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d'Espague, jo, baigne tLisbonne , entre dans le territoire let le Zeatlas et le
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par Jeruus de Villa-
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PENINSULE IMSMANIQUE.
les habitans du P. t àlasouche A per y pe — re nelques mil
COUVSANEMENT.
de l'ile de Léon en 1820, une révolution ne tarda pas à éclater aussi en Portugal.
Des cortes extraordinaires se réunirent et proclamèrent une constitution accueillie par le roi régnant Jean VI, et modelée
sur la constitution Espagnole de 1812, m
mais plus démocratique encore ; car elle n’admet qu'une chambre nommée par le suffrage universel et investie de tout le pouvoir législatif et d’une grande partie du pouvoir exévutif, Le roi n’a point de velo ; il peut suggérer des amendemens à une loi votée par les cortès; mais si celles-ci persistent duns leur vote après une seconde discussion, le roi est censé:
avoir sanctionné la loi. Il ne peut proroger ni dissoudre les cortès qui se réunissent et se séparent à des époques fixes.
Trois ans après, une insurre dirigée par Dom Miguel, second fils du roi, renversa ce nouveau régime politique ; et en mai 1823, Jean VI protesta contre tout ce
… avaitété fait jusqu'alors. A la mort du roi,
arrivée en 1826, Dom Pedro, son fils alné, roclamé précédemment empereur: du il, abdiqua la couronne de Portugal
en faveur de aa fille Dona Maria, et donna aux Portugais une charte qui rétablissait les anciennes corés. Suivant cet acle constitutif, le pouvoir législatif réside dans la personne du roi et des cortès qui sont divisées en 2 chambres: celle des Pairs nommés par le roi en nombre illimité et dont la dignité est héréditaire ou à vie, et celle des Dépulés, dont les membres sont nommés tous les 4 ans par les électeurs des provinces, élus eux-mêmes par des assemblées primaires de paroisses. En 1828, Dom Miguel que son frère avait nommé régent, s’empara du trône de sa nièce, se fit proclamer roi absolu, et régna par la terreur.
Mais Dom Pedro, obligé d’abdiquer la couronne du Brésil et de se réfugier en ÆEürope, parvint en 1833 à reconquérir
treadura; Mon. %%, et {lmeida dans le Beira ; Valenga, dans le Min'".
Tous les autres ne sont que dee «+ tions militaires, où des corps de l': mie sont en quartier.
On peut dire que Lisbor ve 11 le seul port militaire du royaum . C’est aussi le seul où se trouvent les chantiers pour la construction des bâtimens de la marine militaire, On en construit aussi à Pri, mais seulement de très petits. .
sapusrais. Tous les géographes , les économistes et les voyageurs font aux Portugais le reproche banal de manquer presque entièrement de fabriques et de manufactures, et d'être obligés d' acheter des étrangers tous les objets non-seulement de luxe, mais meme les objels nécessaires pour l’habillement le plus grossier et pour l'ameublement de leurs maisons. Prur toute réponse et pour donner une à‘: de l’industrie de cette contrée, nous ierons l'extrait du tableau que nous avons publié dans le premier volume de la S'alistique du Portugal, nous bornant à citer : les fabriques d'armes de Lisbonne ; celles de draps :t es de laine de Portalegre, Covilhan et Fundào; la ſaĩende de Lisbonne, Porto, Coimbra, Beja, Éstremoz, Cercal et Caldas ; les toiles peintes de Lisbonne, Porto et leurs environs ; les ouvrages en fer-blanc de Lisbonne et de Porto; les excellentes confitures de Lisbonne , Porto, Coimbra et Guimaraes; la grande ilature de coton de Thomar , dont le il est pour le moins égal à celui d’Angle-
4 | ot EUROPE.
les galons , les ru
lemquer , celles 4% Gui
an, Feira-et celles des envi-
; les grandes : ne-
u Minho, du Beira
et de Trüs-os- Montes; les vote d Al-
Mon I cobaça et de Thomar; les fawnerter de rien
Evora ma | ete, eto. ; ta che 15 zerte 4e Lisbonne, Porto, Élvas, C
parfaits que solides. Enfin les sotertes de Porto et de Bragança et surtout les étoffes en soie de Campo-Grande , près de Lisbonne , qui imitent parfaitement celles de Lyon. 0 1 COMMERCE, Qoique très déchu de ce quzil ctait dans les dix années qui ont irécédé le départ du roi pour le Brésil, e commerce de ce royaume était encore assez important avant les évènemens de 1820. Les troubles et les changémens de RN lieu depuis lors ont réduit presque à rien. Les principaux ARTICLES ÉXPORTÉS à celte époque étaient:
vins, citrons, oranges, figues , amandes et autres fruits secs, sel commun, huile, sumac , liège et faine. Les principaux ARTICLES IMPORTÉS étaient : froment, seigle, orge et mais; morue sèche, viande salée, beurre, fromage , bœufs , chevaux, muleis et autres animaux; drogues médieinales et de teinture , huile: de lin, lanches, solives, merrain, mats, douves; . de fer et d'acier, plomb, étain, cuivre , laiton, charbon de terre, goudron et poix; lin, chanvre et soie ; ensuite un grand nombre d'articles des ſabriques et manufactures étrangères dont la plus grande partie était né ag pour les possessions d'outre-mer, Les princi-
paux articles consistaient en étoffes lgères de laine, draps fins, toiles d’Allemagne et d'iriande, toi à voile, corda-
ch i erie anglaise , aiguilles, cristaux à Late fine d'Angleerre. Il faut ajouter à cela tons les produits importés des co-
lonies , tels que sucre, café, cacao, .
etc, etc.
Les villes les plus marchandes de l’intèr sont: Elvas , Evora, Viseu, 497 5 Peso da Regoa, han tr Ar antes , Leiria, unça', Beja , Covilhan et Coimbra. Vises , Evora, Golegan, Lamego et Peso da Regoa ont des foires très riches et très fréquentees. Les ports de mer les plus im ns pour leur commerce sont: Lisbonne, Porto et Setubal, ensuite Faro, Pi-
gueïra, et Viana, DIVISIONS ADMINISTRATIVES. D’après jét de la nouvelle division territo-
du royaume adopté par les cortès
en 1823, le Portugal avec les îles Acores et Madère devait étre partagé en douze
Provinces divisées en 20 comarcas où arrondisséemens , subdivisées chacune en plusieurs cantons ou 7#/7ados.
Les troubles qui depuis lorsont agité cette contrée n’ont pas permis de mettre à exécution ce décret utile, et le Portugal offre encore ses anciennes divisions administratives, véritable chaos géographique, Comme il est très probable que lorsque ce royaume jouira d’un gouvernement régulier on réalisera la division projetée, nous allons la donner à la suite de celle qui subsiste actucllement. Nous croyons aussi indispensable de faire observer que les six provinces, entre lesquelles nous répartissons les 44 comarcas, ne forment pas comme on lé croit généralement , des provinces administratives, militaires ou ecclésiastiques, mais de simples c:visions géographiques , répétées, on ne sait pourquoi, par tous les géographes et les cartographes ru::tiniers.