‹ Abrégé de géographie moderne [microforme]Chapitre 129 sur 155 · SAHARA · texte numérisé non relu

SAHARA

Bornes et Etendue.—Le Sabara est une 1"0mense contrée qui, située au S. de la Barbarie, s'étend de l'E. à l'O. depuis l'Egypte et la Nubie jusqu’à l'o

océan Atlantique; la Nigritie et la Sénégambie le limi-

tent au midi, Îla environ 900 lieues de longueur et 280 lieues de largeur, du N. au S. Il forme lo plus

and désert qu'il y ait sur le globe, La Province de Québeo y serait contenue plus de huit fois. On appl ique généralement à la partie la plus orientale du Sahara le nom de désert de Lybie.

Divisions.—Des voyageurs ont remarqué que le désert est divisé entro les tribus qui le parte comme le serait un territoire cultivé. Les limites son fixées aveo préeision et observées aveo scrupule.

Quelques oasis montrent leur riante verdure de pas miers, au milieu de ces affreuses solitudes, et sont coms des îles au sein d’un océan,

D cfootamtfé.

‘Vérsle:N: O.'dudérert ‘où'rematÿug les/odais: de Tosût": dé’ Tidikelt et’ de Gouritut: A5 l'E. 16 os oasis: se trouver celle de Guléa, avec la ville du même nom, la premièré étape" des‘caravanes-venant:-de l'Algérie; plus à l'E; encore est l'éasisde Chât.: Dans le S, du Sahara; se trouve l’onsis pit-toresqué d’Asben où d'Abir, quih pour éapitale Agadès ét" où l’on:rencontre aussi la:ville d’Açouda. A

Dans l'E.,-est l'oasis de Bilma.: On remarque aussi à l'U: : l'oasis dé Tychyt, dont:le sol est riche en sel gemme:et dont: les maisons sont. Lâties én ‘blocs de ce minéral ; le-paÿs dé‘ Tagant, ‘le pays d'Adrar, et celui de Tiris.

*. Côtes.—La côte de l'Atlantique est, dans ce pays; : inhospitalière et exuvage, On y:remsrque le cap Be | dot'ét le cap 'Bland d'Arguin.,

Montagnes. — L'Intérieur du Sahata offre ‘des! plaines couvertes de sables nus, Cependant des‘obéer:: vations récentes font voir qu'il y a, particulièrement vers le N., des montagnes‘ plus hautes qu'on ne le eroyait, et des aspeots plus variés, plus pittoresques. Qà et. Ste quelques collines rocaïlieuses,. quelques mbntioules sablomeux,-tantôt isolés, tantôt formant des rangéss d'ondulations. Les plus hautes montagnes: du : Sahara sont celles d'Ahagger, dans le N, Vers la mer, on voit les. montagnes Blanches, qui se terminent au cap. Blano, et les moñtagnes Noires, au N, E. du cap Bojador,

RIVIBF6S.— On ne réncoftré: dans le: Saharh iquedét'rivières pou ! étendues: la plüpart,': après : avoir ! artoëé les oasis se perdent dans les:sables, Quelques: unes se jettent dans l’Atlantique.:

Les tivières'ies plus considérabiessont le Riode Ouroet'la ue dm entre les caps Blancs'et: Bojador, et latrivière Saint-Jean, au 8. de la baie d'Arguin.

On croit généralement qu'une grande partie du Séhiaru ‘ n'est que le bar: a desséohé d'htié iner u'une grande éonvut: siori de la näti' + n'értlt fait dis e: La'quantité bxtravrdifidire d' aë/ don ce“ désert: est: parsemé ‘vient à

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OlUmat.—Le Shore cent PORpé à peu près vers le oral en le tropique du Cancer, 7 ra Her Dr 3. tombent, verticalement ne partie de-l'année,.et en “font.una;vénitable fournaise > réf NT: ar, : Plaines sablonneuses et par des cailloux blancs, ils produisent yn éolat éblouissant qui, fatigue. horriblement,la vue. Des .xents brûlants et d'une grande violence parcourent fré- Auermment 6es.solijudes, et y..soulèvent. des. masses de :8able qui-tourbillonnént dans les airs et, roulent comme

les flots d’une mer, : Pendant :la plus grande partie. de

‘J’année, Pair sec et échauffé conserve l'apparence d’une vapeur rougéâtre : on croirait apcrenvoir vers l'horizon les feux de plusieurs volçans.

: Il tombe, du, mois, do juillet au mois d'octobre, une :pluie assez abondante, mas non, dans toute l'étendue du à Ho rl parties ne;sont jamais rafraîchies bar une seule goutte d’eau, »

‘ Le phénomène: du mirage y est er : souvent le voya-

eur a cru voir dans le lointain une ville, des arbres, un beau

ac, et en approchant il ne 4rouve plus que:des:rochers nus #t nd fé SANS eau.

Sol et Productions.--Le sol est inçulte dans la

lus grande partie du Sahara. : Les oasis sont généraement. fertiles. : Les principales productions qui nonrrissent la; populatior. sont lo.millet, le maïs, les: dattes et Ja gomune,

‘Population et Religion.—Il est très difficile de Aonner le chiffre exact. de la population de cet immense Aésert. , On peut. cependant, dire qu’elle n'est pas audessous de 2 millions d'âmes ;, ce sont des, Arabes purs, -Arabes mélangés de Maures, Touariks, Touats, T'ibhons, eto, La plupart professent la religion musulmane.

M 1,48 SDPÉDÉMENT. ‘0

Géographie historique.—Le Sahara comprend

‘en grande partie l’ancienne Lybie intérieure, habitée par les Gélules elles ra ar à gl

.… Habitants.—Les habitants du Sahara sont générale. | ment grands, minces et ont une constitution robuste, Les Touaregs sont assez blancs; une pièce d’étoffe leur voile la figure; ils sont pasteurs et nomades. Les femmes jouissent d'une liberté que l’islamisme ne leur accorde pas toujours. Les Tibous sont noirs, quoique appartenant à la race caucasi-

ue. Les nomades du Sahara connaissent assez la position | : d ‘constellations pour se diriger au moyen des étoiles: | aussi préfèrent-ils marcher pendant la nuit plutôt que d'affronter pendant le jour l’ardeur d’un soleil dévorant. Ces peuples sont là plupart guerriers et perfides ; ils attaquent et pillent les caravanes, ou font souffrir d'horribles traitements aux malheureux blancs que les naufrages jettent sur la côte, Ces peuplades sont plus industrieuses qu’on ne serait d’abord porté à le croire. |

Animaux.—Les autruches errent à travers ces plaines désolées. La chasse de cet animal offre un spectacle curieux ; une vingtaine de chasseurs, montés sur des chevaux extrêmement agiles, vont contre le vent, en poursuivant l'oiseau; celui-ci, fatigué de courir dans un sens où le vent s'engouffre dans ses ailes, se tourne du côté des cavaliers, et cherche à passer à travers leur ligne; alors ils l’entourent et le tuent facilement. Le lion, la panthère, les singes, d'énormes serpents remplissent le désert, L'animal le plus utile du Sahara est le chameau, qu'on a surnommé le vaisseau du désert. Les marchands qui se rendent de la Barbarie dans la Nigritie, traversent le Sahara, réunis en caravanes qui comptent souvent jusqu'à 2,000 personnes et à peu près autant de chameaux. Le plus grand malheur que ces troupes de voyageurs aient à craindre, c’est que la chaleur desséchante de certains vents n’absorbe l’eau renferinée dans les outres et celle des âources répandues çà et là: il est arrivé quelquefois que, ne trouvant pas d'eau aux endroits ordinaires, elles ont péri tout entières. Les caravanes ne

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Bornes. Elle est: bornée au N. et au N. E 4 ale:

de. Sahara ; au S.-E.,. par la :Nigritie. Septentrion . au $.,.per.la Guinée, Supérieure: à l'O., par l'Atlan- . tique.

Ætendue.—Elle s'étend du -N, au S. l'espaos de 180 ‘lieues, Superficie, 250,000 milles .carrés ; c'est un peu ‘plus que É Province de Québec, Sa latitude moyenne est 139

‘Divisions. et Villes. —La pe rie se: divise en un grand nombre de: petits Etats. Français, les «Anglais etles Portugais ont des possessions dans-cette

‘contrée,

: Les: Frangais ont la plupart de leurs établissements sur les bords ou dans le voisinage:du Sénégal. Le chef

.dieu du gouvernement français-est-Saint-Lquis, vie for- …rtifiée,; dans. une situation peu .salubre,. sur une.île. du

même nom, que forme le fleuvo près deson, embouchure ; :

A, 15,000. habitants.

Les ‘Anglais ont des toblissoments sur; la. Gambie : Bathurst, chef-lieu . de gr: ossessions, est. sur. uns spetite île, à l'emhouchure,de Ja Garbie. . Ils possèdent ‘ami Aïbréda et Georgetown.

Les Portusais se sont nt établis surtout sur la Casamance,

‘Je Rio ‘de Cacheo et le”Rio de Geba:‘ils possèdent Cacheo, Gcba, ete.

‘Oôtes et Iles.-—Les oôtes de la Sénégambie sont

composées d'immenses terrains d'allavion, ue noyés

-sous les caux des rivières et à peine élevés au-dessus da nivoau de la mor.

(82 © tone.

:1": Le cap Vert est le point le plus occidental de l’ancien continent. Très près ét au $., ge trouve l’île de Gorée, qui dépend des Français; c'est presque un rocher; mais elle oHre un excellent mouillage. En avanQant vers le S., on rencontre les îles Bissagos, qui sont basses et très-fertiles (Hespérides de l'antiquité), Elles appartiennent généralement aux Portugais.

‘Montagnes et Rivières.—C'est dans la partie méridionale que sont les principales montagnes. On remarque les monts Kong. Ces montagnes donnent naissance aux fleuves les plus importants du pays: le Sénégal dont le cours est d'environ 500 lieues; la Gambie et le Rio Grande sont les plus remarquables. Tous ces fleuves se jettent dans l'Atlantique.

Climat.—La chaleur y'est étouffante, et l'air géné: ralement insalubre. Le climat serait insupportable, s’il n'était tempéré par la fraîcheur des nuits, et par les pluies abondantes et périodiques, qui tombent dans la saison qui correspond à note été. Des ouragans furieux se font alors vivemént sentir, |

… Sol et Productions.—Dans l'intérieur des terres, l'aspect du pays est varié: c'est un beau mélange de ‘plaines très-fertiles et de collines revêtues de la plus riante verdure; il a y aussi d'épaisses forêts, formées de : palmiers, de tamariniers, de papayers, de citroniers, d'orangers, de sycomores, de baobubs, colosse du règne véaétal, dont le tronc a souvent un diamètre de piès de 25 pieds.

Commerce.—-Grand commerce de gomme, de poudre d’or, de dents d’éléphants, ete.

Population et Religion.—Environ 12 millions d'âmes. La plupart des habitants de cette contrée professent le mahométisme. Il y a aussi des fétichistes,

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SÉNÉGAMBIS, : 318 SUPPLÉMENT. fo : Géographie historique. — La côte fut, dès le

XIVe siècle, visitée par des marchands de Dieppe et de

Rouen, qui y formèrent plusieurs comptoirs. Ces établissements furenl cédés en 1664 à la Compagnie des Indes occtdentales, puis aux Compagnies du Sénégal, enfin à la Comgrrnte des Indes orientales, sons laquelle ils prospérèrent.

ris par les Anglais en 1763, rendus en 1783, repris en 1809, ils furent restitués à la France en 1814.

La masse de la population se compose de trois peuples : les Yolofs, qui passent pour les plus noirs et les mieux faits de tous les nègres; les Foulah, belle nation, d’uu rouge poirâtre, ou d’un brun jaunâtre; les Mandingues, pages iMmdustrieux et commerçants, qui se rencontrent particulièrement dans l'E. et dans le &. ‘

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