‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 208 sur 597 · TE · texte numérisé non relu

TE

Et

chent aux premières maisons qui a tiennent à cet assemblage de jolis villages situés sur le Wipper, remplis de fabricans et de manufacturiers, que le roi vient d'élever au rang de ville, sous le nom de Barmen. Ces villages sont, outre Barmen, Gemarke, Wupperfeld, Rillershausen, Heckinghansen, Wuhlinghausen et Unterbarmen. Leur popula réunie dépasse 20,0% âmes. Ce que nous venons de dire de ‘industrie d' Elberſeld est 1 à Barmen. Nous ajouterons ue

francs le produit annuel des

de ces deux villes réunies.

$ calculs rècens Lo a

briques

Dans un rayon de moins de 7 milles, on trouve autour d'Elberfeld, outre Barmen que nous venous de décrire comme une ville distincte : Reuseuzin, grand et beau village situé sur une montagne; il vient d'obtenir le rang de ville. La poputation de toute sa commune s'élève au-dessus de 9000 âmes; c'est le siège de l'industrie en fer de cette intéressante partie de l’Allemagne.Dans un rayon de moins de 7 milles, on compte 45 martinets qui forgent tous les objets de fer nécessaires pour la construction des vaisseaux, dont la plus grande partie passe en Hollande ; ils fournissent en outre près de 800 articles d'instrumens tranchans et autres outils, des faux , des serrures, des forces, des patins. La quincaillerie, dit M. Sch. der, comprend près de 2000 articles; depuis l’enclume jusqu'à la lime de l'horloger, le fer et l'acier y reçoivent mille formes diverses. Le commerce de ces marchandises s'étend dans toutes les parties du monde. Ses fabricans et ceux de Solingen emploient ensemble annuellement dix millions de livres d'acier et vingt-et-un millions de livres de fer, et produisent par la fabrication une valeur d'un million et demi d'écus. SOLINGEN, petite ville située sur une montagne baignée par le Wipper, renommée depuis long-temps par ses fabriques de lames d'épée, de couteaux et de ciseaux recherchées dans toute l'Europe; on en

et dans ses environs, on trouve des murs, des pierres sépulcrales, des urnes, des lampes, des armes, des monnaies et autres objets qui attestent le séjour des Romains dans ces lieux. AuArort, au confluent de la Ruhr avec le Rhin, très petite ville de 1700 habitans, dont la plus grande partie est occupée à la construction des bateaux qui naviguent sur le Rhin, et à l'exportation de la houille exploitée dans ses environs, Duisburg, pelite ville de 4400 âmes, non loin de la rive droite du Rhin, avec un gr mnase qui remplace son université supprimée depuis plusieurs années; on vient de la déclarer port franc.

Meurs (Môrs), petite ville de 3000 âmes, à 8 milles de la rive gauche du Rhin; ses environs sontun pays classique pour l'histoire de l'Allemagne; les antiquités qu'on y a trouvées justifient l'opinion des antiquaires , qui placent dans son voisinage l'Asciburgium de Tacite. Geldern, petite villede 3600 Ames, importante par son industrie. C. ES, jolie petite ville située à quelque distance du Rhin, auquel un canal la réunit; elle a un gymnase et 7400 habitans ; de jolies allées, des jardins et des bosquets l’environnent. Dans ses alentours on trouve: Emmerich, sur le Rhin, petite ville de 6000 àmes, avec un progymnnasium etun port qu'on vient de déclarer franc. Non loin, on voit les débris du fort de Schenk (Schenkenschanze), vis-à-vis duquel, immédiatement au-dessous de Lobith, se fait la première bifurcation du Rhin, à droite, sous le nom de Nin ou Vieux-Rhin , et à gauche sous celui de JWahal. Les travaux hydrauliques entrepris pour régulariser cette séparation sont les plus imporar s qu'on puisse trouver, car l'existence physiqu. 2 la Hollande en dépend en grande partie.

CoblENTz (Coblence), au eonſluent de la

Moselleavec le Rhin, chef-lieu du gouvernement de ce nom. Ses principaux ifices à lechdteau où jent les électeurs Armes, l'église de Notre-Dame, celle de St-Cnstor, le théâtre, les is de Se bed peus aura t aussi mentionner pont sur la Moselle et les immenses travaux faits deuis quelques années pour rendre cette ville e boulevart de l'Allemagne et de la monarchie prussienne du côté de la France, et offrir un camp retranché susceptible de recevoir 100,000 hommes. Ces fortifications, uniques dans leur genre, réunissent les deux systèmes de Montalembert et de Carnot combinés ensemble. Elles consistent.en quatre parties principales, savoir:

la Ville, la Chartreuse, appelée aujourd'hui Fort de l'empereur Alexandre; le mont St-Pierre, connu maintenant sous le nom de Fort de l'empereur François; et Ehrenbreilstein , appelé depuis peu Fort Frédéric-Guillaume.

La Chartreuse domine la route de Mayence et celle de l’Hundsrück; le Pétersberg, celles de Trèveset de Cologne; et Ehrenbreitstein domine le Rhin et la route de Nassau. Deux fortsséparés : l’un sur le Nellenkopf, dans la direction de Neuendorf; l’autre, sur la hauteur de Pfaffendorf, nommée Bonacken, ajoutent une nouvelle force à ces superbes fortifications, qui, à cette heure, ont coûté des sommes énormès. Coblentz est une ville commerçante, et le siège du tribunal d’appel du gouvernement de ce nom; son port atté déclaré franc; elle possède un gymnase, avec une bibliothèque et nn institut de musique. Sa population, en 1828, s'élevait au-dessus de 12,000 àmes, sans comprendre les militaires qui y sont en grand nombre. Un pont de barques forme la communication entre la ville no dite et la forteresse d’Ehrenbreitstein, au pied de laquelle se trouve la petite ville d'EArenbreitstein, dite dans la Vallée (Thal-Ehrenbreitstein); cette dernière ne compte que 2400 habitans; elle a une source minérale.

Dans lesenvirons immédiats, et dans un rayon de 12 milles, on trouve plusieurs lieux remarquables, parmi lesquels nous choisirons les suivans, en passant sous silence ERRENDREITSTEIN, déjà nommé dans la description de Coblentz, et regardé généralement comme un de ses faubourgs : Rnexse, petit bourg de 1500 Ames, re-

marquable par le .

(ae royal), situé à 400 hin; détruit pendant uatre

Ce siège extraordinaire formait un octogone très simple et sans ornemens ; il était porté par sept piliers placés en cercle, et un huitième se trouvait au milieu; On ÿ montait du côté du midi par 14 de. grés; il avait 24 pieds du Rhin de diamètre, et 17 pieds de baut. On l'avait érigé en cet endroit, parce que les quatre territuires des quatre électeurs du Rhin s'y touchaient. On dit que le gouvernement prussien a l'intention d'y ériger une colonne monumentale, WazuLenpan, petite ville de 2700 habitans; Benvonr, bourg de 1900, avec des carrières et des forges. ENc&Rs, avec près de 900 habitans, un chdteau, des carrières importantes, et les restes d'un pont romain sur le Rhin. Saum, village d'un millier d'habitaus où l’on fabrique un grand nombre d'articles en fer fondu très bien travaillés; on y voit le chaten du comte de Boos-Waldeck , avec une belle galerie de tableaux et de beaux jardins.

Plas loin, mais toujours dans le rayon de Coblentz, on voit Neuwieo, sur la rive droite du Rhin, jolie petite ville de 5200 habitans, avec un progyrmnase,un séminaire pour les maitres d'école, et un beau chateau du prince de Neuwied, remarquable par sa bibliothèque et par ses belles collections de médailles , d'antiquités romaines et d'histoire naturelle; cette dernière est en grande partie le résultat de l'important voyage au Brésil fait il y a quelques années par le prince Maximilien de Neuwied. Cette petite ville se distingue parses nombreuses fabriques de sole, de coton, et surtout par ses articles d'ébénisterie, ses ustensiles en ferblanc et plusieurs objets de quincaillerie, Cette grande industrie est due presque chtièrement aux Herrnhuters, qui s’y sont établis depuis long-temps et qui possèdent la plupart de ces fabriques. Neuwied offre la réuniond’un grand nombre d'individus appartenant à presque toutes les sectes religieuses de l'Europe, vivant en paix ctexerçant leur culte respectif avec la plus grande liberté. L'importance archéologique de la collection d’antiquités romaines du prince de Neuwied nous engage à sortir de notre cadre pour en sinaler au lecteur les morceaux les plus intéressans: Exposée dans un grand bâtiment latéral du château, elle ne contient que des objets trouvés dans les environs de la ville et dans la Germania Transrhenana ou Magna; tous les autres objets en sont exclus; c'est cette circonstance qui ajoute à l'intérêt qu'elle inspire. Sans parler des deux grandes pierres dvec les numéros des to hortes, et des inscriptions qui remontent 3

nt siècle de l’ère vulgaire, ainsi que d'une foule}: de débris d'argent, de bronze, de poterie et def bas-reliefs, nous nous bornerons à mentionner

les instrumens de forgeron, de maréchal, de serruricr, qui, ne différant pas des nôtres, prouvent

jusqu dern:

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MONARCHIE PRUSSIENNE

que déjà dans ces temps reculés on satisfaisait aux per les mêmes moyens; de celte : lesclefs , les serrures ordinaires , les

outerons à propos de es antiquités, que erches faites ** présent démontrent la grande importance militaire que mettaient les Romains à conserver la possession du bassin dans lequel Neuwied est située. Iis eurent soin d'établir une communication sûre entre les deux rives du Rhin, en construisant un pont solide, avec des pilliers en pierres, dont on voit encore la culée magüilique au-dessus d'Engers. Ils construisirent un vaste amp fortifié près du village de Biber, lequel peu-à-peu donna naissance à Vietor ia, ville très étendue et florissante, qu’on doit regarder comme la capitale de la colonie des Ves.

rana, établie entre la Sieg et les montagnes du Taunus. Les fouilles faites dans l'enceinte même du camp en ont ſait connaltre l'étendue, les quatre portes et les rues transversales. Dans le quartier supérieur élaient les fermes, et vis-à-vis le pre toire, édifice très vaste, avec deux cours spacieuses enfermées par deux murs parallèles, entre lesquels sont des chambres et des salles. Dans une chambre de devant, on a trouvé une inscription qui dit qu'elle servait d'archives (tabularium). A gauche du prétoire, il y avait un autre grand batient séparé du prétoire par une rue; on suppose que c'était le logement du questeur (quæstorium). En 1829, l'importance monumentale des restes qu'on trouve à Engers engagea le gouvernement prussien à les faire mettre sous lasurveillance de la direction des jardins royaux. Ce sont, dit M. Schreiber, les plus anciens ouyrages des Romains sur le Rhin, car le pont dont nous avons parlé a été bâti 38 arts avant Jésus-Christ, ANDERNACE (#ntunacum), située sur la rive gauche du Rhin, et dans le rayon de Coblentz, petite ville, avecun e, où se trouve une collection d'antiquités romaines; elle compte 2700 habitans qui font un commerce très considérable avec les meules et le truss qu’on retire des carrières voisines, renommées par leurs excellentes qualités. Letrass est un tuf volcanique , qui, pile et mèlé dans une proportion convenable avec la chaux, produit un mortier qui résiste. à l’eau et forme une pierre nouvelle très durable; la Hollande en est le marché principal, à cause des constructions hydrauliqués qu'elle est obligée d'exécuter continuellement ; on en expédie même aux Indes-Orientales. Les meules sont une autre production volcanique , et les auteurs romains en font déjà mention sons le nom de meules du Rhin; 2 sont exportées par la Hollande aux villes Anséatiques, en Angleterre, en Russie et jusqu’en Amérique. Les autres curiosités d’Andernach sont: les ruines de l'ancien paiais

par ses eaux miné, exporie un grand nombre de bouteilles. Ober- Mendig, avec1100habitanset Ve de Hen dig, avec autant, sont des villages importans r l'exploitation des meules dont nous venons

Laach, veste édifice, et pur ce lac même qui ne ele jamais; c’est le cratère d’un volcan ééeint, renommé dans les sciences naturelles par les savantes recherches de Deluc, Forster, de Hum:

boldt, Faujas de St-Fond et Noeggeralh. Borrand, petite ville sur le Ruin, avec un progrmnase ct 3700 habitans. Dans ce meme rayon , mais à l’est et dans le duché de Nassau, on trouve Caur, Baunach, Nassau, Eus et autres villes décrites aux pages 280 et 251.

Les autres villes et lieux les plus remarquables

u gouvernement de Coblentzs sont:

KheuzNach, sur la Nahe, petite ville d'environ 8000 âmes, avec un gymnase, une école des méliers et d'importantes salines, dont les pius riches cependant appartiennent au grand-duché de Hesse, sous la souveraineté de la Prusse. Dans son voisinage on voit les fondemens d’un camp romain, nommé vulgairement le mur des Paiens; et plus loin les ruines du cldleau de Rheingrafenstein, remarquable par la hardiesse de sa construction. A la distance d'environ 7 milles , au nord, on voit sur les bords du Rhin le chdteau ruiné de Fogtsberg, acheté dernièrement par le prince Frédéric de Prusse , et restauré à grands frais dans le goût antique. Tout ce qui pouvait servira été conservé, et les nouvelles constructions ont été mises en harmonie avec les anciennes. jusque dans les moindres détails. On se sent comme transporté dans le moyen âge, quand on parcourt ces sallons antiques éclairés par des vitraux peints, et quand on voit ces arrangemens magnifiques, exécuter dans lé goût de ces temps reculés, ainsi que les antiquités recueillies le long du Rhin. C'est une des curiosités les plus intéressantes de ces contrées. Onen-Wesez (Fesalia ou Vesovia; Maut-Wesel) sur le Rhin, petite ville de 2300 habitans, avec une ancienne église et de grandes carrières d’ardoôises exploitées dans ses environs, où l’on trouve aussi le fameux écho de Lurley, qui répète jusqu’à 15 fois les voix des passans. Tranvacu, sur la Moselle, avec un progymnasium et presque 2400 habitans.

dont une partie est occupée à l'exploitation des mines de cuivre el de plomb et des carrières d’ardoise de son voisinage. Dans ses environs on voit encore les vestiges de la roule romaine qui conduisait de Trèves au Rhia. Kocnzu avec 2300 halilans et un prog} mnasium: dans $es

environs sont situés les bains de Betrich qui rivalisent avec ceux d'Ems dans le duché Nassau, surtout depuis les restaurations fai

s renommées. Darrensenc, petit vi- gine

lage de 540 habitans, près duquel est situé 4/sauer, important par l'exploitation de ses mines de plomb argentifère. Wutzuan, sur la Lahn, presque au milieu d’un petit territoire environné par les possessions de Hesse-Darmstadt et de Nassau. Cette petite ville de 4500 hubitans a une cathédrale remarquableetun gymnase ; elle a été pendant long-temps le siège d'une cour d'appel de l'empire Germanique. Dans ses environs on voit près de 300 fombelles, qui différent de celles de Rossleben en Saxe, parce que dans leurs chambres sépulcrales ou n’a pas trouvé de squelettes.

TRÈVES (Civilas Trevirorum ou Auusla Trexirorum des Romains ; Trier es Allemands), ville de médiocre éten-

due, située sur la Moselle, autrefois caitale de l’électorat de Trèves et aujour- ’hui du gouvernement de ce nom. C’est avec Soleure en Suisse une des plus anciennes villes de l’Europe; car lorsque les Romains s’avancèrent sur le Rhin, Trèves était déjà une ville ornée de beaux édifices, et ses citoyens étaient déjà parvenus à un certain degré de civilisation. Sonim- 1 engagea les Romains à en ſaire e chef-lieu de la Belgique Première et les empereurs romains y séjournaient souvent. Plus tard, elle devint la résidence du préfet du prétoire des Gaules, dont relevaient les Gaules, l'Espagne et la Bretagne Romaine. Les lois romaines, dit M. Schreiber, étaient rendues à Trèves ; on y frappait des monnaies imriales ; on habillait les légions de drap abriqué dans cette ville, et on leur donnait des armes provenant de ses manufactures. Elle possédait une école où professèrent des hommes célèbres, tels que Claudius Mamertinus, Eumenius. La civilisation et les connaissances y étaient tellement répandues que Trèves rivalisait avec Rome. On y aperçoit encore les traces de la domination romaine, malgré les destructions qu’elle a dû subir pendant le v‘siècle, et malgré le grand nombre d’obets intéressans qu’on en a emporté, Lant l’époque de sa destruction que plus tard, sous Charlemagne. Le nom de Trèves se rencontre très souvent dans les anciennes traditions allemandes ; on pourrait presque l’appeler Ja voie des Gauloiset des

Allemands. Les édifices les plus remarquables de cette ville si intéressante sous tant de rapports sont: le dôme ou la cathedra ! de St-Pierre , dont la i antérieu, e et le côté oriental sont d’oriromaine ; on prétend qu’ils ont fait partie du palais de l’impératrice Hélène, ou d’une grande basilique bâtie par Constantin-le-Grand. À des traces du style romain-byzantin , on remarque des constructions du moyen âge, telles que le cloître bien conservé, situé près de l’élise. L'église de Notre-Dame (Liebrauen Kirche), un des plus beaux monumens de l’architecture allemande, bâti de 1227 à 1243; au milieu s’élève une couque majestueuse. La Porte- Noire (Porta artis, ou Nigra), dont la construction paraît remonter à la période gallo-belge.

C’est un édifice de 115 pieds de long, 47 de large dans le corps du bâtiment et 67 pieds dans les deux parties latérales ; la hauteur primitive de la partie principale était de 70 pieds. Des colonnes entourent le rez-de-chaussée et les quatre faces des deux étages. Tout l'édifice est composée de blocs de grès liés, sans mortier, par des crampons cachés. En 1035, * 8 cheveque Poppe le convertit en une église qu'il dédia à St-Siméon. Le gouvernement prussien a fait débarrasser ce précieux.

monument des ruines qui l'encombraient et des constructions qu'on y a ajoutées postérieurement. On y a déposé provisoirement les fragmens trouvés dans les environs de Trèves, depuis 13 ans; le roi vient même de le désigner pour local du musée central, où doivent étre déposées toutes les antiquités qu’on découvrira dans St gcc de Trèves. Le pont sur la Moselle, de 8 arches, construit en pierres de lave, taillées et jointes sans mortier ; les piliers ont 66 pieds de longueur moyenne sur 21 de largeur, et datent, selon les uns, de la période gallobelge; selon d’autres, de l’époque romaine. Pour ne pas séparer des choses qui doivent être réunies, nous mentionnerons ici, malgré la position de uelquesuns hors de l’enceinte de la ville, les monumens suivans : l'amphithéâtre, situé au pied du mont de Mars ; on présume qu'il a été bâti peu de temps après l'établissement d'une colonie romaine en ces lieux; le gouvernement prussien a racheté les terres qui l’environnaient et l’a entièrement fait déblayer. En

MONARCHIE PRUSSIENNE

face, vers le sud, était sur un terrain assez étendu , le 1 dont parle St- Augustin dens ses nfessions ; aujourd’hui il n’en existe plus aucune trace.

Entre le cirque et l’amphithéâtre était la Naumachie ; on en distingue encore le bassin qui renfermait l’eau, et quelques parties des murs qui l’entouraient. Les ruines du palais de Constantin, dans lesquelles on remarque encore des formes hardies et colossales ; il sert aujourd'hui de caserne. La partie antique encore subsistante était la façade occidentale. Vers le nord-ouest s'élève une tour demi cireulaire , appelée aujourd’hui Tour des Paiens. Tout cet édifice est construit en briques. Les Thermes bâtis en briques et en moellons alternativement; malgré les démolitions faites pendant le moyen âge et dans les temps modernes, ils doivent étre rangés parmi les monumens les plus intéressans qui nous restent de la grandeur romaine. Le gouvernement

prussien a fait déblayer ces ruines; uac enceinte les entoure pour les conserver.

Les fouilles ont fourni une foule d’objets intéressans. L’agueduc romain; il vient de la Ruwer et se prolonge jusqu’à l’amphithéâtre ; il est encore assez bien

conservé dans sa partie souterraine. Les Nee Etablissemens littéraires de

rèves sont; le gymnase , qui remplace l'université supprimée depuis plusieurs années; le séminaire épiscopal; la bibliothèque de la ville, qui est tres considérable ; elle compte parmi ses curiosités le code aurus des quatre évangiles, écrit en lettres d'or sur parchemin ; il a été donné par Ada, sœur de Charlemagne, au ci-devant couvent de St-Maximin ; un manuscrit écrit en lettres majuscules de l’année 692 ; il contient les prophéties relatives au Messie. La société des amis des recherches utiles ; elle possède un beau musée d’antiquités et d’objets d’histoire naturelle, un riche herbier, un cabinet technologique, et une précieuse collection de monnaies de Trèves. La population de cette ville, qui est le siège d’un évéché catholique, n’est pas proportionnée à son étendue ; elle ne monte qu’à 14,000 Ames sans les militaires ; avec ces derniers elle serait de 16,600.

Les environs de Trèves sont charmans et en plusieurs endroits on croit voir des paysages suisses. Voici les lieux les plus remarquables qu'on

de M. Nx, qui a appartenu ei- devant au couvent de Sl. Mathieu, est remarquable par les essais importans que ce riche et intelligent nome y afailsen grand pour les progrès de

ture; on pourrait la regarder comme la ferme modèle de cette province. La ci-devant An DE Sr-Marniku, remarquable par sa belle église, dont le crypte spacieux est visité tous les aus par un grand nombre de pélerins. Ice, petit village, que nous mentionnons pour signaler à Patte

du lecteur le monument sépulcral de la famille des Secundins, érigé dans le siècle des Antonins; il ressemble à une tour haute de 72 pieds et large de 16 ; son toit est en furme pyramidale ; uae colonnade et des bas-reliefs en forment le pourtour. EAnANd, petit bourg, d'un millier d'hahitans, important par le voisinage d'une mine de fer et d'une grande forge. Plus loin et dans un rayon de 20 milles on trouve: Neuma- GEN (Nov um), petite ville de 1100 âmes, située sur la lle, et remarquable par une tour en pierre de taille, ouvrage des Romains ; elle est ornée d'inscriptions effacées e: de bas - reliefs. Wirriicn, avec 2800 habitans et des eau minérales; dans ses environs on voit les restes d'un bain romain. BERNCASTEL, avec 2000 habitans; à Bleinerze, dans son voisinage, on exp:oite une mine de plomb.

Les autres villes et lieux les plus remarquables du gouvernement de Trèves, sont:

Paüy , petite ville de 2100 habitans. HiLLESHEIN, petit bourg de 700 Ames, situé dans l'Eifel; on exploite des mines de ‘er dans son voisinage. GEnoLsTEiN, autre bourg de 700 habitans, situé au pied d'un volcan éleint; dans ses environs et à quelques snilles à la ronde on voit plusieurs volcans tei et ou trouve plusieurs sources minérales plus du moins fortes. SAARBRUCKEN, petite ville sur la Sarxe, florissante par son industrie variée ; eile à un gymnase et 7200 habitans, en y comprenant ceux de St-Jean, pedite ville située de l'auire côté de la Sarre, que le gewernement vient de réunir à sa commune.

pour wen former qu'une seule ville, Dans ses environs immediat on exploite des ines de houille. Dans un rayon de 12 milles on trouve: Saarlouis, pelite ville et place forte, située sur la Sarre, avec un progymnusiun et 4400 habitans; on exploite des mines de plomb et de fer dans sa banlieue. Sulzbach et Frederick :hal, importans par leurs verreries, et Duttweiler, village de 1300 âmes, par sa fabrique d'alun; on y voit la montagne braudante : c'est une mine de horille qui brûle depuis plusieurs années.

AIX-LA-CHAPEILLE (Auenen des Alle-

mands, Aquisgranum des Romains), ci-devant Ville impériale et maintenent chef-lieu du gouvernement de ce nom, ville assez bien bâtie, siège d'un évêque et d'un tribunal d appel. Aix-la-C est une des villes les plus intéressantes de VEurope par ses souvenirs historiques.

Seconde capitale de empire de Charlemagne , ce monarque et ses successeurs lui accordèrent un grand nombre de pries. Depuis l’empereur Louis I jusqu’à Ferdinand I en 1558, trente-six rois et dix reines y ont été couronnés , 17 diètes ( de 953 à 1380 ) et 10 synodes ( de 799 à 1022) y ont été tenus. Aix-la-Chapelle veut être regardée, dit M. Schreiber, comme /a plus ancienne résidence de la Monarchie des Francs. Ses principaux monumens anciens sont : le Dôme ou Münster, bâti par Charlemagne en l'honneur de la Ste-Vierge; c’est un octogone, imposant par son caractère sévère et par sa hauteur considérable. Plusieurs chapelles bâties à différentes époues sont adossées contre l’église. Au milieu du dôme est le fombeau de Charlemagne, un escalier de pierre conduit an second étage appelé Hochmuünater. On y voit aussi le stège royal de pierre, sur lequel plusieurs empereurs étaient assis lors de leur couronnement, époque où il était couvert de plaques d’or avec des basreliefs que l’on conserve dans la sacristie avec d'autres objets précieux nommés les petites religues. On consérve dans une châsse magnifiquement CMP ANS reliques, qui ne sont montréés au peupl que tous les sept ans; leur e. on, qui dure pendant quinze jours, attirait autrefois une foule immense de péter 62 de toutes les 1 pis de Europe. La chronique de la ville rapporte qu’en 1496 on en vit réunis en un seul jour 142,000, et n'a la fin des solennités on a trouvé ans le tronc 80,990 florins d'or, somme enorme les temps. Quoique cette ferveur soit bien diminuée, le nombre des pélerins et des curieux s’élève encore à plusieurs milliers, et 27 à la prospérité de la ville. A la dernière exposition qui eut lieu en 1832 on évalua à 60,000 le nombre des personnes attirées dans la ville par cette solennité. On doit nommer ensuite l’Aôfel-de-ville, bali en 1359 fur l'emplacement d’un ancien fort roinain , sur leque! plus tard avait élé élevé le palais où naquit Charlemagne. La foïme

antique de cet édifice, ronstruit en pierres de taille, et les souvenirs qui s’y rattachent, le rendent intéressant sous plus d'unra . Au troisième étage se trouve la grande salle, où en 1748 a été tenu le célèbre congrès qui conclus le traité de paix d'Airla-C Île ; en 1818 le roi de Prusse y donna une fête aux monarqués assemblés en cette ville. Pendant l’époque de son indépendance le sénat y tenait ses séances. Aix-ia-Chapelle s’est beaucoup embellie de nos jours. Parmi les beaux édifices qu’on y 2 élevés, on doit mentionner le superbe bdfiment des bains, ou la Fontaine d'Elise, dont la façade d’ordre dorique a 266 pieds de long; au milieu s'élève une belie rotonde, et

ses deux côtés touchent des colonnades de 180 1 de long; elles communiquent avec les ailes et ſorment des promenades couvertes non interrompues. Dans la colonnade se trouve la ſontaine, dont on

“boit l'eau, que des tuyaux y amènent de-

puis le bain in dont on loue beaucoup le magnifique fronton, soutenu-par huit colonr.-< colossales et orné de ssculptures. . tel de la régence, un des plus beaux ornemęns de la ville; la nouvelle redoute , avec une salle magnifique. On ne doit pas oublier la belle fontaine qui orn“ la place du Grand-Marché ; son tassir énorme est en cuivre ; la statue en .ronze de Charlemagne s’élève au milieu. Aix-la-Chapelle possède un gymnase, nne école des me-

rperial. Le théâtre neuf,

ners, une collection de modèles relatifs

aux arts et à l’industrie, une école de commerce et une bibliothèque publique. Elle se distingue aussi avantageuse- 8 par son industrie variés, qui date és témps de 2 te : ce prince y ira 68 artistes et dés artisans de tous les côtés , et y établit nne foire fréquentée par ches es nations, en 1171 8 1 lent si cëlèbres , qu'elles né fournir à toutes les dé d’hui cette vi vrent tous les ans au 0 valeur d environ trois mil

égalent les me nent de ou

coton ore, 4 0 evrerie et ia cavrotéérie. Ses sourees mi-

Là

nérales aussi y attirent tous les ans un grand nombre d’étra..ers, et ajoutent au mouvement produit par son commerce florissant. Sa population en 1828 s'élevait déjà à 37,000 Ames.

Dans ses environs immédiats on trouve: Boncarte (Burscheid), petite ville, très industrieuse , située à 500 pas seulement d’Aix-la-Cha-

lle, avec des bains célèbres et 5000 habitans.

Les sources dites supérieures fou’nissent l'eau chaude en si grande quantité, que, réunies, elles forment une rivière considérable nommée le r'uisseau chaud. Tout près de ce ruisseau coule us ruisseau froid; ils se réusisceat ensuite à moins de 2 milles au-dessous de Borceïte, dans un étang nommé l'étang chaud, à cause de la Lempérature de son eau; il ne gèle jamais et contient un grand nombre de carpes, de brochets, de tanches et autres poissons très grus, mt i d'un goût désagréable, que leur chair ne perd que lorsque, avant de les manger, on les a fait rester pendant quelques semaines dans un réservoir d'eau douce et froide. Bannensenc, village de 1600 habitans, avec des mines de houille.

ConneLius-MÜnsten , petit bourg de 800 âmes, avec des carrières et une ancienne abbaye, où M. Kolb, qui en est devenu le propriétaire, a établi une bergerie et une manufaclure de drap. Stoussnc , petite ville de 2300 habitans, importante par ses nombreuses fabriques de laiton, qui sont beaucoup déchues en comparaison de ce qu'elles étaient en 1816, lorsqu'elles fournissaient 30,000 quintaux de ce métal, et qu'elles employaient1300ouvriers. Escuweicer, pelite ville de 2500 habitans, dont une grande partie est employée dans ses fabriques d'épingles, de fll de fer etautres articles; dans son voisinage on exploite de riches mines de houille. HERZOGENRATH, petitbourg de 800.âmes, avec une grande mine de houille. Plus loin d’Aix-la-Chapelle et dans un rayon de 14 milles seulement on trouve: Jux ins (Jülich) , place forte, située sur la Roer, avec 2800 habitans civils, Dünazx, petite ville de presque 6000 habitans, florissaute:par ses nombreuses fabriques de quincaillerie, de clouterie , de papier. elc.; elle a un gyrinase. Dans les lourbières de ses environs ou trouve les restes de ſorèts de pins englouties par d'anciennes révolutions du globe; on en a retiré souvent des trones entiers, dont FTintérieur était encore très bien conservé. Nxau

1 ville de presque 10,008 impor : sale surtout par tes de dr p. Entre cette ville et Montjoie , s'élève la peliie connue sous le nom de Hohe-Fee

gnes sont couvertes presque soleil mn ue one

em vur CI neigen s'y ammoncékent et des orages mugisseut autour de leurs sommets ; quelquefois surtout sur le chemin entre Mal et Neau ils entrainent les voyageurs dans des marais destourbières. Henri Fischbach, poussé par des sentimens d'humsaité, nt placer sur la limite, au milieu des Hautes-Fagaes et près de la maisonnette isolée d- Michel, une cloche, sonnée par ses habitans pendant les brouillard: les fortes neiges et à l'entrée de la nuit. Plusieurs voyageurs Cgarés ont été sauvés par ce moyen, car le sen de la cloche est entendu à la distance de 2 lienes. Monrsoie (Montschau), petite ville de 3000 âmes , florissente par ses manuſactures de drap, casimirs et autres étoffes. Ingenbroïich({ingenbruch), village qui en est voisin, compte 800 habitans, dont la plupart sont occupés à la fabrication du drap.

Les autres villes et lieux les plus remarquables dugouvernementd’Aix-la-Chapelle sont: Mazuevv, petite ville de 4100 habitans, flurissante par ses tanneries et autres fabriques; la superbe église de la ci-devant abbaye des Bénédictins doit être mentiopnée. Monesnet, petit village de 350 habitans, remarquable par ses riches mines de calamine. Roûcennonr, autre village encore plus petit, dont la population ne monte qu'à 180 âmes, mais important par le voisinage du B/eyberg, montagne renommée par ses riches mines de plomb.

#ossassions. Les 1 intimes qui

lient le canton de Neufchâtel à la confédération Suisse, les grands privilèges dont il jouit, et sa position phique relativement aux autres parties de la monarchie, nous ont engagé à le décrire avec la Suisse, dont il forme une partie intégrante, malgré sa dépendance du roi de Prusse. Voyez aux pages

RONARGRIR MO.

POSITION ASTRONOKIQUE. Longitude orientale, entre 1° et 4° 48’. Latitude, entre 51° et 53°. Dans ces calculs on n’a gas tenu compte du grand-duché de

uxembourg.

conrins,. Au nord, la mer du Nord. A l'est, la confédération Germanique (le

royaume de Hanovre, les provinces prussiennes de Westphalie et du Rhin). Au sud, le royaume de Belgique. A l’ouest la mer du Nord.

»ays. Le royaume actuel des Pays-Bas ou de Hollande, qui formait les Provinces Septentrionales de la monarchie

Néerlandaïise, créée par le Congrès de Vienne et dissoute par ſa révolution éclatée à Bruxelles en 1830, se compose des parties suivantes : 1° Les Pars QUI von- MAIENT LES SEPT RÉPUBLIQUES ou provinces souveraines étroitement liguées entre elles; on les appelait communément les VII Pnovinces-Unies; quel- 22 , mais improprement la Hoi LAN DR

u nom de la province la plus considérable; ces sept républiques ou provinces étaient la Hollande, la Gueldre, la Zélande, l' Utrecht, la Frise, l'Over-Yssel et la Groningue; la petite province de Drenthe formait un état séparé, confédéré avec les sept autres.

2° Les PAYS DE LA GÉNÉRALITÉ ou des EraTs-GÉNÉRAUX ainsi nommés parce que, ayant été conquis par les Provinces- Unies pendant les guerres civiles des Pays- Bas, ils étaient administrés par les Etats- Généraux; leurs habitans n’avaientaucune part au gouvernement ni aux privilèges dont jouissaient les VII pravinces souveraines. Ces pays comprenaient le Brabant Septentrional et plusieurs districts où se trouvaient les villes de Bois- le- Duo, Oosterhout, Tilburg , Eindhoven, Helmont, Osch, Grave, Kuik, Breda, Willemstadt, Steen bergen, le district de Maertricht avec Maestricht et le pe'it comté de Vroenhove dont le prince - évêque de Liège était co-souverain avec les Etats- Généraux;une partie duduchéde Limbourg, où se trouvaient Walkenbourg ou Fauquemont et Gulpen; une partie de la Gueldre-Supérieure, où étaient Venloo et le fort de Sfefansicerd; une partie de la F/an dre où étaient situés Sluis ou l’Ecluse, Aardenburg, Fsendyk sur l'ile Kadzand , Hulst, Axel et Sas-de-Gand. Dalem qui appartenait à cette catégorie doit former partie du territoire de Belgique.

3° La moitié orientale du grand-duché de Luxembourg.

4° Une fraction du ci-devant évèché souverain de Liege, avec Weerdt.

MONTAGNES. On peut “ir: qu'il y en a aucune dans le royaume ;oprement dit; car on ne voit que des collines dans la Gueldre et dans la province d’Utrecht. Le grand- duché de Luxembourg en offre quelques-unes , mais elles sont toutes peu élevées ; c’est dans la partie Belge où il y en a le plus. Voyez le royaume de Belgique.

s. Meme en ne tenant pas compte des Ales formées par les travaux des hommes, celle contrée en offre un grand nombre.

On peut les ranger en deux groupes : le Gaourg MÉRIDIONAL, qui comprend les iles formées par les divers bras de la Meuse et de l'Escaut; le Gaoure Sxrrzx- TRAIONAL, qui comprend les iles ran-

à l'entrée du Zuyderzée et le long

es côtes de la Frise. Kadzand, Nord et Sud-Beveland, Walcheren, holen, Schouwen, Over-Flakee, Voorn et Beyerland sont les plus considérables du groupe mèridional; Wieringen , Texel,

Vlieland, Ter-Schelling et Antelland méritent d’être mentionnées dans le groupe septentrional.

ads. Ce petit royaume en a un grand nombre, surtout dans les provinces de Frise, de Groningue et d'Over-Vssel; mais ils sont tous d’une petite étendue. Celui de Harlem, que usage décore du titre de mer, les depasse tous de beaucoup. Les autres sont trop peu considérables pour mériter d’être mentionnés dans un traité aussi élémentaire que le nôtre. Les trois provinces que nous venons de nommer, celle de Drenthe et la Hollande-Septentrionale ont un grand nombre de marais ; dont

lusieurs sont tres étendus. Le Bourtan 1

ns les provinces de Groningue et 45 Drenthe, et le Peel dans le Brabant-Septentrional et le Limbourg, paraissent être les plus grands. On en a desséché quel-

ues-uns : on appelle polders leur ancien

ond. La ci-devant mer de Narden offre un des polders les plus considérables, ainsi que les deux rives de l’Escaut vers ses embouchures ; sur ces derniers il règne des fièvres connues dans le pays sous le nom de maladie des polders.

runs. Ce pays est peut-être la contrée de l'Europe qui offre relativement à son étendue le plus grand nombre de fleuves. Ils ont tous leur embouchure dans la mer du Nord, à l'exception de deux branches du Rhin et de quelques petites rivières qui se rendent dans le Zuyderzée.

Nous tracerons le cours des principaux du sud au nord.

L'‘®«caur (Schelde) sort du territoire de la Belgique, baigne le fort de Bath, près duquel il se partage en deux branches: l'occinenTALe , dite aussi Hour, et l'ontenrTaus; elles forment la plupart des îles dont se compose la Zélande.

La Meuse (Maas) vient du royaume de Belgique, passe par Mäestricht, Roermonde, Venloo; e,

les obl

avoir formé un grand nombre de bras , elle mp ee ee.

inales dans la , dans les ſi ·

riacigales Mun wn après sa jonction avec le

plus beau canal que ont

Zuyderzée, C'est le l'on connaisse. Ses 100 pieds de long, 24 de d'ouverture entre leurs

nation welle perd ensuite pour reprendre son di

premier nom vers son embouchure septentrio- . Rotterdam, Schiedam et Arielle, Une partie de su branche méridionale enssi dans le pays la dénomiaation de Mogaavs, du village de ce nom, situé dans le Brabaat-Septeatrioual, ou l'on pontons; celle-ci baigne Helvoelsluis.

Le Rain sort de l'Allemagne, et proprement de la monerchie prussienne; à peine entré dans le royaume de deux bras: celui de la gauche pread le nom de Wang, court à l’ouest, passe par Nimègue el se réunit à la Meuse; le bras droit se divise au-dessus d'Arnhem en deux autres; celui de droite ou l'Yssez va au notd, baigne Doesburtz, Zutphen, Deventer, reçoit une pelite rivière nommée Yssel, qui vient de la Westphalie et se jette dans le Zuyderzée; le bras gauche, qui conserve le nom

de Ruin, envoie à Wyk-by-Duerstede une autre J.

branche nommée Lecx , à la Meuse, tandis que le Rhin, appauvri par tant de partages, sé dirige au nord vers Utrecht, où il détache encore un de ses bras, qui sous le nom de Vxcur entre à Muiden dans le Zuyderzée. Enfin le véritable Rhin court versl'ouest à Leyde, où il n'a plus que la largeur d'un grand fossé, et parvient au village de Katwyk, oùgepuis1807 on lui a frayé uneembouchure que

les sables avaient obstruée depuis long-temps, La,

Moselle, un des affluens du Rhin, ne fait que toucher pendant quelques milles la frontière orientale de la partie hollandaise du grand-duché de Luxembourg. . .

Le Hunsx, petite rivière qui traverse les provincesde Drenthe et de Groningue, baigne Groningue et entre dans le golfe de Lauwerzee.

L'Eus, dont l'embouchure seule touche le royaume. 5 CANAUX, et amm DE vun. Notre cadre ne nous permet pas d’entrer dans

les détails qu'exigerait la description des 6

nombreux canaux qui coupent ce royaume dans toutes les directions. Nous nous bornerons à faire mention des deux suivans, comme des pius remarquables : le canal du Nord, dans la Holiande, commencé en 1810 et fini en 1824: il joint le port d' Amsterdam à celui de Nieuw Diep par une ligne navigable pour les vaisseaux de guerre et les vaisseaux marchands du plus fort tonnage. Par un trajet de 20 lieues, toujours sûr et facile, il leur fait éviter les longs détours souvent contrariés par les vents et les hauts-fonds qui les obligeaient de s’alléger en prenant le

ce fleuve sur des

„ ce fleuve se partage en

U 4 » selon M. Huerne de Pommeuse, om à pratiqué pour la première fois ces belles écluses dites d entail, qui 0 des appareils de construction particulière, pee voir ouvrir leurs portes dans les hautes eaux par l’effet meme de la pression du biez supérieur. Le canada ditZuid-Williems-Waast, gui fait communiquer Bois-le-Duc avec Maestricht :

il t les grandes barques de la Meuse, qui ntjusqu’à 800 tonneaux, et présente b de cette dernière ville une des plus belles écluses. Enfin celui qui, en assant par Groningue et Leeuwarden, tend depuis l’Ems jusqu’à Harlingen sur le Zuyderzée. Dans presque toutes les provinces et surtout dans les deux Hollandes les villes communiquent par des canaux comme elles communiquent ailleurs par des routes; ces canaux sont parcourus :

par des barques qui passent à des heures tablies et y remplacent assez généralement les diligences. Mais on ne saurait passer sous silence un autre genre de construction hydraulique qui est de la plus grande importance pour ces mêmes provinces, et qui forme un de leurs principaux traits caractéristiques : nous voulons ler des fameuses digues réparées tous es ans avec des frais énormes, pour protéger contre les fureurs de la mer du Nord et du Zuyderzée, la Zélande, la Frise , la roningue et une partie de la Hollande, dont le sol est bien au-dessous du niveau de ces deux mers. Ne pouvant nommer tous ces ouvrages dus au génie de l’homme, nous nous burnerons à citer la. digue de Wesi- Cappel à la pointe occidentale de lle de Walcheren, regardée comme la plusmerveiileuse de ces jetées artificielles. Un chemin de fer d'Amsterdam à Leyde par Harlem, déja ouvert, sera prolongé jusqu’à Rotterdam par La Haye et Delft. Celui d'Amsterdam à Arnheim sur le Rhin, est moins avancé.

ETHNOGRAPHIZ, Sans tenir compte des Juifs, qui ne forment qu’une petite f race -

une partie de la dans le grand-duché de Lasembonrg 6 el

red et VE coq | ces; 1 .

e ls Frie 8 qus d'Amsterdam

t. La oh g TINE,

qu comprend les Fallons; 1 vivent

— 4 dans Een

r ans le uc uxem-

LE e

0 e lo val on. remen e flan 5 79 » dans dans deux dialectes

est constitntionnel e o beaucoup à celui de la France.

le pouvoir législatif avec les Stats aux, div en deux : la première chambre 2 des membres nommés à vie le pe à psrmi les personnes les pl s

pe ies . ele Vassemlent au moĩas ane ſois l an. — — assure et garantit les mêmes droits à tous

les Chaque province a ses états — de membres élus

par les trois — de l’état, qui sont la Le ou l’ordre — | des villes ei l'ordre

et ee fois qu’ils sont convoçués per le roi gouvernement des colonies * vartient — au roi.

YORTERESSES et PONTS ENLEPAIRES, Les vrincipates forteresses du royaume sont :

Maestricht , Breda, Berg-op-Zoom, Bois-le-Due, Flessingue, Le Helder, Gæ-

lordre pl Ils s’assembient au moins SET à —

lus leur Aae Les — Hollande, 4 — à

Dordrecht Dec, as ee. Mai ve pr À

core supérieure à cell e tous les 6 rr e d'Amsterdam ; la cireris de Kar-

; le gentèvre de Schiedam, Gouda et Amen: le tee d' Amsterdam, epuis ! s on à essayé en

vain 4 4 érens pays; les

dont K la répu-

pattes nulle par es les papiersde la Holru arr ceux de

je étoftrecht et surho 3 — de cette dernière ville;

est les fanneries de Maestricht; abri-

ques de tabac d'Amsterdam et ud Rot-

t terdam; la faïence de Delft ; les pipes de

Gouda; les aiguilles Rotte dam et de Bois- e- Duc; ; les ra les de 3 Rotte et Dordrecht, D lesquelles celles d' Amsterdam à travaillent au-delà de 40 mil lions de livres par an; les livres et les grarures d'Amsterdam; la belle faille de diamans de cette ville, et une foule d’autres objete démontrent l’active industrie des habitans de ce royaume.

commancs. Les ei-derant VII Provincesju ne se trouvent plus en e du commerce du e comme autr

La cause en IN autres nations tes, aux évènemens qui se sont és et à a perte de

s de millions A

due plus de capitaux que ces provinces ; leurs habitans — 3,400, 000, 000 de

MONARCHIE HOLLANDAISF.

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