‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 412 sur 597 · REPUBLIQUE DE BOLIVIA · texte numérisé non relu

REPUBLIQUE DE BOLIVIA

eil le plus ‘faire

Les moaumens A ag sp co, nous dit M. Pentland qui les a. s, ont souffert. de très grande: is”

femme, le soleil sous plusieurs formes , el la tete d'un oiseau de proie, qui n’est pas le condor et dont je n'ai pas pu déterminer l'espèce. Un fait très re · marquable touchant ces restes célèbres, oi l’on peuts'en rapporter àla relation de Garcilasso, “est

en soni aujourd’hui assez éloignées, et à 100 pieds

globe uelques pointes de Himalaya. Voiei

q a faits à l'appui de ce que nous venons de dire;

uous les puisons aux tableaux des points culminans des cinq parties du monde donnés dans cet ouvrage ; le lecteur pourra les étendre s'il le juge convenable. La hauteur du Vévado de Soruta est de 3948 Toises ; celle du Nevado & lilimani, de 3763; du Chimboruzo, de 3340; du Tchhamoulari, sur les limites du Boutan , de as Dane a ae ind

e 4390; du Djawa4ir, a ns a, de 4026; du Mont-Muria, dans le Cambambé le plus haut point mesuré de l'Afrique ; de 2600 ; du Mont-Blanc, la plus haute montagne de l'Ed-

parce décrit

rope, de 2460; du Mau- Roa, dans l'ile d' Hawabii, point culminant conau de toute l'Océanie, de 2483. Nous ajouterons aussi Fot de Tiricaca, 288 le nom au lac que nous avons

la page 920, et parce que ce fut dans cette petite ile que Manco-Capac: adit avoir reçu sa vocation divine pour être le législateur du Pérou. Les Péruviens t Titicaca comme un lieu sacré, et les Incas: y. bâtirent, en l'honueur du Soleil, ua te. qu'on dit avoir été tout 8 ae or. robe que année es points de l'empire pour y apporter de riches offrandes en or, en argent et

en péerreries ; on y célébrait le meme service qu'à

celui de Cusco. Le père Blas-Valera rapporte que, lors de l'arrivée des Espagnols; les habitans jetèrent toutes ces immenses richesses daus le lac; on nous assure qu'ou voit encore les ruines de ce temple célèbre. ;

Dans le DEPARTEMENT D'ORURO : Onuro, petite ville, non loin du Desaguadéro, importante par les mines d'argent de son district; on

lui accorde de 4 à 6000 habitans. Cette contrée :

est ce qu'on pourrait appeler le Tibet de “Hmisphère-Occidental. |

Dans le DEPARTEMENT DE POTOSI : Portost, grande ville, très déchue, située au pied du Cerro de Potosi, renommé par la prodigieuse masse 8 „que is 1848 jusqu’à nos jours on a tirte

apparence. Elle possède un collège et un hôtel

des monnaies,où l'on a frappé une énorme quan-

tité de piastres. Polosi est une des villes les plus hautes du monde; sa grande place étant

.à 4068 mètres au-dessus du niveau de la mer et

sa partie la plus haute à 4166, il en résulte que cette ville est à la même hauteur que le pic de Jung-Frau, une des plus hautes cimes des Alpes.

Les mines, auxquelles Potosi doit sa célébrité, se

trouvent dans le Cerro de Potosi, qui est percé dans toutes les directions. La Descubridora, nommée par la suite Centerio, la mine del F.. tano, la Rica et la Mendiela sont les quatre mines principales. En outre, selon le Guia de forasteros del vireynalo de Buenos-4yres, publié en 1908, il y en avait une multitude dautres plus petites, où l'on avait fait jusqu’à cette épaque:plus de cinq mille ouvertures, dont un petit nombre seulement fut exploité; dans cette mème année, il y avait en tout.97 places où l’on travaillait, D'après la mesure de M. Pentland le sommet de cette fameuse montagne mélallifère serait élevé de 4888 mètres, et le plus haut point où.les mines sont exploitées serait à 4850 mètres; par.conséquent les mineurs travaillent à une hauteur supériéure à celle du Mont-Blanc! Les:exagérations extraordinaires qu on trouve dans tous les ouvrages de géographie et dans les livres de voyages sur la masse d’argenttirée de cette montagne, nous engagent à offrir ici le résultat des

savantes recherches de M. de Humboldt sur ce

sujet ; elles serviront à rectifier les jugemens erronés admis aussi par quelques naturalistes, La montagne de Potosi, dit M. de Humboldt, a fourni A elle seule, et en ne comptaut que argent dont

ses entrailles. Ses rues sont étroites el irregulleres, et les maisons d'une. mesquine

su T a ion gs tbe ro en 1546 N rs, une masse Caren “qui équiraut à 41 millions de livres tournois

Dans ce calcul il U rejeté les de Sandoval, qui estimait le produit 2 onze années de 1546 à 1666, sur lesquelles on n'g pas de documens officiels, à la somme:énorme de 613 milkons de piastres ou 72, 000.000 de marcs, ce qui fait année commune 66,726,000 A équivalant à6,566,000 mares. « Ce résullat, ajoute Tete see ue 15 n on

pie . être surpris de

mare d'argent. Nous is s observé plus haut que l'on a extrait du filon d brerete, sur une étendue de trente metres, en ciog' mois, plus de 700,000 marcs, En se rsppelantles masses d'argent natif, rouge et suliuré, découvertes de nosiours à Huantajays, au Pérou, ainsi qu’à.Batopilas et à Real del Monte, au Mexique, on conçoit quelle prodigieuse quantité d'argent peut fournir un gite de minerai dans les Cordillères des Andes, lorsque l'abondance des produits se trouve réunie à la richesse intrinsèque. Ce n'est donc pas l'énorme quantité d'argent que l'on: suppose avoir été retirée pendant les onze premières années, qui me fait révoquer en doute le témoignage de Sandoval; c’est la contradiction qui se trouve entre ce témoignage ct d'autres faits historiques. „ M. de Humboldt. après: plusieurs raisonnemens, rduit le produit de ces onze années à 16 millions de marcs. Comme il avait précédemment estimé le produit de 1556 à 1789 à 788 millions de piastres ou à 92,786, 204 marcs, il en résulle que ces deux sommes réunies donnent un total de 107,786,294 marcs d' argent. M. Pentland nous fait observer que, d'après des recherches fondées sur des documens officiels, les mines du Haut-Pérou, dont l'argent fut monnayé ou qui a payé les droits régaliens à Potosi, ont produit en argent 1,614,145,538 piastres fortes. is la dernière moitié du xvin° siècle, dit M. de Humboldt, la montagne a généralement fourni 3 à 400,000 mares, et ce produit est sans doute trop considérable encore, pour qu'on puisse avancer avec Robertson, le célèbre auteur de l'Histoire de l'Amérique, que les mines de Potosi ne valent plus la peine d’être exploitées. A la page 1029 nous avons vu le rang qu'elles occupent encore parmi les plus riches exploitations argentifères du monde. Il est difficile, dit un géographe célèbre, de mettre les auteurs d'accord sur la population de Potosi; les uns ne

t fois plus d'argent ul mon de Guanaa longueur , serait le deux millions de servé plus haut que eta:Negra de Somtrente mètres, en arcs. En se roppe- „ rouge et sulfuré, antajaya, au Pérou, eal del Monte, au rodigieuse quantilé de minerai dans les

ne l'abondance des la richesse intrinsè-

me fait révoquer en oval c’est la conre ce témoignage et M. de Humboldt, „ réduit:le produit nsde marcs. Comme le produit de 1686 ou d 92,786,294 deux sommes reu- 786,294 marcs dart observer que, das sur des documens Pérou, dont l'argent es droits régaliens à nt 1,614,145,538 piasere moitié du xvr* „ la montagne a gt- 00 marcs, et ce proonsidérable encore, avec Robertson, le de l'Amérique, que plus la peine d'être pus avons vu le rang mi les plus riches exnonde. Il est difficile, e mettre les auteurs Potosi; les uns ne

est devenue une petite ville assez jolie et floristante. Elle le doit à la franchise de son port. proclaméé nom en celui. de Punaro bs Lanau. Des routes ont été. ouvertes, pour faciliter. ses relations commerciales avec l'intérieur dont elle est devenue l'entrepôt. Malheureusement tous les encouragemens prodigués à ce port unique de laBolivia, on pu suppléer au besoin d'eau douce dont il manque presque totalement, ce qui bornera son accroissement et sa population, à moins que le gouvernement ne veuille ouvrir à ses frais plusieurs puits artésiens ; leur parfaite réussite.en d'autres localités, condamnées par la nature à une complète stérilité et changées par la suite en terrains fertiles, remédiera sans doute, en partie sinon en totalité, à ce graveinconvénient. Dans le DEPARTEMENT DE COCHABAMBA :

CocnaAsauBA, assez grande ville, environnée de ertiles. et assez bien cultivées ; on

porte à 27,000 le nombre de ses habitans. Mizque,

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