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En publiant cet ouvrage, nous avons pour but principal de rendre l’enseignement de la géographic plus méthodique et partant plus simple ct plus facile.
Pour nous en tenir aux termes de Ja définition de la géographie, une science qui a pour objet la description de la terre, nous nous appliquons à représenter le globe tel qu’il est, à en donner pour ainsi dire la photographie, ayant bien soin de la dégager de toutes les antres . sciences ct mème de l’histoire qui s’y rattache pourtant d’une manière intime.
Il fut un temps, en Canada, où les livres étaient si rares qu’on ne pouvait trop les condenser, et c’est ainsi qu’au grand bénéfice de la jennesse d'alors, on a vu des auteurs réunir dans une même page des leçons d'histoire, de géographie, dé physique, d’histoire naturelle, etc., mais aujour d’hui que nous avons un choix considérable d’auteurs spéciaux dans toutes les branches de l’enseignement, ces compendiums de tontes les sciences n’ont plus leur raison d’être.
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Nous avons adopté une méthode d’exposition qui repose sur la nature elle-même et dont le mérite principal est la clarté. Après avoir divisé la Géographie en trois parties principales, savoir : la Géographie Astronomique ; la Géographie Physique et la Géographie Politique, nous disposons les paragraphes de chacune d’elles dans l’ordre raisonné qui suit :
GÉOGRAPHIE ASTRONOMIQUE.— Quiconque veut étudier un pays en cherche d’abord la situation sur la carte géographique, par latitude et par longitude ; comme nos cartes ne sont pas uniformes, étant basées sur des méridiens difiérents, nous nous bornons à déterminer la situation par les dégrés de latitude.
Géocrarnie Puysique.—La situation du pays une fois donnée, on en cherche naturellement les bornes qui vont permettre d'en apprécier ensuite l'étendue et la superficie. |
Ces bornes sont le plus souvent une ligne irrégulière, surtout lorsqu'elles sont déterminées par une mer. Dans ces cas, après avoir fait connaître la superficie, on parle de la ner qui baigne les côtes, puis des golfes, baies, détroits, îles, presqu'iles, isthmes, cle, en partie formés par cette mer.
Pénétrons maintenant dans l’intérieur. Le premier objet qui frappe nos regards sont les hauteurs: Voilà les montagnes, volcans, ete. Des
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montagnes descendent les eaux qui vont former les rivières, ct les lacs dont il est question de suite. . Viennent ici le climat, sol et productions, les minérauæ qui sont inhérents à toute partie du globe.
Le dernier mot de la Géographie physique est consacré aux ANIMAUX.
G£éoararme Porrrique.—Le roi de la création apparait maintenant sur une terre connue par ses ressources naturelles. Il est d’abord question de la population, puis de la religion, le premier et le plus universel des intér’ ts de l’homme.
Toute réunion d'hommes suppose un gouverncment.
Le Gouvernement s’occnpe de linstruction publique ct ordonne les divisions politiques du pays. |
Où est le siége du Gouvernement ? C'est le lieu de faire connaître la capitale ct les villes principales.
Le commerce, l’industrie, les chemins, canaux, &e., qui relient ces villes entre elles on les font communiquer avec l'étranger prennent ici naturellement leur place. A la dernière ligne se trouve exposé le chiffre de l’armée, ce terrible et suprème argument des peuples et des rois.
Nous nous répétons ‘ quelquefois, mais c'est pour épargner aux élèves inconvénient des renvois ct pour leur mieux imprimer nos leçons dans
l'esprit en les présentant en divers endroits et de différentes manières.
A l’exception de l’Europe qui ne saurait se prêter facilement à cette méthode, nous procédons à l’étude de chacune des parties du monde en commençant par les pays du Nord ct terminant par les pays du Sud.
Invariablement, pour tout ce qui concerne la géographie physique—comme les mers, les fleuves, &c., nous commençons notre énumération an Nord, passant par l'Est, le Sud ct finissant par l'Ouest.
Partant de ce principe, l'élève évitera ces longs tâtonnements sur la carte, qui Ini font perdre un temps précieux sans lui rapporter aucun avantage.
Que l’on veuille bien remarquer que par notre méthode nous ne changeons rien à l’enseignement—que, bien au contraire, nons ne faisons que le simplifier en le raisonnant. De l'étude de toute antre géographie l’élève peut passer à celle de la nôtre sans qu’il se trouve désorienté le moins du monde. L'exposition, peut être différente, mais le sujet reste toujours le même.
On ne manquera pas d'observer que nos statistiques différent souvent de celles de nos devanciers, surtout en ce qui regarde certaines contrées de Asie, (1) de l'Afrique et de l'Océanie. Mais
(1) Ainsi, en Perse nous accusons une population de 4,500,000 habitants, —1à où nos autres auteurs, en signalent 10 et 12 millions,
nous avons pour appui l'annuaire de l'économie politique de 1869, le Statesman’s Year Book de 1870 et le Bulletin de la Société de Géographie, de Paris, qui sont les meilleures autorités à suivre.
Voilà l’ouvrage : Que le public en juge!
Nous ne lui demandons qu’un peu d’indulgence pour les fautes de typograpl''e et d’inadvertance qui se rencontrent toujours dans une première édition d’un livre de ce genre.