MOUVEMENTS UE L’ATMOSPHÈRE. Ô
Propagation des vents. Les vents se propagent par impulsion et par aspiration. Pour se faire une idée de celte distinction, il faut se rappeler ce qui se passe dans un soufflet, où l’air qui sort par le tuyau est poussé eu avant, tandis que celui qui le remplace est aspiré dans l’intérieur du soufflet. On peut aussi comparer la propagation des vents à ce qui a lieu dans un canal lorsque l’on ouvre l’écluse qui sépare deux biefs de hauteurs inégales. On voit alors l’eau du bief supérieur s’avancer dans le bief inférieur en poussant l’eau de celui-ci en avant, et l’on voit, au contraire, le mouvement se propager successivement dans le bief supérieur en sens contraire à la direction du courant. De même, les vents par impulsion ont une marche progressive dans le sens de leur direction, et les vents par aspiration se propagent dans le sens contraire à leur direction. C’est ce que l’on remarque souvent dans les vents qui se développent instantanément, et notamment dans les ouragans; tel est, par exemple, celui qui a parcouru une partie des États-Unis d’Amérique le 11 février 1811, en soufflant du nord-est au sud-ouest, et qui se fit sentir à Charlestown à deux heures après midi, à Washington à cinq heures du soir, b New-York a dix heures du soir, et à Albany le lendemain au point du jour.
L’étendue des vents dans le sens de la surface sur laquelle un même vent se développe est quelquefois très considérable, et l’on verra tout à l’heure sur quelle immense surface régnent les vents alizés. Quant à leur étendue en hauteur, on est rarement à même de pouvoir l’observer; cependant, lorsqu’on gravit une haute montagne, on traverse souvent des espaces dans lesquels il souffle des vents de directions différentes, d’autres dans lesquels l’air est calme; et l’on voit souvent la fumée des volcans élevés se diriger dans un sens différent de la direction du vent qui règne au pied de la montagne. De sorte qu’il est probable que les vents n’ont pas ordinairement une très grande hauteur, c’est à dire que les couches de l'atmosphère qui sont animées d'un même mouvement ne sont pas très épaisses.
Les vents considérés sous le rapport de leur durée peuvent être divisés en cents constants, cents périodiques et cents cariables.
Les vrnls constant* sont connus sous la dénomination de cents nli:és, et régnent constamment dans presque toutes les parties de l’océan Atlantique et de l’océan Pacifique comprises entre les tropiques : leur direction moyenne est de l’est a l’ouest ; mais ils prennent une inclinaison vers le nord dans l’hémisphère boréal, et vers le sud dans l’hémisphère austral. Entre ces deux directions, il existe une limite où l’on rencontre, le plus souvent, des calmes entremêlés de violents
MÉTÉOROLOGIE