‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 446 sur 597 · DESCRIPTION GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

DESCRIPTION GÉNÉRALE

SO D mnαν PRYSLOUER

mine orientale et 100 de Lags, longitude orientale et 1 e 3 tude orcidentale. Latitude ,entre 35° boréale et 66° australe. Ces calculs ne comprennent pas les Terres-Antaroiiues; à l'exception de quelques flots sis à es latitudes plus basses, ces terres embrassent toutes les longitudes; elles ne commencent qu’au-delà du 56° degré parallele sud, et s'étendent jusqu'au 78°, 30°.

cowriss. Au nord, l’Océan-Indien , le détroit de Malacca, la mer de la Chine, l'ile deFormose etleGrand-Océan pris sous le 36° parallèle boréal. A l’est, le Grand- Océan, qui sépare l’Océaniedel’Amérique, ris sous le 105° degré de longitude occintale. Au sud, ce même Océan pris sous le 56° de latitude australe, À l’ouest , Océan-Indien jusqu’au 91° degré de longitude orientale. Les Iles, que leur voisinage de Ancien et du Nouveau-Continent nous a fait ranger parmi leurs dépendances géographiques, nedoivent pas être comprises dans les limites de l'Océanie, bien que la longitude et la latitude de quelques-unes soient moindres que celles prises comme limites extremes de partie du monde.

prmansi0nS. La configuration de l’Océa- . nie, composée d’un petit continent et d'une infinité d'iles, ne permet pas de suivre exactement, à son égard, la méthode adoptée pour les autres pa du monde. La plus grande ligne droite que l’on puisse lirer dans les confins de l. ie, est entre

bextrè N.-0. de l'ile Sumatra et la petite ile Sala, la plus orientale des Sporades- .Cetteligne n’a pas moins

de 9450 Il serait oiseux d’évaluer la

ef de. partie du monde, puisolle cette direction des espaces de iner e plus étendus que ceux

Byron dans la Nou

sur ls passe la ligne de sa ples dere tralie nt dite ou du C A (Rouve e-Hollande) , se trouve entre le cap Cuvier dans la terre d'Endracht, sur la côte

-Galies-du-Sud , sur la côte orientale; ellé est de 2160 milles. Sa plus grande largeur est de

1600 milles; depuis le cap York, sur le détroit de Torres, dans la Nouvelle-

Galles-du- Sud, À ru cap Jervis dans in

la Terre - de- ers; mais sa plus grande largeur absolue se trouve entre le cap York, sur le détroit de Torres et le cap Wilson, sur le détroit de Bass ; elle est de 1860 milles.

nns et aozrzs. La position de plusienrs iles très rapprochées les unes des autres forme, soit avec la côte du continent asiatique, soit avec celle du continent australien, soit entre elles seulement, des bassins assez étendus pour qu'on puisse les regarder comme des mers intérieures quientrent dans la classe qu’à la page 17 nous avons proposé de nommer mers méditerranées à plusieurs issues. Lusage leur a déjà donné différentes dénominations, d’après les noms des pays ou des lles dont ces mers intérieures baignent les côtes. La plus grande de ces mers dans l'Océanie est celle qu’on appelle mer pk LA Cine; mais sa partie Otcidentale appartient à l’Asie. C’est une véritable iterranée formée par les côtes de l’Inde-Transgangétique et de la Chine, et par les Îles Formose , Bashi , Luçon, Palawan, Bornéo , Billiton, Banka et Sumatra. Les autres mers principales sont :

1130 OCEANIE.

La MER D JAVA, qui comprend la partie de l’Océan entre cette ile et celles de Sumatra, Banka, Billiton et Bornéo.

La men D LA SONDE, entre la partie orientale de Java, les tles Bali, Lombock, Sumbava, Mangaray, Flores, le groupe de Calaur, Celèbes et Bornéo. La Ann DE lis, entre la côte septentrionale de Celèbes, ia côte orientale e Bornéo, l’archipel de Soulou et l'ile de Mindanao. La MER DE SOULOU, dite aussi unn DE Minnono ou des PIII Ins, entre l’archipel de Soulou , l'extrémité nord-est de Bornéo, les Philippines, et particulièrement les iles Mindanao et Palawan.

A l'exemple de quelques géographes on

urrait nommer MER DES MOLUQUES e veste espace compris entre Celèbes, Gilolo, Waigiou, Salvatty, la Papouasie (Nouvelle-Guinée), le groupe d'Arrou et lesiles Laurat (Laarat), Timorlaut, Baber,

Sermatta, Lakar, Moa, Letti, Timor et.

Ombay. Mais nous proposons de rendre l'ancien nom de MER DE LANCHIDOL à l’espace de mer qui a pour limites Timor , Timorlaut , la côte septentrionale de l'Australie et a Papouasie: la plus grande de ses subdivisions serait le golfe de Carpenturie, que les Bouguis appellent Lamkai.

Le capitaine Flinders a proposé avec raison de nommer MER DE CORAIL la partie de l’Océan comprise entre la Nouvelle-Calédonie , les ies de Salomon, la Papouasie ( Nouvelle-Guinée ) et l'Australie proprement dite ( Nouvelle-Hol-lande).

Il serait presque oiseux de nommer tous les a fes et toutes les grandes paies qu'offre cette partie du monde.

Nous indiquerons les plus considérables dans la to phie. Ici nous nous hornerons à faire observer que, outre le golfe de Ca tarie, qui est le plus grand. de l’Océanie et que nous avons vu appartenir à la mer de Lanchidol, le Coninent- ustral en offre plusieurs autres u “ne grande étendue , tels que ceux de $Spenceret de S- “ "nt, dans la Terre ds Flinders; les goi/es de Van-Diemen ei de King, dans la Terre de Van- Diemen, et la baie des Chiens-Marines , ‘ans la Terre d’Endracht. La bizarre con- ‘iguration de lile de Celèbes présente les trois golfes formés par ses quatre grandes péniasules; ils ont reçu les noms de Baie «le Boni, baie de Toio et baïe de To-

— enarne ect cr ses

mini. L'ile de Gilolo, qui répète sur une plus petite échelle les bizarres découpures de Celèbes, offre aussi trois vastes golfes nommés de Chiaou, d'Ossa et de Vida. On doit signaler dans la partie occidentale de la Papouasie les 5 baies du Geelvink, et de la Providence, et celle beaucoup plus petite, mais non moins re uable , nommée baie de Mac-Cluer. Enfin la baie Jlana, dans l’ile Mindanao.

péraorrs. Aucune partie du monde n’en a et ne peut en avoir un si grand nombre. Nous citerons les plus fréquentes: le détroit de Malacca, entre la presqu’ile de ce nom, en Asie, et la côte de Sumatra, dans l'Océanie ; le détrois de Singapoure, entre les 1les Singapoure et Binton (Bintang) ; le défroit de Ban la, entre Sumatra et Banka; le de- {roit de r, entre Banka et un petit lot pres de l'ile Billiton ; le passage de Carimata, entre Billiton et l'lot de Carimata près de Bornéo; ces trois derniers détroits forment la communication

entre la mer de la Chine et celle de Java.

Viennent ensuite le detroit de ia Sonde, entre Sumatra et Java; le detroit de Bali, entre Java et Bali; le détroit de Lombock, entre Bali et Lomback; le detroit d Allas, entre Lombock et Sumbava; le détroit de Supi ou Kombo, entre Sumbava et Kombo ou Mangaray; le détroit de Mangaray, entre Kombo et Flores; le détroit de Timor, entre Ombai et Timor; le détroit de San- Rernardino, entre Luçon et Samar dans les Philippines; le detroit de Gilolo, entre Gilolo et Waigiou; le détroit de Macassar , entre Celèbes et Bornéo; le détroit des Moluques, entre Celèbes et Ternate ; le détroit de Dampier, entre la Nouvelle - Bretagne et la Papouasie (Nouvelle-Guinée); le détroit de Si- Georges, entre la Nouvelle - Bretagne (Birara) et la Nouvelle-Irlande (Tombara); le détroit de Torres, entre la Papouasie et l'Australie (Nouvelle-Hollande) ; le détroit de la Princesse Marianne, qui remplace le prétendu fleuve Durga , dans la Papouasie , en séparant cette grande terre de l’ile Frédéric-Henry, qui jusqu’en 1835 était censée en faire partie; le détroit de Bass, entre l’Australie et la Diemenie (Terre de Diemen); les détroilz de Cook et de Foveuum, entre les trois plus grandes Ues qui for-

i répète sur une bizarres découre aussi trois Chiaou, d'Ossa gnaler dans la | Papouasie les r,et * la Prooup plus petite uable , nommée nfin la baie i!rtie du monde.

oir un si grand es plus fréquenacca, entre la | Asie, et la côte kanie ; le détroit les les Singa- ) j le détroit de Bt Banka; le dere Banka et un iton ; le passage illiton et lot de ; ces trois dera communication et celle de Java.

Ot de ia Sonde, ; le détroit de li; le détroit de Lomback; le debock et Sumvi où Kombo, o ou Mangaray; y, entre Kombo Timor , entre étroit de Sann et Samar dans it de Gilolo, ; le détroit de es et Bornéo; le , entre Celèbes et Dampier, entre et la Papouasie » détroit de Siouvelle - Bretagne le-Irlande (Tom- Torres, entre la je (Nouvelle-Holx Princesse Maule prétendu fleuve lasie , en séparant eFrédéric-Henry, it censée en faire Bass, entre l’Auserre de Diemen); et de Foveaux, andes Îles qui for-

ment le groupe de la Tasmanie (Nouvelle- Zélande).

cars. Parmi le grand nombre de qu'offrent les innombrables lies du M Maritime, nous nous bornerons à nommer les snivans : la pointe du Diamant, dans la partie septentrionale de Sumatra; les caps Java et St-Nicholas, dans Java ; le cap Dato, sur la côte occidenlale, et le cap Kenneurigan , sur la côte orientale de Bornéo; le cap Bngano, dans extrémité nord-est de Luçon; le cap Talabo, dans Celèbes ; les caps de Bonne-Espérance, de mar ‘ans et Rodney, dans la Papouasie (Nouvelle- Guinée); le cap Walsh, dans l'ile nouvellement découverte de Frédéric-Henry ; les caps York, Wilson, Leeuvin , Arnheim, etc., etc., dans l'Australie (Nouvelle-Hollande) ; le 9 3 Portland, et le cap Sud, dans la D

Diemen); le cap Nord, et le cap Sud, dans le groupe de la Tasmanie (Nouvelle- Zélande).

runs. Le Monde-Maritime étant composé presque entièrement d’iles, n’offre éninsules proprement dites que

celles du Continent-Austral. Les pres-

qu’iles les plus remarquables de ce dernier sont : la péninsule de York dans la Terre de Flinders et celle de Peron dans la Terre d'Endracht. Dans les grandes iles de l’Océanie-Occ. dentale et Centrale, nous ne citerons que les quatre péninsules si remarquables de ile Celèbes, les quatre non moins remarquables de l’ile Giſolo, et la péninsule de Banks, dans la Tasmaniedu-Sud (Nouvelle-Zélande); l'ilede Tahiti aussi est ue de deux presqu'iles remarquables. La ci-devant presqu'île des Papouas doit être désormais rangée parmi les les, les dernières explorations des Néerlandais ayant fait reconnaître un détroit qui coupe le long istlime qui forme l'extrémité méridionale de la grande baie de Geelwink.

rzsuvss. Le Monde-Maritime , comme nous venons de le dire, étant composé presque entièrement d’lles , et ne possédant que le plus petit des continens, n’a aucun fleuve qui puisse être comparé aux grands fleuves de l’Ancien et du Nouveau- Monde. Le Continent-Austral ou l’Australie proprement dite (Nouvelle-Hollande), qui par son étendue pourrait en avoir au moins d'aussi grands que ceux de l’Europe, n’a offert jusqu'à ces der-

GEOGRAPHIE PHYSIQUE

emenie (Terre de d

nières années, que des fleuves d un cours très borné eu égard à la grandeur de sa surface. Comme on ne connait encore le contour des plus grandes terres de egen il “hr rs * conclure avec que gétographes célèbres, qne l'Australie” Bornes et la Papouasie w’offrent aucun ficuve. Nous nous garderons bien de ré à leur exemple que tout l’intérieur du Continent-Austral manque absolument de fleuves ; que son sol est na, pelé et stérile, qu'il est couvert de vastes marécages où occupé par des déserts sablonneux ; nous attendrons de nouvelles explorations , qui démentiront, très ur diam „ es jugemens récipités des géographes sédentaires.

éjà depuis quelques années des explorations ielles dans l’intérieur faites dans différentes directions nous ont fait écouvrir des coùrs d'ean très considérables, de vastes plaines herbactes et des ſorets la même, où l’on disait qu'il n’existait que des déserts semblables à ceux de l'Afrique. Le grand probleme de l’écoulement des eaux offre un si vif intérét, que souvent des nouvelles au moins prématurées ont été répandues. On parle d’une belle rivière située au nord des plaines de Liverpool dans l'Australie, d’où elle doit se diriger au nord-ouest vers le golfe de Van-Diemen. En attendant que l’on donne plus de détails préeis sur son cours et sur celui des fleuves de l’intérieur de la grande île de Bornéo, voici les notions les plus positives que, d’après le plan de cet ouvrage, nous pouvons offrir aux lecteurs sur l’hydrographie du Monde- Maritime. Dans le tableau suivant les fleuves sont classés d’après les grandes terres qu’ils arrosent.

Dans l'AUSTRALIE proprement dite (Nouvelle- Hollande) ou le, CONTINENT-AUSTRAL, nous nommerons les suivans :

Le CLanence, voisin du tropique, el le Ricnuoxpælus au sud, qu’on a éécouvert il y a quelques années, et qui paraissent importans.

Le Baisuane, dont on ne connaît bien que la partieinférieure, découverte en 1823. En admettant que ses sources se trouvent sur le revers occidental des montagnes Bleues, ce serait le plus grand fleuve connu du Continent-Austral, qui a son embouchure sur la côte orientale de l'Australie; il traverse la partie moyenne de la Nouvelle-Galles-du-Sud.

LeHawkxesoury, formé par la jonction du Grote etdu Népean. C'est le fleuve princinal du comté de Cumberland.

Le Parenson et l'Hastincs qui, comme Îles pra-

1132 OCEANIE.

cédens, ont leurs embouchures sur la côte orientale de l'Australie

Le Bunnar que, d'après les récentes rations du capitaine Sturt et du major Mitchell, on regarde comme formé par la réunion du Daazino, qui vient du nord-est, avec le Munuusiocs qui vient de l'est. Après la jonction de ces deux branches, le up court wi: l'ouest, en 4 he tirection du Murumbidge jusqu'aux monts Lofty, od il change sa direction vers le sud, traverse un vastelac ou marais nommé ALexanpaina, et se rend dans l'Océan-Austral, et proprement dans le golfe d'Encounter qui appartient à la Terre de Baudin. Le DanurnG, qui parait être la branche principale, et que nous regardons pour cela provisoirement comme la source du Murray, en considérant'e Macquanix même comme la partie supérieure de son cours, est le plus grand fleuve connu de l'Océanie, car il offre un courant d’eau non interrompu depuis les montagnes Bleues, où naît le Macquarie, jusqu'au golfe d'Encounter où le Murray entre dans l'Océan. Le Murumbidge, dont le cours est moins long, prend sa source dans les plus hautes montagnes de l'Australie, auxquelles il donne son nom.

La Riviène des Cyonss (Swan-River), qui prend sa source dans la Chalue-Oceidentale : sur ses bords on a fondé la colonie de ce nom.

Dans la DIEMENIE (Terre de Diemen): le Drnwenrelle Taman, principaux fleuves de cette de.

Daus IKA-NA-MAWIi ou la TASMANIE - Do- NORD (Nouvelle-Zélande), nous nommerons le Snoobntasa et le WAI: FA (longue rivière},

Dans BORNEO, on trouve: le BZUEU- Massa, aue l'on croit sortir du lac Keney · Ballou et traverser du nord au sud l'ile de Bornéo, pour se jeter dans la mer de Java. En admettant cette supposition, ce serait le plus grand fleuve connu du Monde-Maritime, La longueur de gon cours pourrait être estimée à 1150 milles,

Le Pônrianax, qui paralt naître sur le versant occidental des monts Panams', dans le centre de Bornéo, et qui se jetle dans la mer de la Chine au-dessous de Pontianak.

Dans SUMATRA : le Siax, qui a sa source dans le ei- devant empire Menangkabou, traverse le royaume de Siak el se jette dans la mer de la Chine.

L'Invnacint, le plus grand fleuve de cette lle. Il traverse le ci-devant empire de Menangkabou et se jette dans la mer de la Chine.

Le PazemsAnc ou Mousi, quiparcôurt le royaume de ce nom, et entre dans la mer de la Chine.

Le SiNGREL , qui arrose une partie des tgrritoires du royaume d’Achem et du Pays des Battas. C'est le plus grand ſdeuve connu de la Malaisie qui ait son embouchure dans “Ocean - Indien.

Dans JAVA : le S0 ou REnG-Awan, le plus grund ſleuve de cefite Île, dont il parcourt la partie centrale t il se jette dans la mer de Java.

Le Kenirt, qui arrose la partie orientale de cette île et se jette. dans la mer de Java apres avoir traversé la ville de Sourabaya. A son bassin appartiennent les imposantes ruines de l’ancienne métropole de Java et une faule d’antiquités, que nous aurons occasion de mentienner.

Dans MINDANAO le PLAN DI ou PENCUA, le

eds — —— —

pe de lee; il sort du bac Mandango et se Lars la baie Illana dans la mer de la Chine, Dans LUCON : le Tuo, qui est le plus grand fleuve de celte lle, en traverse une grande partie du sud au nord, et se jette dans la mer de la Chine vis-à-vis du pe des Babuyanos.

Dans CELÈBES : le Curunana, qui sort du lac Tupare-Karaja , et se jette dans la baie de Boni, partie de la mer des Moluques.

Dans l'AUSTRALIA-FELIX : le Glenelg qu'on vient de découvrir, et le plus grand de, cette nauvelle colonie: sa source est dans les monts Gram-

ans. Ê

vas. Ce que nous venons de dire des fleuves peut s'appliquer , jusqu’à un cerlain pers , aux lacs de cette partie du monde, où l’on n'en connaît aucun qui puisse être comparé aux grands lacs de l’Aneien et du Nouveau-Continent. Les suivans peuvent passer pour étre les plus grands lacs connus du Monde-Maritime,

Le Danau-Soumbah, qui parait être le plus grand d'une série de lacs, dont les eaux aboutissent à la droite du Kapouas par un des affluens de ce grand fleuve de Bornéo; le Sinkura, dans Sumatra; il appartient à la partie supérieure du bassin de l'indragiri, le /ae dit /aguna de Bay, et celui uppelé laguna A Taal, le premier au sud-est, le second au sud de Manille, dans l'ile Lugon; le {ce Tempe (Tamparang-Labaija), source du Tjinrana, fleuve de l'ile Célebes; il aDoulit au golfe de Boni; le Taupe, dans la Tasmanie du Nord, source de l'Horotou, qui parait en être le plus grand fleuve. Le Laat-Ayer-Tawar(Tobah), danslepaysdesBattas, dans l'ile Sumatra; le Notorua, dans la Tasmanie du Nord (Nouv.-Zélande). A l'exception du Torrens, dans l'Australie-Méri. dionale, découvert par M. Espy, en 1840, peu loin du golfe Spenar, et qui est sans doute le plus grand lac découvert dans l'Océanie, l'Australie, malgré sa grande étendue, n'offre encore dans les parties explorées que des lacs de très-petites diinensions; souvent ce ne sont que des nappes d'eau temporaires : le lac George, par exemple, situé entre les comtés d’Argyle et de Murray dans la Nouvelle-Galles du Sud, selon de récens rapports, dès l’année 183€ , était devenu une plaine basse et couverte d'herbe, Le lac Alexandrina, que nous avons vu être traversé par le Murray estune vérilable lagune aussi bien que: le Kaïpara-Harbour, estuaire auquel aboutissent 4 des-princi paux fleuves de la. Tasmanie du Nord (Nouv.-Zélande), et entre autres le Kaïpara , qui lui donne le nom; la Bahia de Manila, dansl'ile Luçon; la baie Moreton, dans le nord de la Nouvelle-Galles du Sud ou l’Australie-Orientale.

. L'Océanie en a plus que toutes les autres parties du monde. Elle offre même.

lans l’lle de Bornéo, la plus grande des iles propremestdites, et dans la Papouasite-Orientale (Nouvelle-Guinée), l'ile la plus longue connue. Les autres iles les

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ans l’Australie-Méri.

py, eu 1840, peu loin t sans doute le plus Jcéanie , l'Australie, 'offre encore dans les cs de tres. petites dique des nappes d'eau „ par exemple, situé t de Murray dans la n de récens rapports, nu une plaine basse Alexandrina, que par le Murray est une ue: le Kaïpara-Haratissent 4 des. prinei · du Nord (Nouv.-Zéipara , qui lui donne a, dans l'ile Luçon; la de la Nouvelle-Galles ale.

plus que toutes les . Elle offre même.

plus grande des dans la Papouae-Guinée), ./ la Les autres iles les

——ÜU— — mas ne + ee

plus remarquables par leur étendue sont:

Sumatra, Juva, Luçon, Mi ao, Celébes , uva - Pu moi (Tasmanie-du- Sud)fra-na-mawtci(Tasmanie-du-Nord); et la Pa e-Occidentale (Nouvelle- Guinée), que de réceutes explorations ont séparé de la Papouasie-Orientale. L'Océame, en outre, plus que louie autre rtie du monde, offre ses innomrablesiles basses, ces étonnantes constructions duesen grande partie à l’action continue des lithophytes, encore si peu étudiés par les naturalistes Guidés par cet instinet, que Hunter appelle l’aiguillon de la nécessité, ces vermisseaux, auxquels on daigne à peine assigner une des dernières places dans le règne animal, forment, pour ainsi dire, sous nos yeux, des milliers d'les et des millions d’arpens de terre qui interrompent la vaste surface du Grand-Océan. « Lorsqu'on examine, ditun des savans rédacteurs du terly Review, sons les eaux, ces tubes calcaires et l’immense variété de leurs embranchemens , on rencontre parfois, dans les couches supérieures, un état de moiteur, de malléabilité qui n’existe plus danslesautres, et qui cesse dese montrer dans les bancs de corail pétrifiés qu’on aperçoit au-dessus des eaux. La conpv naturelle de cette observation , c’est que les lithophytes travaillent toute leur vie, et que ce n’est qu'après leur mort ue leur étui se durcitet se consolide ».

ous ajouterons que deux naturalistes très distingués ont reconnu de nos jours, dans leurs savantes circumnavigations , combien était erronée l'opinion de Forster, de Péron et d’autres voyageurs, lorsqu'ils supposaient qne le travail des z00phytes partait des profondeurs immenses de l'Océan pour se terminer à sa surface.

Selon MM. Gaimard et Quoy , ces lithophytes n’établissent jamais leur demeure à une grande profondeur, où ils ne pourraient résister à la trop grande pression, et où ils seraient privés de l’action bienfaisante de la lumière ; mais ils commencen: leurs étonnans travaux à quelques brusses seulement au-dessous du niveau de l’Océan, en s’établissant, non pas sur

un fonds sableux, mais sur les hants-fonds

qui s'élèvent jusqu’à une petite distance de sa superficie. C’est ainsi qu’en élevant peuà-peu leurs demeures , ils changent en es des bas-fonds, et qu’ils parviennent à construire, autour des terres, ces récifs

GEOGRAPHIE PHYSIQUE. us

qui à ue pas menacent du naufrage pins babiie navigateur. « Sur la côte boréale de l’Australie(Nouvelle-Hollande), au milieu du détroit de Torrès , comme la Dardent de Loules Paris, Nest:

a bordent tes parts t M. Lesson, ces innombrables écueils de madrépores qui s'élèvent des bancs sous-

marins pour r ces murailles à fleur d’eau si funestes aux navigateurs et signalées déjà par tant de célèbres naufrages. Ces ré forment aussi une cein-

ture à toute la partie orientale de ce continent, jusqu’au tropique; et ces immenses travaux, d'un polype presque 3 tible, groupés de mille manières, p , agglomérés, ou en zigzag, dessinent sur cette côte un mur, que les navigateurs ont nommé les récifs de la Grande-

Barrière. D'étroits canaux serpentent dans celabyrinthe inextricable d’une mer semée d’écueils , sur lesquels Flinders et bien d’autres marins virent briser leurs navires v. L’archipel de Paumotou (Dangereux, etc.) et l’archipel Central (Muigrave, etc.), sont les deux groupes d’iles de ce genre les plus étendus et les pus remarquables qu'offre l'Océanie. A page 13, nous avons déjà indiqué les iles de cette espèce qui, dans les autres parties du monde, méritent d'attirer l’attention du lecteur. À monTaënzs, La position de plusieurs îles de l'Océanie, les unes relativement aux autres, etles petits intervalles de mer qui les séparent , autorisent les géographes à regarder ces longe chainons de terres insulaires comme formant autant de chalaes de montagnes. En appliquant cette manière de considérer les hauteurs du globe à celles du Monde- Maritime, nous croyons qu’on pourrait provisoirement partager ses principales montagnes connues en plusieurs systèmes, subdivisés en groupes el en chaines. Mais ici, nous devons rappeler au lecteur ce que nous avons dit en parlant des fleuves de cette partie du monde: dans l’état encore si imparfait de la géographie de l'intérieur du Continent - Austral, de Bornéo, de la Papouasie et en général de toutes les grandes terres de l’Océanie , il serait téméraire de vouloir indiquer la direction de chaines de montagnes, dont l'existence même n’a pas encore été bien constatée, Que serait-ce si, à exemple de quelques géographes,

1134 OCEANIF,

nous voulions même en indiquer la nature et la hauteur? Lans le court aperçu que nous allons offrir sur l'éregraphie de l'Océanie, notre but est de présenter provisoirement la classification de ses

cription des

Voici donc les systèmes entre lesquels il nous semble qu’on pourrait classer provisoirement les Lt red hauteurs connues du Monde-Mar t

SYSTÈME MALAISIEN, Nous s cette déuomination sorore pour éviter de uouveaux noms et parce que ce système embrasse toutes les montagnes de la Malaisie. Nous proposons de le subdiviser dans les trois groupes suivans : Guourn SusATRIEN, qui est le plus long; il emprunte son nomà l'ile de Sumatra, où se trouvent ses plus rautes cimes connues et la chaîne la plus remarquable; il embrasse toutes les hauteurs nonseulement des iles qui envirohnent cette grande ile, mais aussi celles de Javaret de ses dépendances , ainsi que toutes les montagnes qui s'élèvent sur bes Illes qui forment l'archipel de Sumbava- Timor ; de manière que le groupe Sumatrien s'étend depuis la poiute occidentale

Ggouyn SUMATRIEN.

de Sumatra jusqu’à l'Île S6 à l'est de Timor. La chaine Sumatrienne rattache les montagne, du Mosde-Maritime à celles de l'Ancien-Monde , étant pour ainsi dire |: continuation de la chaise Birmano-Siamoise’, qu'à la 72 651 nous avons vue s'étendre à travers toute l'inde- ngttique, depuis les confins du Yu-nan jusqu'à l'extrémité de la péninsule de Malacta, Gnours N. , — 4 4 A à cause des deux e principales qu rase ; Ce groupe comprend les monts de Cristal, les monts — et d'autres chaînes qui s'élèvent sur le vaste sol de Bornéo, toutes les chaines de la grande lle „ Celles de Mindanao et toutes les monet les häuteurs sillonnent le so! des autres iles de l'archipel des Philippines et de ses dépendances. Bala le cnovrs MoLuco-Cazi- BIEN, que nous proposons de nommer de la sorte, Lang ge ua gr ago pre ren nes qui s'élèvent sur les Îles qui composent le De Nee oluques ; ses rs les plus es se trouvent dans l'ile Celébes et dans celles de Ceram, de Bourou, de Gilolo et de Ternate Nous ajouterons que, sur imposante sutorité de M. Blume, qui a répandu tant de lumières sur l'orologie et l'h naturelle de Java, nous avons regardé comme deux volcans différens le Djede'et le Tagal, que dans la première édition de l'Abrégé, avec M. de Buch et d’autres savans très distingués, nous avions considéré: comme une seule et même montagne ignivome Voici les points culminans de ce système:

A vid Gounong-Kosumbra . ......,. l . 2347 A Gounons-Pasaman ou Mont Opliir 2166 Berapi, volesandndn.. +. 1417 Gounñong-Dembo, volcan. 1877 Chalne de Java.., ..... Le Simirou, Voléan. ..........,.,... 2000 Le Tagal ,\volcan. 1833 Le Djede ; volcan. . ,.:.,.,...,..., . 1666 Ardouna. 1664 Pic de Karang-Assem (ile de Bali). 1800 7 Chsine de Sumbava-Timosr, Le point culminant de l'ile Lombock. 4868

Le point culminant de l'ile de Timor. .. 1000 ?

Les plus hautssommets des Monts de Cristal. . . 4300 ?

Ch. del'arch. des Puilippines. Non Maron ou 4lbay, volcan (Luçon). 1700 Mon 24, volcan (LUs0D). . « ....- » « ++. 1900 ?

Mont Mahaye (Luçon). 1 Mont Arayet, volcan (Lugon )))... 1200 Mont Curac (Samar). 1200 ?

Mont cargo (Negron 11 q V 00 Le point culminant de l'ile Mindanao. 1500 7

Grourg MoLuco-CELÉRIEN

Chaîne Celébienne,....., Jop/iLa me: Pelen (C6lèbes) CPE ESC 9 . . 1200 ?

Chaine Moludguai se Le Pic deCeram. . 1333 Le Pe de BoujEtlff 1088

Le Pic de Ternate.

Le Pic de Tidoͤo rr 630 ?

SYSTÈME AUSTRALIEN, Nous proposons d'y comprendre provisoirement non-seulement toutes les montagnes de PAustralie proprement dile { Nouvelle-Hollande) , et celle de la, Diemenie (Terre de Diemen), mais aussi toutes celles qui forment le groupe de la Papouasie (Nouvelle- Guinée ) et les archipels qui se développent à l’est du Continent-Austral depuis la Papouasie jusques

et y compris la Nouvelle-Calédonie et la Tasma-

nie. Nous dislinguons dans ce vaste système trois

groupes, savoir: le GROUPES AUSTRALIEN, qui comprend les montagnes du Continent-Austra!

(Nouvelle-Hollande) et celles de la Diemenie. Mais c'est plutôt un système qu'un groupe, et nous ne serions pas étonné que, à la suite de nouvelles explorations, on fût meme obligé d'y distinguer

eng Seesen SZS NSS

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