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toute la province du Frioul ci-devant Véaides chef-lieu de la délégation de ce nom
va trouve Campo-Formido, pelit village de 600 âmes, remarquable par le traité de
signé en 1797 entre la France et l'Autriche. CivibaLr (Forum Julii), petite ville de 3000 habitans, 3 est remarquable par le célèbre évangvél qu'os y conserve. Les fouilles récentes ont attiré l'allention des antiquaires sur celle anciegne ville. Des vases, des urnes funéraires renfermant encore des os consumés dans l'amiante , des bas-reliefs, des inscriptions, un emple et surtout un vaste édiſice, qui malgré les mosaïques dont ses nomhreuses chambres sont décorées, paraît avoir été le grenier public de cette ville, sont les priacipaux ts des excavations faites dans son enceinte, Dans le village de Rualis on a découvert un autre temple, plusieurs batimens ornés de mosaiques, une grande quantité de médailles d'or, d'argent et de bronze doré, du temps de la république et de toutes les énoques de l'empire Romain; des lanternes, des bijoux , des colliers et autres ornemens, des armes de toute espèce, eafin une multitude d'autres objets ou moins curieux , tant du moyen-àge que temps anciens de la puissance romaine. PAzuA-Nova, petite ville de 2800 habitans civils; c'est une forteresse régulière, construite par les Vénaiens, et dont les ouvrages ont été beaucoup augmentés par les Francais et par les Autrichiens. Passeniko, village de presque 800 âmes , remarquable
par le beau palals de la famille Manin, où lo-
gesit Bonaparte pendant les transactions de Campo-Formido; ce petit village donna ensuite le nom au département du Passeriano, le plus étendu du ci-devant royaume d'Italie, 8. Danieue, grosbourg , renommé par ses excellensjambons, qui rivalisent avec ceux de Westphalie et de Bayonne; non loin on passe le Tagliamento gur un magnifique pont de bois dit de /a Delizia, long de 1080 mètres. PonresA , gros village de 1700 àmes, sur la rive droite de la Felle, dans une situation très Cuvée et sur la belle ro:#‘e qui mène en Autriche par Tarvis et Vulaco; de l’autre côté du torrent est Pontafel, où l’on parle déjà allemand. Touwezzo , petit bourg de 1200 habitans, chef-lieu de la Carnia, qui autrefois jouissait de grands privifèges et se gouvernait par ses propres lois; c'était naguère encore le centre d’une grande fabrication de toiles. Nous devoris signaler ici un fait important de géographie physique, qui ne nous parait pas encure avoir élé remarqué par les géograplies; c'est que, d'après les observations météorologiques failes pendant plusieurs années consécutives, ce bourgest avec Cercivento, petit village situé entre Paluzza et Rigolato, un des lieux de l’Europe où il pleut de plus; il n'est inférieur sous ce rapport qu'à quelques localités de la Garfagnana, où il tombe
EMPIRE D'AUTRICHE
sous ce carla plaie moyenne qui y tombe dans l' varie de 65 à 66 pouces.
Toimezz0 en 1001 elle monts mème à 105 pou-
ces el 8 lignes, et en 1808 à 141 pouces et 11 lignes; à Cercivento, elle s'éleva en 1796 à 94 pouces et 1 ligne, et en 1801 à 91 pouces 2 lignes. Pour que le lecteur puisse mieux arrèter ces idées sur ce point, nous lui rappellerons que la quantité moyenne de pluie tombée à Furis, de 1806 à 1814, ne s'éleva; selon M. Arago, qu'à 17 pouces et 8 dixièmes; et de 1815 à 1824, à 19
et 7 dixièmes. Dans la France méridionale, 1 Viviers, dans le département de l'Ardèche, elle ne monta, selon ce savant astronome, qu'à 84 pouces et 2 dixièmes de 1798 à 1907; et à 37 pouces et 4 dixièmes de 1808 à 1817. Des observations bien faites à Bombay dans l'Inde, ne font monter qu’à 87 pouces la quantité moyenne de pluie tombée de 1803 à 1822. Gauona, gros bourg de plus de 8000 hsbitans; c'est le centre d'un grand commerce d'expédition. Dans ses environs on trouve fenzone, petit bourg, près du Tagliamento, remarquable par ses caveaux, qui ont la propriété de dessécher les cadavres; on y trouve quelques momies naturelles. O20.
po, petit clièteau appertenant autrefois aux comtes Savorgnan, situé sur une colline à la gauche du Tagliamento , et ceint d'importantes fortifications dans ces dernières années; il défend le débouché de ce torrent. SriLimBenco , près de la rive droite du Tagliamento, gros bourg de 4900 âmes; ses habitans et ceux de ses environs fournissent la 3 des maçons qui travaillent les terrazzi dans les provinces Vénitiennes , elles ramoneurs qui parcourent leurs villes principales; M, le conseiller Pellegrini y a une belle collection d’histoire naturelle. Maxiaco, avec 3800 habitans, et Aviano, avec 4800, sont des bourgs importans; près de ce dernier s'élève le Mont Cavallo, une des plus hautes montagnes de cette partie des Alpes. Sacizs , petite ville, assez industrieuse et commercante, avec 2800 habitans. Ponoenone, autre petite ville de 4700 âmes , florissante par son commerce et surtout par ses filatures de soie et ses manufactures de toile; on doit surtout mentionner la belle papeterie de M. Galvani, mécanicien très habile, dont les procédés ont beaucoup amélioré ce genre d'industrie; ses produits rivalisent déjà avecles meilleurs papiers des pays étrangers. Sau- Viro dit del Tagliamento , gros bourg de 4400 âmes, florissant par son industrie; on doit mentionner sa belle église, le pensionnal des demoiselles tenu par les religieuses salésiennes; le college, un des plus renommés de l'Italie supérieure au commencement du siècle, n'existe plus. Larisaxa, près de la rive gauche
du T meato, joli bourg de 3100 âmes, flo- 2 son commerce et par la
des purs nd qui 4 on doit citer le bel ,s lee ment 5 2 y dm 8 belle bé ue . Caspar „ agronome distingué, Dans ses environs est située 4 /visopoli, très petite ville bâtie par feu le comte Louis Moce au milieu de ses vo zes possessions; très après la mort de son fondateur, Alvisopoli vit tomber tous ses établissemens; la belle typographie que M. Bettoni y avait ie et où furent publiés les ouvrages de Winkelmann , a été transférée à Venise, où elle est devenue la propriété de M. Gamba, littérateur très distingué.
Lau” ad (Lwow, Leopol), capitale autrelois de la Russie Rouge et aujourd’hui de toute lu Pologne-Autrichienne , ville que et bien bâtie, sur les bords du
eltew, affluent du Bug. Des rues assez larges, droites, bien pas et propres, ce qui est rare en Pologne, et quelques beaux édifices, lui affen une place distinguée parmi les villes de l’empire.
Parmi ses édifices les plus remarquables, il faut mentionner l’église des Dominicaëns où se trouve le beau monument de
la comtesse Borowska par Thorwaldsen ; et hors de l'enceinte de la ville le palais de l'archevéque arménien.
Lemberg est le siège du commandement -général militaire de la Galicie, de son tribunal d’appel, d’un archevêque catholique, d'un arménien et d’un archevêque grec, ainsi que d’un rabbin supérieur pour les Juifs qui. sont estimés à environ 20,000. Cette ville compte aussi plusieurs établissenrens littéraires , dont les principaux sont: l’universilé avec une bibliothèque ; une acudémie, espèce de lycée; une école royale (Real Schule), où l’on enseigne ce qui est nécessaire aux personnes qui se destinent au commerce ; deux séminaires théologiques ; le musée national, fondé par le comte Ossolinski, avec une riche ibliothèque.
Lemberg se distingue aussi avantageusement des autres villes par son industrie, dont les produits principaux consistent en draps et toiles. Elle fait un commerce étendu , surtout d'expédition, avec la Russie, la 1 7 an et autres pays, et sous ce rapport elle n'est inférieure qu’à Brody. Ses faubourgs sont grands et bien bâtis; ses environs offrent une foule de vues riantes. On porte sa population actuelle au-dessus de 60,000 âmes.
Les autres villes principales de la Galicie sont: Baoov, qui est la seconde ville du royaume sous le rapport de la population qui paraît s'élever au-dessus de 22,000 âmes, dont les cinq sixièmes se composent de Juifs ; elle est aussi la premiere sous le rapport commercial , étant l'entrepôt du commerce de la Galicie avec la Pologne , la Russie et la Turquie; cette ville deux ecoles juives importantes et d'autres établissemens d'instruction moins considérables. Daonosicz devenue depuis que années la troisième ville de la Galicie , par l'infatigable activité de ses habitans, qui ont su tirer parti de la fertilité de son territoire et des riches salines de son voisinage. Dèsl'année 1926 sa population s'élevait à 11,290 âmes; ce nombre doit être encore plus grand aujourd'hui. Tannoroc, importante surtout par ses tanneries, son commerce et son écoie de philosophie (philosophische Lehranstalt); population au-dessus de 10, 00 âmes. SnIATYN, par ses Lanneries et ses foires aux bestiaux ; pop. 4000 âmes. Tannow, petite ville de 5000 habitans, industrieuse et commeręante, avec un grmnase et une belle église collégiale, où l'on admire les deux superbes monumens en marbre du comie Tarnow-Tarnowsky et du prince Ostrog. Peu loin on voit le beauchdteau de plaisance de la puissante famille Sanguszko, et le beau jardin Gyrmniska. Czennowirz, près du Pruth, chef-lieu de la Boukowine, petite ville de 7000 âmes, qui se distingue par son industrie varice, son commerce florissant, par son institut philosophique et autres établissemens littéraires. PazuysL, avec 8000 habitans, siège d'un évêque catholique et d'un évèque grec-uni , etremarquable par son industrie, son institut philosophique et théologique et son beau pont sur le San. JAnOSLAW, avec autant, se distingue par sa grande manufacture impériale de draps, par sa foire renommée et très fréquentée, et par son commerce. STANISLAWOW, par son commerce el par sa population estimée à 8000 âmes. BocaniA, avec environ 6000 âmes, ei WIELICZKA, avec environ 6000, sont très importantes par leurs célèbres mines de sel. Celle de cette dernière offre une véritable cité souterraine , avec des rues, des places, des habitations , la plupart les unes audessus des autres. On remarque plusieurs jolies. chapelles dont les colonnes et l'autel sont taillés dans le roc, c'est-à-dire dans le sel, et ornés. d'un crucifix ou de quelque image de saint de la. même matière, devant lequel brûle conlinuellement une lampe. À des époques déterminées on y célèbre la messe. Dans la chapelle de Ste-Cunégonde, on voit la statue du roi Auguste III, taillee dans le sel. Ponconzs, ville nouvelle etindustrieuse , à laquelle l’empereur régnant a accordé plusieurs privilèges pour favoriser ses manufactureset son commerce; il y a des carrières de craie et de pierres à fusil dans ses environs; population 2000 âmes. BIALA, vis-à-vis de Bielitz en Silésie, importante surtout par sesnombreuses fabriques de draps; population au-dessus de 4000: àmes. Nous nommerons encore: SAMBOR, avec un grmnase, plusieurs fabriques de toile et 9000: habitans. Kozowea sur le Pruth, ville commer
EMPIRE D'AUTRICHE
de 7000 âmes, avec Les 828
1 nase et presax - -
tune — — ion gd juffs qui font un grand de pierres fausses
Anvarcaow, dans le cercle de Wadowice, très
lies de la Hongrie st meme des 10e da Fe 22 que Ae ; on affaires 26026006 francs, Ses — es plus 22 sont ; l’Adéel des Invali- 8 où
petite ville de 2800 habitans que nous nommous environ
pour signalez le projet que l'on a d'en faire une place forte.
Bux (Ofen des Allemands, Duda des on , des Slaves ), sur la rive droite du Danube dans le comitat de Pesth , située presque au milieu du royaume de Hongrie, dont elle est la capitale depuis 1784, et vis-à-vis de Pesth à laquelle la réunit un pont de bateaux. Le Palais royal, où le tin ou vice-roi de Hongrie, remarquable par son étendue et LT sa situation délicieuse ; l'arsenal, où l’on conserve plusieurs objets curieux du moyen âge ; et l’observatoire de l’université, bâti sur le Blocksberg, ainsi que quelques palais des mats ou grands se rs hongrois, sont eee les See e chigymnase, €coles principales (Hauptschulen), l’école de dessin et l'observatoire sus - mentionné sont les établissemens publics les plus importans. Bude est le siège d'un évéché grec et du commandement-général militaire de toute la Hongrie. La délicieuse.ile Marguerite ou du Palatin, transformée par Parchidue palatin en un charmant jardin, et les bains chauds très fréquentés méritent d’être mentionnés. La population s’élève actuellement au-dessus de 33,000 Ames; mais comme la ges ville de Pesth.et la petite d’At-Ofen (de l’ancienne Ofen) peuvent ètre rega comme formant partie de la capitale de la Hongrie, on peut porter au-delà de 95,000 Ames la population actuelle de la métropole de ce royaume.
PEsTR (Pestum, Pestinum), sur la rive gauche du Danube, au milieu d'une laine sablonneuse. On ia regarde comme a plus belle ville de la Hongrie, qualification que justifient ses rues l et droites, ses maisons généralement solides et propres et plusieurs bâtimens remarquables. Nous ajouterons que Pesth est aussi la ville la plus grande, la plus peuplée, la plus industrieuse et la plus commerçante du royaume. Pendant chacune de ses quatre foires annuelles, 20,000 étrangers environ accourent de toutes les par-
pe remarquables. L’ares
universilé et l'adifos où se trouve le Musée national, créé par le comte Szecsengi. Quelques palais des magnats hongrois sont aussi remarquables par leur architecture et un grand nombre par leur étendue. Mais il faut aussi avouer qu la ville manque encore de promenades publiques ; ce n’est que dans les environs qu’on en trouve de vraiment délicieuses; les jardins anglais du baron Orczy ouverts au public se font remarquer par leur beauté.
On doit y établir la nouvelle école nùitaire, Pesth est le siège du tribunal supres de tout le royaume ( Septemviral aſel) et du tribunal d’appel (Kænigliche Taſel), et le lieu où se rassemblent les états du comté de ce nom (General Congregation der Gespannschaſt). Parmi les nombreux étabiissemens scientifiques et liltéraires que possède cette ville, qui est à la tête de la librairie et de la liltérature hongroises, nous nommerons : It versité , une des plus richement dotées de l’Europe et remarquable par ses mae Ponts, telles que la ſonerie de caractères et l’imprimerie, la bibli ue, les cabinets de physique, d'anatomie, d'histoire naturelle, des médailles et le jardin botanique; les écoles vétérinaire et de chirurgie; les deux gymnases; la société savante hon- 1 (Societas erudita hungarica) fonde 1825 à 1827, et présidée par le palatin; elle est divisée en six classes, savoir: de philologie, de philosophie, d’histoire naturelle, de mathématiques , de jurisprudence et des seiences naturelles ; enfin le musee national, qui est le rincipal établissement de ce genre de a Hongrie et un des plus remarquables de l’Europe par ses nombreuses et importantes collections, parmi lesquelles se distinguent surtout la riche bibliothèque , où l’on conserve la précieuse collection de
manuscrits du conseiller Keller, celle des hongrois , depuis Janus Pannonius
u d nos jours ; la pinacothèque compoue des superbes galeries de Sankowitz.
peut regarder cette ville comme une création de nos jours, tant elles’estagrandie dans ces derniers temps; depuis plusieurs années sa population a nte d'environ 1000 âmes par an; actue t — doit s'élever au-dessus de 75,000 ha-
tans.
PazssounG (Posony des Hongrois, Pressburek des Slaves, Presburg des Allemands, Posontum en latin), assez grande ville, située sur la rive gauche du
nube et une des plus belles de la Hon-
rie, dont elle a é
ndant long-temps
a capitale, prérogative qu’elle a perdue depuis 1784, époque à laquelle toutes les autorités supérieures ont èté transférées à Bude. Elle a été cependant depuis lors plusieurs fois le siège de la diète, comme en 1790, 1802, 1805, 1808, 1811 et 1826.
Ses bâtimens les plus remarquables sont :
le Landhaus, le Kammer, l'hôtel-de ville (Rathhaus), le palais primatiatl ,
la Halle au bles, l'église deSt-Martin, H
remarquable surtout par. la grande élévation de sa belle tour, le fhedére avec des salles de redoute, la caserne. Presbourg possède plusieurs établissemens littéraires ; nous citerons l’académie , espèce de petite université; l’archigym- . fréquenté par plusieurs centaines d'étudians ; le lycée évangélique, un des plus importans de la Hongrie; l’école nationale modèle ( national Musterschule); le séminaire ; la bidliothèque publique et celle bien plus considérable du comte d’4 „ que ce seigneur vient de faire transférer de Vienne dans cette ville, pour répandre les lumières dans sa palrie; un beau local, bâti tout a 4 et ouvert au public, contient cette belle collection. Le voisinage de Vienne, le bas prix des vivres, des établissemens littéraires importans et la délicieuse situation de Presbourg, engagent à s’y établir un grand nombre de militaires pensionnés , de nobles peu riches et de magnats. Sa population dépasse actuellement 41,000 Ames.
DEsRECZIN, ville la plus industrieuse de la Hongrie, quoiqu'elle n’ait ni sources d’eau potable, ni bois de chauffage , ni matériaux de bâtisse; c’est à ses manu-
factures seules et au commerce qu’elle
doit sa prospérité. Debreczin ressemble par sa construction et par l’état de ses rues plutôt à un assem de villages ee une ville proprement dite. Les manu actures de draps grossiers et d’habits ur vetir les paysans, les tanneries et lu abriçation des bottes, la poterie, les savons sont les principaux articles de son industrie. Ses quatre foires annuelles y attirent plusieurs milliers d'étrangers ; elles suit surtout renommées pour leschevaux. On peut regarder cette ville comme le chef-lieu de la Hongrie orientale, étant le siège du tribunal d appel du cercle audelà de la Theiss. Debreczin possède aussi quelques établissemens littéraires importans , entre autres la béb/iothèque et le collège réformé; celui-ci est le principal élablissement scientifique que possèdent les calvinistes dans l'empire d’Autriche ; par le nombre des professeurs et par la variété des cours qu'on y donne, on peut le regarder comme une université.
Se population doit dépasser actuellement 45,000 âmes.
Voici les autres villes principales de la ongrie »
Dans le cercle au-delà du Danube:
GÜüns (Kæszæg), petite ville, . du tribunal d'appel (Districtualtafel) du cercle; population 5000 habitans. OEvsnoaunc (Soprony), importante par son industrie, ses grands marchés de besliaux, les bains de et les mines de houille dans ses environs, ainsi que par ses vins renommés el son ce luthérien ; pop. 14,000 âmes, Estennaz, par le magnifique cadeau du prince Esterhazy, où se trouvent l'école forestière qu'il a fondée, une bibliothèque, de beaux jardins et de riches collections; mais le tout en grande décadence depuis que le prince réside ordinairement à Eisenstadt que nous avons déjà décrit dans les environs de Vienne. Non lola est situé Frakna ou Forchtenstein, petite forteresse appartenant au prince Esterhazy, où l'on conserve le riche trésor de la famille de ce nom, consistant en une grande quantité de pierres précieuses, de tables et candélabres, etc., d'argent massif; zes environs doivent être rangés parmi les plus pittoresques de toute la Hongrie.
Raas, ville épiscopale, remarquable surtout par son académie, espèce de pelite université ; pop. 14,000 âmes. Komonn (Komarom), par ses vastes fortifications dont on peut dire qu'elles n'ont jamais été prises par aucune armée ennemie; pop. 11,000 âmes. Doris (Tata), par ses nombreuses maaufactures d'étoffes, ses moulins, ses scieries et ses eaux lhermales très fréquentées; pop. plus de 9000 Ames. STEIN-AM-Anzn (Sabaria; Claudia- Augusta; Szombathely), tres petite ville épiscopale de 2500 habitans, avec une belle égiise,
un séminaire, un gymnase et un muse où lou
par plusi du moyen milieu de gauche d
nuelles y rangers; Bistricsa) r lesche- épiscopale remarquable surtout par e comme Catholi- la grande de cuivre qu'on y rec le, étant ques, un co/ Où calviniste floris- lep de la cémentation, et Per ses ſaele au- sant, et un beau ca du € Eslerhazy, briques d'ustensiles; pop, avec js banlieue aude aussi auquel ce bourg appartient, ue les géogra- 10,000 âmes : dans ses environs on i * phes n'accordent que de 4 à 5000 âmes à Papa, une grande manufac d'a us impo Us porterons avec M, Csaplovies sa Population join à AA les forges royales , où l'on fait ue et le à près de 14,000 âmes, dan anauellement d'immenses uantités de charprinci- Dans le cercle oral Le du Danube: n. Schumi (Simetz-Ranya, SUawaitza), re- } possè- Tyanau (Negy-Sz in, Jinevia), siège du Marquable surtout Par ses € d'or ei d d’Autri- Uribunal d'appel dy cercle; elle fait un aa gend les plus riches de la Hongrie, et Par sa cé. | 4 rs et par commerce de vin; on doit Menlionner sa grande lebre académie ou école royale de Minéralo- 1 P Maison des invalides et les caves immenses de Sie ; pop.au-dessus de 22,000 âmes, Caan (Fasz. D! nne, on M. de Waltz, dans lesquelles on trouve u kon- ſergom, Strigonis), nelile ville „ mais impor. F, versité. neau dont la capacité est plus que double de celle tanie par ses bains, par son POnt-volant gur le lement du célèbre tonneau de He delberg, sa Population Danube et parce qu'elle est le siège de l'archeva. Passe 7000. Kxszuzuer, tres gros Fo nrg situé au que primat de Hongrie. La Magailique église 8 de la milieu d'une Jande immense à 1 uelle il donne qu'on construit sur une hauteur est presque achenom et couverte de sable et de Coquillages ; vée; les beaux el vastes bâlimens qui en ne zes awonneries, ses lanneries, ses marchéstrés dent et 20 orné extérieurem inube: ntés et sa rande population Qu'aujour- nes lui a tribunal d'hui on porte a esaus de 34,000 âmes » lui donpulation nent une grande im Par ses ri. | hortante € or et d'argent et Par un hôtel des | de bes- pre u un amas de p usieurs Monnaies ; pop. 10,000 âmes, | houille villages ; elle ta nombreuse pulation, qu'on Dans.le cercle en-deçà de la Theiss: | renom- „ mes, à ses no ses fabriques EPBRIES, siège du tribunal d'appel du cercle et ) âmes, „de „ ses tanneries et à son com- d'un évéché grec uni; son Collège lulher. Prince meres ; c'est de toutes les villes de l'empire celle saline de & eslière dont le territoire ent le plus étendu ; ses beaux lac Pat tué dans 3 » ajoutent à son importance ; . entout en Posent une g sous-carbonate viron 9000 âmes, BantrsLo, petite ville de 4000 ide or · de soude ; nous ferons même observer que cette âmes, avec un &Mnase, une rande fabrique ns déjà importante eMorescence saline se trouve surtout de 45 el des eaux Minérales très nain est en grande abondance sur les bords de Plusieurs es. KÆsmanx, importante Par sa’ grande fabri. pelite petils lacs situés ealire Debreczin et Gross-War. cation de toiles et Par son {yrcee 1 enten; pop. 27, où dein. Waitrzen, ville piscopale, remarquable 6000 âmes. Rosenav, Par son évèché et surtout de co sa belle cathédrale bâlie sur le modèle de la Par ses nombreuses blanchisseries de toile, par epier- basique de St-Pierre de ome, par son éco/e ses mines de Cuivre, de fer, d'anti „ etc, Militaire, par celle des sourds-muets, Par l'a pl usé Cademia Ludovica u.
rie.
ut par pon.
vastes ! 4000 âmes, marx, par son industri f n'ont avec un siège archiépiscopal, une belle cat de, emie; le, un séminaire breu- , ges tées; aloire, par ſes Magnifiques 544.
arias -dessus de 10,000 Ames e Par son mens de la ci-devant université, dont la con- * ville facilité par Je voisi du canal de struction a coûté, à ce qu'on dit, 8.000, 000 de dise, F. Nevsarz (Neo-Planta, i Videk), par ou
francs; la cath édrale, le palais de l'archeve-
a de cette ville, qui compte de 17,000 âmes; ses vins jouissent une grande célébrité, on doit nommer dans ses environs le magnifique chdéeau de l’archevéque. Kascuau (Kassa, Cassovia), ville épiscopale, forissante per ses nombreuses fab et per son commerce avec la Pologne; el une académie, espèce de petite université; un archimne, un collège, une école de dessin, un joli (hddtre et un arsenal ; on la regarde comme la capitale de la Haute-Hongrie; pop.
au-dessus de 9000 âmes. Sanos-Partax, gros bourg, bien bâti, important par ses fabriques de draps, par ses carrières et par ton célèbre collège cdlviniste, son école a ages catholique, et sa riche bibliothèque; le collège calvinisie pourrait être regardé comme une petite université à cause du nombre et de la variété des cours qu'on y donne; pop. au-delà de 8000 âmes. Touav, renommé par ses vins; pop. 4000 âmes. Miscuxo- Locz (Miskolz), très gros bourg, assez bien bat, important par son commerce en vin, bis et cuir, par son industrie, par ses deux gymnases cutholique et réformé, par ses carrières et par sa pe population qu'on porte aujourd'hui a à de 28,000 âmes, Dans ses environs se trouve le florissant bourg de Dios-Gyær, renomné dans toute la Hongrie par ses forges où l'on fabrique le meilleur ſer et acier du royaume, par ses verreries et sa papelerie; la
délicieuse vallée où il est situé est comparable, Los la beauté des sites, à la fameuse vallée de
harandt près de Dresde. Banzqu, bourg du comitat de ce nom, remarquable par le prodigieux développement que prennent quelques végétaux qui croissent dans ses environs; M, Csaplovics assure qu'il y a des sapins de 216 pieds de haut sur plus de 6 de diamètre, et qu'on y voit des chènes très droits dont le diamètre est de plus de 6 pieds et qui atteignent, une hauteur de plus de 114.
Dans le cercle au-delà de la Theiss:
Szucrtn, chef-lieu de l'administration des sels et entrepôt de l'immense produit des mines de sel gemme exploitées dans les environs du village de Rhonaszek; on lui accorde 7000 âmes.
Neusranr (Nagy - Banya, Uj - Varos) , importante par ses riches mines d’or, d'argent ct de plomb, par ses eaux minérales et par son tel des monnaies , pop. au-dessus de 4000 Ames. Gaoss-Wandzim (Nagy-Varad), résidence d'un évêque catholique, et d'un eve que grec-uni; on doit mentionner son académie, espèce de petite université, raren N nase, la cathédrale catholique, ses belles fortifications et les bains des environs; pop. 7000 Ames. Szanvas, sur le Kœr®s , remarquable par son école d’industrie pratique ; pop. 14,000 âmes. Csasa , dans le même comitat , n'est qu'un simple village, quoique sa population dès Fannée 1825 se soitélevée à 20,187 âmes; c'est sans contredit le plus grand village de l'empire d’Autriche et un des plus grands de l'Europe. Teussvan, une des villes les plus belles et les
grec 01 hique des merce étendu „ de savon, de drap, de bottes pop. 32,000 âmes, Vasanney, très plus de 2500 habitans , situé près rais traversés por la Theiss. Acr-Anab (Vieux- Arad) sur le Ma
gra Hongrie. Tout près on voit l'importante place de Neu-Arad (Nouvelle-Arad.) Dans la S/avonie civile: Bess, 7 d'a — —ʒ7 les 2 la Slavonie, ville impo r son commeree et encore plus par ses 2 — por ses immenses casernes et casemates *. dit pouvoir loger 30,000 hommes; une superbe chauszee mène à la seigneurie de Bel/ye appartenant à l'archiduc Charles, et où l'on fait un vin (v / llaner Nein) regardé comme le bourgogne de la Hongrie; pop. 10,000 âmes; en 1825 on a ouvert dans ses environs le nouveau pont sur le Danube ; il joint la Slavonic à la Hongrie. Dans la Croatie civile: Adnan (Zagreb), résidence du ban ou vice-roi de la Croatie, et du commandement-général des Confins Militaires Croates, etc,, du tribunal d'appel r la Croatie et la Slavonie, et d'un évêque; elle possède une académie, espèce de petite université, un grmnase, une société de musique , et fait un commerce étendu ; pop. avec sa banlieue 17,000 âmes. Kanusranr, très petite ville sur la Kulpa, de plus de 3000 âmes, importante par ses fortifications , son na et par les belles routes qui mènent à ume, à Segna et à Carlopago ; elles facilitent beaucoup son commerce. Dans le Littoral Hongrois : Fu (81.
Veit, Reka), petite ville dont la partie nouvelle est bâtie avec élégance et ornée de quelques édifices remarquables, tels que le ted, et hors de la ville le magnifique bdtiment de la comdes sucres, qui était un des plus grands établissemens de ce genre. La fabrication du tabac et du rosolio et surtout son commerce, favorisé par le port franc et par la superbe route de Louise (Louisenstrassé), ajoutent à i importance de cette ville. Cette route, longue de 72 milles, va jusqu'à Karlstadt, en passant sur le dos des montagnesetentre des précipices affreux ; elle a été faite par une compagnie d'actionnaires, ctouverte en 1820; sa construclion a coûté près de 5,000,000 de francs. Fiume est le chef-lieu du Scuv2rnement du Litiaral Hongrois, et compte plus-de 9000 habitans. Ses environs sont délicicux; on y trouve Te rat avec un sanctuaire
milles d de po
tout e
Za la tina (0 nommée par se Tranaylvanie :; ten) 5 r les Ad, vi img keremb , où d’or de la Tr tellure. Nacx-} taus, avec un regardé comme struction des Veræspata d'argent jadis
la grande valle Hunyad, situé Usa , capi plus tard les Ro Dans ses enviro
tas romaines; «
LÉ LÉ LR
zr
La Taansyzvanis, les Conrixs Mir rasass et la Dal nA offrent
celles que notre cadre nous permet de signaler à l'attention du lecteur ; nous les classons d'après les divisions
auxquelles ces villes t.
la Transylvanie on trouve : Kuavaus * Hongrois „ des PU armee keene cell ds Faye de cette principauté, le lycée ique, qu'on peut Li de Poe di ma à des d'autres établissemens donnent une 1 Pop. au-dessus de
de Bonzshida, remarquable eau. du comte Banfy, où l'on gnifiques et beaux édifices; et vers l'est
de
Kanzsauno (Ad/ba-Julia, Gyula-Fejervar, 3 et F ville de cou
mes, par ses fcations , par son hôlel des monnaies, par son observatoire, sa bibliothèque , et parce qu'elle est le siège de l'évèché catholique de la Transylvanie , et surtout qu'elle offre dans ses environs et à quelques milles de distance les plus riches mines d’or de tout l’empire ; nous citerons entre autres : Zalathna(Goldenmarkt, Marchë-d’Or), re-
Ac, vil 1 par le voisinage de S3 6 ke rem, o
tans, avec un collège académique célèbre, regardé comme le principal établissement d'instruction des réformés dans la Transylvanie, Veræspalak, par ses riches mines d'or et d'argent jadis exploitées par les Rômains, et encore très productives; on doit ajouter le village de Bu lu m, remarquable par ses bas:ites d’une forme extraordinaire. *
Vaauer.y (Gredischije ou Gredistye), village dans la grande vallée de Hatszeg dans le comitat de Hunyad, situé sur l'emplacement de Zarmizegethusa, capitale des anciens Daces sur lequel plus tard les Romains hôtirént U/pia Trajana. Dans ses environs on trouve plusieurs antiquitas romaines; on y a découvert dernièrement
EMPIRE D'AUTRICHE
çante de la Transylvanie, C'est le sieg d'une gciété de commerce
négocians grecs, qui tous les ans fait — Er ot ‘de 18 à 17 millions de francs.
possède
école normale principale et d'autres établissemens littéraires; son rimerie est la plus ancienne de toute la uté ; pop. au-dessus de 25,000 âmes. Bisatais (Besstercze), importante par ses toileries, ses tanneries, ses savons et son commeree; 6000 mes.
Dans les Confins Militaires on trouve:
s, et par son po Danube qui 18 joint à Neusats en Hongrie; t'est le siège du commandement-général des Confins
depuis quelques années très importante par son commerce avec la T $ on pourrait même la regarder comme la ville de tous les Pays Hongrois sous le commercial; pop. au-dessus de 9000 Ames. Kan- Lowirs (Karlovacze), siège de l'erchevèché grec dont relèvent tous les sujets autrichiens attachés à l'église cote vo importänte par son commerce et par les mens d'instruction que les Grecs possèdent dans cette ville; pop. 6000 habitans. Turrez, par ses chantiers et par son arsenal; dans ce dernier l'onconserve plusieurs objetsd'antiquités romaines trouvés dans son territoire, où l'on voitencore les débri® * ‘« ouvrages élevés par les Romäips pour défendre la pointe de la pesule formée par la Theiss et le Danube; pop. 8000
baigneurs qui y accoureat nn de Le aombre augme
tous les ans; à «milles de distance on voitun bel Aa gr 5 a
„letz. Paxcsova, peu Danube, ville commerçante, avec 9000 habitans. Daus le ro aum ede Dalmatieoætrouve :
Zan, capitale du royaume, siège du tribunal .
d'appel et d'un srchevéché, renommée par son marasquin, et importante par son industrie, son commerce, ses fortifications et son port; elle possède un séminaire central pour tous · les ecclésiastiques de la Dalmatie, un He, un mnase, un college, une école d'accouchement et environ "5000 habitans: On doit mentionner dans ses environs le bel établissement agricole de M. le docteur. Horace Pirelli, suriout à cause de la belle soie: qu'on y file. Nona, tres pelite ville, ancienne , remarquable par le vaste élablissementagricole fondé par Masfria, pour
y cultiver en grand le tabac ; il coûta-plusicurs .
millions de francs à son fondateur tant pour l'achat des terres que par les nombreux édifices qu'il y. a élevés. Onnevazzo, gros village sur la Zermagna, Nr une grande importance par la su roule.que l'empereur vient diy faire.ouvrir pour faciliter la communication entre la Dalmatie et les Confins Militaires. Les dificultés qu'il a fallu vaincre , le grand nombre de mines et les grands ouvrages-qu'a nécessités sa construction, doivent la faire ranger, à côté des routes du Splügen et du Simplon. C'est surtout dans l'épourantable passage du Pragh, sur le dos mème du Vellebit, qu on admire ies étonnans travaux que le génie et la hardiesse de l'homme:ont opposés à la nature. De longues et fortes cordes soutenaient les ouvriers: au - dessus d'ablmes profonds; et dans la seule année 1822 on a fait sauter ‘41,216 mines. La longueur de cette route est de 12, 000 klafter, et son point culminant eat à 3184 pieds au-dessus du niveau de la mer Adriatique, Sessnico, près de la Kerka, petite ville d'environ 3000 âmes, avec un port, un évèché catholique et un évéché grec, importante par ses petheries et remarquable par la beauté de sa situation, par la hardiesse du toit de sa cathédrale formé de larges dalles de marbre, par le fort St-Nicolas, ouvrage de San-Micheli, par son ancienne civilisation et par le voisinage de la magnifique cascade de la Kerka, une des plus delles de l'Europe. Trau, tres petite ville, dans une des plus belles situations de la Dalmatie et dans un de ses cantons les mieux cultivés; on doit mentionner le Jardin de MM. Garagnin, regardé comme le premier élablissement de ce genre de cette province.
SPrALATRO, la plus commerçcante et la plus peuplée des villes de la Dalmalie, naguère encoresiège d’un archevèché, et aujourd'hui d'un simple eabe, avec un port et environ 8000 habitans. L'en-
— öàAT2ü—
ceinte de la ville proprement dite, correspond au murs du magnifique pa/ais bâti par Dioclétien, lorsque après avoir abdiqué l'empire il choisit celle partie de la Dalmalie pour sa retraite qu'il décors de eee ne a sp dignes de la romaine. C'esten grande partie des immenses débris de ce palais et de ses vasies dépendances qu'est sortie la ville moderne de Spalatro. Toul on voit les ruines de Sa lone, détruite au vn siècle distingue autant de vi-
des ornemens d'or, des ustensiles de ménage, vases d’onsx et autres objets curieux. L'empereur ayant visité ces ruines en 1815 destina des fonds à des fouilles qu'on y devait faire sous la direction du savant p Lanza, et ordonna la formation d'un musée pour fr les objets qui pouvaient être découverts: € déblayé une portion de e Salone. Parmi les décombres on vient de découvrir une fort belle tete de Junon, en marbre, plusisurs pierres portant des inscriptions et une ſoul d jels divers, tels que de petites chaines et des anneaux en or, des pierres gravées, des flacons de cristal pour contenir des essences, des miroirs et des encriers mélalliques; ces derniers contiennent encore l'encre à l'état de dessiccation, Les restes les plus remarquables du palais de Diociélien. qui subsistent encore sont: les murailles dont nous avons déjà parlé et qui sont d'une épaisseur prodigieuse ; un portique soutenu par des colonnes en granit, à l'entrée duquel est placé un sphinx en syénite: dans cet édifice on a établi le café des nobles; trois belles portes d'une grande solidité ; le temple de Jupiter qu'un archeveque, dans le vn“ siècle, a changé en une église en y ajoutant un beau clocher; levestibute avec da colonade, el e mple d’Esculape , qui sert aujourdhui de baptistère; les ruines de laqueduc de Diocletien construit avec des pierres de taille énormes, ct les ruines d'un autre vaste bâtiment situé entre le palais et une grande muraille percée de plusieurs fenètres. Outre le muse déjà indiqué, Spalatro possède un gymnase et un institut fer a ad particulier. Le fort de Clissa, situé dans sesenvirons, défend le passage des montagnes, et forme la plus grande défense terrestre de cette ville, qui est l’entrepôt du commerce entre la Bosnie et la Dalmalie.
Nous nommerons encore Kun et SIGN, à cause de leurs fortifications ; et Opus, ſorteresse sur la Narenta, remarquable par les immenses marais de ton voisinage qui rendent l'air malsain et qui pourraient devenir des campagnes d'une grande fertilité en les desséchant. :
Raus (Dubrownik), naguère capitale de la république aristocratique de ce nom, était dès et moyen àge un foyer de civilisation, d'industrie de commerce dans ces contrées encore si arriérées sous ces trois rapports. Sa marine marchande qui avant l'occupation françise comptait 863 navires de long cours était réduite à 80
entièr
„plusieurs ou do el des anflacons de miroirs et s contienation, Les de Dioclémurailles ont d'une putenu par duquel est édifice on es pories ter qu'un gé en une estibule ape , qui es de l’aespierres tre vaste nde muemusée ne et un
MONARCHIE PRUSSIENNE. 323
en 1814; quoiqu'elle se soit un relevée sous la aan acirichicene elle cut bien loin encore
n'est plus que le siège d'un évéché, quoique de volumineuses géographies publics en 1833 lui conservent encore s00 siège archiépiscopal supprimé trois ans auparavanl; else à un G.
nase et quelques sutresétablissem ns lité A ses fc:tifications sont importantes et sa population s'élève à près de 6000 âmes. Dans ses environs se trouve le beau port de Gravosa environné de plusieurs villa zes dans une position 1 avec un beau 2 ma nes maisons decampagne appartenaat aux principaux habitans de Raguse. Carrano, siège d'un évèché, très petite ville, d'environ 3000 âmes, mais impor-
27 u moins de 399 navires de long cours et 290 de cabotage, nombre immense, dit M. le conseiller de Brodmann, quand on pense à la petite population qui devait fournir les équipages de tous ces navires, Les Bocchesi, continue cet habile administrateur, sont regardés avec les Raguséens comme les meilleurs matelots de toute l'Adrietique pour les voyages de long cours, Dans les nombreuses Îles qui Jongent la côte de la Dalmalie, il n’y a que de très petites villes.
Volei les. iles et les lieux que notre cadre nous
permet d'indiquer: Pico, une des plus grandes iles de la Dalmalie, remarquable par ses nombreuses et profondes coupures , et importante par ses vastes salines situées dans le voisinage de Pago, qui en est le chef-lieu. Aung, importante
par ses bois de construclion; son diocèse vient
d'étre réuni à celui de Veglia. Isoua Gaossa, riche dépourree
ville avec a 3 3 (Phasos) , 7 me grande de toutes; Lein acte ce avecun pat nil cle URZOLA , on construit beaucoup de navires ; le diocèse de Curzola vient d'être réuni à celui de Raguse. Lissa, avec de beaux et d'importantes fortifications; on pou l'appeler la Malle de t'Adrialique ; dans ses parages on fait une pêche très rieche. Mauzna, dont la population n'arrive pes. à un millier Ames, est remarquable par les p qu'elle offre en forme d'entonnoirs et par les délonnations s terraines qui s’y font entendre; le gouvernementau envoya une commission scientifique pour examiner ce phénomène, qui en 1923 el 1824 avait jeté l'alarme parmi les insulaires. Lacosra, beaucoup plus petite que Meleda, mais presque trois fois plus peuplée, est remarquable par sa grotte, par ses prétendues inscriptions phéniciennes et par ses remparts naturels.
rosszssions, L'empire d' Autriche n’a ni colonies ni possessions hors de ses confins; mais plusieurs pr de la maison d’Autriche possèdent des états en Italie. Ces proies sont: le grand-duc de Toscane, a duchesse de Parme et le due de Modene. Nous avons vu à Particle foreress:s les places dans lesquelles cel empire a le droit de mettre garnison. Il faut aussi ajouter que l’empereur est, avec le roi de Prusse et l’empereur de Russie, proteoteur de la république de Cracovie.
We mean PRISES.
Les pays dont se: compose cet état ne sont pas contigus. En négligeant la principauté de Neufchatel et quelques petits districts isolés dans la Saxe, ils forment deux grandes masses distinctes et très inégales qu'on pourrait appeler Partie Orientale ou Pays à l'est du Weser, et Partie Occidentale on Pays à l'ouest du Weser. Les possessions des maisons de Brunswick, de Hesse, de Waldeck, de Lippe t de Nassau forment cette séparation. Ls pays possédés par la maison d’Anhait et une partie de ceux de la maison de Schwarzbourg sont au contraire entièrement enclavés dans la partie orien-
tale, mals n’y forment qu'une interruption pour ainsi dire imperceptible. Nous croyons indispensable d’appeler l’attention prié sur que de jee A0 pograp ique particulière à cet „ fin qu'il puisse comprendre plus facilement les détails donrtà dans les différens articles qui la concernent.
POSITION ASTRONOMIQUE. Longitude orientale (de la Partie Orientale et Occidentale ensemble), entre 3° 30 et 20° 30’.
Latitude , entre 49° et 56°.
Damon. Plus grande longueur des deux masses ensemble. Depuis l'extrémité orientale de la Prusse dans le gou-
vernement de Gumbinnen près de Schirwind iusq u 2 Saarlouis dans la province Rhénane , 690 milles. Plus grande londe la partie orientale seulement.
uis la rive are dn Szerzuppe, affluent gauche du Niemen dans le gouvernement de Gumbinuen, jnsqu’à la rive droite de la Werra, affluent du Weser, au sud-ouest de Heiligenstadt dans le gouvernement d' Erfurt, 609 milles. Plus 1 argeur de la partie orientale seu · ement. Depuis]: rive gauche de l Oder surla frontière de la Silésie-Autrichienne jus · qu’à la Baltique près de Cœslin, 27a milles.
comme. DE LA PARTIE ORIENTALE. Au nord, les grands-duchés de Meckiembourg-Schwerin et Mecklembourg-Strelit, er la Baltique. À l’es£, l'empire Russe, le royaume de Pologne et la république de Cracovie, Au sud, le royaume de Pologne, l'empire Autrichien (Silésie, Bohème) et les possessions de la maison de Saxe. A l'ouest, le royaume de Hancvre et le duché de Brunswick.
DE LA PARTIE OCCIDENTALE. Au nord,
le royaume des Pays-Bas ou de Hollande :
et les royaumes de Belgique et de Hanovre.
A Pest, le royaume de Hanovre, les possessions des maisons de Lippe, de Waldeck, de Hesse et de Nassau. Au sud, la monarchie Française, la petite enclave dépendant d’Oldenbourg , et le cercle bavarois du Rhin. A l’ouest, la monarchie Hollandaise. N rars. La monarckie Prussienne comrend actuellement les pays suivans: dans e cercle de la Haute-Saxe, la Marche ou électorat de Brandebourg ; la Poméranie, y compris la artie occidentale qui, avec l'ile de Rügen, appartint à la Suède jusqu’en 1814; les cercles de Wittenberg, de Naumbourg, de Thuringe, de Querfurt, partie de ceux de Misnie et Mersebourg et quelques fractions de celui de Leipzig avec leurs enclaves respectives hors de leurs confins, entre autres avec Shula, pays appartenant autrefois à l'électorat et au royaume de Saxe; le pays d'Erſurt, le Haut-Eichsſeld et Treffurt, dépendant auparavant de Pélectorat de Mayence ; les villes impériales de Mülhausen et Nordhausen. Dans le cercle de la Basse- Saxe , le duché de Magdebourg et la prmcipau té de Halberstadt. Dans le cercle de Westphalie, le:. évéchés de Paderborn ct de Corvey, la plus grande partie de celui de Münster, et partie de eelui de
de Saxe - Cobourg - €
—— — ne
Liege; le duché de Westphalie dépendant antrefois de l’électorat de Cologne, et plus tard du grand-duché de Hesse; les duchés ci-devant bavarois de Juliers et Berg avec leurs dépendances ; le duché de Clees, la principauté de Minden, les comtés de Ravensberg, Marek, Tecklembourg et par-
ag archos à appartenant is U au roi de .
de Werden, Essen, Elten, Erford; une partie des pays ci-devant d nt de la maison de Nassau-Orange; les villes impériales de Dortmund et d’Aix-la-Chapelle. Dans le cercle du Bas-Rhin , presque tous les électorats de Trèves et de
Cologne, une fraction de celui de Mayence,
et une petite partie du Bas-Palatinat autrefois posséd pi la Bavière. Dans le cercle du Haut-Rhin, quelques petits territoires, entre autres la principauté de Lichtenberg, achetée, en 1634, au duc , Contre une rente perpétuelle de 80,000 écus de
Prusse, A tous ces pays i fant encore
outer les possessions des prirces meiatisés, dont les principales sont indiquées dans le tableau des divisions administratives de la monarchie. En outretoute la Basse-Lusace et environ trois cinquièmes de dla Haute; presque tout le duché de Silesie avec le comté de Glatz; toute la Prusse, savoir l'Orientale de-
uis long-temps possédée par le roi de
russe, et l’Occidentale séparée plus tard du royaume de Pologne; la partie oe-
-cidentale de la Grande-Pologne, for-
mant partie du ci-devant royaume de Po-
logne savoir : le palatinat de Posen et par-
tie de ceux de Culm, de Gnesen et Kalisch;
la ville et le territoire de Dantzick,
dans la Prusse-Occidentale; le canton de Saarlouis et quelques autres fractions de la Lorraine en pranmce, enſin le canton de Neufohdteldans la confédérationSuisse.
monracwss. La plus grande partie de cette monarchie est un pays de plaines.
On n'y trouve de montagnes que dans la
pr méridionale des pays à Test du
eser et dans les parties moyenne et méridionale de cenx à l’ouest de ce fleuve. On peut les ranger toutes dans le systéme Hercynio-Carpathienet le Gallo-Francique. Voyez aux pages 88, 98 et 90.
Nous nous bornerons ici à faire observer que le plus haut point de toute la monarchie Prussienne , le Schneekoppe ou Riesenkoppe , ne s'élève qu’à 826 toises ;
tretoute ois einb tout le e Glatz; tale dee roi de e plus artie oe- Le, fore de Po-
etpar- :
alisch; zieh, nton de ns de la
on de Suisse.
rtie de plaines.
fans la est du et mévo. On stème Franet 90.
server nonar- Dé ou oises;
MONARCHIE PRUSSIENNE. 323
qu'il se trouve sur sa. frontière xéridionale dans le Riesengebirge, une des chaînes principales du sxsrèmx Hencyr- NIO-CARPATRIEN ; que le Broken , point cülminant du Far z, autre chaine dé-
pendant du même système et élevé seule
ment de 372 toises, est situé à l’extrémité occidentale des pays à l’est du Weser;
et que Les agnes, point culminant de
Rt ye l, élivé de 444 toises, est le plus haut sommet de toute la partie du 818 TÈME UPS comprise dans les confins de la mona die Prussienne.
ass. Celles de Atéigen vis-à-vis de Stralsund et d'Usedom et Wollin à l’embouchure de l'Oder, toutes les trois dans la Baltique , sont les seules qui nous paraissent mériter une mention.
LACS etZLAGURES. Peu de pays en ont plus ue les deux provinces de F'russe et celle
de Poméranie; mais à l'exception des trois
grandes lagunes nommées Kurische- Hoffs à l'embouchure du Niémen, Fri.
eche-Haff, aux embouchures du Pregel et de la Vistnle , et Stettinor- Haff à celle de lO fer, nai 15 des lacs de Spirding etMau: :":
binnen, , dans celui de Cœslin et de quela c uuires lacs beaucoup moins étendus , toutes ces masses sont très petitesetne valent pas la peine d’être nommées. Plusieurs diminuent tous les jours par les dessèchesnens artificiels, comme le da Maduc dans le gouvernement de Stetiin.
rzauves. Tous les fleuves qui parcourent cet état se rendent ou dans la mer Baltique ou dans la mer du Nord ; pour’ éviter les répétitions nous renvoyons à l’article fleuves de la confédération germanique , les détails relatifs aux affliens des grands fleuves qui traversent les provinces allemandes de la monarchie Prussienne. Voyez à la page 221.
La MER BALTIQUE reçoit :
Le Meuez ou Niëmen. II vient de l'empire Russe, traverse la partie septentrionale de la Prusse-Orientale, baigne Tilsitt, se partage audessous de cette ville dans les deux bras Russe et Gan, et entre dans le Kurische-Haff.
Le PreGeL, formé par l'union de Pinsrzn avec l’Ancerar dans le gouvernergent de Gumbinnen, traverse celui de Kœænigsberg et se jette dans le Frische-Haff. Le Pregel passe par Insterburt et Kænigsberg ; il regoit à la gauche . Ile, qui baigne Heilsberg. a
La Visruze (Weichsel) prend sa source dans l'empire d' Autriche, traverse le royaume de Pologne, les gouvernemens de Marienwerder et de Lautzick, en passant par Thorn, Culm, Grau-
e gouvernement de Gum-'
dens; à Montau elle se divise en deux bras: TOamurat nommé Nocar qui be rend dans le Fri iche - Hat. en et Ocean -
dis que l'occidentale passe par Dantzick et au-
dessous de celte ville se jette à Weichseimümde
dans la Baltique.
eh pd 8 ta Rua sont 5 fleuves qui traverse gouvernemens de
Coœslin et de Stettin.
L'Onan, vient de la Silésie-Antrichienne, traverse les provinces de Silésie , de Brandebourg et de Poméranie en passant kes Ratibor, Oppeln,
„ Breslau, Glogau, Francfort, Küstrin et Stettin, et au-dessus de cette ville se jelte dans lu lagune de ce nom. Ses principaux affluens à la droite sont: la Fart la, qui baigne Posen et
Landsberg’ etl'{hna; à la gauche, la Neisse
de Glatz ou Neisse Supérieure, la Feistritz, la Katzbach:qui passe par Liegnitz, le Bober, la Neisse de Görlitz ouNeisse Inférieure el la Peene.
La MER DU NORD regoit:
L'ELvs qui vient du royaume de Saxe, traverse la province de Saxe, touche celle de Braudebourg. entre dans le royaume de Hanovre, etc., etc., et se jette dans la mer du Nord; sur le territoire prussien elle baigne Torgau, Witteuberg, Magdebourg et Tangermunde. Ses principaux affluens, sur ce meme territoire, à la droite sont: l'E/ster-Noir (Schwarze-Elster), et le Ha oel qui passe par Spandau, Potsdam et Brandebourg, et est grossi par la Spree; celle-
ei baigne Berlin et Charlottembourg. Les princi-
paux affluens à la gauche sont: la Mulde, la Saale quibaigne Mersebourg et Halle, et est grossie par l’Elster-Blanc (Weisse -Elster), l'Unstrut qui passe par Mülhausen et reçoit lui - meme l'Helme, le Wipperetla Bode.
Le Wesen, vient de la Hesse-Electorale , touche l'extrémité du gouvernement de Minden et éntre dans le royaume de Hanovre, où il se jette dans la mer du Nord. Dans les limites prussiennes il baigne Minden; mais il ne reçoit que de petits affliens parmi lesquels le Die me let la Werra à la gauche sont les plus importans.
L'Eus, prend sa source dans la province de Westphalie et après l'avoir traversée entre dans
royaume de Hanovre. Ù \
Le Rein vient du grand-duché de Hesse-Darmstadt et du duché de Nassau, traverse les gou-
vernemens de Coblentz, et de Düsseldorf et en-
tre dans le royaume des Pays-Bas. Dans les limites prussiennes il baigne Coblentz, Bonn, Cologne, Düsseldorf et Wesel. Ses principaux
-affluens dans ces mêmes limites sont à la droite:
le Wied, la Sieg, le Wipper (Wupper) qui baigne Barmen et Elberfeld, la Roer (Ruhr), la Lippe.Sesprincipaux aſfluens à la gauche sont: la Va e, la Moselle qui passe par Trèves et est grossie par la Sarre.
La Meuse ne touche pas le territoire prussien, mais elle reçoit des affluens qui le traversent, et parmi lesquels la Roer est le principal.
—— ne ane vo ee 110
CANAUX. La Prusse avail saguère 201 milles ile canaux. Celui de K/odnitz, le plus long, Wavailque 28 milles, Le canal de Hrombersg joint à Oderäla Vistuleparls réunion de leurs affluents, la Brahe.et la Neize Le canal de Flow et celui de Plauen réunissent l'Oder au Havel, affiuent de be. Le canal de Frédéric-Guillaune révait, au-dessus de Francfort, l'Oder avec la Sprée, aftuent du Havel. Voyez les canaux des Pays-Bas.
unn DS FER. bass la Confédération Germanique et la monarchie Prussienne que nous réuaissons à caÿse du croisement de leurs Berlin est le centre d'où pa Atraversentis ionarchie ne pour loi pd mer vo n N rh Fee del'autre “ris grands chemins des Etats limitroplies ; ce sont: ceux Av MG Les et de Berlin à Steltin, celui de Berlin à Oppeln par Fra 1.
Glogau et Breslau, qui doit joindre, à Oswiec= zum, le grand chemin au de lemperour Ferdinand; epfa celui de Berlin à Kötften par zuckenwaid, Willenberg eli Dessuu:à Köthen il se rattache au grand chemin Prusso-Saxon; ces “hemins ne sontquecommencés, sauf le dernier qui est ouvert, ainsi que celui de Berlin à Postdam , le premier construit dans la monarchie Prussienne, Vient ensuite le 1 chemin que nous proposons de nommer #0-Saxon, un des plus importans sous le rapport commercial, politique ctstratégique; il va de Dresde à Magdebourg par Oschatz, Leipzig, Halle, Rütlien at Schoenbeck;il doit joindre le grandchemin autrichien de Fienneà Prague. A Leipzig vicandra uboulir le chemin Bavaro-Saxon, qui de Nurnberg. en Bavière, passera par Bamberg, llof,
Plauen et Altenbourg ; une branche partant de Nurnberglerattachera à celui d'Æugsboursg, qui aboutità Munich. A Halle, commencera le chemin Prusso-Hessois, dout Cassel sera le centre et qui aboutira à Franc{ort-sur'-le-Meih, où d'un côlé il va à JPiesbaden elà Mayence par le chemin déjà ouvert, de l’autre il ira à’ Zipstadt en Westphalie. A Köthen vient finir un des grands chemins partant de Berlin; eufinà Magdebourg sraltacheralechemin Prusso-lHanovrien, dent le centre sera Hanovre, et qui, par Brunswick, ira aboutir à Minden sur le Weser, où viendront expirer les routes du réscau qui s'étend sur la Prusse Rhiénane et la Belgique. 2 autres chemins iront de Hanovre, bun à Bréme, sur le Weser, par Verden, l'autre à Boitzenbourg, sur l'Elbe, par Zelle et Lunsebourg, se prolongeant par Schwerin, jusqu'à Wismar, sur la Baltique. Les chemins de Dusseldorf à Elberfeld, et de Cologne à 4ix-la-Chapelle, dans la Prusse Rhénane, ne sont pour ainsi dire que le noyau de la grande ligne, qu'on pourrait nommer chemin Ahénano-Weslphalien: ce chemin, de Minden sur le Weser, se raltachéra à la frontière belge à Verviers en passantpar fielefeld, Lippstadt, Dortmund, Barmen, Elberfeld, Cologne,
Aix-laChapelle et Eupen. Nous nommerons :
encore le grand chemin badois de Mannheim à Bâle, et passaut par Heidelberg, Bruchsal, Cartsruhe et près de Ær'eibourg ; la seclion de
Mannheim à Heidelberg est déjà ouveñe. Le Hoisteiu aura sous peu un chemin qui joindra Allona à Kiel sur la Ballique.
2ranoanarars, Les habitans de cet état appartiennent aux 2 souches suivantes:
‘Soucne GERMASIQUE, comprenant ceux des provinces allemaudes qui n’appartiennent pas à d'autres souches, et les 4//emands des provinces hors Allemagne, comme la Prusse Orientale et Occidentale, eic. Ces peuples, les plus nombretix , formentàeux seuls les 5/6 de la population de la monarchie. Souenx SLAVE, à laquelle appartiennent les Polonais et leurs subdivisions, dans te grand-duchè de Posen, la Prusse - le, une partie de la Haute-Silésie et quelques endroits de la Basse, et les Cassubes du gouvernement de Cœslin; les Sorabes, nommés impro- 8 Wendes, dans la Haute et Basse usace comprises dans le gouvernement de, Francfort; les Lihuan::xe, des environs d’Insterburg, Gumbinnen, Pliikalien, Tilsiit, eic., dans le gouvernement de Gnmbinnen; les Kures, subdivision des Leto, habitant le long du Kurische- Nehrung dans le gouvernement de Kœnigsberg. Les Juifs, de la Soucnn SÉMITIQUE et les Français dela Soucue GRéÉC&-LATINE, ne forment qu'une très petite fraction de la population de cet état. Les Juifs sont en grand nombre dans le gouvernement de Posen, les Français moins nombreux se trouvent tous, à quelques milliers près, sur les frontières ouest et sud de la province du Bas-Rhin et principalement dans des cercles de Bitbourg et de St.-Vith ; ils peuplent aussi le canton de Neufchâtel de la confédération Suisse. + Ao. On peut regarder l'Église évangélique (V. pages 68 et 223) comme la religion de l’état ; les autres y jouissent de la plus grande liberté et de droits presque égaux. Les premiers ecclésiastiquesde :
Berlin, de Stettin, de Potsdam, ont le titre de veque; celui de Kænigsberg a été élevé par le roi à la dignité d’archevèque ; nous avons indiqué dans la fopographie les résidences des évêques et archevèques catholiques. Le /uthérianisme proprement dit el la religipn évangélique sont professés par la grande majorité des habi-
laus des provinces de la Prusse Orientale, de Brandehourg, de Poméranie et de Saxe ; le catholicisme, par la grande majorité des habitans des provinces de Westphalie et du Rhin, ainsi que du grand-
uverle. Le tui joisdra
e cet état nivantes:
— — N enles Alleemagne, cidentanbreux , nelle rs subdisen, la e de la ts de la ruement improet Basse ment de, environs zen, Til- Gnmbin- Lelions,
\ehrung :
erg. Les et les LATINE, onde la sont en nent de reux se 8 près, a prodans ih; ils atel de
Église omme issent pres · esde etitre élevé nous e les bs cament
daché de Posen; l’église évangélique et le catholicisme se partagent entre eux la lation de la Silésie et de la Prusse-
Occidentale. Les Juifs, les Mrnnonites, principales
les Freres Moraves et autre: sont trop peu nombreux pour mériter de figurer dans notre cadre. En ne tenant pas compte deces fractions de la 33 cet état, on peut dire que les trois einquièmes de ses habitans là re-
ligion évangélique et que les deux autres celles
uièmes appartiennent à la catholique.
re mme Par dee
MONARCHIE PRUSSIENNE
ision du roi ré- fine de
gnant, le principe constituif des états
rovinciaux s’est-établi dans les pays qui scheid, etc. , gou ment orment la monarchie Prussienne, et ap- d’Ais-la-Chapelle ; les oies, nanplication s’en est faitesuccessivement dans n, de coton “hoirs, bas, toutesles provinces. OC est pour atteindre ce et piqués d d, 5 but que les députés des trois ordres se sont Crevelt, r unn ct Berlin; déjà réunis dans plusieurs provinces; les les soteries de Derlin, Barmen, Elberassemblées auxquelles ils ont donné lieu feld, Cologne Mulbeim aur je 1 ont été présidées par uncommissaire de ia Creseit, Iserlohm, Schwelen ei Potsdam : couronne et pe un maréchal du prince les fanneries de Malmedy et Cologne, nommé par le roi. Comme souverain des bourg;
provinces de Brandebourg, de Poméra-, nie, de Silésie, de Saxe, de Westphalie, et de la province Rhénane, le roi de Prusse fait partie de la confédération Germanique. Il est aussi avec les empereurs d’Antriche et de Russie protecteur de la république de Cracovie.
PLACES ronTss. Les principales forteresses sont: Küsérin et Spandau dans le Brandebourg; Glatz, Glogau, Schweidnitz, Neisse, Silberberg et Kosel, en Silésie. Graudenz, Pillau, Thorn:, Dantzick avec Weichselmünde en Prusse; Posen, qu’on ſortiſie actuel-
tement, dans le grand-duché de ce nom;
Colberg et Sletiin en Pomèranie; Magdebourg, Nitienberg, Torgau et Erfuri en Saxe; Minden en Westphalie ; asel, Cologne, Juliers, Saarlouis, Coblentz avec Ehrenbreitstein dans la province Rhénane. Le roi de Prusse a aussi le droit de former une partie de la garni son de Luxembourg , dans le royaume des Pays-Bas, et en commun avec l’empereur d Autriche, de former une partie de celle de Mayence.
mousTaits. Plusieurs gouvernemens se distinguent par leur industrie , qui a pris un grand essor depuis la fin du dernier siècle, et surtout depuis quelques années.
Les gouvernemens les plus remarquables sous ce rapport sont ceux de Cblogne, Düsseldorf, Aix-la-Chapelle, Minden,
Dantzick; ‘les
de Berlin, Steuin, Halle,
Magdebourg et Halberstadt; les la mes de Solingen et Suhl; les fabriques d'armes d Essen, Burg, Suhl; Solingen, Potsdam W les importans et nombreux uits des fabriques de fer de Hagen et
ses environs ; les grandes fabriques de fa Remscheid: ak 7 0. eva ’aiguilles et épingles à Iserlohn, Aixhene , Buescheid, Jacobswald, Hegermühle et Stolberg dans le la ; de cuivre jaune à puy près d Aix-la- 5 1 005 les ouvrages d'or et d'argent de Berlin, Cologne, Breslau et Danizick ; les verreries de Zechlin et Warmbruun ; les glaces de Neustadt sur la Dosse et de
Friedrichsthal; les Zuséres de Wiesen; la
porcelaine, le bleu de Prusse, les cur.
rosses, les bijoux en fer fondu et les montres de Berlin. Nous ferons aussi observer que Berlin et Halle sont les deux ‘villes principales de la monarchie pour les produits de la librairie.
commence, Malgré les entraves que doit opposer aux entreprises commerciales le morcellement de la monarchie Prussienne , il y a peu d’états en Eurupe qui, roportionnellement à leur étendue et à eur population, aient un commerce plus actif et plus important que les états Prussiens. Les principaux articles d'exroR-
taleset re reel commerce
ointain ; Breslass, qui est Pentrepôt du ö commerce de la Silésie, et Cologne de
= des pays le long du Rhin. V pers suisse de Neufchâtel Test com
: Franc sur l’Oder,
ucune de ces divisions admin
— Lade our, Erfurt, Nord- Voyez aux pages 206, 208, etc. TABLEAU DES DIVISIONS ADMINIST"ATIVES DE LA MONARCHIE PRUSSIENNE. Provinces ET GOUVSANEMENS, Cauri-Liaux A Vurss PRINCIPALES KT PAINCIPAUX Érats MéDiATISÉS.