PROVINCIA DO ALGARVE
CoMaAncA DE FA no.
Silves
Me té DA MADEIRA (ile de Ma-
Beja, SA Loew, Odemira, Serpa, Vidigueira.
Faro, Lagos, Loulé, Tavira, Villa nova de Portimäo,
COMARCA DO FUNCHAL, : : .. «0: « Funchal, Machico, Ponta-Delguda, Ribeirabrava dans l'ile Madère, et l'ile Porto- Santo.
TOPOGRAPHIS. LIisBONNE , bâtie en amphithéâtre sur plusieurs collines, le long de da rive droite du Tage, résidence d'un patriarche, avec un des plus beaux mouillages de l'Éurope et environ 260,000 habitans. La ville ancienne, échappée à la terrible catastrophe de 1756, est mal batie et très malpropre; la nouvelle au contraire se distingue” presque partout par la beauté de ses maisons, par l’aligneà de ses rues et par sa grande pro-
ret ? Les principaux bâtimens publics sont :
le palais royal d’Ajuda à une des ex-
trémités de la ville L Qui, lorsqu'il sera fini, pourra, mal gré rands défauts, passer pour un des plus beaux de l’Europe; ceux de Bemposta et de Necessidades, qui sous tous les rapports, sont beaucoup inférieurs au premier. L’arsemal de la marine, où se trouve une salle
d'une grandeur extraordinaire; l’arse- ,
nal de terre ; l'opéra italien ou thédtre San Carlos, comparable aux beaux théâtres d'Italie du second ordre; enfin les beaux édifices qui forment la place du Commerce, et où se trouvent la bourse, la douane, la maison des Indes, le-
le, Sinfaes, does, Tun-
ira. ” , Montemor,
m Pombal.
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n-Jorge ei true Santa- , Fiores et
lo de Vide, a-Viçosa.
„ Almada, Vidigueira.
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squ’il sera is défauts, x de l’Eude Necesports, sont . L’'arsee que salle
ou thedaux beaux dre; enfin
la place a bourse, des, l'in-
pb; l’arse- ,
tendance de la marine, la biblio- 1 royale, et autres établissemens.
ne aun grand nombre de couvens:
ceux de San-Vicente de Fora, des Grillos, de in des Loios, d RG trella , des Haulistas, de San- Bento, de Belem et de Necessidades , doivent ètre rangés parmi les édifices les plus remarquables de cette capitale; dans celui de Necessidades les cortès ont Lenu leurs séances depuis 1820 jusqu’en 1828.
Sept temples surtout méritent de fixer Vattention; ce sont: la magnifique église du couvent de Belem, bâtie par le roi Emmanuel sur le lieu même de l’embarquement de Vasco da Gama; celle de $San-Antaé(St-Antoine), remarquable par son architecture et par ses ornemens; celle du Coragéo de Jesus (du Cœur de Jésus), appartenant: au convent d’Estrella , vaste bâtiment , couronné d’un dôme d’une exécution hardie ; la $é ou la cathédrale , autre, vaste. édifice, de construction ancienne , restauré depuis le tremblement de terre; l'église de S- Roch, remarquable par la Superbe chapelle en mosaique de St-Jean-Baptiste, que le roi Jean V fit conetruire à Rome et transporter à Lisbonne ; celle de San- Vicente de Fora, tenant au couvent de ce nom, grand et bel édifice ; et l’églése de Santa Engracia , autre vaste bâtiment, construit en forme de dome en belles pierres. de taille, orné de beaux marbres, mais qui n'est pas encore achevé. as La Place du Commerce ( praça do Commercio), dite aussi place du palais (Terreiro de Paco) et celle du Rocio sont les plus belles de Lisbonne. Au milien des beaux bâtimens sus-mentionnés qui forment la première, s’élève la superbe statue équestre en bronze de Joseph | ; le coté du nord de celle du Rocio est fermé par le vaste palais de linquisition, où sous le régime des cortès étaient établisles bureaux de différens ministères.
Le jardin public (passeio publico) a le défaut d’être trop petit et trop monotone.
Les plus belles rues de Lisbonne sont celles de l’Or (do Ouro), de l’Argent (da Prata) et la rue Auguste (rua Augusta) ; toutes les trois sont tirées au cordeau et bordées de belles maisons d’une architecture régulière, embellies par des boutiques d’orfèvres , de joailliers, de marchands de draps et d’étoffes de soie.
Malgré les déclamations banales de certains auteurs sur l’ignor: des Portugais et sur le manque d’établissemens scientifiques et littéraires, nous pouvons assurer que Lisbonne en a plusieurs et assez bien organisés. Nous citerons :
l'académie royale de marine avec son observatoire ; l’école royale de con struction et d'architecture navale ; l'académie royale de fortification , d'artillerie et de dessin ; l'école royale de chimie et celles de sculpture et de commerce. Nous nommerons encore le collège royal militaire, celui des nobles ; l'institut de musique; les écoles royales de San - Vicente de Fora, où l'on enseigne les langues anciennes et le français, la physique, la géométrie et la philosophie; l’école royale dc dessin et d'archilecture civile , et une foule d’autres établissemens pour l'instruction primaire, Lacadémie royale des sciences de Lisbunne , est le premier corps savant du Portugal, et publie depuis sa fondation, des mémoires et des ouvrages du plus haut mérite; la bibliofhèque royale, celle de Jesus et de MNecessidades ; le cabinet d'histoire naturelle, et le jardin botanique à Ajuda ; les cabinets de physique à Ajuda et de lacadémie des sciences sont des établissemens qui méritent d’être mentionnés.
Les environs de Lisbonne offrent plusieurs lieux importans sous plus d’un rapport. A la droite du Tage on trouve: CixrrA, avec environ 4000 habitans, remarquable par la beauté de sa position vraiment pittoresque , par sa belle verdure et son délicieux climat. Mara, petite ville de 3000 habitans, renommée par sa superbe basifique, par son vaste couvent et par un magnifique palais royal, tous construils sous Jean V; ce palais est sans contredit le plus beau monument moderne du Portugal et un des plus magnifiques de l’Europe. Quezvz, château royal d'une architecture irrégulière: ce lieu n'a d'autres habitans que les personnes altachées à la cour. BeL- LAS, remarquable par la belle campagne du marquis de Bellas et par ses sources ferrugineuses; pop. 3400 âmes. Beurica, joli village, remarquable par le grand aqueduc des Agoas livres qui l'avoisine; c'est un des plus magnifiques ouvrages en ce genre de l’Europe moderne, et il peut rivaliser avec les plus beaux aqueduts construits par les anciens. Canro- Guanog, petit endroit de 1300 habitans, renommé dans tout le Portugal par sa grande fabrique de soierie; c'est le rendez-vous ordinaire des cavaliers et du beau sexe de Lisbonne, particülièrement les dimanches; on y fait quelquefois des
A la gauche du Tage, on trouve: Aus.
bourg d'environ 4000 habitans; dans son nage est située la mine d'or d'Adissa, raploitée depuis quel ues années. ALDEA‘G):LEGA, gros bourg d'environ 4000 habitans, la plupart pecheurs et mariniers; c'est le passage ordinaire de tous ceux qui vont de l’Alem-Tejo à Lisbonne. Serunas , importante surtout par ses nombreuses salines, ses vins et ses oranges dont l'exportation est très considérable; nous avon: :‘jà vu que c'est la troisième ville du royaume pour le commerce maritime favorisé par son b:au furt; pop. environ 15,000 ames. CEzIMBRA : avec un pelit port et 4200 habitans qui pres tou: vivent de la pêche.
Corssra, ville épiscopale du Beira dont elle est regardée comme la capitale, bâtie en amphithéâtre sur une colline le loug du Mondego, avec une population permanente d environ 15,000 àmes, Parmi ses édifices les plus remarquables on doit citer : le palais royal de l'université (pagos reaes das escolas), les coléges des Cruzios, des Bénédictins , des Hiéronimiles des Bernardins , des Loios, de l’ordre du Christ et des Aris, le monasière de Santa-Cruz. Coimbra est le siège de la direction generale de Pinstruction publique du royaume, et le centre d’un commerce intérieur assez considérable.
Pok ro, ville e du Minho, batie dans une position délicieuse sur deux collines, non loin de l’embouchure du Douro. Le palais de la cour d'appel
senado da relaçao), l’Aôtel-de-ville ( casa da camara), Pi un quart seulement est achevé; les immenses magasins dela Compagnie des vins, la cathédrale et l’église des Clerigos sont ses principaux édifices. Plusieurs de ces bâtimens et surtout les magasins de la 7 1 %% ont beaucoup souffert pendant le long siège que les Pé-dristes ont soutenu contre Dom Miguel.
Cette ville, la plus industriense et la plus 2 du royaume après Lisbonne, et dont la population s’élevait naguère à environ 70,000 habitans e tr A sieurs établissemens pub ies, dont l’école {academia) de marine et de commeroa, celle de chirurgie et d'anatomie et le séminaire épiscopal sont les plus importans.
tal royal, dont
Len autres villes les plus remarquables de V£stremadura sont : Caron, avec des bains D ent 2008 Pl de Caldas da Rainha fréquentés ; j 1800 âmes. Leraia, pelite” W A a 2000 habitans; dans son voisinage se trouve le ‘village de Marinha-Grande, important par ss superbe verrerie qui fournit aux besoins de la plus grande partie du Po et de ses sions d'outre-mer. BaTALHA, remarquable par son magn couvent regardé comine un des plus beaux édifices d'architecture normano-gothique; 125 1600 âmes. PEenicne, importante par ses fortifications; pop. 2500 âmes. Al Conn. „
An-Manrimno, par les travaux hy s en trepris pour 2 — son port; pop. 1000 habitans. Tuonan, par son vaste couvent où réside le grand prieur de l'ordre du Christ, et par sa grande filature de coton ; pop. environ 4000 âmes. Annaxtas, par son Commerce et par son église de Si- Vincent, une des plus grandes et des plus magnifiques du royaume; pop. âmes. San- TAREM, par son commerce, par le séminaire patriarcal, et par sa population estinée à près de 8000 âmes; cette ville a été la résidence de plusieurs rois de Portugal. SazvaATEnRA DE MAcos, avec un château royal et environ 2000 habitans.
Dans l4lem-Tejo on trouve: Evons, ville archiépiscopalé d'environ 2000 habitans ; on y remarque plusieurs antiquités romaines , entre autres un bej aquadus très bien conservé, et le (emple de Diane, qu'on laisse profaner au point de le faire servir de boucherie; elle doit à l'importance de ses souvenirs historiques d'être regardée par
DT
les Portugais comme la seconde ville du royaume.
Esrneuoz, ou l'on fabrique une grande quentité de ces vases de terre, qui, à Cause de leur grande porosité, sont employés dans tout le Portugal ei dans une grande partie de PEüpagne pour faire rafraichir l'eau, vop. environ 5000 Ames. BEIM. ville épiscopale d'esviron 5000 habitans; on y voit quelques restes antiquités romaines, telles que la porte du Sud, en uqueduc, etc.
SenpA, importante par son commerce considérable de contrebande avec l'Espagne; pop. près de 5000 âmes. ViLLa-Viçosa, avec un palais royal et un parc de 10 milles de circonférence environné de murs; pop. environ 3000 âmes.
ELvas, ville épiscopale, avec une vaste cathé drale, un aqueduc, un thédire et environ 10,000 habitans; c’est la plus forte place du royaume et une des principales de l'Europe; sa douane est la première parmi les douanes fron-
- tières du Portugal. PontTALkGRE , ville épiscopale
d'environ 6000 habitans, import inte par sa grande manufacture de draps. MARvaAw, par ses fortifications et parles antiquités découvertes dans son territoire; pop. 1000 àmes.
Dans le Beira on trouve: Fictetra, importante par son commerce et son port ſarmè par le Mond( go; pop. environ 6000 àames. Avrino, petite ville épiscopale, qui recouvre de jour en jour son importance maritime, et devient moins insalubre depuis les grands travaux entrepris au commencement du siècle pour lui rendre son
et des plus âmes. San-
00 habitans.
Evora, ville ns; on y re- 8, entre au- E, et le lemu point de le importance egardée par lu royaume.
ide quentité leur grande Portugal el e pour faire Ames. BEA.
bitans; on romaines, edo, etc.
ce considé- ; pop. près un palais Conférence 8000 âmes.
jaste cathe.
et environ te place du Europe; sa uanes frone épiscopale ar sa grande ses fortificaes dans son
ina, imporformò par le es. AVFIRO, de jour en vient moins entrepris au rendre son
vaste port et dessécher les marais dont elle était environnéc; pop. 4000 mes. Ovan, importante r son commerce et par sa population esmée au-dessus de 10,000 âmes. Visau , ville épiscapale d'environ 9000 habitans, importante por sa la plus riche du Portugal, et à laquelle on fait des affaires pour la valeur de plusieurs millions en bijoux ; ouvrages d’or et d'argent, draps, et en bestiaux ; elle est aussi la résideuce du guuve”seur militaire du Haut- Beira. Laneco , ville épiscopale d'environ 9000 habitans, dans laquell; furent rassemblées , dit-on, les cor. lès en 1144 pour établir les bases de la constitution du ro/aume. Covii na, au pied de l'Estrella, importanie par ses belles manufactures de laine el sa sociélé litéraire; pop. au-delà de 6000 des. 13 Dans le Minho on trouve : Bnaca, ville très ancienne, siège d'un archevéché très richie. La cathédraleïde cette ville industrieuse et commeręante est un édifice de la plus haute antiquité éttrès vaste; les restes d'un temple, dun amphithédtre et d'un aqueduc attestent la domination des Romains dans cette partie de l'Europé ; pop. au-dessus de 14,000 Ames, ,GUIMARAES , jolie ville d'environ 6000 habitans, florissante par ses manufactures de coutellerie, de toiles, etc.; elle a été la première capitale de la monarchie Portugaise. Cat bas no GEHE, chétif endroit qui s’agrandittous les jours à cause du grand nombre de personnes qui vont y prendre des bains pendant l'été. VIVA, importante par.son port, son
commerce et ses pécheries, c’est la résidence du
gouverneur militaire du Minko; pop. 8000 âmes. VI LA bo CoNpe, par son port, son commerce el ses pecheries; pop. 3000 Ames. VII EN, por ses fortifications; pop. 1600 âmes:
Dans le Tras-0s-Montes on trouve: Vu; RxAL, gros bourg, industrieux et commerçaul, d'environ 4000 âmes. Peso na Reco , petit bourg d'environ 1600 habitans, important par la célèbre ſoire des vins , dont ses vastes magasins contiennent toujours une grande quantité, C'est dans cette foire, qui se tient tous les ans dans le mois de février, que la Compagnie des vins du Haut- Douro établit la séparation entre ceux dits de feiloria tt ccux de ramo en fixe les prix et fait ses achats. La masse des affaires peut être évaluce, année commune, de 10 à 12 mitions de cruzades, ou de 30 à 36 millions de frznes. Bra- GANÇA, ville épiscopale, importante par ses manufactures de soie; pop. près de 4000 âmes. CBAVES, avec des eaux minérales fréquentées dès le temps des Romains, et un pont construit par ce peuple; pop. 5000 âmes.
Dans le royaume d’Algarve on trouve :
Faro, ville épiscopale et commergante, avec un port et plus de 8000 habitans, dont le plus grand nombre s'adonne à la pêche, Tavira, avec un petit port et presque 9000 habitans, dont ia plus grande partie est employée à la peèche; c'est la résidence du gouverneur militaire de l’Algarve. Vn LA-REAL, jolis ville bâtie régulièrement en 1774 par le marquis de Pombal, avec un port à l'embouchur de la Guadiana, et environ 2000 ha-
nr —
nombreuses
expéditions dont le résultat fut la découverte de
2 occidentale de l'Afrique jusqu'à Sierraone.
L'ARCHIPEL DES ACORES, composé de 9 Îles.
dont !es villes priaci sont : Aman, dans l'ile de Terceira, pale, assez commmer.
çante, et capitale de tout Archipel, avec envi. ron 13,000 habitaus .un college militaire(acadc. mia mililer) et d'autres élablissemens littéraires. La régence du royaume, qui y à résidé jusqu'à la prise de Porto et de Lisbonne, y publiait la Chronique de Terteira, journal beaucoup mieux imprimé que la Gaseite de Lisbonne ; c'était un véritable phénomène liltéraire qu'on doit signaler dans la description de celle partie de l'Europe, si arriérée encore en presque tout ce qui constitue la civilisation européenne, Ses fortifications ont été considérablement augmentées, surtout celles qui défendent l'entrée de sou port. Dans ses environs s'élève le Mont- Brazil, qui moyennant une médiocre dépertse pourrait devenir une des plus fortes places du monde; on travaille déjà à la construction d'un môle au port de Pipas.
Ponra-Dercana, dans l'ile de Fan- Miguel:
c'estla ville la plus marchande, la plus industrieuse et lu plusriche de tout l'archipel; elle est assez bien bâtie, et on y remarque quelques édifices assez beaux; son port est mauvais, et sa population paralt s'élever à près de 16,000 habitans. Rissina- GaANDE, dans la meme ile, ville assez florissante, avec 12,000 hab. Horra, dans l'ile de Fayal; elle a le port le moins mauvais de tout l'archipel, et le plus fréquenté après ceux de Ponta-Delgada et d'Angra; on a le projet de le déclarer port franc ; elle compte déjà près de 10,000 habitans. Lacès, dans l'ile de Pico, très petite, mais remarquable par l'excellent vin qu'on fait dans ses envirous et par le vo/can qui s'élève à peu de distance. LestlesdeS.-George, Graciosa, Sta-Maria, Flores et Corvo n'offrent aucune ville assez remarquable pour que notre plan nous permette de les nommer.
rossnssrons. La perte du Brésil a beaucoup diminué l’étendue des: possessions Portugaises. Celles qui restent au Portugal sont encore assez considérables pour lui assigner une des premières places parmi les plus vastes états du globe. La totalité des possessions actuelles de la monarchie Portugaise peut être évaluée à 430,900 milles carrés et à 6,607, 000 habitans. Voyez l'Asie, l'Afrique et l'Océanie Portugaises.
Tran a
Re
42e Monarchie
POSITION ASTRONOMIQUE. Lirgiucdle, entre 1° orientale et 12° occidentale.
Latitude, entre 1 — et 8 i f
DIMERSIONS. grande longueur.
Depuis Llanza, :u nord de Roses en Catalogne, à Ayamonte à l'embouchure de la Guadiana dans la province de Huelva 680 milles. Plus grande largeur. Lepuis le cap Priore près du Ferrol en Gaice, au cap de Gata dans la province d’Almeria, 302 milles.
conriss. Au nord, l’Océan-Atiantique et les Pyrénées qui la séparent ue la France, et la petite répubiique d’Andorre.
A l’est, la Méditerranée. Au sud , la Méditerranée, le détroit de Gibraltar et l’Océan-Atlantique. A l’ouest, le Portugal et l’Océan-Atlantique. .
ways. Les pays qui formaient autre(ois le royaume de Castille; ceux qui dépendaient de la couronne d’Aragon avec le:
Îles Baléares ; le royaume de Navarre et les Provinces Basques. On doit ajouter ia place forte d'Olivença avec la fraction
du territoire e- devant portugais qui Len-
vironne sur la vive gauche de la Guadiana, acquisition ſaize en 1811.
merrae ms. L'ESDaASUe forme tin vaste
plateau très élevé, ur monté de plusieurs
chaines de montagnes que nous avons vues
appartenir au srSsTEAE HEsPÉRIQUE. Ses ints culminans sont: le Cerro de Muladen, dans la Sierra Nevada, qui est la plus haute chaîne du groupe meridional; celte montagne, haute de 1823 toiscs, est placée dans la province de Grenade, et est le point le plus élevé de toute la Péninsule. Viennent ensuite Ja Sierra de Gredos, dans la province de Salamanque; elle appartient au groupe ventral, et sa plus haute cime atteint 1650 toises ; le Mont-Maladelta ou Pie Nethou, entre la Catalogne et le département de la Haute-Garonne, dans le groupe septentrionalou des Pyr'énées proprement dites, haut de 1787 Vises. Voyez aux pages 84 et 86.
AS. Les côtes de l' Espagne n’en offrent aucune d’une grande étendue. Nous citerons Cependant, à cause de leur importance, sous plus d’un rapport, la petite ile de Leon, sur laquelle se tronvent les villes de Cadiz et de San-Fernando; les lies de Bayona et de Cies et celles d' Arosa en Galice. Deux des premières ferment
Espagnole. (| la haie de Vigo à laquelle elles laïsseni deux issues dans l n, l’une au nord, l’autre au sud-ouest, ce qui en rend le mouillage aussi sûrquecommode. Enfin les Mots situés à l’embouchure de l’Ebre.
Mais à 54 milles du cap St.-Martin, dans le royaume de Valence, se trouve lle d’Zviça , la plus orvidentale des îles Baléares, groupe qui comprend cette île, celles de Ma)vrques,Kinoriÿue, Formentera et quelques auſres encore plus petites.
LACS. L’'Espaimen’off:e aucun Jag prenrewent dit qui soit assez considérable pour trouver mention dans cet abrégé. Nous citerons cependant . au sud de, Valence, à cause de s0n Steudue et de la riche poche qu'on y fait, et parce que fous le considérons comme une legune , qualification qui nons semble devoir aussi être donnée à une autre nappe d'ean noi:
moins étendue , connue sous le 0 de Mar Menor, placée au nord-est de Carere Le fermage de l’A:hufera s’élevaiten 1820 à 60,000 piastres fortes paran.
: rzeuvas. Parmi les différens fleuves qui
arrosent l'Espagne, neuf méritent une
mention particulière par l'étendue de leur
cours. Les uns se rendent dans lAllantiue; les autres ont leurs embouchures lans la Méditerranée.
L'ATLANTIQUE reçoit :
La Bid Asso, qui prend sa source dans les Pyrénées, traverse la Navarre et sépare la France de PEspagne: Ceite circonstance et des souvenirs historiques donnent une certaine importance à ce petit fleuve qui baigne Fontarabie,
Le NALox, dont le cours est très borné, mais qui n’en est pas moins le principal fleuve des Asturies; c’est à son bassin qu'appartient Oviedo.
Le Mio ( Minho des Portugais) qui naît dans la sierra de Mondonedo, traverse la plus grande partie de la Galice en baignant Lugo, Orense, Tuy, et, après avoir séparé l'Espagne du Portugal, se jette dans l'Océan.
Le Dueno (Douro des Portugais) prend sa source dans la sicrra de Urbion, dans la province de Soria, traverse la Yieille-Castille et le royaume de Léon, et après avoir baigné Soria, Aranda, Toro, Zamora, il entre en Portugal où il se jette dans l'Océan. Ses principaux affluens à la droite sont: la Pisuerga, qui est ie plus grand de tous; elle passe par Valladolid et reçoit l'Aarianzon qui baigne Burgos, et l'Esgueva et le Carrion; le Valderaduay; l'Esla qui passe par Léon; I. Ard ja grossie del Fresma, et le Toymes qui baigne Salamanca.
Le Tack (Tajo des Espagnols et Tejo des Por-
es laisseni au nord, n rend le e. Enfin les de l’Ebre.
.-Martin, se trouve entale des comprend Kinoriue, res encore
Jas Pronresable pou
ue et de la parce que elagune, levoir aussi e dean noi:
le % de est de Carafera s’élertes paran.
fleuves qui éritent une due de leur s l’Atlantinbouchures
dans les Pyréb la France de les souvenirs importance à
borné, mais leuve des Asnt Oviedo.
qui naît dans a plus grande go, Orense, du Portugal,
is) prend sa dans la proastille et le baigné Soria, n Portugal où aux affluens à ui est ie plus dolid et regoit l'Esgueva et ESL qui de l'Fresma, nca.
Tejo des Por-
— mn c'est le plus grand fleuve de la Péninsule. I prend sa source dans les montagnes dA. barracin, traverse la Nouvelle-Castille et l’Estremadure, ne Aranjuez, Tolède, Talavera de la Reyna, Alcantara, et après avoir traversé le Portugal se jetie dans l'Océan par une seule hure. Ses principaux affluens à la droite sont : le Jarama, grossi par l'Henares qui baigne Guadalajara et Alcala de Henares, et le Manzanares qui pe 1753 Madrid; le Guadarrama; VAlberche et l'Alagon. Le Tage ne reçoit à la gauche que des affluens peu importans : la Magasca et le Salor dans l'Estremadure sont les plus considérahles.
La Guaviaxa, qui, selon l'opinion Ja plus généralement admise, prend sa source dans les lagunes de Riduera ‘lans la Manche, traverse cette pravince et celle d'Estremadure en touchant celle de Tolède, et entre dans le Portual. Vers la fin de son cours la Guadiana touche encore. avant d'entrer dans l'Océai:, le sol espagnol dans la province de Huelva. Dans sa longue marche elle passe par Calatrava, Badajoz, Olivença et Ayamoute, Parmi ses affluens, qui sont tous peu considérables, nous ne citerons que leGiquela, que quelques savans regardent comme la branche principal de ce fleuve,
Le Guanazquivin prend sa source dans les montagnes, sur les conſins des provinces de Grenade, de Murcie et de Jaen, traverse cette dernière ainsi que celles de Cordoue et de Séville, et après avoir touché celle de Cadix entre dans l'O-
céan. Andujar, Cordoue, Séville et San-Lucar-de-
Barrameda sont les. villes les plus remarquables baignées par ce fleuve. Ses principaux affluens sont à la droite: le Guadalimar grossi du Guadalen et de l'Amudiel; quelques savans le regardent comme la branche principale du Guadalquivir; et le Xenéil à la gauche; ce dernier passe par Grenade et Ecija.
La MEDITERRANÉE reçoit : l
La Sscunk, qui prend sa source dans la sierra Sagra, traverse la province de Murcie et l’extrémité de celle d'Allcante, et après avoir baigné Murcie et Orihuela, entre dans la Méditerranée. Le Mundo à la gauche et la Sagonera à la drolte sont ses principaux affluens. Les éruptions volcaniques accompagnées de terribles tremblemens de terre, qui eurent lie: il y a quelques années dans le bassin de ce fleuve, l'ont rendu célèbre parmi les naturalistes.
Le Jucar naît dans la pente occidentale des montagnes d'Albarracin dans la province de Cuenca, traverse celte province et celle de Va-
lence, et après avoir passé près de Cuenca,
Alcira et Cullera, se jette dans la Méditerranée, Le Cabriel à la gauche et l’Ælbadya à la droite sont ses aſfluens les plus importans. . À
Le GuaAnALAvIAR prend sa source dans les montagnes d’Albarracin sous le nom de Ton ou Toni, traverse l'extréfnité méridionale de l’Aragon et la partie moyenne de la province de Valence, où il entre dans la Méditerranée après avoir baigné Terruel et Valence. Aucun de ses affluens n'est assez important pour mériter ici une mention,
L'Esne (Ebro) naît dans la vallée de Reynosa
dans la province de Santander, traverse ta partie septen de celle de Burgos, louche celles de Vitoria et de Lograño , traverse la partie méridionale de la Navarre, l’Aragon et l'extrémité meridionale de la Catalogne, où il se jette dans la Mediterranée après avoir D “ot Lg bre Tudela, Saragosse et Tortose.L'Ebre est le plus grand fleuve de la Péninsule qui ait son embouchure dans celte mer. Ses principaux affluens à la droite sont: leJa/on grossi de ls ca; il passe par Calatayud ; le San-Martin et le Guadalope. Les principaux aMuens de l'Ebre à la gauche sont: Aragon grossi par l'érga qui passe par Pampelune; le Galego la Se- Fre qui passe par Puycerda, Urgel et Lerida, ct est grossie par le Vero, la Cinca, la Noguera Ribagorzana et la Noguera Palleresa.
Le Liosascar et le Ten sont de petits fleuves de la Catalogne, remarquables par les importantes villes qui appartiennent à leurs bassins, parmi lesquelles on compte Barcelone, Manresa et Gironne, ainsi que par lesinnombrables usines auxquelles ils donnent l'impulsion.
canaux, On pense généralement, et bien des auteurs le répètent , que l’Espagne n’a aucun canal. Sans parler des nombreux canaux d'irrigation Wen la Catalogne, les royaumes de Valence, d' Aragon, de Murcie et de Grenade, nous nous bornerons à nommer les suivans, comme les principaux parmi ceux qui sont destinés principalement à la navigation, en faisant observer, que le premier peut, sous bien des rapports, soutenir la comparaison avec les grands travaux de canalisation des autres pays.
Le cANAL.-IurENIAU, ainsi nommé parce qu'il a été commencé par Charles V; son objet fut d'abord de servir de canal d'irrigation ; il longe la rive droite de l’'Ebr: depuis Tudela en Navarre jusqu'au - dessous de Saragosse; il est en pleine activité, et on doit le prolonger jusqu'à Sastago sur l'Ebre ; où il s’unira à ce tieuve, La longueur de la partie achevée est d’environ 66 milles; sa largeur moyenne au niveau supérieur de l'eau est de 64 pieds; mais au Pas de Gallur et au Puentccanal du Jalon elle est réduite à 84; la hauteur de l’eau est de 9 pieds. Outre la magnifique écluse de l'embouchure il en compte 9. La prise d'eau au-dessous de Tudela, les excavations de Gallun, le grand aqueduc sur le Jalon long de 4260 pieds, les écluses de la Casa-Blanca , de la Cartuja, et le port de Miraflores, sont des ouvrages hydrauliques très remarquables,
Le cAxAL DE CAS TIL ILE. II commence à Alar-del- Rey, dans la province de Burgos, où il reçoit les eaux de la Pisuerga, et va jusqu’au Carrion, près de Calahorra, sous la dénomination de canal du Nord; cette ligne offre une longueur de 14 lieues d'Espagne. Depuis le Carrion il se dirige vers le sud jusque près de Grigota, où il se détourne au point appelé El-Serron, prenant alors la direction de Rio-Seco et passant par Villaum-
—— — äĩ—4 ZF —
brales et Bercerril de Campos u au Desplobado de Sshagun NT Narva, ou il se termine. actuellement; ce bout de canal se nomme canal de C. et a près de 4 lieues de „ Au point d'El-Serron il s’en sépare une branche dans la direction de Palencia et de Valladolid sous le nom de canal du Sud; il est ouvert jusqu'à &. Soto de los Albures, peu loin de Dueñas, dans la province de Palencia; cette portion est navigable pee deux petites lieues. La longueur totale de ce beau canal est d'environ 77 milles ; la largeur moyenne à la surface supérieure est de 36 3 et la profondeur moyenne de 6. Ses principaux ouv sont 3 aqueducs et 37 écluses, dont 3 de rétention. Selon le plan primitif, ce canal devait se prolonger au nord jusqu'à Golmir, près de Reynosa, et au sud jusqu'à Ségovie , en pasgant par Palencia et Valladolid. II paraît qu'on a déjà commencé à travailler au prolongement de la branche méridionale, parce qu'elle offre plus d'avantages dans l'état actuel du commerce intérieur de l'Espagne.
Le canaz Du Manzananes. Il commence à Madrid, ct parait devoir être porté incessamment jusqu'à Vacia-Madrid, au confluent du Manzanares avec le Jarama. La partie achevée a près de 11 milles de long; sa largeur à la surface supérieure devait ètre primitivement de 80 à 60 pieds, et sa profondeur de 7 à 8; mais ces dimensions ont beaucoup varié depuis, et on les a même réduites plus qu'il n’était nécessaire. Il a 9 écluses et 2 ponts, sur lesquels passent les ruisseaux Abronigal ct Gavia,
Le canaz pe Muncie, dont une petite partie seu-
lement a été exécutée, commence à la source basse du Guardal et continue sur une longuèur d'environ 19 milles. Sa largeur à la surface supérieure varie de 17 à 36 pieds, et la profondeur de 6 1/2 à 7 pieds. D'après le plan primitif, ce
canal doit servir surtout pour l'arrosage et être.
en même temps navigable ; sa longueur totale devrait être d'environ 130 milles, et il devrait aboutir à Carthagène; dans cette longueur il pourrait arroser un terrain de 450,000 fanègues. Il y a déjà deux mines, une multitude de ponts, d'égouts, de murs et d'ouvertures commencés; le plus grand ouvrage est la mins de Topares, longue: de 13,841 varas. Selon les calculs de M. Carmona, il faudrait plus de 25 millions de francs pour achever les travaux commencés et pour exécuter ceux qui manquent, y compris la mine de Topares.
Le cANAL D’ALBACÈTE, creusé de 1805. à 1808 pour délivrer Albacète des épidémies qui déci-
maient régulièrement ses habitans, et pour ren-
dre à la culture de vasies terrains marécageux. Il commence à 6000 vares à l'ouest d' Albacete, dans le royaume de Murcie, et s'étend entre l'est et le nord jusqu'au Jucar, où il débouche à environ 4 milles de Baldeganga, dans la province d' Albacete. Quatre canaux de décharge reçoivent les eaux des lagunes pour les conduire dans le canal principal. Celui-ci a près de 24 milles de long; sa largeur à la surface supérieure est de 30 pieds , et sa profondeur est de 7 pieds 1/2. Des travaux eulrepris récemment, et qu'on nous as-
sure n'étre pas encore terminés, vont en faire un canal navigable.
Le cANAL nes Auraques ou de San-CanLos, ouvert pour donner un port à Tortose; il s'étend d'Amposia jusqu'à Ssa-Carlos ou Alfaques, sur 893 *. peu — de 6 milles; il y»
ex avec l'intelligence, que peu temps après Le il se combla et devint entièrement inutile. 5
Le cana Da GUAbAAnAAA, entrepris pour la conduite des matériaux de construction à Madrid, a été commencé et continué pour environ 12 milles, et ensuite abandonné après la ruine du batardeau arrivée pendant sa construction. On doit ajouter que plusieurs projets de canaux doivent ètre mis à exécution par des entreprises particulières. Le grand canal d'irrigation de la Seu d' Urgel en Catalogne, et celui qui doit former la jonction de l'Ebre qu Duero seront les premiers, ainsi que le canal Bélique, pour rendre navigable le Guadalquivir depuis Cordoue jusqu'à Séville, et les grands travaux nécessaires pour rendre le Tage navigable jusqu’à Aranjuez. 5
STENOGRAPKIZ, À une très pelite portion près, on peut dire que toute la population de l’Espagne appartient à deux sou:
ches principales. La très ap pe majorité de ses habitans est comprise dans la sou- CME GRÉCO-LATINE; ce sont les Espaa qui vivent dans les Deux-Castil-
es, le royaume de Léon, la Galice, les Asturies, l’'Estremadure, l’Andalousie, les royaumes de Grenade, de Murcie et d’Aragon; les Romans, subdivisés en Catalans, Valenciens et Majorquäins, qui habitent la Catalogne, le royaume de Valence et les iles Baléares, Un dix-neuvième à-peu-près de la population appartient à la SOuCHE BASQUE : ce sont les Basques on Escualdunac ; ils occupent la Biscaye et la Navarre. Quelques milliers des habitans de l'Espagne, les Bohémiens, appar-
-tienhent à la soucue Hixpoug; cette pe-
tite fraction de la population, vulgairement appelée Gifanos, mérite de fixer l'attention du philologue et du philosophe : on la voit sans cesse occupéé: à lutter contre la misère et la persécution, sans songer à quitter un pays où elle ne participe à aucun des bienfaits de la civilisation. Ces pariahs de l'Espagne sont la plupart maquignons, tondeurs de chevaux et de muleis, et presque tous voleurs.
Ils n’ont aucune propriété et sont relégués dans les extrémités des faubourgs ; mais la plus grande partie est nomade et court de foire en foire vendre et acheter des bestiaux de rebut. Leur langage, quoique abâtardi, conserve encore quel-
ten faire un
Cant os, Ouez U 4 8.
lfaques, su nilles; il * ue e et de-
ris pour la MALE à Ma-
e au Duero ral Bélique, uivir depuis anus travaux ivigable jus
petite porite la popuà deux soude majorité ans la soules Espaeux-Castil- Galice, les lalousie, les ie et d' Ara- 5s en Cataains, qui ume de Vax-neuvième artient à la Pasques on Biscaye et es habitans 4, appar- 3 Le pr vulgairee de fixer philosopéé: à lutrsécution , où elle ne de la cibagne sont rs de ches voleurs.
sont reléaubourgs ; nomade et et acheter langage, ore quel-
ques sons qui rappellent l’origine de ce peuple : leur prononciation est vive et qu rale, et leur chant n’est tout-àait dépourvu de noblesse et d harmonie. Leur physionomie est généralement régulière et caractéristique. Quant aux Maures , jadis si nochbreux et compris dans la soucue SÉMITIQUE, on prétend quil en existe encore quelques familles
ans les montagnes de la Sierra Morena.
La soucng GRAMANIQUE ne compte que bre milliers d'Allemands établis
ans les nouvelles colonies de la Sierra Morena; mais leur nombre, déjà très petit, diminue tous les jours.
%. La religion catholique est la seule que professent les habitans de l'Espagne ; le culte de toute autre religion est sévèrement défendu aux Espa- Snols. Cependant les Bohémiens nomades ont conservé une espèce de culte qui se rattache à celui de lidolâtrie.
ov r. Avant la guerre de P'independance, le gouvernement était monarchique absolu , excepté dans les trois provinces de la Biscaye qui ont de tout temps, joui de grands privileges, entre autres de celui d’avoir des assemblées
provinciales, où les représentans de ces
provinces, nommés par les habitans, discutent leurs intérêts , fixent les sommes
que doivent payer pour subvenir aux
épenses de l’administration locale, et a
prouvent le paiement de .celles qu’elles:
accordent au Roi à titre de don gratuit.
Ces provinces communiquent, en outre, avec la France sans éprouver aucune entrave des douanes, dont la ligne se trouve rejetée au-delà de leurs frontières du côté de l’Espagne. Lors de l'invasion du territoire espagnol par les armées françaises, les anciennes cortés ‘ou assemblées
nationales, abolies depuis long-temps
par les princes des maisons d' Autriche et de Bourbon, se réunirent en septembre 1810, dans l'ile de Léon pour donner un centre à l'insurrection , et publièrent en 1812, la constitution dite des cortés, imitation de la constitution française de 1791. L'assemblée unique, instituée par cet acte constitutif , se compose des de-
putés aux cortés élns par des junes
de paroïtses, de districts et de provinces : ces dernières nomment directe ment les députés. Suivant cette constitution, le gouvernement de la nation espagnole est une monarchie limitée
PENINSULE HISPANIQUE. an
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héréditaire. La souveraineté réside essentiellement dans la nation qui seule a le droit d'établir ses lois fondamentales. Le roi partage avec les cortès le pouvoir législatif, mais n’a qu'un veto suspensif. Il a seul le pouvoir exéeutif. Sa personne est sacrée ei inviolable; ses ministres seuls sont responsables. Cette constitution, qui avait été reconnue par les puissances 2 lors coalisées contre la France fut aboliz ainsi que les cortès par le roi Ferdinand VII lorsque en 1814 il remont:
sur le trône, et Espagne rentra sous ie régime absolu. Mais en 1820, une insurrection militaire éclata dans ile de Léon au nom de la constitution de 1812; le roi fut contraint d’adhérer à l’acte des cortès, qui furent convoquées de nouveau, bi ce qu’en 1823 le due d' Angouleme la tête d’une armée française, vint renverser ce nouveau régime politique et rétablir l’ancien. Ferdinand n'ayant pour héritière qu'une fille en bas Age, abolit en 1832 la lot salique importée en Espagne par les Bourbons. Son frère l’infant on Carlos protesta publiquement contre cette violation des droits de succession au trône établis en Espagne. Le roi étant mort l’année suivante, la reine Christine, qu’il avait associée à son gouvernement et nommée régente, prit les rênes de l’Etat au nom de sa fille mineure , l’Infante Marie-Isabelle-Louise, qui monta sur le trône en octobre 1833 sous le nom d’Isabelle II. Elle fut reconnue par toutes les provinces du centre et du midi ; mais les provinces de la Biscaye et de Navarre RIRES Don Carlos, dans le but de éfendre leurs anciens privilèges qu'elles savaient menacés par un régime qui aspirait à abolir les aneiennes coutumes.
Ce prince a soutenu, jusqu’en 1839, ses prétentions au trône; il fut alors forcé de se réfugier en France. Depuis la pacification de l'Espagne, la reine Christine a été contrainteà son tour d’abdiquer la règence; elle s’est retirée à Paris. Un décret des cortès l’a, en 1841, déchue de la tutelle. Elle avait donné en 1834 aux Espagnols, une nouvelle constitution promulguée sous le nom de satut royal (estatuto real), et les cortès reparurent sous une nouvélle forme. Elles furent divisées en 2 chambres (Estamentos) : la première dite des proceres (pairs), composée de prélats et de grands d’Espagne, jouissant du privilège de l’hérédité, et de citoyens nom-
més à vie par la couronne ; la seconde, dite des Procuradores (députés), composée de citoyens nommés pour 3 ans par des juntes de provinces dont les membres étaient élus par des jurées d'arrondissemens formées du corps municipal ( ayuntamiento ). La seconde chambre avait seule le droit de voter l’int; mais les deux chambres ne pouvaient élibérer que sur les objets qui leur étaient déférés par décret royal. Les cortès convoquées en 1836 ayant été dissoutes par décret du 23 mai, le 13 août suivant une insurrection militaire éclata à St-Ildeſonse où se trouvait alors la cour, et força la reinc-régente à accepter la constitutiou de 1812. Depuis lors, les cortés élues suivant les dispositions de cette constitution, l'ont, après de longs débats, madifiée en plusieurs points pour la mettre en harmonie avec celles des autres gouvernemens constitutionnels de l’Europe.
FORTERESSES el PORTS MILITAIRES, L'Espagne en a plusieurs parmi lesquelles nous citerons comme les plus importantes : San-Fernando de Figueras et Barcelone, dans la Catalogne ; Alicante, dans le royaume de Valence ; Carthagène, dans la province de Murcie; Cadiz, dans l’Andalousie; Badajoz ct Olivença, dans l' Estremadure; Ciudad- Rodrigo, dar: la province de Sala-
manque; Le Ferrol et u, dans la:
Galice ; S, - Sébastien, dans la Bis- fl
caye; Pamplona dans la Navarre et Santoha dans la province de Santander.
Cadix, Le Ferrolet Carthagène sont les trois grands ports militaires de l'Espane et les stations ordinaires de sa flotte.
es grands chantiers de construction se trouvent à La Caracca, près de Cadix, à Carthagëne et au Ferrol.
mousrais, Quoique l'Espagne ne puisse pas être comparée sous ce rapport aux principaux états de l’Europe., elle est néanmoins bien au-dessus de l’état arriéré où l’on se plaît à la représenter.
Nous dirons même que les fabriques de mégisserie de Valladolid, Séville, Grenade, Malaga, Arcos et Miguel-Turra peuvent soutenir la concurrence, pour la erfection du travail, avec tout ce que 'on trouve de mieux chez l’étranger ; que les draps fins de Tarraza, Manresa et Ezcaray soutiennent avantageusement la comparaison avec les draps de Car-
cassonne et des autres villes du midi de la France; que les glaces de la manufacture de St-lidefonse étaient il n’y a pas long-temps renommées dans toute l’Europe par leur qualité et par leurs immenses dimensions ; que 9 65 d'Alcoy et ceux de la fabrique . Grimaud de Madrid, ainsi que les lithographies qui sortent d’un bel établissement dirigé par M. Madrazo dans cette dernière ville, rivalisent avec les meilleurs produits connus en ce genre; que les fabrigues de nankins de Barcelone , celle de roiles peintes de Madrid établie par un Français, les manufactures de porcelaine et de faïence de Moncloa et d’Alcora, et celles de chapeaux de, mp f de soie filée et de lissus de soie de la Catalogne , de Valence, dé Murcie et de Talavera et des toiles cirées de Barcelone fournissent dés produits d’une grande beauté et f ‘esque parfaits. Nous ne devons pas omettre de faire mention de lexposition des objets de l’industrie nationale, qui a lieu à Madrid à des époques non encore fixées. Ce fait est d’autant plus important qu'il dénote les progrès sensibles de l’industrie espagnole +1 sa tendance à imiter les nations les plus industrieuses telles que la France,les Pays- Bas, etc., où ont lieu de semblables expo Sitions. |
Nous devons aussi faire observer que les abriques de sparterie , autrelois si nombreuses et si florissantes, semblent ètre gro anéanties ; mais qu’en revan- ‘che depuis le commencement du x1x° siecle on cultive en grand le colon dans les provinces de Valence, de Grenade et surtout dans les environs de Motril ; que l’on est parvenu à rendre indigène la cochenille par d’imenses plantations de nopals dans les environs de Mag, Cadix et Murcie, etque la culture de la canne à sucre, dans les provinces de Malaga, de Valence et de Grenade, parait vouloir e un grand essor et renouveler les
eaux temps où elle formait un des principaux produits indigènes de la Péninsule. En parcourant les principales branches de l’industrie espagnole, nous citerons, parmi les villes et les provinces qui se distinguent le plus par leur activité manufacturière : Guadalajara, Burgos, Bejar, Ezcaray, Ségovie, etc., etc., pour les draps fins; Tarraza, Olot, Barcelone, Alcoy, Albacète, Burgos, etc., eid.,
| —— qui r re ville.
luits conjoues de
toiles un Franreelaine
rcie et de de Barceits d’une its. Nous à mention industrie à des époest dau;
les pro- 285 1 is les plus
e, les Paysbles expo--
er que les itrelois si semblent den revan xix' siebon dans renade et otril; que bne la coons de noa, Cadix a canne
Malaga, ait see AE uveler les des prina Péninales bran-
nous ciprovinces leur acara, Buretc., etc., Olot, Baretc., eii.,
ordinaires ; la Galice,
der voile ; Barcelone, ro, Reus el Olot dans la Catalogne, Tolède, Tala-
Valence Vai
r les toiles de co-
77 eee la Cataogne, Valence uenca pour le papier bete et à imprimor ; et Madrid 25 les papiers à tenture ; Barcelone, ga, Séville, Madrid, Badajoz, La Corogne , Santander , Burgos, Igualada et Reus pour les e. ux;la Biscaye pro · re dite, le Guipuscoa, Santander et PAlava, Cuenca et Avila pour forger le fer; Éyber, ncia, Mondragon, Alagon, Tolède, Utrillas dans l’Aragon , Guadix, Ripoll et Albacete pour les fuarmes ; Madrid, Eybar, et
Plasencia re Barcelone, Valence, Cadix, pour l'orféorerie exe
caillerie Valence, la Catalogne,
Estremadure , Ségovie , Cuenca et lède, et surtout les villes d’Ocaña, Ontigola et Mataro pour la fabrication dn savon ; Moncloa, Andujar, Alcora, Ca-
cerès, Yillarop o, etc., etc., pour la o
teris et la faïence. er, ouch. Le manque de bons chemins, le petit nombre de fleuves Lo. ri , de canaux et d'ouvrages hydrauliques propres à remédier à ce défaut du sol , ainsi que le peu de sûreté sur les grands chemins, rendent presque nul le commerce intérieur de l'Espagne. Cependant il est juste de faire observer que le commerce du petit et du gent cabotage est des Er her uis le cap de Creus jusqu’à
dix sur là Méditerranée et l'Océan, et do
depuis St-Sébastien ö usqu’au cap Finistère sur l’Atjantique. Relativement, il est meme plus considérable que celui de la France :
on conçoit facilement qu’il en doit etre ainsi, car la conformation topographique de l'Espagne présentant une surface côtière immense, et les chemins de l’intérieur étant presque impraticables et toujours infestés de bandits, les négocians trou-
des toiles, des.
de la quincaillerie, des glaces et autres
vent dans ce moyen de tran des 5 ha 1
Pat UE 1 marins
long oo, si im nemens qui ont fini par arracher à cette mona presque toutes ses su possessions d'Amérique, a bien diininué depuis quelques années, quoique bien moins qu'on le croit généralement. Les principaux ARTICLES EXPORTÉS pour l’Eupe sont : vins et caux-de-vie, huile, laine (maintenant à peine le dixième de ce qu'on en exportait autrefois ), oranges , Citrons, raisins res, figues, amanes et autres fruits ; soie , sel \ soude, liège brut et bouchons ; sardines en saumure , mériuos et chevanx d’Andalousie ; soufre brut, mercure et plomb. L'Espagne exporte aussi beaucoup d'articles pour les colonies qui lui sont resiées, soit du produit de son industrie, soit provenant des fabriques étrangères. Ce sont surtout étolles de laine et de soie,
objets de luxe et de première nécessité.
Les principaux ARTICLES IMPORTÉS en Espagne sont, outre les denrées coloniales, telles que cacao, sucre, café, cannelle, etc., blé, poissons sc:s et salés, draps fins ét ordinaires , toile , dentelles , étoffes de coton et de soie, quincaillerie ; bijouterie , articles de modes, lin » Chanvre, volailles „ viande salée, beurre , fromage, bois de construction, fer, étain, cuivre et ustensiles de ces métaux, une grande quantité d'ouvrages en bois, une foule d'articles de verrerie et beaucoup de porcs et de mulets provenant de France, Les principales PLACES COMMERÇANTES DE L'INTÉRIEUR sint: Madrid, Burgos, Saragosse, Valiadotid, Badaÿjoz, Corue, Xeres de la Frontera, Grenade; Albacète, Murcie , Olot. Les principales PLACES DE COMMERCE MARITIME, Soit ports de mer proprement dits, soit regardées comme villes maritimes à cause du voisinage de la mer, sont: Malaga, A.meria, Carthagène, Alicante, Valence, Castellon de la Plana, Alfaques de Tortosa,Reus, Barceloneet Ma- {aro sur la mer Méditerranée ; Cadix, Se-
et a 0 autant ble, de déplacer les . des au-
attributions iciaireset militaires; et c'est que résulte le défant d’ac-