‹ Abrégé de géologieChapitre 56 sur 110 · TEMPÉRATURE DE I.’ ATMOSPHERE · texte numérisé non relu

TEMPÉRATURE DE I.’ ATMOSPHERE

même résultat en prenant le tenue moyen de trois observations faites au lever du soleil, à deux heures après midi et au coucher du soleil. On a remarqué aussi que la température de neuf heures du matin, ainsi que la demi-somme des températures de deux heures du même nom , diffèrent très peu de la température moyenne de la journée.

Les variations annuelles sont celles qui font que la température d’un lieu est plus chaude en été qu’en hiver.

On appelle température moyenne de Vannée le terme moyen entre les températures moyennes de tous les jours de l’année, et on entend par température moyenne d'un lieu le terme moyen entre la température moyenne du plus grand nombre d’années que l’on a pu recueillir, ce qui doit s’entendre de la température de la partie de l’atmosphère qui touche le sol, les observations ordinaires se faisant toujours dans l’air.

On a aussi remarqué que, dans l’hémisphère boréal, la température moyenne du mois d’octobre, ou la demi -somme des températures moyennes des mois d’avril et d’octobre, diffère très peu de la température moyenne de toute l’année.

Variations de latitude. — La température moyenne des lieux situés à une même élévation va toujours, sauf les modifications résultant des variations particulières, en diminuant de l’équateur aux pôles de la terre. On peut évaluer la température moyenne de la couche d’air qui touche la surface de la terre, prise au niveau de la mer, à 27° 5' du thermomètre centésimal sous l’équateur, à 26° sous le 20e degré, de latitude boréale, à 12° sous le 45e degré, a zéro sous le 66e degré aussi de latitude boréale. La diminution continue en s’avançant vers les pôles; mais, d’après les calculs de Fouricr, elle ne doit s’abaisser tout au plus qu’à 40° au dessous de zéro. D’autres calculs ont même porté à croire que la température moyenne ne devait pas s’abaisser à plus de 20 degrés au dessous de zéro.

Il résulte de la combinaison des variations générales et particulières qu’en ramenant par le calcul les températures moyennes des divers points de la terre à celles d’une même altitude , les températures égales ne correspondent pas exactement avec les mêmes latitudes ; mais les lignes qui passent par les lieux jouissant d’une même température moyenne décrivent sur le globe des courbes irrégulières qui s’écartent plus ou moins des cercles de latitude : c’est ce qu’Alexandre de Humboldt a nommé lignes isothermes.

On remarque que dans la zone torride ces lignes s’écartent beaucoup moins des cercles de latitude que dans les autres zones. On a remarqué aussi que ces courbes tendent à se rapprocher des pôles vers les côtes nord-

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ouest de l’Europe, ainsi que vers les côtes nord-ouest de l’Amérique, ce qui a fait supposer que le pôle terrestre n’est pas le point le plus froid de l’hémisphère boréal, mais qu’il y a deux pôles de froid l’un au nord de l’Amérique, l'autre au nord de l’Asie. M. Herghaus place le premier de ces pôles vers 7SU de latitude et 92° de longitude occidentale , et le second vers 79° 30’ de latitude et 118° de longitude orientale, et leur attribue respectivement des températures moyennes de — 19° T et de — 17° 2\

Quoi qu’il en puisse être de cette supposition , il est certain que les côtes occidentales du nord de l’Amérique et plus encore celles du nord de l’Europe ont une température moyenne Ireaucoup plus élevée que les côtes orientales du uord des mêmes continents; c’est ninsi, par exemple, que la température moyenne du cap nord en Norvège, sous 71° 10' de latitude, est de -j- 0° l’ tandis que celle de Nain sur la côte de Labrador sous 57° est de — 15°.

L’abaissement de la température avec l’élévation des latitudes se fait plus rapidement dans l'hemisphère boréal que dans l’hémisphère austral.

Les lignes qui uniraient les lieux où règne une mémo température d’été ont été nommées par Ilumboldt ligne» isot/ières, et celles qui uniraient les lieux où règne une même température d’hiver lignes isockimines. Ces lignes forment des courbes différentes des lignes isothermes, et sont encore moins parallèles à l’équateur. C’est ainsi, par exemple, que Kasan se trouve à peu près sur la môme ligne isothère que Paris, puisque la température moyenne de l'été de ces villes ne diffère que d’un degré, tandis que leurs lignes isochimènes, c’est à dire la température moyenne de leur hiver, ditl'èrent de 17° 6 leurs lignes isothermes de 8° 6’ et leur latitude de 6“ 58’.

L’ensemble des diverses circonstances relatives à la température d’un lieu et aux phénomènes météorologiques qui s’y passent en forme ce que l’on appelle le climat (1).

Quand on considère les climats sous le rapport des plus grands abaissements et des plus grandes élévations de la température, ce qui

(I) Il résulte defc qui précède que, quoique l’on désigne les zones astronomiques par des noms qui annoncent des rapports avec la température, ainsi qu’on l’a vu ri-dc*su$, p. U, ou doit éviter de mettre trop d'importance aux sens de ces dénominations, et surtout de les confondre avec celles qui sout exclusivement relative à la température, c’est à dire avec les ~onM isothermes, isothères et isochimènes qui correspondent respectivement aux surfaces comprises entre deux lignes soit de même chaleur annuelle, soit de même chaleur d’été, soit de même chaleur d'hiver.

Les géographes ont été longtemps dans l'habitude de donner le nom de climats à des zones parallèles à l'équateur et iorr«8pondantC3 à des durées égales dans les jours ; mais l’usage •prévalu d’employer le mol climat dans lo sous énoncé ci-dessus.

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