aboGRAPifiE
municipalité de comté qui a droit de révision sur les actes de celle-là et qui règle toutes les questions qui intéressent plus d’une municipalité locale.
DivisiONS JUDICIAIRES.—Pour les fins judiciaires, la Province est partagée en 20 districts, ayant chacun, plusieurs cours de circuit, une Cour Supérieure et une Cour du Banc de la Reine. L'endroit où se tient la Cour se nomme Cheflieu—-soit de district, soit de comté,
Divisions RCCLESIASTIQUES.—I1 y à, dans la Province de Québec, cinq diocèses catholiques ; l’archi: diocèse de Québec, le diocèse de Montréal, le diocèse des Trois-Rivières, le diocèse de St. Hyacinthe et le diocèse de Rimouski ct une partie du diocèse d'Ottawa.
Les diocèses protestants y sont au nombre de deux ; le diocèse de Québec et le diocèse de Montréal.
Les diocèses catholiques se divisent en missions et en paroisses :
Les paroisses sont érigées canoniquement et civilement, à la fois, par le concours simultané des autorités religieuses et civiles et avec l’assentiment du Conseil Exécutif.
INSTRUCTION PUBLIQUE.—TL'instruction Publique est sous le contrôle et la direction d’un des Membres du Conseil Exéentif qui a le titre de Ministre de l'Instruction Publique.
Un Conseil de l’Instruction Publique, composé de 21 membres, dont 14 catholiques et 7 protestants,
LS
Questions. —Comment se divise la Province, pour les fins judiciaires—Combien y-a-t-il de diocèses catholiques—pro: testants.— Comment se divisent les diocèses—Par qui se fait l'érection des paroisses—Qui a la direction civile de Pinstruction Publique—Cetiment 8e compose le Conseil de l'Instruction Publique.
règle concurremment avec le Ministre les questions de discipline, le choix des livres propres à l’enseignement, &c.
Tous les propriétaires sont tenus de contribuer au maintien des écoles, au moyen d’une taxe modique imposée sur leurs propriétés.
Les deniers publics affectés à l’enseignement, par un vote annuel de la Législature, sont répartis, proportionnellement à la valeur et au rang des institutions supérieures : en ce qui regarde les écoles primaires, la répartition se fait d’après le nombre d'élèves qui les fréquentent.
Les écoles de la majorité, dans chaque municipalité, sont dirigées par 5 Commissaires : et les écoles de la minorité, par 3 syndics.
Des Znspecteurs d'écoles, au nombre de 28, se partagent Ja surveillance des municipalités scolaires, réparties à ces fins, en 28 districts. Ces Inspecteurs agissent sous la direction immédiate du Ministère et sont tenus de faire deux rapports, chaque année.
INSTITUTIONS.— On comptait, dans la Province, en 1868 : 3,468 écoles primaires ; 227 écoles secondaires et modèles, 13 colléges industriels et 15 colléges classiques. L'éducation des filles dans les villes et les grands villages est confiée à la pieuse et intelligente direction des Dames Ursulines, des Sœurs de la Congrégation, de l'Hôpital-Général, des dames du Sacré-Cœur, et des Sœurs des SS. NN. de Jésus et de Marie, de Ste. Anne et de Ste. Croix.
Questions, —Comment ies écoles se maintiennent-elles— Comment sont repartis les deniers publics affectés à l’enseignement par la Législature—Par qui sont dirigées les écoles de la majorité et celles de la minorité, dans chaque municipalité —- Combien y-a-t-il d’Inspecteurs d'écoles et quelles sont leurs fonctions—Quel était, en 1868, le nombre des institutions de différents genres,
Les frères des Ecoles Chrétiennes et les Frères St. Viateur rendent aussi de grands services à la cause de l'Education.
Les Ecoles Normales, destinées à former des instituteurs pour l’enseignement, sont au nombre de trois : Ces écoles, fondées en 1857, par les soins de l’'Honorable P, J. O. Chauveau, sont de nature à rendre les plus grands services au pays.
Au sommet de l’organisation de l’enseignement se trouvent trois Universités, dont deux sont protestantes ; 1° l’Université du collége McGill, (à Montréal), fondée en 1827, par un riche marchand de Montréal, qui lui a donné son nom ; 2° l’Université de Tennoxville, fondée en 1843, par Sa Seigneurie l’Evêque Mountain :—et une catholique, qui est l’Uninersité Laval, incorporée comme les universités anglaises et jouissant de tous leurs priviléges et immunités, sans avoir cependant rien de commun avec elles, ni avec aucune autre sur ce continent. Cette institution a été fondée, en 1854, par le Séminaire de Québec qui a consacré à cette œuvre au delà de $#300,000 et qui la soutient de ses propres deniers, sans demander aucune subvention à l'Etat,
L'Université Laval possède quatre facultés en pleine opération ; Théologie, Droit, Médecine et Beaux-Arts ; le Collége McGill en possède trois ; Droit, Médecine et Beaux-Arts ; l’Université ou Séminaire Anglican de Lennoxville, n’en possède qu’une, celle de Théologie.
ELèves —Le nombre approximatif des élèves,
Questions.—A qui est confiée l'éducation des filles dans les villes et les grands villages—Combien y-a-t-il d'écoles normales--Combien d'Universités ? et donnez Gelques détails sur chacune d’elles—Quelles sont les différentes facultés enseignées dans chacune des trois Universités de la Province —Quel était le nombre approximatif, en 1868, des élèves de toutes les institutions de la Province,
fréquentant ces diverses écoles et institutions, en 1868 était de 208,000.
CAPITALE ET VILLES PRINCIPALES.—Québec est la capitale de la Province.
Cette ville fondée en 1608, par Samuel de Champlain et bâtie sur la rive nord du St.
Laurent au confluent de ce fleuve et de la rivière St. Charles se divise en trois parties distinctes, tant par la disposition du sol que par les mœurs de ses habitants: Ainsi, 1° la haute-ville et le faubourg St. Jean, occupent le site de l’ancienne Stadacona, à une hauteur de quelques centaines de pieds, au-dessus du fleuve. C’est le séjour de la bourgeoisie : 2° la basse-ville, construite en partie sur pilotis, est le centre de lactivité commerciale : c’est 1à que s'élaborent péniblement les fortunes dont le luxe r’étale à la haute-ville : 3° St. Roch, embrasse tout l’espace compris entre la rivière St. Charles et le Cap, depuis l'H6pital-Général jusqu’à l'extrémité Est de la rne du Saut-au-Matelot, par où il se joint à la basse-ville : 84 Æoch ne vit que par l'industrie, par ses manufactures et surtout par la construction des vaisseaux ; depuis quelques années, cette dernière ressource Jui ayant manqué, bon nombre de ses habitants ont été forccs d’émigrer aux Etats-Unis.
La haute-ville est entourée de murs et en quelques endroits de fossés profonds, protégés par des glacis : elle est dominé par la citadelle qui en fait une place forte de premier ordre. La plupart de ses édifices et même de ses maisons ont été construits par les Français : les plus remarquables sont la cathédrale, le Séminaire, l'ancien collége des Jésuites qui sert maintenant de caserne, le vieux château dont une
Questions.— Quelle est la Capitale de la Province de Québec—(Lisez (ad libituin) la description de la ville de Québec).
faible partie restée debout est occupée par l’Ecole- Normale, l’ancienne prison, devenu le collége Morrin; l'Hôtel-Dieu. Ces divers édifices rappellent à la fois les gloires et les vertus françaises, les plus brillantes de notre histoire : parmi les édifices de construction récente, on remarque l’Université Laval, le palais Atrchiépiscopa!, le Parlement, le couvent des Ursulies, l'Eglise Anglicane, l’Iôtel-Dieu, le Music Hall, et dans le faubourg St. Jean, le couvent des Sœurs Grises, l’église St. Jean et l’église du Bon-Pasteur dont la flèche élancée dépasse en hauteur le sommet de la citadelle : la basse-ville renferme l’église de Notre-Dame des Victoires, le plus ancien temple du pays, la Douane, la halle Champlain, les Banques ; dans St. Roch, on admire l'Hôpital-Général, l'Hôpital de Marine, l’église Sr. Roch, le couvent de la Congrégation, la halle Jacques-Cartier, les manufactures de MM. Drum et Vallières, cette dernière située tout près de l’ancien palais des intendants français dont il reste encore quelques ruines.
Autour de la ville s'élèvent les villages de 44. Sauveur, qui est un épanouissement de St. Roch, vers l’ouest, de S'adacona, situé à l'endroit où hivernèrent Cartier et ses compagnons, sur les bords de la rivière St. Charles, de St Æoch Nord, bâti sur le côté nord de l'embouchure de la rivière St. Charles : Quatre routes principales font communiquer la ville avec les campagnes environnantes ; ce sont la route de Lorette qui nous conduit à Charlebourg, et au viliage Huron de l’ancienne Lorette ; la route de Beauport au bord de laquelle se montre le superbe Asile des aliénés, à environ un mille de la ville, le village Beauport que domine une des plus jolies églises du pays; la chute Montmorency, qui se précipite dans le St. Laurent, d’une hauteur de 240 pieds : les moulins et manufactures de M. Hall qui fournissent de l'emploi à près de 1000 ouvriers sont bâtis au pied même de cette chute,
Sur la route Sf. Louïs qui côtoie le St. Laurent, à l’ouest, apparaît la prison et au milieu de bosquets enchanteurs, un grand nombre de kiosques et d’élégantes villas, parmi lesquelles on distingue Spencerwood, r ésidence du Lientenant-gouverneur.
La route de fe. Foye, bordée de magnifiques maisons suit une direction parallèle à la route St. Louis jusqu'au Cap Rouge où les deux routes se rejoignent. Les deux batailles des plaines d'Abraham et de Ste. Foye ont été livrées sur lo terrain qu’elles traversent : Sur les plaines d’Abraham, près de la prison, on a élevé un monument à la mémoire de Wolfe : on a aussi consacré à la mémoire des héros de Ste. Foye, sur l'emplacement du moulin Dumont une superbe colonne en fonte, que domine une statue de Bellone, due à la munificence du Prince Napoléon.
Du haut de la plateforme, Durham Terrace, qui forme avec le jardin du Fort, la plus belle promenade publique de la ville, l'œil embrasse la basse- ville, le port, l’un des plus vastes et des plus sûrs du monde entier, la ville de Lévis, l’île d'Orléans, une partie de la côte nord, et dans le fond du tableau, on aperçgoit la chaîne azurée des Laurentides. Un chemin à lisses de boïs, en voie de construction, fera bientôt communiquer la ville avec la vallée du lac St. Jean qui, avant peu d'années, deviendra le grenier de la capitale et peut-être la principale source de sa richesse commerciale et industrielle.
La population de Québec—de 51,000 habitants qu’elle était en 1861, a dû s’élever depuis, jusqu’à 60,000 âmes.
Lévis.—De Québec à Lévis, il n’y a que la largeur de la rade. Lévis est une ville de construction
Questions— Quelle était la population de Québec en 1861 et quelle en est la population probable aujourd’hui,
ss GÉOGRAPHIE.
récente qui jouit d'un côté de tous les avantages du port de Québec et qui, d’un autre côté, retire de grands bénéfices des doubles voies ferré ‘es de la rivière du Loup et de Montréal, qui viennent y aboutir. Le chemin de fer de Kennebec, en voie de construction, ne devra pas peu contribuer à sa prospérité. Lévis réunit dans son scin les deux paroisses de St. Joseph et de Notre-Dame, et bientôt peut-être, on verra s’y rattacher le joli village d’Etchemin, remarquable par ses manufactures et son église dont les murs peints à fresque, avec art et talent attirent la curiosité de tous les visiteurs étrangers. De puissantes fortifications, composées principalement de trois forts imposants, construits à grands frais, à l’est, au sud et à l’ouest de Lévis, protégent à à la fois cette ville et celle de Québec, contre toute attaque par terre et par mer. ES environ 5 à 6000 habitants.
Trors Rivières.—Cette ville est de ‘ondation française et la plus ancienne du Canads, après Québec. Le chemin de fer des Piles dont on projette la construction, fera plus que doubler son importance commerciale et sa population, en Jui créant un territoire propre ; (back country) ce qui lui fait défaut aujourd’hui. Ses mines de fer sont inépuisables et fournissent un minerai de première qualité. Il s’y fait un grand commerce de bois. A peu de distance de la ville, le St. Maurice forme la chute de Shawinigan, visitée dans la belle saison par de nombreux étrangers. Trois-Rivières possède un excellent collége “classique et un très beau couvent dirigé par les Ursulines.
Population, euviron 6,000 habitants.
Questions.— Quelles sont les principales villes de la Province—donnez leur nom et leur population—(£Lisez (ad libitum) la description de chacune de ces villes)—Quels sont les villages importants par leurs institutions.
Moxrréaz.—{Cette ville, construite sur la rive nord de l’île du même nom est la plus pnpuleuse et la plus commerciale de toutes les villes de l'Amérique Anglaise, Son port, accessible à des vaisseaux de 3000 tonneaux, venant directement de la mer est en outre sillonné en tous sens, par une flotte de bateaux à vapeur, de barques et de barges de différentes dimensions, appartenant à la navigation intérieure : une ligne régulière de bateaux-à-vapeur, la relie à Pictou : elle est en même temps le port principal de la compagnie des vapeurs otéaniques qui compte déjà 20 magnifiques steamers : chaque jour, elle communique avec Québec par les bateaux si somptueux et si remplis de comfort de la Compagnie du Richelieu ; par ses chemins de fer, elle se trouve reliée à Sarnia, vers l’ouest ; à Portland, vers le sud ; à la rivière du Loup vers l’est.
Ses principales manufactures sont situées près du canal de Lachine; on projette de construire une chaussée gigantesque entre l’île au Héron et la terre ferme, ce qui mettrait toute la force du St, Laurent, évaluée à celle de plusieurs millions de chevaux, au service de l’industrie manufacturière,
Le premier objet que l’étranger cherche du regard en arrivant à Montréal c’est le pont tubulaire de Victoria, construit en fer, d’une longueur de 2 milles jeté d’unerive à l’autre du $t. Laurent, entre la pointe St. Charles et la paroisse de St. Lambert et reposant sur 18 massifs piliers de granit. Ce prodigieux travail est digne de figurer, et comme conception et comme exécution à côté du canal de Suez et du chemin de fer du Pacifique. Il restera comme l’un des plus beaux monuments de l’industrie humaine, au 18ème siècle.
La ville est élégamment et même somptueusement bâtie, Dans la rue Notre-Dame, le commerce s’est construit une série dé palais d’un luxe vraiment féérique; les boutiques etles voûtes des rues MeGill,
St. Paul ct des Commissaires ne sont guère inférieures à ceux-là ; dans la rue St. Jacques, les banques offrent des modèles de tous les genres d'architecture : la grande rue St. Laurent est la principale artère du commerce avec les paroisses situées au nord de Ja ville : la rue St. Denis est habitée par la bourgeoisie canadienne française, tandis que la bourgeoisie anglaise occupe la rue Sherbrooke et le Beaver Hall.
Les rues sont larges, régulières, généralement bien pavées et bien entretenues. La ville est éclairée par le gaz : un vaste réservoir creusé dans le flanc de la montagne reçoit l’eau que lui apporte l’aqueduc d’une distance de 7 milles, depuis le haut des rapides du Saut St. Louis, et la déverse avec abondance dans toutes les parties de la ville,
Parmi les édifices les plus remarquables, il faut placer au premier rang l'Eglise Notre-Dame, le plus vaste temple de l'Amérique Anglaise, l'Eglise du Gésù dont les murs sont couverts de fresques admirables, la cathédrale anglicane et plusieurs autres églises protestantes, les églises catholiques de St. Patrice, St. Jacques et l’humble église de Bonsecours l’une des dernières reliques françaises de la ville, que lon menace de détruire bientôt, comme on a fait de l’église des Récollets ; le palais de justice, le marché Bonsecours, la halle militaire, l’école normale Jacques-Cartier, ancienne résidence des gouverneurs de Montréal, le magnifique couvent des Dames de la Congrégation et la chapelle de Notre-Dame de Pitié, avec les pensionnats annexes du Mt. Ste. Marie et de Maria Villa ; la halle St. Patrice, et tout au pied de la montagne, l'Hôtel-Dieu, édifice immense par ses proportions, l'Université McGill et lenouveau séminaire de Montréal qui occupe l’un des plus beaux sites des environs. Sur le versant nord de la montagne, cachés dans l’ombre d’une forêt tonffue s'étendent les deux cimetières catholique et protestant que décorent des voûtes, des chapelles et des monuments superbes.
Les promenades publiques du Quarré Viger, de Victoria, &ce., regorgent de visiteurs, à toute heure du jour mais particulièrement à la tombée de la nuit, Er 1861, la population de Montréal était de 90,000 âmes, elle est aujourd’hui évaluée à 120,000 âmes,
Les autres villes de second ordre, sont : Sorel, au confluent du Richelieu et du St. Laurent qui se distingue par son vieux fort, aujourd'hui abandonné, et plus encore par ses chantiers de construction navale d'où sont sortis la plupart des navires et bateaux de la Compagnie du Rithelieu. Sa population est d'environ 5,000 âmes.
St, Jean Dorchester, sur le Richelieu, que traverse Ja ligne du chemin de fer du lac Champlain et dont la population est de 4,000 âmes.
St. Hyacinthe, qui doit principalement son existence au Révd. Messire Girouard, le fondateur du collége. La ville est traversée par la voie ferrée du Grand-Tronc: elle possède un beau collége classique et un Evêché : population, environ 4,000 âmes.
Sherbrooke, ville manufacturière d'à peu près 5,000 âmes, avantageusement éituée sur le St, François et sur le chemin de fer du Grand-Tronc ; elle fait un commerce considérable avec les cantons de l'Est : deux nouvelles voies ferrées, actuellement en construction, y apporteront: prochainement: les produits des cantons de l'Est et des Etats-Unis.
Terrebonne, charmante petite ville située sur la rivière du même nom, mais quise nomme, plus haut, rivière des Mille Isles. Ses chemins empierrés qui communiquent avec Montréal, ses ponts solides et hardis, ses édifices et plus particulièrement son collége sont dûs à la munificence et à la générosité da Madame Masson. Cette dame y habite dans un magnifique château qui ne contribue pas peu à l’embellissement de la ville, La population est d'environ 2,000 âmes. Au temps de la navigation un bateau
à vapeur fait chaque jour le trajet entre Montréal et Terrebonne.
Joliette, qui porte le nom de son immortel fondateur, ville de 8,000 âmes, quia une belle église, un beau collége et qu’un chemin de fer tout-à-fait primitif relie à Lanoraie, sur le St. Laurent. Cette petite ville est destinée à grandir rapidement par l'importance que prend chaque jour le territoire des Laurentides.
Berthier, sur la rive nord du St. Laurent qui fait un commerce considérable de grains; population, 2,000 âmes.
St. Ours et Iberville, sur la rivière Richelieu.
Beauharnois, qui s'élève sur la rive sud du lac St. Louis ; cette ville possède le meilleur marché de grains de toute la Province, après Montréal : Ses principaux édifices sont l’église catholique décorée avec un luxe et un art incomparables, le couvent
ue dirigent si habilement les Sœnrs des Sts. Noms
e Jésus et de Mcrie, le manoir, l’hospice des Sœurs de la Charité et le marché. Le Révérend Messire Charland, curé du lieu, a fait des sacrifices immenses pour l’ornementation de l’église et la fondation des institutions religieuses qui l’entourent : population environ 2,500 habitants.
Montmagny, sur la rive sud du fleuve, au-dessous de Québec, qui contient environ 2000 âmes. Cette etite ville possède une académie des Frères des
“coles Chrétiennes, et une école libre de première classe dirigée avec une rare habileté par M. Dufresne. Il s’y fait un commerce de bois assez considérable, Elle a la gloire d’avoir vu naîtreSir E. P. Taché ;un monument de la plus humble apparence, marque l'endroit où reposent les cendres de ce grand citoyen, à l’ombre de l’égllse,
Rimouski, qui vient d'être érigé en évêché et qui possède un collége très florissant : Les talents d’administration de son premier Evêque Mgr. Langevin
- æe PROVINCE DE QUÉBEC. 93
ne vont pas manquer d'imprimer à cette localité un puissant élan de progrès intellectuel et matériel, à la fois. Papulation, environ 2,000 âmes.
Parmi les villages importants, 11 faut citer, ceux qui par leurs institutions de premier ordre exercent leur influence dans un vaste rayon.
Ainsi, Ste. Thérèse de Blainville, dans le comté de Terrebonne revêt une grande importance par son collége classique, qui peut avoir des rivaux mais aucun supérieur dans le pays.
L'Assomption, dans le comté du même nom, possède lui aussi un collége de premier ordre : Il en est de même de Nicolet, dont le collége est l’alma mater de celui de St. Hyacinthe : Ste. Anne Lapocatière à qui son collége et son école d'agriculture ont fait une grande et belle renommée ; Ste, Marie de Hlonnoïr, dans le Comté de Rouville, que ie Révérend M. Crevier, a doté d’un collége classique florissant : enfin Æichmond, dans les cantons de l’Est dont le collége protestant de St. Francis, annexe de l’Université de Toronto, rivalise avec les meilleures institutious de ce genre.
Couuerce.—Les principaux articles d'exportation dans la Province, sont les grains, les bois de constraction, les vaisseaux neufs, les viandes salées, les huiles, les poissons, les chevaux, les bestiaux, la potasse, la perlasse &ce. Le revenu anuuel des pêcheries de: deux Provinces de Québec, et d'Ontario est d'environ $1,500,000. (Voir commerce à Ontario).
Ganaux.—Le canal de Lachine qui s'ouvre immédiatement au-dessus de Montréal, évite le Saut St. Louis, et fait communiquer la ville avec le lac St.
Questions. — Quels sont les principaux articles d'exportat'on—Quel est le revenu annuel des pêcheries des deux Provincss de Québec et d’Ontario— Donnez les noms et faites connaitre la situation des principaux canaux.
94 GÉCGARAPHIE.
Louis ; longueur, 84 milles; le canal de Beauharnois, contourne les rapides des Cascades, des Cèdres et du Côteau et unit le lac St. Louis au lac St. François, longueur, 11H milles; le canal de St. Ours et de Chambly, sax la rivière Richelieu en prolonge la navigation jusqu’au lac Champlain. canal de Grenville long de 74 milles pare les rapides de l'Outaouais en deça de la capitale: on a construit lusieurs autres petits canaux, dans le hant de ‘Outaouais. Le canal de Caughnawaga, que l’on va creuser prochainement, fera communiquer le Richelieu avec le St. Laurent, au-dessus dus rapides de Lachine,
CHemiNs DE FER.—Dans la Province de Québec, nous avons 1°le chemin du St. Laurent et du lac Champlain, 43 milles de Laprairie à Rouse’s Point ; 2° celui de Montréul et Lachine, 9 milles ; 3° celui du St, Laurent et de l'Atlantique, jusqu’à la ligne frontière des Etats-Unis ; 4° celui de ZLanoraie, à l'Industrie, et de cette dernière ville à Rawdon ; enfin 5° le chemin de fer du Grand-Trone, qui traverse la Province dans toute sa longueur, de l'Ouest à l'Est, jusqu’à la rivière du Loup, à 120 milles audessous de Québec, où viendra aboutir le chemin de fer intercolonial.
En voie de construction on projetés, nous mentionnerons, le chemin de fer de Montréal à St, Jérôme qui va probablement s’amalgamer avec le chemin Central, destiné à relier Montréal à Ja ville d'Ottawa, ceux de Massawippi et de Drummond et Richelieu dans les Cantons de l’Est, le chemin de fer des Piles, en arrière de Trois-Rivières, celui de Kennebec, s'étendant, de Lévis à la frontière américaine et celui
Questions.— Quels sont les principaux chemins de fer.— Désignez les chemins de fer projetés ou en voie de construction.
de Gosford, déjà fort avancé, qui fera bientôt com- Le Québec, avec lariche vallée du lac St.
ean.
TéLrtarapnie.—Notre système télégraphique se relie aujourd’hui avec celui du monde entier : dans l’intérieur, toutes les villes et tous les villages importants ont un, et parfois plnsieurs bureaux de télégraphe.
CoNSIDÉRATIONS GÉNÉRALES. — Les Canadiens Français, qui composent la majeure partie de la population de la Province sont redevables de la conservation de leur nationalité, de leur langue et de leurs mœurs, au dévouement, au zèle et aux sacrifices du clergé catholique, et des communautés religieuses de femmes. Puissions-nous ne jamais oublier le souvenir de ces bienfaits.
Depuis 1841, nous Jonissons du gouvernement représentatif et responsable, qui garantit toutes nos libertés et nos droits les plus chers.
Notre système d'éducation, légèrement modifié ne nous laissons rieu à envier aux systèmes du même genre, chez les nations les mieux policées de l'Europe. Notre littérature se développe graduellement et ne tardera pas à prendre un caractère original ; nous avons au delà de 50 journaux dont un bon nombre paraissent tous les jours.
Nous avons des terres immenses et d’un sol excellent, ouvertes à la colonisation dans Gaspé, vers les limites des Etats-Unis, sur l'Outaouais, vers les sources du Sc. Maurice et dans la vallée du lac St. Jean. Les conditions d’achat sont des plus faciles ; il ne s’agit, pour ainsi dire, que de s’en emparer. On estime qu’il y a dans la Province, environ 6,500, 000 atres divisés en lots de ferme actuellement dis-
Questions, —Dites un mot de notre système télégraphique —Lisez ou apprenez (ad libitum) considérations générales,
ponibles et qu'il reste près de 110,000,000 d’acres non encore arpentés. Avec un peu plus d'énergie, de hardiesse et de courage, notre jeunesse, y trouves rait une position toute faite, une aisance prochaine et une richesse assurée pour des temps plus éloignés.
SITUATION —Le Nouveau-Brunswick est situé entre le 45° et le 48° de latitude nord.
Borxss.—Le Nouveau-Brunswick, est borné, au nord, par la Province de Québec, la rivière Ristigou: che et la baie des Chaleurs ; à l’est, par le golfe St, Laurent, le détroit de Northumberland et la Nou: velle-Ecosse ; au sud, par la baie de Fuudy, et à l’ouest par le Maine.
Erenpur.—27,620 milles carrés.
Dérrorrs.—Le seul détroit remarquable est le
détroit de Northumberland, qui sépare le Nouveau- Brunswick de l’île du Prince Edouard.
Baïes.—Les côtes du Nouveau-Brunswick sont creusées par un grand nombre de baies, dont les prin: Fe sont : au nord, la baie des Chalenrs, qui forme elle-mème plusieurs autres baies de moindre dimension, entr’autres, celle de’ Caraguette, célèbre par ses bancs d’huîtres ; la baie do Miramichi, parsemée do charmants flots, qui reçoit les eaux de la rivière du même nom; les baies de Zichibouctou et de Shédiac formées par le détroit de Northumberland ; la baie de Chignectou, entre la Nouvelle-Ecosse et le Nouveau. Brunswick ; la vaste bais de Fundy, au sud, et la baie
Questions, —Quelle est la situation du Nouveau-Brunss wick.—Faites connaître les bornes de cette Province— Quelle en est l’étendue— Combien y-a-t-il de détroits se rattachant au Nouveau-Brunswick—Faites connaître les principales baies du Nouveau-Brunswick,
de Passamaquoddy, entre le Nouveau-Brunswick et le Maine.
Ices.—A l'entrée de la baie des Chaleurs on remarque les Îles Wiscou et Shippegan, et l’île du Portage, dans la baie de Miramichi qui sont les îles les plus considérables du Nouveau-Brunswick.
ASPECT GENÉRAT, HAUTEURS.—Les côtes du nord sont basses et sablanneuses, mais en remontant la rivière Ristigouche, le paysage offre une riche végétation, de belles vallées, entrecoupées de nombreux cours d'eaux. L'intérieur du pays, près des limites de la Province de Québee, cest couvert de collines, séparées les unes des autres par de profondes vallées ‘ou des plaines ombreuses : Ces collines que l’on rencontre plus fréquentes et plus élevées dans Îles comtés de Northumberland et de Victoria y déterminent la direction des cours d’eau qui arrosent le pays.
Rivikres.—Le Nouveau-Brunawick possède des voies de navigation intérieure, très faciles. Ses principales rivières sont, au nord les rivières Æistigouche et Népissight, qui se jettent dans la baie des Chaleurs ; la rivière Hrramichi, qui débouche dans le golfe St. Laurent, la rivière Richibouctou, qui se jette dans le détroit de Northumberland, le Petit-Coudiac, qui se jette dans la baie de Chignectou ; ces trois dernières sont navigables jusqu’à 20 et 30 milles de leur embouchure ; la rivière St. Jean, le plus grand et le plus beau cours d'eau du Nouveau-Brunswick est d’environ 485 milles de longuenr et navigable, depuis son embouchure jusqu’à 84 milles au-dessus de Frédérickton ; elle prend sa source dans le comté de Dorchester et se jette dans la baie de Fundy ; des
Questions.—Faites connaître les principales îles— Donnez quelques détails sur l'aspect général du Nouveau-Brunswick —Quels sont les principales rivières du Nouveau-Brunswick,
bateaux à vapeur se rendent jusqu’à Woodstock, et au printemps, dans les grandes caux, jusqu’à Grand Falls, à 220 milles de la mer ; audessus des chutes de Grand Füulls, un petit bateau à vapeur sc rend par la Madawaska, affluent de la rivière St. Jean, jusqu’au lac Zémiscouata qui n’est qu’à 18 milles des Trois-Pistoles, sur le St. Laurent ; les lacs Maguapit, Grand Lac, et autres communidures aussi par des rivières navigables avec la rivière t Jean ; enfinla rivière Ste. Croix, qui sépare le Nouveau-Brunswick du Maine et déverse dans Ja baie de Fundy, les eaux de plusieurs lacs sssez étendus.
Lacs.—Les lacs les plus considérables se rencontrent sur le parcours de la rivière Su. Jean: ce sont le Grand Lac, les lacs Wäshademoah, Maguapit et les deux lacs Oromorcto.
Min£raux.—Il y a des mines de cuivre à Woodstock, de manganèse à Markhamwville, de plombagine à Portland et aux chutes de Suspension Bridge, des mines de charbon, de première qualité dans le Comté d'Albert et de qualité inférieure, à Hillsborough, à Newcastle Creek et à 50 différents autres endroits.
Il se fabrique beaucoup de chaux et de plâtre dans les carrières de Greenpoint et à HiUsborough.
ANIMAUXx.—La faune du N. B. est à peu près la même que celle de Québec.
CLIMAT, SOL ET PRoDUCTIONS.—L'hiver est moins long et moins rigoureux qu’à Québec ; le temps des semailles commence vers le milieu d'Avril et dure jusqu’à la fin de mai; en Juin, les pommiers se couvrent de fleurs et la fenaison commence avec Juillet : l'automne est la saison la plus agréable ; Novembre est le mois des pluies, et Décembre couvre
Questions. — Quels sont les lacs—les minéranx—les animaux ? Donnez une idée du climat, da sol et des productions du Nouveau-Brunswick,
les rivières de glace ; les fruits et les céréales y sont les mêmes qu’à Québec.
Les forêts fournissent le pin blanc, l’épinefte noire qui atteint jusqu’à 80 pieds de hauteur, le ‘chêne, l'orme, l’érable dont on a retiré jusqu’à 350,000 Ibs. de sucre dans une seule année.
On y compte entre 7 à 800 scieries.
Pecuertes.--Les habitants du Nouveau-Brunswick se livrent plutôt à la pêche qu’à l’agriculture. Les eaux sont extraordinairement poissonneuses, l'embouchure de la rivière St. Jean seule, il a été pêché, dans ‘une saison, 42,000 saumons et 16,000 quarts d’anguilles, sans compter le menu fretin qui est aussi d’une grande valeur, Le revenu annuel que le gouvernement retire des pêcheries est d'environ £50,000.
POPULATION ET RELIGION. — La population actuelle est évaluée à 320,000 habitants ; maïs en 1861, date du dernier recensement régulier, elle n’était que de 252,000 habitants dont 85,000 catholiques, 42,000 anglicans, 36,000 presbytériens, 25,000 wesleyens et méthodistes, 57,000 Baptists, &c. Sa population actuelle peut être évaluée à 320,000 âmes. Il y a deux évêques pshalques, l’un à Frédérickion et l’autre à Chatham. Des premiers possesseurs du sol, les Micmacs et les Abénakis, il reste à peine mille individus qui vivent misérablement.
Epucarion.—Le Lieutenant-Gouverneur et son Conseil, avec le Surintendant des écoles, forment le
Questions.—Qu'avez-vous à dire des forêts et du commerce de bois—Faites connaître les pêcheries du Nouveau- Brunswick—Quelle est le chiffre de la population actuelle du Nouveau-Brunswick—quel était-il en 1861—et comment la population se partageait-elle par religions—Dites un mot de F'érpaslention du système d'éducation du Nouveau-Brunswick, |
Bureau d’éducation, à qui incombe la direction de toutes les institutions scolaires.
Le Surintendant est l'agent principal de cette volonté supérieure et le directeur permanent du systême hdopté.
Le pays est divisé en 4 districts placés sous la surveillance d’autant d’inspecteurs d'écoles.