap. Scuio, autre petite
ville de plus de 6000 habitans ; c’est, avec La Follina dans la délégation de Trévise, le cenite de
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ire de
EMPIRE D’AUTRICHE. . 201
la fabrication des draps dans les provisces Vénitiennes; les draps biens sont les plus estimés. A Schro commence ia belle route ouverte
ment, qui, par Valle dans le Vicentin, passe à Vallarsa dans le Tyrol; elle a sept tourniquets. Dans les environs de Schie, on trouve : Ma- &Tè, village important par du grande quantité
éraière- |,
tesques , ainsi que la roue de la Fortune jeux de Briolotto ; de fenétre
d'excellente terre à foulon qu'on exploite dans de
une carrière voisine; T'retti, éénomination commune à petits villages où l’on exploite des carrières d'iirgile blanche dite terre de Vicence, employée dans la fabrication de la fatence et de la porcelaine; on en exporte à l'étranger des quantités considérables , à cause de sa qualité supérieure à celle des autres pays. Velo, village naguère encore remarquable par un desplus grands et des plus beaux jardins piloresques de l'Italie; ce parc megnifique, dont la surface était quintuple de celle du jardin des Tuileries , et dont les seuls chemins avaient coûté 75,000 francs au comte Velo, a été changé eh champs labourés par ses héritiers. VAI. »uGNo, près de FAno, petit bourg de plus de 3000 taus, avec des filatures de soie et des manufactures de drap. Reccoano, gros village de 4000 Ames, renommé par ses eaux minéralés, fréquentées par un grand nombre d'étrangers; on en expédie tous les ans plusieurs milliers de bouteilles. AnzionAno, bourg de 3800 habilans,
dont une partie est occupée à la fabrication
du drap et à filer la sole; dans son voisinage on trouve et on exploite des carrières de pierre et des mines de houille; on y trouve aussi des eaux minérales. Lonco, petite ville, assez bien bâtie et commerçante, avec plus de 6000 habit.
Vérone, sur l’Adige, ville épiscopale, grande, industrieuse et commerçante , que décorent plusieurs beaux édifices anciens et modernes. Elle est le siège du sénat judiciaire suprême et du commandement général du royaume Lombard- Vénitien, ce qui lui assigne le troisième rang parmi les villes de ce royaume, Cette capitale de Cane grande della Scala, de cet Auguste du moyen âge , qui recevait à sa cour littéraire le Dante et d’autres poètes et écrivains proscrits, est une des villes les plus intéressantes de l'Italie par ses souvenirs historiques et par ses éteblissemens littéraires, par sa position et par ses monumens. San- Micheli semble en être le constructeur; portes, ponts, palais, fortifications , chapr!'e:, tombeaux, partout ou retrouve ce célèbre architecte, digne successeur de Véfruve , son compatriote. Les principaux édifices qui décorent Vérone sont : l’église de St-Zenon, hâtie, selon les uns, au vir' siècle, selon d'autres, au ix°; ses portes de bronze, travail curieux , offrent des emblèmes gro-
pelle Pellegrini,
chef-d'œuvre de San- Micheli. S-. Nag air et St-Celse , dont on fait remonter la construction au vr siècle; c’est peut-être i plus ancien temple des Provinces Vénitiennes ; les grottes qui l’avoisinent servirent au culte des premiers chrétiens ; on y voit des peintures grossières du
vrisiècle, importantes pour l’histoire de
l’art ; Ste- Maris, dite in organo, d’une
belle architecture, a une sacristie 4
par Vasari la plus helle de l’alie ; l 0
de Ste-Anastasie, remarquable par scs
dimensions et ses monumens pue de Stiers
George, par ses peintures prem maitres veronais, à la tête uels on doit mettre le célèbre Caliart, dit Pau / Feronèse. Nous nommef ons ensuite les ortes Nuova et Stupa , rdées par es connaisseurs comme des chefs-d’œuvre dans leur genre ; les deux portes immenses, dites Portoni della Bra ; le nalais de la Gran - Guardia (Grande- Garde) achevé seulement dans ces dernières années; de palais du Consiglio, la douane et le pont del Castel Vecchio, remarquable par son premier are, dont la corde a 49 mètres. Parmi les édifices appartenant à desparticuliers, nous nommerons le ge Ganossa, qu’on regarde comme le plus beau ; ensuite les palais Bevilacqua, Verza, Pompei, Grusti, Maffei, et à la tete des monumens anciens on doit placer le célèbre amphtfhéätre, dit l’Arena, bâtiment d'une imposante grandeur, assez bien conservé; c'est le seul de cette espèce qui serve encore à l’usage des spores PER les traces du tete, une grande partie de enceinte faite par l’empereur Gallien, et les deux portes gemines ou à doubles arcades, dans cette même enceinte. Lare des Gavi, monument funéraire de la famille Gavia, après avoir traversé tant de siècles, a été démoli en 1805 pour mettre en état de défense la citadelle qui en était voisine. On ne doit pas oublier les tombeaux des Scaligers, espèces de longues pyramides gothiques, surmontées de la statue équestre de chaque prince ;
312 EUROpE.
ces monumens curieux du moyen âge sont en plein air, dans une place étroite. Vérone n’est pas intéressante sous le
rapport littéraire : nous nommerons le lycée, avec de belles collections scienti-
ues ; lé séminatre épiscopal ; la maison royale d’édücation des demwir:1les, un des plus beaux établissemens en
ce genre; les trois gymnases ; l'école de peinture ei de dessin ; l'académie d agriculture , eommevos et arts; l'academis phitharmonique, la société du cabinet de lecture, qui possède une bibliothèque assez riche et un assez d nombre de journaux ; la pinacothèque ; «le musée dreh, » remarquable surtout par ses {inscriptions étrusques ; la bibliothéque ue la ville ; celle du chapitre. C’est dans cette dernière, qui est la plus considérable, que M. Niebuhr a trouvé sous les epitres de St-Jérôme, les
commentaires des institutes de Gaius,
pee depuis à Berlin par Goeschen,
kker et Holweg; il est possible que les palimpsestes de cette riche bibliothèque contiennent d’autres trésors littéraires.
Placée près des gorges du Tyrol et au débouché de l’Adige dans la plaine, non loin de l'entrée du lac de Garda dans le Mincio et du confluent de l’Alpon avec l'Adige , dominant ce fleuve avec ses quatre ponts en pierre, située au milieu des gorges de la Chiusa et du passage important de Caldiero, et renforcée par les places de Peschiera, Mantoue et Legnago, la ville de Vérone a offert toujours une position im 8 pour une armée chargée de défendre la partie de la Haute-ltalie située entre les Alpes et le Po. Tant d'avantages vont étre considérablement augmentés par les fortifications dont on {a ceint d’après le nouveau système des tours Maximiliennes , invéntées par le génie stratégique du savant archidue dont elles portent le nom. Cette ville, dans les évènemens mémorables de l’histoire denos jours, a été pendant quelque temps l’asile de Louis XVIII, et en 1822 on y tint le fameux congrés qui décida des affaires de la péninsule Fipanique. Vérone, renommée par les nombreuses et délicates nuances de ses teintures, fait un grand commerce en soie à coudre et à tisser, travaillée par un grand nombre de machines mués par l’eau. Sa population s'élève à 47,000 âmes.
Dans ses euvirons immédiats et dans un rayon de 15 milles, on trouve: Bussoz:nco, bourg de
poses 8000 habitans ent des manufactures de . Aszano, gros village, remarquable par le château de la famille Nogarola, avec un parc à l'anglaise, de grandes prairies et une rivière artificielle; ce beau site remplace l'ancien manoir gotta Nogarola, femme savante, philosophe etthéologienne célèbre du moyen âge. Le STELLE, village remarquable par un souterrain appelé pompeusement le Panthéon, sujet de nombreux et incertains mémoires des érudits véronais ; c'est un monument antique, pavé en quelques endroits d'une belle mosaïque , avec des inscriptions, espèce d'antre de Trophonius (comme l'appelle le chanoine Dionisi), qui en 1187 devint une chapelle de la Vierge, connue aujourd'hui sous le nom de Santa Maria delle Stelle. San-Auunocio, gros village où l’on dégrossit les beaux marbres tirés des carrières voisines, et où l'on fait aussi d’autres ouvrages, VILLAFRANCA, avec plus de 6000 âmes, et Val Ou, sur le Mincio , avec 4600, sont deux gros bourgs importans par la grande quanlité de soie qu'on y file, IsoLA DELLA SCALA, compte 3600 habitans. EVio, près de 6000, et S, Boxtracio, environ 3000 ; ce dernier figure dans
le moyen âge par les guerres de ses contes cou-
tre le dernier des Eccelins et contre les Scaliger Non loin de 3. Bonifacio on trouve: 4rcole, sur l’Alnon, village de 1600 habitans, renommé dans les fastes militaires par la brillante victoire que Bonaparte y remporta en 1707; So be, jolie petite ville et ancienne forteresse de 2500 âmes, où les Scaligers avaient leur maison de plaisance; son célèbre vin santo vieux, ressemble às'y méprendre au fameux fokay. Catbixao, gros village de 1600 âmes, avec des eaux minérales, et remarquable par les batailles données dans son voisinage. Ii Ast, gros village, où les familles des comtes Pompei ont de belles maisons de plaisance avec de beaux jardins.
Abi CALAVENA , village de 1700 àmes, chef-lieu du district dit des xi communes, dont les habitans parlent un allemand corrompu, et fon.
maient sous la domination venitienne une espèce de république, tant étaient grands les privilèges dont ils jouissaient. Peu loin, mais hours du rayon de Vérone, on trouve Fesfena, petit bourg dont les environs offrent plusicurs curiosilés naturelles du plus haut intérêt pour les naturalistes; ce sont des testacés pétrifiés,des sérics de colonnes naturelles dites les s{anghelini, des torses d'autres colonnes de forme hexagone, le lapis numalis, et surtout, au pied du mont Purga de Bolca, une immense carrière de schiste cal.
Caire, remplie de squelcttes de poisons fossiles appartenant à des mers lointaines, d’espèces ignorées où perdues; c’est un des plus grands amas connus de poissons pélrifiés. C'est à l'aide de ces monumens curieux et d’autres semblables trouvés en France, en Angleterre et en Allemagne, véritables médailles géologiques, que les Cuvier, les Brongniart, les Buckland, les Schlotteim et autres illustres naturalistes purent expliquer de nos jours les catastrophes reculées de notre globe et indiquer même approximative mont les époques différentes où elles eurent lieu. Fatre les villages de Pyun et de Funne, on ad-
LEGNAG( et comm compris fortificat:
cheli, fu çais et 1 entre l'A canton si Veron.
mense q comme le doit son jolie peti zissante j latures d
chanore
haut deg:
l'emplace actuellem toine Die de 65000 1!
Baldo, vi a ſait le c castoro, chambre d Ja Mad.
quable su tué dans u abordable tant de la dins tailié de la part gues de 13 DÉLÉGA getto, pet autrefois ( de cette dé que d'Adri copal, l'a de science bliothèqu lionnés, ai à la comm
EMPIRE D'AUTRICHE
mire le fameux pont naturel dé Veja, un des plus beaux 1 7 a connaisse; on dirait , dit M. Valery, que la aalure n'a pas craint de donner aussi son morceau d'architecture dans le pays meme qui depuis Vitruve jusqu'à San-Micheli, Scam vi et Palladio, semble la patrie des plus grand; architectes. En admettant l'hypothèse de ce voyageur spirituel, que la vue des vallées arides et désulées dont il est environné ait donné au Dante l’idée des ponts de son Enfer, dont le pont jeté sur le chaos par Milton entre l'Enfer et la Terre, est dne grande imitation, ce monument naturel aurait une rare importance poétique.
Rivour, petit village de 480 âmes, situé sur un plateau près de la rive droite de l'Adige, renommé À a un des premiers faits d'armes de l'histoire moderne, Cmusa, sur la rive gauche de l'Adige, petite forteresse qui défend le passage du côté du Tyrol, en dominant la route, qui de Vérone, mène à Roveredo. Lazise, petit bourg de 1600 habitans, industrieux et assez commerçant, avec un port sur le lac de Garda. Pescnizna a déjà été décrit à la page 301.
Lecnaco, place forte sur “Adige, assez bien bâtie et commerçante, avec près de 10,000 àmes, y compris son faubourg dit Ponro-Lecnaco. Ses fortifications, tracées primitivement par San-Micheli, furent beaucoup augmentées par les Français et les Autrichiens. C'est dans ses environs, entre Adige et le Tartaro, que se trouve le canton si malsain , connu sous le nom de vai Veronesi, et danslequel on recueille une immense quantité d'excellent riz. CoLocxa, qui comme la grande ville de Cologne en Allemagne, doit son nom à une colonie romaine ; c'est une jolie petite ville de près de 6000 habitans, flos'issante par ses corderies, ses tanneries, ses ñlatures de soie et surtout par son commerce de chanvre, dont la culture est portée au plus haut degré de perfection dans son territoire. Sur l'emplacement de son ancienne citadelle , s'élève actuellement un beau fempie dessiné par M. Antoine Diedo , noble vénitien. Carrixo , gros bourg de 5000 habitans. Ixcarri, au pied du monte Baldo, village renommé par le long séjour qu'y a fait le cé'èbre médecin et poète distingué Fracastoro, dont on montre encore la maison et la chambre d'étude; on y voitlesanctuaire de la Madonna, dite de la Corona, remarquable surtout jar sa position extraordinaire: situé dans un escar)enent du mont Baldo, il n'est abordable que de deux manières, ou en y montant de la partie inférieure au moyen de 234 gradins tailiés dans le rocher, ou eny descendant de la partie supérieure au moyen de cordes longues de 130 mètres.
DÉLÉGATION DE ROVIGO. Rovico, sur l'Adigetto, petite ville commerçante de 9000 Ames, autrefois capitale de la Polésine, et aujourd'hui de cette délégation, résidence ordinaire de l’évèque d'Adria. Le gymnase, le séminaire épiscopal, l'académie dei Concordi, qui s'occupe de sciences, lettres et beaux-arts, la riche bibliothèque de cette dernière doivent être mentionnés, ainsi que la belle péracothèque léguée à la commune par M. Caselini. ÉENDINARA , sur
‘tance dimiaua
l'Adigetto, gros bourg assez commerçant surtout en blé, avec plus de 5000 habitaas. Bana; sur la rive droite de l'Adige, petit bourg de âmes, avec un collège et une fabrique de faience. Avata (Hatria ou Airia), très ancienne ville de l'Etrurie Circumpadane , florissante par son commerce maritime et terrestre, avant et pen-
utrefois port de
dant les beaux temps de Rome. A
mer, elle en conserve encore le nom, bien qu'elle Lg pp n cause des a produits par l'Adige et PO. C'està ses habitans, rivaux 4 K proprement dits, qui habitaient FR trurie moyenne (la Toscane actuelle), dans les beaux-arts et dans la peinture des vases de terre, qu'on attribue l'invention des péristyles (Atrii). Ruinée par les Barbares, elle fut rebâtie sur le meme emplacement. Adria dans le xu siècle possédait l'ile d’Ariano, les ports de Goro ct de Loreo et tous les marais qui s'étendent entre le Po et l'Adige. Son imporrogressivement par l'exhaussement de son sol et par la prospérité toujours croissante de Venise; cependant, depuis Touverture du canal dit Portovico, son climat, sui était devenu depuis long-temps délétère , “ame- Mora considérablement et son territoire, délivré des eaux qui l'inondaient, se couvrit de belles et fertiles cmpagnes. Adria est une ville épiscopale, dont le prélat réside alternativement ici et à
-Rovigo; les antiquités étrusques et romaines
découvertes dans ses environs forment la belle collection de Ji. Bocchi. Sa population s'élève à 10,000 âmes.
DÉLÉGATIO" DE TRÉVISE. Taévise (Tarvisium), surlé Sile, ville épiscopale, chef-lieu de cette province, importante par ses nombreuses fabriques de toile, ses papeteries et son commerce florissant; on doit aussi mentionner la grande fabrique de M. Bortolan , où l'on confectionne un grand nombre d'ouvrages en cuivre et en fer au moyen de machines mues par l'eau. Le dome et l'église St. Nicolas sont ses principaux édifices. Parmi les établissemens littéraires on doit nommer le séminaire, le mnase, le pensionnat des demoiselles, hathénée, qui publie des mémoires et la Bibliothèque. Le dernier recensement fait monter à 18,600 âmes la population de cette ville, dont 6000 appartiennent à la banieue ; cette dernière est ornée de plusieurs maisous de campagne remarquables par leur beauté et par leur position charmante; on doit mentionner surtout la superbe maison de plaisance de M. Manfrin à St-Artien. Onenzo (Opitergius), pelite ville tres ancienne, de 3800 habitans assez industrieux et adonnés au commerce; c'est la patrie des frères Amaltei, littérateurs très distingués ; la famille Tomitano y possède une riche bibliothèque. Conecziano , dans une situation délicieuse , très petite ville de 3500 habitans assez industrieux et adonnés au commerce; ses vins blancs sont exportés à l'étranger et ses vins rouges ont un grand débit dans l'intérieur, Dans son voisinage on voit le château de Co/lallo, remarquable par le rôle important que jouèrent dans le mioycn-ège ses comtes, qui résident