‹ Abrégé de géographie moderne [microforme]Chapitre 132 sur 155 · COLONIES SOUS LA SOUVERAINETÉ DE L'ANGLETERRE · texte numérisé non relu

COLONIES SOUS LA SOUVERAINETÉ DE L'ANGLETERRE

Bornes.—Une ligne brisée tirée du Congo, colonie portugaise sur l'Atlantique, au Mosambique, autre colonie portugaise sur la mer des Indes, laisse, au S. de cette ligne, une vaste contrée que nous désignons sous le nom d'Afrique australe.

Divisions.—On peut diviser cette grande et importante étendue de pays en 8 divisions principales : ‘ ”

19 Du Congo à l'embouchure de l'Orange, une vaste contrée, habitée par des peuples connus sous le nom ra de Hottentots et dont les principaux sont : les Ovampos, les Mana-kwa, les Démara, les Héréro, ete.

29 La: colonie du Cap, la plus importante de toutes les colonies anglaises de l'Afrique australe ;

39 La Cafrerie, sur l'Océan Indien;

40 La terre de Natal sur le même océan ;

59 Le Zoulouland, ou pays des Zoulous que l'Angleterre vient de conquérir, au N. de Natal,

6° L'Etat libre de l’Orange, sous le protectorat de l'Angleterre. Ce dernier pays est dans l'intérieur ainsi que les suivants :,

7% La république du Transvaal, la plus importante de ces contrées après celle du Cap. | |

89 Un territoire assez vaste, situé à l'O. du Transwaal et au N. de la colonie du Cap. Oe territoire est

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| occupé par des peuples d'origine ‘bantoue ou cafre, les-

Transire est

APRIQUE AUSTRALE.

uels ainsi que les Héroro, ont cédé à l'Angleterre les eux tiers de leurs pays. è :

Etendue.—La colonie du Cap, en y comprenant

: Ja Cafrerie maritime, est d’un dixième plus grande que

la Province de Québec. La terre de Natal et l'Etat libre d'Orange ont à peu près la superficie du Nouveaa- Brunswick. On peut donner au Transvaal l'étendue de l'Angleterre. Toutes les colonies de l'Afrique anstrale ont ensemble une superficie de plus de 400,000 milles carrés. : |

Montagnes.—A l'Ouest du Zoulouland, de Natal et de la Cufrerie maritime se trouve la continuation de la grande arrête africaine qui sépare lés tributaires de

la mer des Indes de ceux de l'Atlantique; ces monu-

tagnes prennent ici ls nom de Drakensberge. A l'Ouest de cette chuâne s'étend une autre chaîne de l'E, à l'O,

. Elle est connue sousle nom de Monts Cuivre; elle limite

au $. le bassin de l'Orange. Le sol s'élève de plateau en plateau jusqu'à la cime de cette chaîne et ensuite s’abaisse jusqu'à l’Orango. Ensuite il s'élève de nouveau

jusqu’à la frontière nord vu commence le grand plateau

de l'Afrique équatoriale.

: Fleuves.—Cette contrée, partagée en deux bassins (celui de l'Atlantique et celui de la mer des Indes) est arrosée par un grand nombre de fleuves ct de rivières, non navigables dans la plus grande partie de leur cours. Les plus remarquablés du premier versant sont le Nourse et l'Orange qui fcrme une cataracte de plus de 400 pieds de hauteur. Sur Le versant de la mer des Indes coule le Zambèse, dont le voyageur Livingstone a fait connaître le cours; co fleuve forme la jolie cataracte de Victoria.

TT

Gapitalg.et Willes.--Le Cap, st la capitale. de la ls à ge nom; c'est une ville de 39,240. 6mer, fort belle et trèa fortifiée; elle s'étend au pied des montagnes de la Table et du Lion, sur les rivages de la baie de:la Table, à uno petite distance. dé ki: bâie False. Parmi les villes remarquables, on distingue : Constance, Georgetown, Bathurst, Graham’s town et Graff-Reynett, ville toute hollandaise et d’une charmonte propreté, | |

La capitale de la terre de Natal est Pietermarits. burg, ville de 10,160 âmes, située dans l’intérieur et à 60 rnilles du port Urban, on port Natal, le seul port ‘de mer de cette colonie. Pretoria est la capitale du

* Transveal, et Bloeufontein, ville de 4,000 âmes, est celle de l’'Orange. ;

Climat, Sol et Productions: — Au Cap, l’année est divisée en deux saisons : celle de la chaleur et celle des pluies. [a première commence en septembre et finit. en maté. Le climat y est agréable, Le sol est presque inculte au N.; c’est le pays des pasteurs, Le milieu est généralement fertile et l’agriculture assez florissante; la zône qui borde l’océan est habitée par les vignerons, À l'E,, on trouve des forêts et on y a reconnu jusqu’à soixante-dix sortes de bois de construction,

Les parties méridionales sont belles et cultivées aveo soin; on y récolte des vins renommés, du fromoent, de

l'orge, du. chanvre, des fruits d'Europe et des fruits

d'Asie. Le coton et le café y réussissent, les plus belles plantes exotiques qui ornent les serres et les jardins de l'Europe viennent du Op.

Le olimat de la Hottentotie est brûlant. Le sol est asseg fertile, mais les Hottentots connaissent à peine les remiers éléments de l'agriculture, La Hottentotie a Sopra de forêts et un grand nombre d'animaux : on y voit des troupes de buflles, terribles par leur férocité;

Ci. Me Dates om. eme

AraIQUE AVSfhALE ° à

des éléphants, des rhinobéros, des panthères, des cha. ons, des E kg des lôüpe, des lions, dés girüfes, dés les, dés atitilapen d'espècés très variées, el qui ToHhérit quelquetbis dés troupes dé 3,000 individus, ete, Dans la Cafrétié‘ét'la tèrté Nütal, le climat est chaud

et le sol, très bien arrosé, est fertile. Les bœufs sont beaux et nombreux. Dans les colonies de l'intérieur, le sol plus élevé y procure ane température assez douce. Dans cette contrée, particulièrement dans le Transvaal et l'Orange, le sol est fertile et pout foûrnir à l'exportation tous les prodiits dés pays tropicaui joints à céux déà A ys tempérés : lo: tabao, le sure, le ‘coton, eté. Mal: jeureusemient lés moÿetis dé communication aved la côte sont difficiles. Il'est qüéstion dè réunir Pétronia à Loreuso Marques par un chemin dé fer. Ce chemin donpers une grande importance à la partie intérieure

de l'Afrique australe,

Commerce.—L'Afrique australe, destinée à ua avenir comwercial brillant, exporte le vin, la laine, le coton, le ouf, le tabac, le sacre, les viandes salées, etc

Popula : tion et À ave vo ces pays sont | pouplés, la rade blanche n'y compté us que Bar 400 90 dèut le gl grd mamb ok db mo tants. . La lupaït des Indigèhes de race bantoue ou Hottabhble, sont pen EE e Cap renferme 721,000 âmes dont 300,000 blancs, La terre de Natal, 862,000 êmes dont 24,700 blancs Le Transvaal; 800,000 âmes dont 650,000 blanes. L'Orange 60,000 Amies dont 25,000 blincs.

Butérré des Bañtous 128:000'&tnes dünt 470 bands, Gouverniement.-—L'Etit libre du fleuve Side 1 ft re rs fédépehdudt de l'Anglétèrre lo ï “a Tés vélévént du gouVetiement dé Cap. Miles

sont administrées par un gouverneur et un conseil législatif, Le gouvernement du Cap est représentatif, Un gouverneur général, une chambre d’assemblée de 68 membres et un conseil législatif de 21 conseillers forment le personnel de ce gouvernement.

Géographie Historique.—En 1614, prévoyant l'utilité de la position du Chkp de Bonne-Ecpérance pour wne nation qui voudrait prendre part au commerce des Indes, les Anglais firent un premier et infructueux essai de °7 établir; en 1652, le représentant de la compagnie néerlandaise des Indes, Van Riebeck, jeta les fondations de ce qui est devenu la colonie du Cap.

En 1796 les Anglais s’emparérent du Cap qu'ils furent forcés de rendre à la Hollande, en 1803. Ils le reprirent en 1806, et le traité de Vienne (1815) les confirma définitivement dans la possession-de ce beau et précieux pays, où vivaient des colons hollandais déjà nombreux parmi lesquels, à la suite de la révocation de l’édit de Nantes, était venue se fondre une émigration de protestants français qui avaient introduit la culture au Cap. La Le hollandaise, elle-même était et est restée essentiellement go de jà vient le nom de Boers (agriculteurs) qu’elle s’est donné, et sous lequel on la désigne encore,

Dès le début de la conquête du Cap par l’Angleterre, les Boers sympathisèrent si peu avec les nouveaux maîtres du pays, qu’on les vit abandonner leurs fermes et leurs cultures pour se retirer progressivent dans les districts de la colonie où les Anglais n’avait pas encore pénétré.

Bientôt ils laïssèrent le Cap et se répandirent dans la terre de Natal. Ils ne s’arrôtèrent pas là dans leur exode. Sir George Napier ayant pris possession, en 1838, de la terre Natal, le même sentiment d'indépendance q avait naguëre déterminé l’émigration des Boers du Cap à Natal, les décida alors à abandonner ce dernier refuge pour se

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