TABLEAU DES MARINES MILITAIRES DE L'EUROPE
avoir analysé les causes d'ou dérive l’étonnante
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cette la p les erreurs, ni surmonté toutes les dificultés; ce que nous venons de dire prouve assez l'impossibilité d'offrir un travail parfait dans ce genre ; nous nous flattons seulement d’avoir fait mieux que nos devanciers. 5
Si 'on nous demandait quelle garantie nous donnons de l'exactitude de nos estimations, nous mettrons d’abord en avant l'expérience acquise pendant 25 ans consacrés à l’étude des sciences qui forment le sujet de cet ouvrage; ensuite nous ſerons observer que les résultats auxquels nous nous sommes arrêté sont, ou les données officielles que l’on possède sur plusieurs états, ou celles que nous avons cru pouvoir déduire de l’examen raisonné des évaluations diverses faites par les auteurs les plus célèbres. Nous ferons remarquer que la plupart des surfaces sont le résultat des mesures que nous avons prises avec le plus grand soin sur les meilleures cartes et que nous avons compartes ensuite avec les estimations adoptées dans les ouvrages les plus renommés ; et que d’autres surfaces, calculées par MM. Nicollet et Brué n’ont offert presque aucune différence avec les résultais que précédemment nous æions obtenus par le calcul. Nous rappellerons encore que plusieurs de nos évaluations relatives à la surface, à la population, aux finances et aux forces de terre et de mer, qui s’éloignaient beaucoup, soit en plus, soit en moins, des données correspondantes généralement admises dans les géographies, ont été démontrées exactes suit par des mesures précises, soit par des recensemens postérieurs, soit enfin par des documens officiels dont on n'a eu
connaissance qu'après leur publication.
Nous connaissons les évaluations exagérées répétées par les nationaux, qui
croient rehausser l’éciat de leur pays en exagérant ses ressources et sa
et nous n’ pas les calenis approxi-
maliſa faits par d’autres savans natio- 3 on étrangers sur des bases erropr Ba made ef que a pt À sont preis à accuser d'ignurance ou d'inexactitude l'écrivain consciencieux qui émettra une opinion contraire à la leur, bien qu’il ait examiné tout ce qui a été écrit sur un même sujet par d’autres nationaux instruits et par des voyageurs éclairés; et d’ailleurs, combien de savans, étrangersaux connaissances variées .
qu’exige la statistique, habitués à regarder comme exactes les évaluations erronées dont fourmillent les géographies, les dictionnaires et les tableaux statistiques, et tant d'ouvrages qui passent pour classiques , n'hésitent pas à rejeter et même à traiter d erreurs de nouvelles évaluations, qui sont les estimations officielles obtenues à force d'instances, ou les nombres moyens, résultat deJongues et fastidieuses recherches, obtélins par quelques statisticiens ou par 80 po voyageurs instruits et consciencieux? Nous pourrions aussi citer quelques-unes de nos estimations qui ont été adoptées de préférence à toute autre par M. le baron de Humboldt, si profond dans ses
recherches et si difficile dans le choix des
faits sur lesquels il assied ses rapprochemens ‘ingénieux. Nous rappellerons enfin qu'un homme, dont les sciences historiques. et géographiques ne sauraient assez regretter la perte, attendait que nous eussions terminé la Balance politique du Globe , pour en insérer les résultats numériques dans les additions au Précis de la Geographie universelle, dont il se proposait même de terminer le dernier volume avec toute: la partie de ce tableau qui se rapporte à l’Europe ( Voy. vol. vi u Précis de Malle-Brun, page 92).
Nous croyons en avoir dit assez sur ce sujet pour n’avoir pas besoin de justifier le soin scrupuleux que nous avons mis dans nos 6 seignemens importans que nous devons aux savans généreux qui nous ont aidé dans cette tâche difficile, et les avantages immenses que notre séjour dans la capitale de la France nous donnait sur nos devanciers, sont le plus sûr garant de la justesse approximative de nos calculs.
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STATISTIQUE DE L'EUROPE. ; 636
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rable sur les surfaces, la population, d
es finances et les forces des élats de l’Europe à la fin de 1826.
Plusieurs savans estimables , mais étrangers à la statistique, insistaient auprès de nous pour que nous portassions au moins à l’année 1830 tous les élémens statistiques que nous avons publiés dans la Balance et que nous reproduisons dans cet Abrégé. Mais cet ouvrage, fruit de longs et difficiles travaux et d’une correspondance très étendue, ne peut par cela même être renouvelé annuellement; çar il ne suffit pas que les choses changtnt, il faut encore que des documens positifs, relatifs aux changemens qui surviennent, puissent nous arriver des points les plus reculés du globe. Un intervalle de cinq années au moins entre chaque publicalion nous paraît absolument nécessaire. En consequence, il est inévitable de prendre toujours comme base, entre chaque publication , les faits que renſerme cet ouvrage, dans lequel ils n’ont été admis qu'après un mûr examen. Nous sommes loin de vouloir déprécier les travaux de ceux qui suivent la mème carrière que nous, mais nous croyons devoir prévenir le public contre les faits hasardés et contre les élémens incohérens qu'on pourrait lui présenter sous une date postérieure à celle de la Balance politique du Globe. Il serait men possible que ces ouvrages, plus exacts que le nôtre dans quelques parties isolées, parce qu’ils auraient l'avantage d’être
lus récens, n’offrissent néanmoins dans
eur ensemble que des choses que lon y donnerait comme coexistantes, tandis
u’elles appartiendraient à des époques différentes ; ce qui rendrait impossible toute comparaison, et par conséquent illusoire l'avantage que ces mêmes ouvrages paraitraient avoir sur la Balance et sur les tableaux statistiques de cet Abrégé. Tout ce que nous avons pu faire c'est de rectifier, à l’aide de documens officiels, quelques estimations approximatives que, faute de renseignemens vositifs, nous avions été obligé d’admettre dans la Balance ; mais nous ne nous
sommes is permis d'y introduire le moindre élément qui fût d’une date pos térieure à l’année 1826. Seulement, eu
égard nds changemens ste Où TR après e aies e ce tableau, nous avons de ré-
e partir les élémens statistiques, ld où il y avait eu des changemens dans les limites politiques, d'après l’état actuel.
"C'est , par 2 e, que nous avons e
séparé la Hollande de la Belgique, la Grèce et les trois 2417 de Valcrhie, de Moldavie et de Servie, de l'emjvire Ottoman; mais tout ce qui se rapporte à la population, aux finances et aux forces de ces états se réfère à l’année 1826. En attendant que le grand rocès pisse entre la Belgique et la ollande soit définitivement jus on a provisoirement calculé tous Îles élémens statistiques de ces deux royaumes, d'Après les limites fixées par les protocoles des grandes puissances, d’après lesquels aussi on a partagé la dette du ci-devant royaume des Pays-Bas. Nous n'avons fait que deux seules exceptions : la pre.
mière à l'égard du nouvel Etat de la Grèce, dont tous les élémens statistiques se réfèrent à l’année 1833; la seconde, à l’égard de la flotte ottomane, dont les élémens se réfèrent à la même année.
Dans cette dernière on a compris la belle flotte du vice-roi d'Egypte. Dans la dette de la Grèce, on a compris l'emprunt des 60 millions de francs, pue par les trois grandes puissances, bien qu’une partie seulement ait été touchée par le gouvernement grec. Dans l’armée de ce royaume on n’a pas compris les milices, mais on a tenu compte de la division bavaroise à la solde du roi de la Grèce.
Nous croyons isutile d’exposer les motifs qui nous ont engagé à agir de la sorte.
Ce n’est pas à une époque où l’Europe a pu se trouver dans des circonstances extraordinaires, que le statisticien doit chercher des matériaux pour offrir le tableau comparatif de ses forces et de ses ressources; la France peut avoir été obligée de mettre sur pied une armée double de celle qu’elle avait en 1824, la Hollande peut avoir seule anjourd’hui une armée aussi nombreuse que celle qu'avait alors le cidevant royaume des Pays-Bas ; la Suisse, qui n’avait en 1826 que quelques centaines de soldats sous les armes, peut, par suite des mesures prises par la diète ex-
traordinaire , avoir 100,000 hommes bien exercés et complètement équipés près à être réunis en deux fois 24 heures; mais, nous le répétons, ce n’est pas dans des circonstances extraordinaires qu'il faut mesurer, pour les comparer, les ressources des nations. C’est à la suite de plusieurs années de paix et lorsque le pays est dans son assiette naturelle qu'on peut juger de l'étendue de ses moyens.
pourquoi ayant fait tant de recherches pour offrir dans la Balance le tablean comparatif des forces et des ressources des principaux états du globe, nous