AMERIQUE RUSSE. 110⁰
vages, soit qu'elles proviennent de la chasse Kodisques: ils servent aussi à
sieurs aunées protège de toutes les manières, a énormément iaué à la Chine, région qu'on doit encore regarder comme le plus debouché pour les fourrures el les peaux de loutre. «La peau de cet animal, dit M. de Humboldt, qui varie de couleur et de finesse avec l’âge, la saison et le sexe, est d'un noir de jais ; elle est si estimée à la Chine, qu'avant 1780 une peau de loutre était payée à raison de 40, de 60 et même de 100 à 120 piastres. Jusqu'en 1787, le prix se conserva duelle. 70 piastres pour les peaux de re qualité; mais depuis cette époque, les tions ont excédé de beaucoup les ns du commerce, et la valeur de celle fourrure a tellement baissé, qu’en 1790 la plus belle peau de Noutka se vendait à Canton à raison de 16 piastres. v M, de Humboldt estime la valeur totale de toutes les sortes de fourrures d'animaux marins et terrestres introduites à la Chine par Kiakhta, année moyenne de 1802 à 1805, a 1,450,000 roubles, et il croit que les marchés de Canton et de Macao étaient à la même époque abondamment fournis avec 30 ou 35,000 peaux de loutre par an, dont il estime la valeur à 600,000 piastres. Il parait que depuis lors le prix des fourrures a encore baissé, ce qui a dû faire éprouver des diminutions considérables dans le bénéfice que faisaient autrefois cette Compagnie, celles de la Baie d Hud ton et du Nord-Ouest, mentionnées à la page 41108, et les Anglo-Américains qui depuis quelques années preñnent une part si active à ce com.
merce. Un voyageur russe, M. Chabelski, qui a visité ces établissemens, à bord de l’Apolion, pendant les années 1821, 1822 et 1823, estime à 800,000 francs la valeur des fourrures que l'empire Russe regoit annuellement de ces colonies. Le enouPrs pe Touazxua (Hinchingbroke), dans le Prinz-William-Souud , formé par l'ile de ce nom et plusieurs autres moins considérables. Sur l'ile Tchaikha se trouve le Port-Etches, où les Russes ont un petit fort et un petit établissement. a Le caovre DR Koba, formé par la grande ile de ce nom et par plusieurs autres beaucoup moins sidérables , que quelques géographes rangent dans le grand: archipel des Aléoutiennes, La population de l'ile de Kodiak (St-Paul; Kikhtak) a beaucoup diminué par les maladies et par le grand nombre d’habitans que les Russes lui ont enlevé pour les établir, ainsi que les Aléoutiens, danstous leurs postes le long de la côte et sur les {les où ils ont fondé des colonies. Les Kodiaques sont robustes, actifs, habiles à la pêche, à la chasse
(Læchik), ls de la Nouvelle-Arkhangel le chef-lieu de toute l'A- Selk“ pr mais nd na sa population, qui est assez pes Les guest vd ment à ces L'ascuirez bus ALtoutss (Îles Aléoutiennes).
eutre la péninsule d Alaska en etce de Kamtchatka en Asie, Les Russes les partagent dans les quaire groupes suivans: les Aidoutes proprement dites, dont les principales
de Bering, sans habitans pe quable par son étendue et par le naufrage du célèbre navigateur Bering, qui y mourut en 1741; tie de Cuivre (Mednol Ostrov des Russes), galement sans habitsns permanens; elle doit son nom aux grands morceaux de cuivre qu'on y trouva ; Atlou, la plus grande et, à ce qu'il psrait, la plus peuplée de ce groupe; Lista, la
plus étendue du petit groupe des ties Rats
(Khao: Krisji des Russes ; Ratten des géographes allemands), subdivision des Aléoutes proprement dites. Les {les Andréanov (Nego), remarquables par leurs nombreux volcans; les iles principales sont Tanaga, Kanaga et 4icha; elles ont chacune un volcan et nous paraissent les plus peuplées du groupe; 4m{ja (Amlai). Les tles des Renard (Lisi Ostrovi, dites aussi Kavalany), dont les principales sont: Ownnak, une des plus grandes, avec un volcan; Ounadachka, la plus peuplée de tout l'archipel et la seconde pour l'étendue ; elle a un volean; entre cette lle et la précédente , il y a un volcan sousmarin, ou une Île volcanique produite pendant l'éruption de 1796; Ækulan, assez peuplée et remarquable par son volcan: Akun, une des plus peuplées; Ounimak, la plus grande de tout l'archipel; elle a un vo/can et un siège épiscopal; les Russes y ont une petite garaison et un chantier de construction. Non loin est l’ilot Cougalga (Coogalga), qui, avec Pile précédente, forme le passage qu’un savant marin regarde jusqu’à présent comme le plus sûr pour passer de la mer de Bering dans le Grand-Océan; enfin Sannakh, dont le sol est regardé comme le moins ingrat de tout l'archipel.
Dans la mer de Bering nous nommerons le GROUPE DES ILES PRIBYLOV, composé des Îles St-Paul et SkGeorge, remarquables par les deux établissemens d’Aléoutiens que les Russes y ont fondés pour exploiter plus facilement la riche pêche des lions marins; l'ile Nounivox , dont Ja reconnaissance a été faite depuis peu; on la croyait auparavant former partie du Conlinent-Américain ; elle est habitée et d'une étendue considéra-
ble. A la ationué Tile de Ar 2 Les es de cetle er 1 ir à l’Asie tde
ie m Fr la mer de
[ us encore moins importans nous venons de décrire duns la Partie pas d’être
eri raie mé r quelques délails. EA descendant nord au sud nous suivrôns la côte, seule partie 8 | s que l'on ait encore explorée.
a subdiviserons d’après les nations différentes qu'on y a observées.
ans le Pars ous Esquimaux proprement dits nous nommerons la Poinie-Barrow, ainsi nommée par le capitaine Beechey, en l'honneur
de illustre secrétaire del’Amirautéd’Angieterte, .
non moins connu par ses voyages et par ses savans travaux géographiques que par les méntora- Llesexplorationsqui, par son conseil, furent en-
eprises aux frais du gouvernement, et qui rem-
plirent tant d'importantes lacunes qu'offrait encore de nos jours la description du globe. Cette pointe est doublement-importante comme limite
1 0 0 fa, .
s , ont faite par l’est sous la con-
te de Al. Écechey. et comme le point connu le
plus: bol du, Nouveau-Conunent (lat. 71°
2331"); tout près se trouve uu village d’Es-
quimauzx lurbulens et peu hospitaliers, qui
paralt etre le plus peuplé de toutes ces régions arcliques,
Dans le Pars pes Krreones, tribu comprise dans la grande famille des Esquimaux décrite à la page 965, s'élève le cy Glacé, limite de d'exploration arctique de l’immortel Cook.
On doit ajouter que la côte de ce pays et du précédent a recu du capitaine Beechey le nom de Georgie-Occidentale (West Georgia).
Dans le Pars Ds Tenouxront, nous signalerons la péninsule formée par les golſes de Kotzebue et de Norton t par le détroit de Bering ; ce détroit, un des plus remarquables du monde, sépare le Continent-Américain du Continent-Asiatique ; le capitaine Beeclieÿ lui donne 62 milles d'ouverture, tandis que Cook ne lui en avait donné que 44. Près du cap Prince de Galles, extrémité occideniale du Nouveau -Continent, se trouvent deux
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M. à Nee est un des plus peuplés de ces contrées boréales.
„ Nous nom meron 9 qui. en
dont une est
Dans le Pays pus Kona
charge dans le grand
3 TEA Tu 8 , situé cap Douglas sur
de Chelekhov.
Dans le Pays pas Kanaïzes, s'étend au nord du précédent entre la mer de Beriag et l'Entrée de Cook (Cook's Inlet), nous siguslerons à l'attention du lecteur le volcan u par Vaocouver sur la côte occidentale de l'Entrée de Cook, et Roda, petit établissement russe.
Dans le Pays pes Tonoucatcues, qui. comprend la péninsule si remarquable formée pa:
l'entrée de Cook et la baie du prince William, que nous proposons de nommer péninsule des Tchougatches, on trouve le Fort Alexandre, une des principales factoreries russes,
Dans le Pays DES OUGATACHMIOUTES, qui embrasse toute la baie du prince William et ses nombreusesiles, nous nous bornerons à nommer l'ile Tchalkha qui est {a plus considérable et que nous avons déjà mentionnée à la page précédente.
Dans le Pays ves Kor udn, qui comprend le New-Norfolk et la partie septentrionale du Neu- Cornwall de Vancouver, nous signalerons d'abord le mont St-Elie, qui est le point culminant de iout le monde connu au nord du 50° parallèle; Fakoutat (Yakoutat). la plus importante desfactoreries russes sur celle partie du Continent;lemont Beau-Temps(mont Fairweather) ,. qu'à la page 939 nous avons rangé parmi les plus hautes montagnes du système Missouri-Mexicain auquel appartient aussi le colosse de St-Elie. A la page 1108 nous avons déjà indiqué les iles les plus remarquables qui appartiennent au Pays des Koluches. : i
Avant de quitter cette côte nous rappellerons au lecteur un usage singulier observé. par des voyageurs chez plusieurs des peuplades qui l'ha. bitent. Dans quelques cantons chaque tribu se distingue par les noms de certains animaux:
celle-ci s'appelle Loup, celle-là Aigle, d'autres prennent le nom du Corbeau et de l'Ours; lors qu'on entre dans un village, on sait bientôt à quelle tribu il appartient, car la cabane du chef est couronnte d'un symbole qui représente cet animal peint aves plusieurs couleurs; ce symbole les accompagne aussi à la guerre, et peut être regardé comme leur drapeau.
Depuis 1808 les Russes possèdent un établissement daus la NouvezLe-CaLiFOnME , entièremeñt séparé de leurs autres possessions et situé sur un terrain que les Mexicains regardent comme une partie de leur territoire. Cette petite colonie, que les Russes nomment Bodega, est siluée à quelques milles au nord du port de San-Francisco, à l'embouchure de la Slavinska-Ross. On nous avait assuré qu'il avait été abandonné; mais
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possèdent un établi ALIFONNIE, entièremeht sessions et situé sur un regardent comme une Cette petite colonie, Bodega, est siluée à du port de San-Franla Slavinska-Ross. On it été abandonné; mais
POSITION ASTRONOMIQUE de la Partie Continentale jusqu’à l’Oyapock. Longitude occidentale entre 54° et58°. tude boréale, entre 2° et 6°. Dans ces limites on n’a pas tenu compte de l’espace encore contesté, qui s’éterd à l’est de l'Oyapok, Lu ts fa rivière de Japoc ou de Vincent-
inson , rivière, qu'il ne faut pas confon- nate
dre avec la première. La fixation défnitive de ces limites est une question di- . encore pendante, fondée sur
interprétation que l’on doit donner à Particle du traitéd’Utrecht, qui attribuait au Portugal les terres du Cap-Nord, situées entire l’Amazone et la rivière de Japoe ou de Vincent-Pinson, qu’à tort les géographe regardent comme identique avec l’Oyapok. .
dom de la Partie Continentale. An nord, la Guyane- Hollandaise et l'Ovéan-Atlantique. A est, l'Océan-Allantique et l'empire du Brésil ou la Guyane ci-devant Portugaise. Au sud, la même contrée. Al’owesé,la Guyane-Hollandaise.
La partie insulaire est environnée des colonies Anglaises, à l’exception de la
ortion de Ile de St-Martin , où les Holandais sont les voisins immédiats de ce faible établissement.
uuns. La partie supérieure du cours des plus grands fleuves qui arrosent cette partie de l’Amérique est encore très peu connue ; ils se rendent tous à l’Océane 2 Voici les plus remarqua-
es.
L'Oyarocx, dont on ne connait pas encore la source; on croit qu'il naît dans la Serra de Tumacumaque. C'est le plus grand fleuve de la colonie après le Maroni, et il trace provisoirement, depuis 1816, sa frontière orientale du côté de l'empire du Brésil, 5
L’APPROUAGUE, qui paraît descendre de la chaîne monlueuse qui traverse du nord-ouest au sud-est la Guyane-Frangaise, et au pied de laquelle preunent leurs sources tous les autres fleuves, à l'exception du Maroni.
L'Orac (La Comté); un de ses bras, auquel se
Quoique son leur industrie 0 soit pes Det Las. e7 DOM ER Per Rss as
—2DↄeBt.—— — — — — — ——
M. de Morineau, qui l'a visité il y a sunées, 2275 à re laisseut plus de doute sur son exislence. Sa po-
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2 * le — à — E au r la longueur r cours r* établissemens on a faits sur leurs 225
DIvIS10N et vorn . L' Am rique- Française offre deux divisions — phiques principales, savoir : la Parn CONTINENTALE, qui comprend la Guyane, appartenant à la France; et la Paar INSuLAIRE, qui embrasse les 4néilles- Françaises qui, d’après les derniers traités, ne comprennent que la Martinique et la Guadeloupe avec ses dépendances, et les flots de St-Pierrs et Miquelon, dans les parages de l’ile de Terre-Neuve. Sous le rapportadministratif, cette partie de la monarchie Française présente une division différente que, dans le tableau suivant, nous coordonnerons avec les grandes. divisions géographiques. Nous avons déjà:
signalé ailleurs toutes les vastes et im
rtantes contrées qui ont appartenu à
a France dans cette partie du monde.
lei nous rappellerons que la Guyane n’offre encore, malgré la fertilité de son sol, que des soliudes incultes, ou parcourues par de faibles tribus sauvages parmi lesquelles les Oyampis sont les plus nombreux. D’après des mens ofMciels, il n'y avait encore il y a quelques annéesque 7774 hectaresen culturel Les deux tiers seulement de l'ile de St-Martin appartiennent à la France ; l’autre tiers, qui comprend la partie méridionale de l'ile, appartient à la Hollande. Pour éviter des méprises, il est bon que nous donnions ici l'explication de deux termes employés assez généralement dans les Antilles et adoptés par les géographes.
Dans cet archipel, on donne le nom de Grande-Terre, à l'ile qui est au vens ou à l’est ; on appelle Basse-Terre, celle ui est située sous le vené ou à l'ouest.
ces deux dénominations sont
forme ce qu'on appelle la Guadelonpe, en
offrent un exemple remarquable : on
donne le nom de Grande- Terre à
la partie de l'ile qui est justement la
plus petite, et celui de Basse-Terre à sa