‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 437 sur 597 · Le. groupe tions accordent que · texte numérisé non relu

Le. groupe tions accordent que

r son commerce et 1 la résidence du dit que relève aussi é importante par la semens de la marine

commerce et par ses ans; Sandy-Poinl, litaires de B rimsloneeux respectifs.

te et la plus aden aan:

„ Sterile et sans habi-

al, un port et environ uiique baie Rupert,

son port; on lui ag:

t jusqu'à 8000 habi- 1 (Tyrelisbah),

rt; on lui accorde près t la plus grande et la t- Bristol, petite ville

habitans. .

before et commer or bitans ; Se- Josepli d C.

, importante par son ais y ont établis.

dt de la core ar sa population, 100 — Fart lade,

neur y réside.

ue nous citerons ici le 18 par quelques colons r la pèche de Ia baleine bgraphie anglaise, que

héologue , et dans n étant encore pres scmée ou sauvage,

AMERIQUE-ANGLAISF. 1101

et d' institutions rema ÿ nous aurons très peu de chose à dire dans cet article, surtout a les détails que nous venons d’intercaler dans le tableau des divisions ad ves, et après ce que nous avons. dit à l'arücle des canauz. Nous nous bornerons à la description des villes les plus remarqua-

il ne trouve ou point d’édifices —+ en

blesde cetin partie 8 en ui vant Fordre Lopes dans le tableuu. 28

Dans le BAS-CANADA : Quessc , située sur la rive gauche du St-Laurent, qui, avec la rivière st-C forme le promontoire sur lequel s’élève la ville. « Un superbe bassin dit un géographe célèbre, où plusieurs flottes pourraient mouiller en sûreté, une belle et large rivière ; des rivages partout bordés de rochers très escarpés , parsemés ici de forêts, là surmontés de maisons ; les deux promontoires de la Pointe-Levi et du Cap-Diamant ; la jolie Île d'Orléans et la majestueuse cascade de la rivière Montmorency , tout concourt à donner à la capitale du Bas-Canada un aspect imposant et vraiment magnifique, v Quebec est divisée en deux villes entièrement distinctes: la Fille-Haute , bâlie sur la pente du Cap-Diamant, dont le sommet est élevé de 350 pieds anglais au-dessas du fleuve : c'est la plus belle; et Ia Fille-Basse, située-sur un terrain artificiel enlevé aux flots: cette partie de Quebec n'offre aucun-.bâtiment vraiment remarquable, Depuis quelques aunées la capitale du Canada s'estheaucoupembellie; on ya construit plusieurs maisons d'une assez belle apparence.. Parmi les

principaux édifices on doit nommer surtout: le chéteau de St-Louis, ou le palais du gouverneur, à cause de ses grandes dimensions et de son aspect imposant; il a été entièrement brûlé le 26 janvier 1934; la cathédrale catholique, qui n'est remarquable que par son étendue; la cathédrale protestante, assez belle église moderne surmontée d'une belle aiguille; le college, neau et vaste bâtiment en pierre, où 200 jeunes gens sont élevés; la chapelle du séminaire. qui possède les plus beaux tableaux de tout le Canada; les casernes, grand et bel édifice en pierre de trois à quatre étages, et l'arsenal, qu'on nous assure contenir des armes pour 100,000 hommes. Mais les constructions les plus remarquables sont des fortifleations, pour lesquelles on a dépensé des sommes enormes, et qui, lorsqu'elles seront achevées, rendront Quebec une. des. plus fortes places de l'Amérique.:La: citadelle : surtout, construite sur le Cap-Diamant, est ceinte de fortes murailles garnies d’une :artillerie formidable; on la regarde e imprenable ; les casemates, quand elles seront finies, pourront mettre grès de 5000 hommes à l'abri. des bombes. Nous avons déjà signalé l’activité commerciale de Quebèc, qui dans :l'Amérique-Continentale-Auglaise n'a de rivale que Montreal: Plusieurs bateaux à vapeur partent ment tous les jours de ces deux villes, viviflent tous les lieux intermédiaires alas que les bourgades qui se trouvent

dans leurs environs à plusieurs milles à la ronde;

à aie A ven tele cot

dège et le séminaire; RE eme. „ une bibl

que assez riche, depuis quelques

années , la socidté de littérature et d'his-

„ divisée en quatre sections.

savoir : re, histoire générale, sciences

vans : Beaufort, petite bourgade, remarquable par le gra struit par M. Patterson ; il contient 80 scies

. isolées et s autres circulaires, qui, mises en mou-

vement par les eaux, coupent avec une étonnante rapidité les parus qu'un mécanisme ingénieux y adapte ; tout pres onadmire la superbe cascade du Montmorency, qui porte à la gauche du St-Laurent le tribut de seseaux. Del'autre côté de ce grand fleuve est situé Pont · Lei. village remarquable par la belle cascade que la Chaudière. , affluent droit du St-Laurent, fait à quelques milles au sud de Quebec. Orléans, jolie bourgade sur l'Île de ce nom, qu'on doil mentionner à cause de sa fertilité et de sa position charmante. Son extrémité occidentale offre un des points du globe les plus remarquables ; c'est le vaste chantier sur lequel, en 1824, on a construit le Colombus et, en 1825, le Baron Renfrew, vaisseaux énormes de plus de 300 pieds anglais de long; ces deux colosses sont arrivés tousles deux à la Tamise; maisle premier périt en retournant en Amérique, et le second fit naufrage près de Gravelines, Nous réservons pour ua autre ouvrage leur comparaison avec les plus grands vaisseaux de ligne construits dans les temps modernes ; en attendant, appuyé sur des

mesures exactes, nous n'hésitons pas à regarder le Columbus et le Baron-Renfrew comme les plus grands bâtimens qui aient navigué sur POcéan. Lorette , village d'Iroquois convertis el civilisés par les missionnaires -catholiques: on y remarque une assez belle église.

MonxraeaL, située sur la côte méridionale de

File de ce nom, non loin d'une colline, qui‘lui a,

valu sa dénomination. C'est une assez jolie ville, qu'on peut regarder comme la première place commerçante non-seulement du Canada, mais de tout le Continent-Américain dépendant des Anglais; elle est le siège d'un évêché catholique. Ses principaux édifices sont: la nouvelle cafliedrale catholique, beau templecommencé en 1825 et ouvert au culte en 1829 ; ses grandes dimensions doivent le faire ranger parmi les plus grandes églises du Nouveau-Monde; on calcule qu'il heut contenir de 10 à 12,000 personnes; l'église: principale anglicane (principal english church); le couvent des Sœurs-Grises , vaste bâtiment; te collège, autre grand édifice en pierre, bâtien 1819 ; 300 élèves et plusieurs professeurs y sont logés ; les casernes, le théâtre , l'hôpital general, le plus grand et le mieux organisé de toute l'Amérique-Anglaise; le séminaire de StSulpice: la maison-de-ville; la nouvelle prison. On doit ciler aussi dans la place du marchéle monument de Nelson, belle colonne d'ordre dorique de 30 pieds de haut, surmontée de la statue colossale de ce marin célèbre et ornée d'emblèmes relatifs à ses exploits maritimes. Parmi les bâtimens des particuliers nous nommerons la Masonic-Hall, qui est une des plus grandes et des plus bellesauberges de l'Amérique. Sous le rapport scientifique et littéraire Montreal est à présent la première ville de l’Amérique-Anglaise. Ses principaux établissemens sont: le collège français, espèce d'université ; l'université anglaise (english university), fondée , en 1821, sur le plan de celle de Angleterre, quoique sur une bien plus neliteéchelle; le séminaire catholique; l’école latine (grammar school), l'institut classique académique classical academical institulion), les deux académies classiques (classical academies) et plusieurs autres institutions inférieures et écoles élémentaires. Parmi les établissemens d'un autre genre, un doit nommer : la societé d'histoire naturelle de Montreal: elle publie des mémoires et possède une bibliothèque; institut mécanique (mecanic’s institution), avec un musée; la sociélé d'agriculture, celles d'horticulture, ot les deux sociétés, une d'hommes ct l’autre de femmes , pour la propagation de l'industrie et des progrès de l’éducation ; le cabinet littéraire (News room), formé par de nombreux souscripteurs dans un local bâti tout exprès; il possède: Ia bibliothèque dile de Montreal, regardée justement comme la plus riche et ja mieux choisie de l'Amérique-Anglaise, La presse périodique est plus active ici que dans toutes les autres villes de l'Amérique-Anglaise; on y imprimait il y a quelques années une douzaine de Journaux, dont plusieurs en, anglais et les autres en français, Dans la description de Quebec, nous avons déià parlé des uombreux bateaux à

vapeur établis entre ces deux villes; ces bätimens remontent l'Ottawa et le St-Laurent et entreticunent les nombreuses relations commerciales qui pendant ces dernieres années se sont formées dans toute la partie supérieure du bassin du St-Laurent. C'esl à ce commerce florissant et aux rombreux colons qui sont venus s'y établir, que Montreal: doit l'extraordinaire accroissement

qu'offre sa populalion; en 1816 on ne l'eslimait

qu'à 15,000 âmes ; en 1825, elle s'élevait déjà à près de 24,000 et dépassait même de quelques centaines celle de Quebec; maintenant on la porte à pris de 40,000 âmes, en f comprenant celle de ses environs immédiats. Cette ville était le siège de la fameuse Compagnie du Nord-Ouest, dont l'es:

prit entreprenant avait fait tomber en grande par

tielecommerce de la Compagnie de la baie d Hud · son; tandis que cette dernière, autrefois si puissante, n'employait qu'environ 250 personnes à son service, cello de Montreal entretenait près de 3000 individus comme agens, facteursetchas=eurs ; ces deux chiffres représentaient immédiatement avant 1821 jusqu'à un certain point l'importance respective des affaires de ces deux corporations entre les mains desquelles se trouvait le riche commerce des pelleteries. Par l'arrangement fait dans celte année, les deux compagnies ont été réunies sous le nom de Hudson’s Bay Fur Company.

Cette réunion a mis fi à la guerre ouverte que leurs agens et dépenüans respectifs se. ‘saient dans les différens postes de leur lere ve.

Quoique, par cette réunion , Montreai bonrs coup perdu, elle peut toujours err e comme la première place de l'Améri::: pe us je commerce des pelleteries. Nous rappellerons au lecteur que’la nouvelle compagnie est la plus puissante association de ce genre qui existe: les directeurs résident à Londres; vient ensuile, selon M. M' Culloch, la Compagnie Américaine (American Fur Company ) de New-York ; le troisième rang appartient à la Compagnie Ameri.

caine de la Russie; le quatrième, à la Compagnie Danoise du Groenland, dont les directeurs vivent à Copenhague.

Dans les environs de Montreal, dont Farpeet rivalise en beauté avec les approches de Quebec, nous nommerons :laMontagne de Mon.

real, nom pompeux donné à une colline, qui selon les uns est presque aussi haute que le Cap- Diamant de Quebec, tandis que selon d'autres elle aurait 800 pieds anglais de haut; quelle que soit son élévation, c'est toujours un emplacement remarquable par la vue superbe dont on jouit de son sommet, et par les fortifications qu'on a je projet d'y construire pour en faire une forteresse du premier rang; La-Chine, gros village très commerçant, qui a été pendant long- temps le point principal de départ des çanots chargés des marchandises que la Compagnie du Nord-Ouest envoyait à travers l'Ottawa , dans les vastes solitudes de l'intérieur, pour échanger contre les pelleteries; ce commerce continue toujours. Noul avons déjà mentionné, le canal qui aboutit à ce lieu. La-Chine est aussi le point de départ des bateaux à vapeur pour le Haut-Canado. Nous eiterons encore l'{le de Sle-Héiène, impor

as commerciales qui se sont formées dans Au bassin du St-Lauorissant et aux romnus s'y établir, que naire accroissement 1816 on ne l'estimait le s'élevait déjà à près

on 280 personnes à son ntretenait près de 3000 teurs el chasseurs; ces timmédiatement avant nt l'importance respec- 4 dt entre les ait le riche commerce rrangement fait dans pagnies ont été réunies Bay Fur Company.

la guerre ouverte que p respectifs se. ‘saient de leur lep e.

on, Montremm oujours r de l'Amérin::s pe ur 16 s,. Nous rappellerons au mpagnie est la plus puisare qui existe: les direcss; vient ensuite, selon mpagnie Americuine ) de New-York; le troila Compagnie Am eri.

quatrième, à la Com bentand, dont le direc-

e. à ontreal, dont Tarpeet riapproches de Quebec, ontagne de Mont.

jonné à une colline, qui aussi haute que le Capndis que selon d'autres dais de haut; quelle que oujours un emplacement superbe dont on jouit de fortifications qu'on a le ren faire une forteresse hine, gros village très pendant long-temps le et des çanots chargés des ompagnie du Nord-Ouest a, dans les vastes soliour échanger contre les be continue toujours. Nou le canal qui aboutit à ce si le point de départ des le Haut-Canada. Nous ti Ste-Hélène, impor

tanle par l'arsenal et par les magasins que le gouvernem=at ÿ a établis; La Prairie, par la station du bateau à vapeur, etparson commerce.

Les autres lieux les plus remarquables de cette

rovince sont: Srz-Annx et Sr-Tuouas, gros 1 situés sur le St-Laurent, importaus par leur forte population; près du premier on pêche des marsouins; le second est le neu le plus peuplé qu’on trouve au-dessous de Quebec et possède en outre une grande et assez belle église. Parits- Rinëas, bourgade qui doit à son exposition par-

‘ ticulière la douceur de son climat si différent de

celui des pays qui l'environnent, ce qui permet aux pommes, aux pêches, aux cerises el aux prunes de Damas d'y croître comme près de Niagara. KanOURASKA, gros bourg, qui augmente tous lesjours en 1 el en bien-être ; c'est le Margale el le Brighton du Canada; un rand nombre de persoones riches s’y rendent anouellement non-seulement de Quebec, mais même de Montreal et d'autres villes encore plus éloigacrs pour y prendre des bains de mer. Ii y a

plusieurs hotels bien tenus, et un bateau à vapeur :

entretient la communication régulière entre kamouraska et la capitale du Canada. Les eaux du St-Laurent, qui a 22 milles anglais de large dans cet endroit, cessent d'être salées au-dessus de Ka-

| mouraska. Tanousac, Gaspé, Ponr-DANIEL et NEw-

Canuisze, petites villes, importantes par leurs ports et leur commerce ; surtout la dernière et Gaspé; ces deux villes possèdent un assez grand nombre de vaisseaux marchands.

Au sud de Quebec nous nommerons : Taois- Rivikaus , pelite ville commerçante , chef-lieu du district judiciaire de ce nom, importante par les

produits de son agriculture et par sa population;

Sr-Maunics, par ses forges de fer excellent; Fonr Wazctam-Hgnay, petite ville importante par sa position au conflue,:: du Sorel avec le St-Laurent

et par ses fortiisations, Dans ses environs se

trouve la jolie maison de plaisance du gouverneur général du Canada. Sr-Jonn, petite ville, importante par son commerce, par sa douane et par la station des bateaux à vapeur qui mènent les passagers et les marchandises qui vont et viennent du Canada aux Etats-Unis dans la direction du lac Champlain. Dans ses environs immédiats est situé le FortChambliy, dont les fortifications ont été considérablement augmentées dans ces dernières années. Plus loin on remarque l'Jle-aux-Nolzx, qui commande la navigation du Sorel ou Richelieu, et où les Anglais ont établi des chantiers militaires'et élevé d'importantes fortifications, .

Dans laR2G10N-MARENZIF-SASRATCHA- Wan nous ne nommerons que les petits lieux suivans : GRAnD-PonracE, poste de chasseurs, remorquable surtout par la magnifique cascade du Portage de la Montagne qui se trouve dans ses environs, et qu'un voyageur dit n'être inférieure qu'à celle de Niagara. Fonr- Wil Lian, sur la côte n du lac Supérieur ; c’est peut-être le plus grand établissement que les An-

À glais ont fait dans l'intérieur de ces solitudes. On

y voit plusieurs vastes batimens, les uns destinés au logement des employés de la ci-devant Com-

pagnie du Nord-Ouest, les autres à renfermer ses marchandises; d'autres servent d'ateliers à plupo AI 1 8 ride rain sont passés u so

la Baie-d'Hudson mentionnée à la page préctdente. Dans l'édifice principal on doit citer la salle à manger à cause de sa grandeu,, des beaux por traits dont elleestornée , ei sr tout à cause d’une carte hique ivmense, dessinée par M. David Thompson, sstrrnnome de la Compagnie du Nord-Ouest; elle offre avec la plus grande exactitude et dans le plus grand détail tous les établisseinensettousles postes qui en dépendaient, Fun côté, depuis la Baie-d'Hudson jusqu'à l'Océan-Pacifique, et de l’autre, depuis le lac Su rieur jusqu'à la Rivière Athabasca et au grand lic Slave. Cet espace immeuse n'est encore assez bien connu que des employés de la Compagnie ; livrée au public, cette carte remplirait bien des lacunes dans nos cartes les plus récentes et ferait disparaître bien des erreurs de celles qui passent pour ètre les meilleures. Fort- William peut être regardé comme l'entrepôt principal de tout le commerce de pelleteries dans l'intérieur de l’A-

mérique-Septentrionale ; c'est le rendez-vous an-

nuel de tous les employés de la Compagnie, qui viennent y déposer le produit de leur chasse et de leur commerce et y prendre de articles nécessaires pour faire l'une et l’autre pendant fannée suivante. Depuis les derniers jours du mois de mai jusqu'à la fin du mois d'août, c'est pour ainsi dire une foire perpétuelle, un lieu d'amusemens et de plaisir, le carnaval des chasseurs et des employés de la Compagnie. Dans cette circonstance Fort-Willlam offre la réunion d’hommes la plus hétérogène peut-être qu’on trouve sur le globe. M. Ross Cox y vit ensemble des Anglais, des Irlandais, des Ecossais, des Français, des Allemands, des Italiens, des Danois, des Suéddis, des Hollandais, des Suisses, des Canadiens, des Anglo-Américains, des Africains de la Côte-d'Or, des Océaniens des îles Sandwich, des Bengalais, plusieurs Américains appartenant à différentes nations et plusieurs Bois-Brülés, métis provenant du commerce des femmes indigènes avec les marchands du Canada et les gens aux gages de la Compagnie. Tous les bâtimens sont environnés de fortificationsen bois, flanquées de bastions, le tout assez fort pour n'avoir rien à craindre des attaques des tribus indigènes, Tout pres et hors de l'enceinte il y a un chantier sur lequel la Compagnie fait. construire et réparer les navires qui naviguent pour son compte sur le lac.

Kizoonan, petite colonie formée en 1814 par lord Selkirk, sur les bords de la Rivière-Rouge (Red-River),. à environ 40 milles anglais de son entrée dans le lac Winnipeg, su milieu des terres qu'il achela en 1811 à la Compagnie de la Baied'Hudson. L'année mème de sa fondation, elle comptait déjà 200 habitans, la plupart Ecossais. Quatre-vingt-dix autres montagnards de l'Ecosse allaient s’y réunir, attirés par la fertilité de ce district, que la Compagnie nomma Ossiniboia, lorsqu'en 1815, par les menées de la Compagnie rivale du Nord-Ouest, le plus graud

— — — ö — — 2 na ———ů—

à ga is arr U rs na par les Canadiens libres et les Bois-Brulés, furent vbligés d'abandonner leurs maisons et leurs cam · pagoes, à grd A incendies et détruites immédiatement après leur départ. Cette injuste atlaque fut le sujet d'un long procès entre lord Selkirk et les agens de e du Nord-

ite florissante ; en 1929 elle comptait déjà 1052 habituns et 178 maisons; 672 acres 1/2 stal culzure et 144,105 en prairies, Un missionnaire ét#bli là depuis quelque 1 7 était parvenu à convertir plusieurs indigènes des tribus voisines. Dans le HAUT-CANADA : Vonx, petite ville denviron 7000 habitans; elle est bien bâtie et à un beau port sur le lac Ontario; c'est le siège des autorités supérieures de ce gouvernement; en 1826, on y publiait une gazelle. Kincsron, près de l'emplacement de l'ancien fort Frontenac, située à l'embouchure du Cataraqui et à l'issue du St-Laurent du lac Ontario; c'est la ville la plus forte, la plus commerçante et la plus florissante du Ha ; elle possède un arsenal, un chantier militaire, un beau port, où stationne la flotte anglaise de l'intérieur ; en 1826, on y publiait deux gazelles; le canal Rideau doit y aboutir; on porte sa population à environ 8000 âmes et c'est le siège d'un évêché catholique. Le S Laurent de ii canons, la frégate Puh, et d'autres batimens de guerre pourrissent désarmos dans le port, parce que, par un article du dernier traité, ni les Anglais, ni les Anglo-Américains ne doivent entretenir des forces navales sur les lacs. Mais les Anglais conservent avec le plus grand soin gur les chantiers couverts de arsenal deux vaisseaux de 74, une frégate et d’autres bâtimens inférieurs. Cet établissement naval, qui est le yu considérable gui existe au midieu. des continens, n'a de rival que celui que. les Anglo-Américains ont établi à Sackel’s Harbor, à 24 milles de distance de Kingston de l’autre. côté du lac Ontario; mais [à aussi l'Ohio de 102 canons et d autres beaux bâtimens pourrissent dans le port pour la mème raison. Nous Pavons mentionné à la page 997 dans la description de l'état de New-York. Viennent ensuite NiacanA (autrefois Newark), petite vule florissante, dans le voisinage de la célèbre cascade de ce nom; elle est défendue par le Fort-George; en 1826, on y publiait deux journaux. Porr- Mairzanb et PorT-DALHOUSIE, petites villes qui augmentent tous les jours, étant situées aux deux embouchures du canal Welland. Dunnas, dans une position ravissante, à l'extrémité occidentale du lac Ontario; en 1826, on y publiait une gazette. Lonnon, entre les lacs Erié, Ontario et Huron; on porte à 3000 âmes sa population , qui augmente tous les jours. BROCKVILLE, sur leSt-Laurent, importante par son industrie, et Pants par sa population. Byrown, bâtie en 1826 au débouché du canal Rideau dans l'Ottawa, comptait déjà l'année suivante 2000 habitans,

quatre églises, elc.; on à construit un ll thilitaire et de vastes casernes sur une hauteur voisine, sur laquelle on doit bâlir une forterésse; on admire le magnifique qui la réunit à Hull il a 8 arches de 60 anglais de corde, 2 de 70 et une de 200; c'est un plus beaux

ouvrages de ce genre qui existe, Tout près se trouve la superbe cascade formée par wa Dans le NOUVEAU-BRUNSWICK : Faspznic- 1 row, très pelite ville, d'environ 2000 amtes, mais 0 importante comme chef-lieu de la province; elle c aua collège établi dans un beau local et une 0 société d'agriculture ; on y publie une guzetie. € Sr-Joux, à l'embouchure du St-John qui y forme p un bon port; c'est, sous tous les rapports, la 8 ville la plus importante de cette province; son d commerce est très actif à cause de la franchise v accordée à son port, et sa population est estimte pe à 12,000 âmes; elle possède une banque, une Ja école latine (grammar school) et d'autres établis. ut semens inférieurs ; on y publie quatre journaux pa hebdomadaires. Sr-Anbnzgws, petite ville d'en. ct viron 3000 habifans, très importante par sa m. douane sur la frontière des Etals-Unis, par son . (u commerce et par son port; on y publie une vo gazelt?. NewCASTLE, sur le Miramichi, très petite na ville, importante par les chantiers de son voisi- du uage où l’on construit beaucoup de vaisseaux D (es marchands, ainsi que dans les environs de plu- etr sieurs autres villes Wedges de cette province. de Dans la NOUVELLE-ÉCOSSE : MALA, chef- eta lieu de la Nouvelle - Ecosse, située vers le mi- D cett lieu de la côte orientale de cette province et da siège d'un évêché catholique. C'est une jolie ville not

régulièrement bâtie, mais dont tous les édifices ! sont en bois à un très petit nombre d’exceptions près Le Province Building (le bâtiment de la Province) est un grand et bel édifice en pierre de taille d'une belle architecture, avec des colonnes d'ordre ionique ; on le regarde justement comme le plus beau bâtiment de l Amérique Anglaise ; on y a établi les tribunaux, les bureaux de administration, la bibliothèque publ.. que; le conseil et l'assemblée législative de ia province y ont des salles où ils tiennent leurs séances. On doit aussi mentionner la nouvelle église catholique, à cause de son étendue, Son port sur, l'Atlantique, ouvert en toute saison, est un des plus beaux de Amerique, ausi les Anglais y ont-ils établi un vasle Chantier, où leurs vaisseaux, dont Halifax est la station ordinaire en temps de guerre, peuvent trou:

ver tous les approyisionnemens nécessaires el promptement réparer les avaiies qu'ils auraient pu souffrir; les Anglais le regardent comme je plus vaste établissemént de ce genre qu'ils possèdent hors du Royaume-Uni. D'importantes for. tifications défendent l'entrée de ce beau bassin, Depuis quelques années, cette ville possède le Daihousie college, organisé comme l'univer:

sité d’Edinburgh et établi dans un bel édifice, une excellente école latine et plusieurs autres él: blissemens inférieurs, Depuis 1822 il s’y est formé une sociélé pour lPencouragement et le:

progrès du commerce. Halifax est le siège dun évèché anglican. Son commerce est très floris-

construit un l

nes sur une e ont qui n réunit À

) formée par W NSWICK : Fasenniewiron 2000 Ames, mais eu de la province; elle un bead local . f | lieune guzetie.

d zehn qui y forme tous les rapports, la le cette province; son cause de la franchise | population est estimée ède une banque, une hoohet d'autres établis:

ublie quatre journaux news, petite ville d enres importante par sa es Etats-Unis, par son ort; on y publie une le Miramichi, très petite chantiers de son Voisibeaucoup de vaisseaux ns les environs de pluimes de cette province, COSSE : HALIFAX, Chefsse, située vers le mi:

e de cette provinte et que. C'est une jolie ville is dont tous les édifices | tit nombre d’exceptions ding (e bâtiment de ia et bel édifice en pierre chitecture, avec des coon le regarde justement itiment de |’ Amérique u les tribunaux, les buu, la bibliothèque publi.

mblée législative de ia es où ils tiennent leurs mentionner la nouvelle ause de son étendue, Son ouvert en toute saison, x de Amérique, aus bli un vaste chantier, nt Halifax est la stalion guerre, peuvent trol.

onnemens nécessaires el es avaiies qu'ils auraient le regardent comme le t de ce genre qu'ils pose-Uni. D'importantes forntrée de ce beau bassin.

s, celte ville possède le nisé comme l'univerli dans un bel édifice, une e et plusieurs autres el.

Depuis 1822 il % est formé bencouragement el le:

. Halifax est le siège d'un ommerce est très floris-

sont et sa populalion, qui a fait de grands progrès, est estimée à 20,000 Ames. On y publie 6 ou 7 journaux hebdomadaires et un mensuel:

elle a deux Ne mobiles (cireulating libraries), et le genre de vie qu'on y mène est regardé par M. M'Gregor comme supérieur à celui de toute autre ville de l’Amérique-Anglaise. La situation si avantageuse du port d'Halifax a rendu celte ville un des points ipauz pour les communications entre l’Europe et amerique. Des paquebols du gouvernement et de la Compagnie d Halifax (Halifax Paket Company's) partent régulièrement une fois par mois; ceux du gouvernement vont de Halifax à Falmouth ; ceux de la Compagnie, à Liverpool. Celte dernière traversée, qui est d'environ 2500 milles, se fait en peu de jours et ne coûte, sur les beaux navires de la Corapagaie, que 25 livres sterling y compris une excellente nourriture ;; d'autres paquebots partent régulièrement de Halifax pour Boston; ct des navires mettent à la voile toutes les semaines de ce port pour New-York et les Antilles (West-Indies). Les paquebots du gouvernement vont et viennent des Bermudes. Pendant l'été des navires partent à des époques fixes pour les lies du Cap-Breton, du Prince Edouard, pour Pictou, les baies de Miramichi, de Chaleur et pour Quebec, etpresque pendant toute l'année pour les parages de Terre-Neuve et du Nouveau- Brunswick. Ou a établi des vaisseaux à. vapeur entre. Quebec et cette ville. Pour compléter ce que nous avons dit dans la description de Quebec et de Montréal, nous ajouterons que la Compagnie de la navigation à vapeur du.Sl-Laurent (St-Lawrence steam navigation Company) a lancé un magnitique vaisseau à vapeur de près de 1200 tonnesux, destiné à établir la communication entre Halifax et la capitale du Canada. A Pictou if y a deux autres bateaux à vapeur, qui appartiennent à la Compagnie générale des Mines; un autre est déjà employé à Halifax. II y en a trois autres à St-John dans le Nouveau-Brunswick : un 4 ‘ous les jours de cette ville à Frederictown, un autre à Annapolis et le troisième entretient la commuuication entre St-John, St-Andrews et les Etats- Unis. Enfin un beau bateau à vapeur transporte les passagers et les marchandises de Montreal à La Prairie, et vice verd. En 1828 il s'est formé à Londresune compagnie dans le but d'entretenir des communications régulières et fréquentes, au moyen de plusieurs ſort beaux vaisseaux & vapeur, entre le Royaume-Uni et l'Amérique-Anglaise à travers l'Atlantique. Malheureusement ce projet n'a pas encore été réalis\, Ce manque de réussite

doit en grande partie etre attribué, dit M. M'Gre-

Bor, aux préjugés qu'on a en Angléterre contre ces pays, dont on parait ignorer presque entièrement les ressources et l'importance. A la page 625, daus la description de Valentia, nous avons indiqué les points extremes de celte immense ligne de navigation à vapeur.

Les autres villes et lieux les plus remarquables de cette province sont: LUNEBURG , avec un port et environ 1200 habitans presque tous allemands. Livearoo, petite ville florissante par son commerce et par sa nombreuse marine marchande ;

son bean ne gele p

resque jamais enlierecomme la seconde ville de

versilé, connue sous le litre de Alg s college, fondée en 1802; on la regarde conune ie muleur établissement de ce genre que possède l'Amérique-Auglaise; une assez riche bibliotheque en dépend. Tauno, tres julie bourgade, située à l’extrémité de l'enfoncement de la baie Fundy nommé Bason of Minas, que nous avons men’:onnée à la page 1095, el remarquable surtout jar les saules marées qu'on y observe. L'estimalion de Chebert, citée à la poge 923, avait élé révoquée en doute par quelques auteurs. Des ouvrages estimables, publiés il y a quelques années en Amérique, réduisaient déjà à 80 pieds anglais seulement la plus grande hauteur de ces marées. Mais des observations récentes ont confirmé les anciennes évaluations, puisque les marées. observées à Bason of Minas, à Chignecto, à Homidom et à Windsor, montérent à oo pieds anglais ; celles qui eurent lieu à.}’embouchure. du Shubena età Truro, alteignireut 70 pieds, et celles qui furent observées près du Fort Cumberland, à l'extrémité de lenfoncemeut nommé Cumberland Bason, s'élevérent meme jusqu'à 71; il n'est donc pas étohnant que dans des circonstances ſavorables à une plus grande accumulation des eaux, elles aient atteint, comme dit Chabert, jusqu’à 70 pieds français. Picrou, très petite ville de 1800 âmes, importante par son beau port et par l'activilé commerciale de ses habitans; elle possède une 1 7755 école latine Grammar schooh et une académie connue sous le titre de Piclou college, espèce de petite université, avec une bibliothèque , un laboratoire, un cabinet de physique et un musée zoologique, riche surlout en objets d'ornithologie, Dans ses environs se trouve New-Glasgow, village

remarquable par le voisinage des riches mines

de houille d Albion exploitées par la Compagnie des Mines (General Mining Company) formée à Londres en 1826; il y a quelques années, les mineurs trataillaient déjà à fa profondeur de 250 pieds anglais, et des machines à vapeur élaient appliquées: pour en tirer les eaux; ces mêmes mines fournissent du ſer aussi bon que le meilleur de la Suède.

Dans iE pr Car-BRETON, qui depuis 1820 forme une partie de la Nouvelle - Ecosse, quoique les géographies les plus récentes la représentent comme formant une province. à part; dans cette lle si remarquable par ses profondes et nombreuses découpures, qui y forment une foule de beaux ports, et si importante par ses pécheries et surtout par ses inépuisables mines d'excelleate

houille, nous nommerons au moins: SIDNEY, tres petite ville, chef nen de l'ile ; M. M'Gregor t'a 500 Ames les milliers d'habitans que des géographes lui accordent. De riches mines de hoüille sont exploitées dans son voisinage du ‘côté du nord et du côté opposé. Loutsnounc, que des géographies’trés récentes représentent encore comme la ville principale du Cap Breton, et dont elles estiment & 10,000 Je nombre des habitaus , n'offre depuis bien des aunées que quelques cabanes, humbles demeures d'une cinquantaine de pauvres rs; mais son port e et les imposantes ruines de ses vastes de ses formidables tortiflcations, rappellent la splendeur et la prospérité de cette place, dont la France avait fait le centre de ses pécheries et le rendez-vous ordinaire de ses forces navales. Prise en 1768 par les Anglais après un siège mémorable, ses bastions furent démolis et ses habitans dispersés. AnicHar, que les géograplies et les cartograplies ne daignent pas seulement nommer, est la ville la plus-importante de l'ile sous tous les rapports; elle est située sur la petite ile de Madame, et compte près de 2000 habitans presque tous adonues au commerce ou à la peche. Suir- Hansour. , très petite ville, située sur le détroit de Canseau (Gut of Canso), qui sépare l'ile de Cap-Breton de la côte de la Nouvelle-Ecosse, C'est le passage le plus sûr et le plus fréquenté pour aller de l'Atlantique dans le golfe de St-Laurent et ve versd; où pourrait appeler cet important uétroit l'Euripe-Américain, tant ses marées sont irrégulières el se jouent de tous les calculs des physiciens. . Ê

Dans l'ILE DU PRINCE-EDOUARD : CHARLOTTE- Towx, petite ville, avec un beau port etenviron 2400 habitans; elle possède une bonne école latine (grammar school), une sociélé d’agriculture et est la résidence d'un évêque catholique. Becrasr, colonie agricole d'Ecossais, fondée en 1803 par feu lord Selkirk, et très florissante ; sa population, qui n'était primieivement que de 800 âmes, s'élève déjà à 4000. Sr-ANDREW , avec une assez belle chapelle catholique, desservie par un évêque in partibus, dont relèvent les catholiques du Nouveau-Brunswick , de l'ile Cap-Breton et du groupe des Madeleines. GEonce-Towx et MonraY-HARBOUR , retnarquables, surtout la première, par leurs ports, et toutes les deux par leurs chantiers sur lesquels ont été construits,

. ans ces dernières années, un grand nombre de vaisseaux marchands,

Dans l'ILE DE TERRE-NEUVE : Sr-Jonx, ville fortifiée et importante par son beau port, par sa population, qu'on porte en hiver de 12 à 15,000 habitans, dont plus de 2000 sont employés A la pêche pendant l'été; on y construit plusieurs vaisseaux ; en 1826, on y publiait 8 70% naux hebdomadaires; elle est le siège d'un évèché catholique. Hansoun-Gnace (Conception), avec environ 4000 habitans et un beau port; elle est florissante par ses pecheries; on y pus ie un journal hebdomadaire. PlAckNcIA, àutretnie

capitale de l'ile et maintenant très déchue; elle a un port. Triniry-Hannoun, avec un port, et florissante par ses pêcherirs. A la page 922, adus

avons déjà signalé l'importance que donne à celte colonie l'abondante pêche que l'on ſait sur ses côles et sur le gra nc de Terre-Neuve, qui en est voisin, Nous ajouterons que ce dernier est la plus grande élévalion sous-marine que l’on connaisse: que la meilleure place pour la pêche, de la morue se trouve entre le 42° et le 46° parallèles, et que de 1814 un très petit nombre de pêcheurs anglais s'y rendent annuelle. ment; ce sont les Anglo-Américains et les Fraaçais qui sont les plus nombreux.

Dans les vastes et horribles solitudes du L- BRADOR qui dépendent de celte. division admi nistrative, et dont le climat est peut-etre aussi froid que dans le voisinage du pôle, nous n'avons aucun lieu remarquable à citer, Nous dirons seulement que, depuis 1814, les pêcheurs qui habitent Terre-Neuve, et un grand nombre de ceux de la Nouvelle-Ecosse et du Nouveau-Brunswick se rendent annuellement sur ses côles pour y faire la peclie, qui depuis cette époque a plus que sextuplé ; son produit, en 1829, s’éleva à la somme énorme de 278,400 liv. sterl. Selon M. M'Gregor, près de 20,000 sujets anglais y sont employés pendant la saison de la pèche; ce mème auteur estime la valeur moyenne actuelle des exportations de Terre-Neuve et du Labrador, qui consistent tous en produits de la peche, à la somme énorme de 772,400 liv. sterl.

Nous rapperons A e que la Nouvelle.

Ecosse, le Bas- ei , le Nouveau-Brunswick, les tles de Terre-Neuve, du Cap-Breton, et du Prince-Edouard possèdent à eux seuls une marine marchande, qui dépasse le Liers de toute la marine marchande de la France; qu'elles fournissent annuellement aux commerçans du Royaume-Uni un grand nombre de vaisseaux construits dans leurs ports; que les chantiers de la marine mililaire et marchande de la Grande Bretagne et d'Irlande tirent de ces mèmes colo. nies d'énormes quantités de bois de construction d'excellente qualité; qu'enfin. les riches mines de houille exploitées dans l'ile de Cap-Breton et à Pictou, dans la Nouvelle-Ecosse, ajoutent à l'importance. que leur donnent les pecheries, des ports superbes et une position admirable pour le commerce et pour la domination des mers de cette partie du monde. .

Dans les ANTILLES, nous nommerons d’aboré:

Dans la JAMAÏQUE: Spastsa-TOWN, ville pelite, mais importante par son aütiquité, et parce qu'elle est la résidence du go:verneur ; on lui accorde 5000 habitans. Ensuite Kincston, batie zur

Fa côte méridionale, de l'ile, au fond d’une baie magnifique, défendue par deux forts. Des rues larges et droites, des maisons généralement bien bâties, lui donnent une assez belle apparence. Son commerce est immensé ; c’est, sous ce rapport, la premiere ville non: seulement de la Jamaïque mais de toute l’Amérique-Anglaise; elle nous paraît être aussi la seconde ou la troisième sous: celui de.la ponulation, qu'on porte y compris les esclaves au-dessus de 13,000 âmes. Viennent ensuite: Ponz-Rorau, importante par ses fortifications, son port et sa population estimée à 6300 àmes: MonTeco-Bay, par son commerce;

[ [ s € a M fa re m ra

lance que donne à che que loan ſait sur anc de Terre-Neuve, terons que ce dernier jon sous-marine que eilleure place pour la e entre le 42° et le 46° 814 un très pelit nomy rendent annuelleméricains et les Fraa-

Dreux.

bles solitudes du Le celte division admi nat est peut-étre aussi e du pôle, nous n'aable à eiter. Nous dis 1814, les pêcheurs qui n grand nombre de ceux du Nouveau-Brunswick t sur ses côtes pour y iis cette époque a plus t, en 1829, s'éleva à la ,400 div. sterl. Selon 500 sujets anglais y sont in de la pêche; ce mème moyenne actuelle des uve et du Labrador, qui juits de la pèche, à la 0 liv. sterl.

cteur que la Nouvelle.

a, le Nouveau-Bruns- Neuve, du Cap-Brelon, | possèdent à eux seuls qui dépasse le Liers de de de la France ;.qu'elles it aux commerçans du d nombre de vaisseaux orts ; que les chantiers marchande de la Grande ent de ces mèmes colo de bois de construction enfin. les riches mines ans l'ile de Cap-Breton ouvelle-Ecosse ; ajoulent donnent les pêcheries, position admirable pour domination des mers de

nous nommerons d’aboré:

SPastsa-Town, ville pe · ar sou antiquité, et parte ju go::verneur ; on lui ac · suite Kinds ron, bâtie sur l'ile, au fond d'une baie ar deux forts. Des rues aisons généralement bien e assez belle apparence.

ensé ; c'est, sous ce rapnon: seulement de la Ja- PAmérique-Anglaise; elle

seconde ou la troisième ation; qu'on porte y comsus de 13,000 âmes. Vienbra, importante par ss et sa population estimée

o-BAY, par son commerce:

elle a ua port et plus de 4000 habitans. À la page 1100, nous avons vu que

parmi les dépendances „ de cette riche colonie figure l'établissement que

les Anglais nomment de Honduras, quoiqu'il soit situé dans le Yucatan, un des étais ene décrit à Ia page 1036. Baris, très petite ville, commerçante, avec un port el environ 8000 habitans, est le chef-lieu de cette colonie, qui doit son origine au droit qu'ont les Anglais de couper les bois de campèche et d'acajou sur la côte orientale du Vucstan, daus la confédéralion Nexicaine, au sud du Rio-Honda ou Grande, et sur la côte de l'état de Honduras, dans la confédération de l’Amérique-Centrale. Cet établissement, que les géograjhies les plus récentes ne nomment pas vu qu'elles mentionnent à peine, est de la plus haute importance pour les An Dès l’année 1824, il regut des marchandise.

glaises pour la valeur de 392,66: livres sterling. En 1829, il en reçut pour 792,278 liv. sterling, et ses importations, dans le Royaume-Uni, s'élevèerent à 190, 798 liv. sterling. Cette grande activité commerciale ne peut être expliquée que par le commerce de e que ses habilans font avec les provinces limitrophes des confédérations Mexicaine et de l'Amérique - Centrale ; car la faible population de 4643 àmes, que lui accorde un recensement fait depuis peu, ne saurait consommer ni payer le trentième de ces fortes sommes. Dans Ia BAA ADA, que de terribles ouragansont ravagéeil y a quelques années en causant un dom mage estimé à près de 50 millions de ſranes et en faisant perir un grand nombre de ses habitans, nous nommerons: BRIDGETOWN, une des plus jolies villes des Antilles, capitale de l'ile batie au fond d’une baie qui y forme un beau port rempli constamment de vaisseaux. Parmi ses bälimens les plus remarquables on doit eiter: l’église de St- Michel,une des plus belles et des plus grandes des Antilles, le palais de justice ‘aprison.Quoique le commerce de Bridgetow ‘ait plus ce qu'il était dans le xvn° siècle, 10: Rarbade était la plus florissante des Antille, : „toujours tres considérable, à cause surtout de la position orientale de son port, rendez-vous ordinaire de pres-

Page 1