TEMPÉRATURE DE L ATMOSPHÈRE. 3V
C’est ainsi que la grande différence qui existe entre la température des côtes nord-ouest et celle des côtes nord-est des deux grands continents, est attribuée à la prédominance des vents d’ouest au nord des tropiques. On conçoit en effet que ceux de ces vents qui arrivent sur les premières de ces côtes venant de parcourir de vastes étendues de mer doivent y déterminer l’existence d’un climat marin, tandis que cenx qui arrivent sur les côtes nord-est venant de parcourir de vastes étendues de terres doivent y déterminer une température continentale.
Les courants qui existent dans les mers doivent aussi exercer une grande influence sur la température ; car le passage continuel dans un lieu d’une masse d’eau provenant de régions où la température de la mer est plus élevée ou plus basse doit y déterminer un échauffement ou un refroidissement permanent ; aussi croit-on que le grand courant, conuu sous le nom de Gulfotream, qui amène des eaux du golfe du Mexique jusqu’au nord de l’Europe, exerce une grande influence sur l’élévation relative de température qui règne sur les côtes nord-ouest de cette partie de la terre.
Enfin la nature du sol, sa couleur, la manière dont il est exposé aux rayons du soleil, la dénudation des roches ou la présence d’une végétation plus ou moins active doivent encore influer sur la production et la conservation de la chaleur.
On sent que ces diverses causes doivent modifier beaucoup plus les températures selon les altitudes que celles selon les latitudes à raison des petites distances sur lesquelles s’exerce l’effet normal des premières, et pourquoi les irrégularités sont plus sensibles dans les petites hauteurs ou sur des plateaux étendus, que dans les grandes élévations ou sur des montagnes isolées, puisque moins on est élevé, plus l’influence des causes qui se passent à la surface du sol environnant est puissante, et que, d’un autre côté, le soi des plateaux est dans le cas d’exercer de lui-même une influence sur la température. Aussi, lorsque Qay-Lussac s’est élevé en plein air à une altitude de f 009 mètres au dessus de Paris , a-t-il trouvé que le décroissement par degré du thermomètre correspondait à 174 mètres, c’est à «tire ua nombre qui se rapproche beaucoup plus de la moyenne que ta plupart des observations faites sur le sol.