carlionulés Hrrrrrile
Nous avons déjà indiqué sept espèces de tel lu ru res dans les familles des aurides, des argentides, des bismuthides et des plombidcs. Il est aussi à remarquer que le tellure imprime beaucoup plus de caractères à ces combinaisons que l’or, l’argent, le bismuth et le plomb.
4e Famille. — Anlinionidcs.
Substances offrant immédiatement ou donnant par la calcination ou par l’acide nitrique, et avec dégagement de gaz oxyde nitrique, une matière blanche volatile par la chaleur, attaquable pur l’acide chlorhydrique dont elle précipite en blanc par l’eau et en jaune par les sulfliydrates.
f Genre. Anlimonidcs simples .
arseniurés . . .
. . . Arseniurc <1
sulfures ....
. . . 3 f Stibine.
sulfoxydes . . .
. . . Kermès.
oxydés ....
. . . 3 t Kxilêle.
hydratés ....
. . . Stibiconisc.
anltimouialés . .
. . . Iloruéioc.
i t Antimoine.
TABLEAUX DES MINÉRAUX
L’antimoine existe encore dans beaucoup d’autres minéraux que nous avons inscrits dans les familles des argcntides, des cnprides , des plombides et des niekélides.
C’est de la stililne que l’on extrait l’antimoine employé, soit à faire quelques alliages , notamment celui des caractères d’imprimerie , soit à fabriquer dans les pharmacies l’émétique, le kermès, etc. On fait aussi entrer la stibine dans la composition des crayons communs dits de mine de plomb.
5' Famille. — Selieelldes.
Substances donnant , par la fusion avec le carbonate sodique, un sel soluble dans l’eau, dont la solution précipite, par l’addition de l’acide nitrique, une poudre qui devient jaune par l’ébullition.
I" Genre. Scbcclides oxydes Acide scheelique.
2° — — scheelalés 2 t Schcclite,
Le scheelin ou tungstène entre encore dans la composition de deux minéraux que nous avons indiqués dans le tableau des ferrides et des plombides.
6' Famille. — Vanadidcs.
Le vanadium est un métal très rare qui n’a encore été trouvé que dans un petit nombre de substances, savoir : dans des vanadates indiqués aux familles des cuprides et des plombides, dans des minerais de fer du Tabcrg, en Suède, et dans de petits mamelons sur les calamines de Wandoeheade eu Écosse; mais on ne sait dans quel état il existe dans ces dernières substances.
7' Famille. — Mol) lidtdcH.
Substances donnant, par la fusion avec le carbonate sodique, un sel soluble dans l’eau, dont la solution précipite, par l’addition de l’acide nitrique, une poudre qui reste blanche par l’ébullition, qui bleuit lorsqu’on la dépose sur le barreau de zinc et qui forme un verre de couleur vert d’émeraude avec le phosphate ammonico-sodique.
I" Genre. Molybdides sulfures 4 t Molybdénile.
2* — — oxydés Acide molybdiquc.
Nous avons aussi indiqué un molybdatc dans la famille des plombides.
MINKIt.VI.DGIK.
IJï
8' Famille. — Cliromldes.
Substances donnant, par la fusion avec le carbonate de soude, qu’il faut quelquefois mélanger de salpêtre pour les oxyder, un sel soluble dans l’eau, dont la solution précipite en rouge par le nitrate argentique et en jaune par le nitrate plombique.
Genre unique. Chromides oxydés Oxyde cliromiiiuc.
Les principales espèces minérales contenant du chrome sont celles que nous avons indiquées dans les familles des ferrides et des plombides.
9e Famille. — Arsénldcs.
Substances dégageant une fumée blanche qui a l’odeur d’ail, soit par un simple grillage, soit par le traitement au feu avec un mélange de charbon, et dont la solution dans les acides est précipitée en brun par le nitrate argentique, en jaune par le sulfhydratc ammonique.
t" Genre. Arséniées simples. ...
* — — sulfurés ....
3* — — oxydés
4* — — arséniato-hydralés
I/arsenic sc trouve encore dans beaucoup d’autres minéraux que nous avons indiqués dans les familles des antiraonides , des ferrides , des cobaltides, de nickélides, des plombides, des bismuthides, des cuprides et des argentides.
On sait que ce métal est employé dans plusieurs arts et que l'acide arsénieux (arsénitc) est un poison très violent , mais on en rencontre très peu dans la nature et celui que 1 on trouve dans le commerce est préparé artificiellement. Le réalgar et l'orpiment sont employés en peinture sous les noms d ’orpin jaune et d ’orpin rouge.
10e Famille. — Sélénides (1).
Substances donnant l’odeur du raifort pourri par le grillage dans un tube ouvert et un sublimé rouge lorsqu’on les chauffe dans un tube fermé.
(t) J'ai laissé le Sélénium d la suite do» métaux pour ne point changer la classification dcBeriélius, mais on le place actuellement à cdtédu soufre.
4 i Arsenic.
\ 3 f Réalgar.
( 3 t Orpiment.
Arsénitc.
\ 3 f Haidingerilc.
1 3 t Pharmacolile.
TABLEAl'X DES MINÉRAUX.
Le sélénium est très rare dans la nature; il s’y trouve cependant comme principe électro-négatif essentiel de quelques minéraux que nous avons indiqués dans les familles des argentides, des cuprides, des plombides, des zincidcs et des cobaltides. Il existe aussi, mais en petites quantités, dans d’autres substances, notamment dans le soufre et dans les sulfures métalliques de Fablun en Suède. On cite également un sulfure de sélénium trouvé dans le cratère de Vulcano aux îles Lipari, mais cette substance n’est pas bien connue.
deuxième classe. — KOUFHYLITES.
Substances composées de métalloïdes chimiques, soit simples, soit combinés entre eux ou avec les métaux susceptibles de se transformer en terres et en alcalis.
Ces minéraux sont les plus abondants dans la nature; ils s’y présentent dans les états solide , liquide et gazeux ; ils ont fréquemment un certain degré de transparence ou de translucidité; leur éclat est souvent vitreux, presque jamais métallique.
Familles dont le corps dénominateur se transforme en terre et en alcalis.
lre Famille. — l’olassides.
Le potassium n’est connu dans la nature que comme formant la base d’oxysels et de haloscls que nous indiquerons dans les familles des silicides, des chlorides, des sulfurides, des nitrides et des carbonides.
2* Famille. — Sodides.
Le sodium, plus répandu dans la nature que le potassium, ne s’y trouve également que comme formant la base d’oxysels et de halosels que nous indiquerons dans les familles des silicides , des borides, des fluorides, des chlorides, des sulfurides, des nitrides, des hydrides et des carbonides. Il entre aussi accidentellement dans la composition de quelques ferrides.
MINÉRALOGIE
IM
3P Famille. — Lillildrs.
Le lithium est un corps fort rare qui n’a encore été trouvé qu’à l’état de base d’oxysels dans des minéraux que nous rangeons dans les familles des mnngauides, des silicides et des phosphorides.
4* Famille. — Hitrldes.
Le barium, quoique plus abondant que le lithium, n’existe non plus, du moins comme élément essentiel, que dans quelques oxysels que nous rangeons dans les familles des sulfurides et des carbonides.
5' Famille. — Slronlide*.
Le strontium , un peu plus rare que le barium , n’existe également , . comme élément essentiel, que dans quelques oxysels que nous rangeons daus les familles des sulfurides et des carbonides.
6e Famille. — < "nie Ides.
Le calcium est un des corps les plus abondants de la nature; mais de même que ceux que nous venons d’indiquer dans cet ordre, il ne s’y trouve, comme élément essentiel, qu’à l’état d’oxysels et de halosels que nous rangeons dans les familles des carbonides, des nitrides, des sulfurides, des phosphorides, des chlorides, des fluorides, des borides, des silicides, des arsénides, des seheelides, des titanides et des cérides.
7° Famille. — Magnéslden.
Le magnésium est un corps assez abondant dans la nature; il y est généralement, ainsi que les autres bases des alcalis, à l’état de sels que nous plaçons dans les familles des aluminides, des silicides, des borides, de3 phosphorides, des sulfurides et des carbonides, de sorte qu’il ne reste que deux espèces à mentionner ici.
< " Genre. Magnésidcs oxydés I f Périklase.
î* — — hydratés 1 i Brucilc.
TABLEAUX BES MINERAUX
8° Famille. — AliimlnidcM.
Substances donnant une matière de couleur bleue lorsqu’on les soumet à un bon coup de feu après les avoir réduites en poudre et humectées d’une goutte de nitrate eobaltique.
/ Têlésie.
t "Genre. Alnminidcs ox vîtes 4 f Corindon. ' Adamantin.
I Emeri.
aluminalé» ;
\ mugi» s'q.ies
I Blm icpies.
Spinrilc
r.nliis.
t'Ieonasle.
Cvmnpliane.
( 6 A Diaspora.
hydratés 1 4 Itv lrargilite.
? Giltbsite.
L’aluminium est un corps extrêmement abondant dans la nature, mais qui s’y trouve en général dans des combinaisons que nous rangeons dans les familles des silicides , des phospliorides , des sulfurides , des carbonides, des ferrides et des zinc ides.
Le coriudon est, après le diamant, le plus dur de tous les corps connus. La télésie (corindon hyalin ou gemme orientale) est une des pierres les plus estimées par les joailliers qui lui donnent divers noms selon sa couleur; ainsi ils l’appellent saphir qunnd elle est bleue, rubis oriental quand elle est rouge, améthyste orientale quand elle est violette, émeraude orientale quand elle est d'un beau vert, péridot oriental quand elle est d’un vert jaunâtre, topaze orientale quand elle est jaune, saphir blanc quand elle est limpide, lé émeri ou corindon granulaire contient toujours du fer et est employé pour polir les glaces et les métaux.
Le riibist et la eyuioplinne sont aussi employés par les joailliers qui désignent la dernière sous les noms de chrysolite orientale et de topaze orientale et qui appellent le premier rubis spiueüe et rubis balais selon qu’il est d’un rouge vif ou qu’il présente des teintes plus pâles.
91’ Famille. — Glucides.
Le glucium est un corps très rare qui ne se trouve, du moins comme élément essentiel, que dans un petit nombre d’espèces que nous rangeons dans les familles des silicides et des aluminides.
10' Famille. — Ytlrldes.
L’yttrium est aussi un corps très rare qui n’a été trouvé, jusqu’à présent, que dans quelques minéraux peu connus de la Scandinavie où il est combiné avec les acides siiicique, titanique et tantalique, et que, pour cette raison, nous rangeons dans les familles des silicides, des titanides et des tantalides.
11' Famille. — Ziroonldca.
Le zirconium est encore un corps très rare ; il n’a été observé jusqu’à présent, du moins comme clément essentiel, que dans deux silicates et dans deux titanates que nous rangeons dans les familles des silicides et des titanides.
12e Famille. — Thuride*.
Le tliorium est un corps excessivement rare qui n’a encore été rencontré, comme principe essentiel, que dans le minéral nommé tliorite, où il est à l’état de silicate.
Familles dont le corps dénominateur est un métalloïde chimique.
lrc Famille. — Silicides.
Substances donnant du fluoride siiicique gazeux lorsque, après les avoir mêlées avec du fluorure calcique , on les chauffe dans un tube métallique avec de l’acide sulfurique concentré.
Genre. Silici.lrs oxydes .
2r — — hydrates
/ quartz p. d.
O-*. :sîr.-
jaspr.
( hvalite.
Opale j opale p. d.
( resinite.
TABLEAUX DES MINÉRAUX
3* Genre.
Silicidcs silicates
zirconiqucs
yllriques
gluciques
i 2 t Zircon.
1 4 i Eudialitc.
3 f Gadolinile.
Phénakito.
Emeraude.
Euclase.
) Grenat
' grossulaire.
inélanite.
i almandine.
spessarline.
I commun.
' pyrope.
I oiiTarovite.
alumineux
Feldspalhs.
Amphigcne.
' Idocrase.
Wernerile.
i Gouzeraiiile.
Hipyro.
| Meiomte.
Gehlénile.
i Iiuuiboldlilite.
C Andalousite.
3 f ! Slaurolidc.
f Cordiérilc.
4 i Ncphélinc.
/ zoïsite.
5f Epidute | lliallile.
( violane.
. j Disthène.
T i Sillimanitc.
/ ( Orthose.
! 5f J Petalile.
I ( Triphane.
\ [ Albile.
. & , ) Uligoklase.
j * f Labradorite.
I \ Anorthite.
Micas
Adinoie.
Leelite.
Isopyrc.
f 3 + Moscovite.
Lcpidolilc.
DamouriU».
Nacrile.
j 3i Biotite.
? Rubellane.
i 3 1 Pcridot.
magnesiques
) 5 t Amphibole
grnmmatitc.
néphrite, lasbeste.
jactinote.
anthophyllile.
, hornblende.
calciques
Pyroxène
hyperstène.
bronzite.
augite.
diopside.
Wollastonile.
Edelforsite.
I llioriques .
simples
Tborile.
Hydrobuckolzite.
Pholcrile.
Cimolile.
Lcnxinite.
Sévérité.
Halloysile.
Allophane.
Collyrile.
( Analcime.
1 t J Iltnorite | f Glottalite.
alumineux
4* Genre.
Silicules silicate- J hydratés '
zéolites
doubles
/ Edinglonite.
: J Faujasite.
( Gismondine.
Chrislianite.
[ Ilarmotome.
\ Thomsonite.
■ J Prehnite.
f Stilbite.
[ Mêsotype.
\ Scolezitc.
, Levyne.
f 4 f Chaunsic.
Gmelinite.
pinitiens
, doubles
magnésiques j
simples
Heulandite.
Brewstérite.
Laumonitc.
Carpholite.
Otlrélile.
Pu Redite.
Pinite.
Triklasile.
Pyrophyllilc.
Kcrolite.
Ripidolite.
Pennine.
Clinochlore.
Diallage.
Talc.
Sléutite.
Serpentine.
Magnésite.
calciques
? Pectnlile.
2 i Apuphyllite.
? Dysclasite.
/ 3 | Topaze.
5* Genre. Suicides silicato-fluorurés j 3 f Pycnile.
( 2 i Condrodile.
6» — — silicato-ehlorurés. ? Sodalite.
/ / Haüync.
7" — — silicato- sulfatés ]l f ï Nosine.
( f Lnzulite.
S* — — silicato-boratés j J f Tourmaline.
( 6 f Axinitc.
9* — — silicalo-boralo-hydralés. . . . i 5 f Datholitc.
( ? Bolryolite.
TABLEAUX DES MINÉRAUX
Lt’ silicium forme encore un élément essentiel de plusieurs minéraux que nous avons indiqués dans les tableaux des uluminides, des titanides, des eérides, des manganides, des ferrides, des zincides et des cuprides.
En renvoyant au chapitre suivant pour ce qui concerne les quartz qui forment des roches, nous dirons ici que quelques variétés de cette espèce sont employées dans la joaillerie sons diverses dénominations : tels sont le quart; limpide ( cristal de roche, faux diamant) ; le quarte transparent jaune (fausse topaze ) ; le quart z transparent violet ( améthyste ), qui est très estimé quand il est d’une belle teinte sans défaut ; le quartz chatoyant ( œil de chat), qui est aussi très recherché j le prose, qui est un quartz vert sombre ou olivâtre; 1 ’aventurine, qui est un quartz brun roussâtre, translucide, laissant voir une multitude de petites paillettes brillantes, phénomène qui est dû à de petites lames de quartz plus brillantes que la masse principale. Parmi les agates , on distingue la calcédoine, qui est d’une transparence nébuleuse et dont la couleur est le blanc de lait plus ou moins nuancé de rose, d’orangé, de jaune, de bleuâtre et de verdâtre ; l 'onyx, qui est une calcédoine où ces nuances forment des raies parallèles qui rappellent les ongles de nos doigts ; la cornaline, qui est rouge et très translucide ; la chrysoprase , qui est une agate de couleur vert-pomme ; 1 aplasme, qui est d’un vert intermédiaire entre le vert de pré et le vert de poireau ; V héliotrope, qui est d’un vert foncé pointillé de rouge; le cacholouy, qui est blanchâtre, terne, presque opaque ; enfin d’autres agates sont appelées rubanées, ceillées, mousseuses, arborisées, etc. , à cause des dessins qu’elles présentent. On se sert aussi de quelques variétés de quartz pour faire des coupes et d’autres petits meubles.
L'opale est aussi employée dans la joaillerie, et les reflets qui jaillissent de son intérieur lui donnent quelquefois beaucoup de valeur. On appelle opale n flamme celle de couleur rouge qui paraît comme en feu, girasol celle de couleur jaune, et opale arlequins ou œil du monde celle qui présente plusieurs couleurs à la fois. Une variété est hydrophane, c’est à* dire que sa translucidité augmente lorsqu’elle est plongée dans l’eau.
Lo zlreon est également employé dans la bijouterie, mais moins recherché, lxss lapidaires appellent jargon les variétés blanchâtre, grisâtre, verdâtre, bleuâtre, brune et rougeâtre dont les teintes sont pâles, inégalement répandues, et dont le clivage est peu sensible. Ils nomment hyacinthe celles qui sont d’un rouge, d’un brun rougeâtre, ou d’un brun jaunâtre plus prononcé, dont le clivage est plus facile et les formes cristallines plus nettes.
ISO
MINÉRALOGIE
L'emcraude ou béryl est une pierre précieuse d’un prix élevé quand elle est d’un beau vert; les lapidaires l’appellent alors émeraude du Pérou; ils appellent aigue-marine les variétés d’un bleu vcrdûtre.
Quelques variétés de grenat sont employées dans la joaillerie et sont très estimées lorsqu’elles sont d’une belle teinte et exemptes de défaut : ce sont l’afmandine ou grenat noble, qui est d’un rouge foncé, et le pyrope ou grenat de Bohême, qui est d’un rouge de sang et que les lapidaires confondent quelquefois avec le zircon sous le nom A’hyacinthe.
L'idorraae ou vésuvienue, est souvent verte, d’autres fois brune, noire ou bleue. Quelques variétés transparentes sont employées dans ln bijouterie, mais elles ont en général peu de valeur.
La variété d’andalonslte, connue sous le nom de macle, est souvent remarquable par l’association des couleurs noire et blanche, disposées régulièrement de manière à former un prisme rectangulaire noir, au milieu d’un prisme blanchâtre; quelquefois la couleur noire se propage suivant les diagonales et forme quatre autres prismes aux angles solides. Quelquefois aussi, la matière blanche ne forme qu’une espèce d’écorce mince autour de la matière noire; d’autres fois, mais rarement, le cristal est formé de parties alternativement blanchâtres et noirâtres.
La Kfaurolidc ( erohette , granatite ) attire souvent l’attention des curieux, par la mnnière dont ses cristaux se présentent en forme de croix, circonstance qui résulte du groupement de deux prismes droits rhomboïdaux. ( Voir la figure page 85.)
La «îordWirile ou dichrotle, est remarquable par le phénomène du dichroïsme, qui est très prononcé dans les variétés transparentes. Celles d’une belle teinte sont employées dans la bijouterie, sous les noms de saphir d' eau et de luch saphir.
Le nom de feldspath est donné depuis longtemps à des substances qui ont des rapports de composition, de fusibilité, de dureté, mais entre lesquelles on a reconnu, dans ces derniers temps, des différences suffisantes pour distinguer plusieurs espèces qui se rangent môme dans deux systèmes cristallins. Ces minéraux présentent aussi des variations dans la nature du principe alcalin qui s’associe au silicate d’alumine, principe qui est de la potasse dans l’orthose, de la soude dans l’albite, de la chaux dans le labradorite; mais, comme ces corps, de même formule, sont susceptibles de se substituer, ils se trouvent souvent réunis dans un même minéral.
Les feldspaths sont très abondants dans la nature, et entrent dans la composition de beaucoup de roches, ainsi qu’on le verra dans le chapitre suivant; nous nous bornerons à indiquer ici que l’orlhosc sc présente
TABLEAUX DES MINÉRAUX
souvent en magnifiques cristaux qui font l’ornement des collections de minéralogie, et que quelques variétés sont employées sous divers noms dans la bijouterie ; telles sont : la pierre du soleil, qui est aventurinée ; la pierre de lune, qui est chatoyante ; Vadulaire, qui est limpide et nacrée; la pierre des amazones, qui est verte, etc.
On donne le nom de miens à une série de minéraux dont la composition est très variée. Parmi les corps qui s’y trouvent associés nvec le silicate d’alumine, les plus constants sont la potasse et la magnésie qui donnent lieu à l’établissement de deux espèces, caractérisées aussi par leurs propriétés optiques; les micas à potasse ayant deux axes bien distincts et ceux à magnésie paraissant n’en avoir qu'un, d’où l’on avait cru à l’existence de deux systèmes cristallins différents ; mais, d’après les dernières observations de M. de Séuarmont, ccs substances appartiendraient également au système du prisme rhomboïdul droit et la différence serait due à l'influence de la nature du minéral sur l'écart des rayons, lequel serait très sensible chez le mica à potasse et presque nul dans celui à magnésie. Quant aux autres corps que l’on rencontre aussi dans les micas, tels que la lithinc, les oxydes de fer et de manganèse, la chaux, l’eau, le fluor, l’acide phosphorique, les uns sont considérés comme s'y trouvant par voie de substitution et le rôle des autres n’est pas encore bien connu. Du reste les analyses des micas donnent des résultats si variables et les cristaux sont si imparfaits que l’on est loin d’être d’accord sur la manière dont on doit envisuger les nombreuses modifications auxquelles les auteurs ont donné des dénominations particulières, mais nous considérons les noms de moscovite et de biotite comme représentant respectivement les types des micas potassique et magnésien.
Les micas sont remarquables par la facilité avec laquelle ils se clivent en lames très minces. Celui qui est en grande lames et transparent est employé sous le nom de terre de Moscovie pour remplacer le verre à vitre. Sa ténacité, qui l’emporte sur celle du verre, le rend très propre à servir aux choses qui sont sujettes à se briser, telles que les fenêtres de vaisseaux de guerre, les lanternes, les petites images destinées à être maniées d’où on l’a appelé Glacies Mariée; mais il est sujet à se ternir et à se rayer lorsqu’on le frotte. Les micas pulvérulents ou en lamelles très petites sont employés sous le nom de poudre d’or et de poudre d ' arpent pour sécher l’écriture.
Les micas sont très abondants dans la nature et ils entrent dans la composition d’un grand nombre de roehes, ainsi qu’on le verra dans le chapitre suivant.
Le pcrldot ( chrysolite des volcans, olivin) est quelquefois employé
152 MINÉRALOGIE
dans la joaillerie lorsqu’il est transparent, mais c'est une pierre peu estimée.
L'amphibole est une substance très répandue dans la nature, qui entre dans la composition de beaucoup de roches et qui se présente souvent à l’état cristallin ; une variété compacte, nommée néphrite ou céraunile, est travaillée à la Chine et dans l’Océanie, pour faire des haches, des poignées de sabre et d’autres ornements. Une variété fibreuse, nomm ée amiante, forme des fibres si déliées et si flexibles, qu’elles ressemblent ù du coton et qu’elles se laissent filer et tisser.
Le pyroxène est également une substance très abondante, qui diffère fort peu de l’amphibole, et que nous verrons de même entrer dans la composition d’un gTand nombre de roches.
Les hydroslllealeti nluminiques simplex, sont solubles en gelée dans les acides et n’ont pas encore été trouvés ù l’état cristallin. Lorsqu’on les extrait de leurs gîtes ils sont généralement tendres, opaques ou translucides, imprégnés d’eau hygrométrique et se laissent facilement entamer par le couteau, mais ils se fendillent et deviennent cassants par le dessèchement.
La grande tribu des zéolltes est remarquable par sa tendance à présenter de beaux cristaux, qui toutefois n’ont d’autre usage que de contribuer à l’ornement des collections de minéralogie. Ces minéraux ont des caractères qui s’appliquent, à très peu d’exceptions près, à toute la tribu : tels sont ceux d’être solubles en gelée dans les acides, d’être facilement fusibles au chalumeau, d’être peu durs, d’avoir un éclat vitreux ou nacré et d’être limpides ou de couleur blanche.
Lorsque l’on a séparé les zéolites des autres hydrosilicates alumineux doubles, il reste quelques minéraux qui ne présentent plus de beaux cristaux vitreux, mais qui prennent communément la texture, laminaire et quelquefois les textures radiées, fibreuse ou compacte. Nous les désignons par le nom de pinllicnx tiré de l’une de ces espèces qui a déjà servi à caractériser une division. Celui de ces minéraux nommé pagodile ou pierre de lard est employé en Chine à faire de petites figures que l’on connaît en Europe sous le nom de magots; sa texture est compacte et son éclat gras.
Les hydroxllicates magnéslque s doubles ont beaucoup de rapports avec les pinitiens et avec les micas, ils sont ordinairement comme ces derniers facilement clivables en lames minces, quant ù ceux que l’on considère comme simples on ne les a pas encore rencontrés à l’ctat cristallin et les espèces laïc, stéatite et serpentine sont établies sur des caractères empyriques plutôt que sur des caractères scientifiques. On leur a
TABLEAUX DES MINÉRAUX
ISS
cependant attribué, dans ces derniers temps des compositions déterminées, mais on est presque toujours obligé, dans cette manière de voir, de les considérer comme mélangées, soit entre elles, soit avec d’autres substances. Ces matières sont très abondantes ainsi que nous le verrons au chapitre des roches.
Il y en a qui sont employées par les tailleurs sous le nom de traie de Briançon pour tracer des lignes sur les étoffes. D’autres servent à adoucir le frottement des machines en bois, à faciliter l’entrée dans les chaussures et dans les gants de peau, à dégraisser les étoffes, etc. La magnésite connue dans le commerce sous le nom d 'écume de mer est employée & faire des pipes.
Le rôle que jouent le fluor, le chlore, le soufre et le bore dans les derniers genres de silieidcs n’est pas bien déterminé pour tous ces minéraux, qui présentent une composition anomale par rapport aux autres espèces de cette famille.
La topaze est une pierre qui raye le quartz et cristallise en prismes rhomboïdaux de 12-1° 20’. Elle est employée dans la joaillerie, mais on n’y estime que les variétés naturellement d’un jaune pur ou orangé ou (l’un rouge d’hyacinthe. On appelle topaze brûlée des variétés jaunes ou roussâtres que l’on fait devenir rosâtres par l’action du feu.
La lazulile, aussi nommée lapis lazuli et outremer, est fusible en verre blanc et soluble dans les acides en perdant sa couleur qui est d’un beau bleu d’azur. On l’emploie pour faire des objets d’ornements et pour en tirer une couleur remarquable par sa beauté et sa solidité ; aussi cette substance est-elle toujours d’un prix assez élevé.
La tourmnlinc est une substance qui cristallise en prisme allongé dérivé d’un rhomboèdre de 133» 66’. Elle est souvent opaque et de couleur noire. Les variétés rouges et transparentes sont très recherchées pour la joaillerie, qui emploie aussi les variétés vertes et bleues sous les noms impropres à' émeraude du Brésil et de saphir du Brésil. La tourmaline est remarquable par la manière dont elle acquiert la polarité électrique par la chaleur.
2e Famille. — Borideg.
Substances qui, réduites en poudre et humectées d'acide sulfurique, donnent à l’alcool la propriété de brûler avec une flamme verte.
I" Genre. Bondes hydratés . .
3T — — boruto hydratés
— — boralo chlorurés
SBOBüfc DK GKOLOGII.
6 t Sassoline.
5 t Borax.
Hayésinc.
I + Boracile.
Slassfurslile.
MINÉRALOGIE
On vient de voir qu’il y avait dans la famille des silicides quelques minéraux contenant aussi de l’acide boracique.
Le borax est une substance très utile dans les arts : les orfèvres et les bijoutiers s’en servent pour préserver les soudures de l’oxydation et faciliter leur fusion dans la réunion des diverses pièces. Il entre aussi dans la composition de certains verres blancs. Il sert de fondant aux couleurs que l’on applique sur la porcelaine; il contribue à la fusion de plusieurs minerais et il est extrêmement utile aux minéralogistes pour leurs essais par la voie sèche. On le trouve dissous dans les eaux de certains lacs et quelquefois en petites couches près de ces lacs, celui dont on se sert dans les arts est fabriqué en combinant de la soude avec de la sassoline.
3f Famille. — Fluorides.
Substances qui, chauffées dans un tube fermé, soit avec du bisulfate potassique, soit avec de l’acide sulfurique concentré, dégagent un gaz incolore qui ternit le verre.
t" Genre. FluoriJcs alumineux 5 f Fluclile.
2" — — aluinino-sodiques j { Cryolitc.
5' — — calciques I t Fluorine
Le fluor se trouve aussi dans quelques autres minéraux que nous rangeons dans les familles des phosphorides, des silicides et des cérides. La fluorine figure parmi les roches.
4e Famille. — Iodides.
Substances donnant des vapeurs violâtres par l’action de l’acide sulfurique et de la chaleur ou une matière qui procure une couleur bleue à l’eau contenant de l’amidon en suspension.
Nous avons déjà indiqué l’existence d’iodures d’argent et de mercure. Il paraît qu’il existe aussi de l’iodure de zinc dans les calamines de Silésie. L’iodure sodique existe eu petite quantité dans l’eau de mer et dans quelques eaux minérales qui lui doivent leurs propriétés pour guérir les goitres et les maladies scrophuleuses.
5e Famille. — ltroiuldos.
Substances qui, chauffées duns un tube fermé avec du bisulfate potassique, donnent des vapeurs rougeâtres, et dont la solution prend une couleur jaune rougeâtre par l’action du chlore gazeux.
TABLEAUX DES MINÉRAUX
Le brome est lin corps encore plus rare que l’iode. 11 se trouve à l’état de bromure d’argent, ainsi qu’on l’a vu à la fumillc des argentides. Il en existe aussi dans les calamines de la Silésie, ainsi que dans les eaux de la mer et dans quelques eaux minérales, mais toujours en très petite quantité.
6* Famille. — C'hloridrs.
Substances dégageant du chlore par l’action de l’acide sulfurique sur leur mélange avec l’oxyde manganique; donnant, lorsqu’on les fond avec le phosphate ammonico-sodique, préalablement fondu avec de l’oxyde de cuivre, une belle couleur bleue tirant sur le violet à la flamme qui enveloppe le globule que l’on obtient.
t" Genre. Chloridcs hydriques Acide chlorhydrique.
— üotliques
. . 1 f Sdmarin
— potassiques . . . .
. . t f Sylvine.
— ammoniques . . .
. . 1 f Saimiac.
Le chlore entre encore dans la composition d’autres minéraux que nous avons indiqués dons les fumilles des argentides, des mercurides, des cuprides, des plombides, des ferrides et des silicides.
L’acide chlorhydrique ne se trouve dans la nnture qu’à l’état gazeux ou combiné avec d’autres substances; celui dont on fait usage dans les laboratoires et dans les arts est extrait de ces combinaisons.
Le Kolniiac ( tel ammoniac, sel de Tartarie ) est employé dans les arts pour décaper les métaux, ainsi que pour la préparation de l’eau régale servant en teinture pour dissoudre l’étain. On s’en sert également pour la préparation de l’ammoniaque et du carbonate ammonique. Le commerce l’apporte du centre de l’Asie et on le fabrique artificiellement.
Nous parlerons du sel marin au chapitre des roches.
7e Famille. — Phosphorideg.
Substances donnant par la fusion avec le carbonate sodique un sel soluble dans l’eau, dont la solution, préalablement dépouillée d’acide carbonique, précipite en blanc par le nitrate plombique et en jaune par le nitrate argentique.
Iylriques . . S f Xénotime.
( 3 + Ambligonilt.
aluminiques. ! T Calaile.
* ? kluprolbile.
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MINÉRALOGIE
ï Genre. Phosphoridos pliosphato-fluorurés . . . j f j vlagnérile
Te — — phosphalo-bydralos ... K t Wavélile.
Le phosphore, toujours à l’état de phosphate, entre encore, comme élément essentiel, dans plusieurs autres minéraux que nous avons indiqués dans les tableaux des cuprides, des uranides, des plombides, des ferrides, des manganides et des cérides. Il se trouve aussi dans quelques autres substances, notamment dans les arséniates; mais il parait que l’acide phosphorique y est accidentellement et comme substitué à l’acide arsénique, combinaison de même formule et isomorphe.
La ealaïle est un minéral peu connu, de couleur bleu de ciel ou bleu verdâtre, que l’on emploie en joaillerie sous le nom de turquoise de vieille roche.
L’npnlite ou phosphorite est une substance assez commune qui présente un grand nombre de modifications et dont quelques variétés bleuâtres ou d’un bleu verdâtre sont employées en joaillerie; quelques variétés, principalement celles à texture grossière, sont phosphorescentes par la chaleur.
8e Famille. ■ — Sulfurldes.
Substances dégageant des vapeurs d’acide sulfureux soit immédiatement, soit par la combustion, soit par l’action de la poussière de charbon aidée de la chaleur, ou bien donnant de l’acide sulfhydrique lorsque, après les avoir traitées par le carbonate potassique et la poussière de charbon, on fait agir de l’acide nitrique sur le résidu.
1" Genre. Sulfurâtes simples