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MOUVEMENTS DE L’ATMOSPHÈRE

Les noms de tempête et A' ouragan ne sont pas toujours employés dans le sens relatif indiqué ci-dessus; et souvent on entend par ouragan les mouvements violents qui durent peu de temps, et par tempête ceux qui se font sentir pendant plus longtemps. D’un autre côté, la dénomination d’ouragan est plus souvent employée pour désigner des mouvements d’air qui se passent sur la terre, et celles de tempête et de coup de vent pour des mouvements qui ont lieu sur la mer; et, comme l'agitation de l’air entraîne toujours celle de l’eau qui le touche, tandis que les mouvements de cette dernière sont encore plus dangereux pour les navigateurs que ceux de l’air, beaucoup de personnes se sont habituées à considérer l’agitation des flots comme une des conditions essentielles de la tempête .

Les ouragans sont généralement plus fréquents et plus violents dans la zone torride que dans la zone tempérée, et il paraît qu’ils n’ont pas lieu dans les zones glaciales, où cependant les coups de vents sont assez fréquents (1).

Parmi les vents dont l’action est la plus pénible pour les hommes, nous citerons celui que l’on désigne par le nom de eimoun dans les déserts sableux de l’Afrique. Ce vent a ordinairement une température extrêmement élevée et transporte une si grande quantité de sable que le ciel en est obscurci .

Les vents, ainsi que nous l'avons déjà indiqué, p. 346, exercent une grande Influence, sur le climat ; mais cette influence est relative aux localités. Ainsi les vents qui viennent d’une contrée froide refroidissent la température, tandis que ceux qui viennent d’une contrée chaude la réchauffent. Ceux qui viennent de la mer ou d’une contrée humide amènent de la pluie, et ceux qui viennent d’une contrée sèche dessèchent le sol sur lequel ils passent. Mais ces rapports n’ont pas toujours lieu, et les vents présentent quelquefois des températures ou des états hygrométriques très différents de ceux des lieux d’où ils viennent.

11 est à remarquer que, si les tempêtes et les ouragans produisent de grands désastres, l’absence des vents rend le climat très malsain, si pas tout à fait inhabitable pour les hommes. Les chaleurs y deviennent excessives lorsque le soleil est sur l’horizon, et l’air se charge de gaz plus ou moins délétères.

(I) On donne le nom de cyclones à dos ouragans très violents qui se manifestent dans les mers du sud-est de l’Asie. On les a aussi appelés typhons, m iis il est préférable de réserver ce nom pour les masses non stratifiées de l’intérieur de la terre, ainsi que l’a proposé Al. Broogniart, d’autant plus qoe ce nom, qui vieil de la mythologie grecque, était attribué par celle-ci à l’un des géants que Jupiter a enfoui sous les montagnes.

MÉTÉOROLOGIE

Ou connmt les Avantages que plusieurs arts, notamment la navigation, tirent de l’existence des vents, et combien ils ont influé, par ee moyen, sur le développement du commerce en particulier et de la civilisation eu général.

C'antiex des vents. Les vents doivent sans doute leur origine à la réunion de plusieurs des forces qui agissent sur l’atmosphère ; mais il y a tout lieu de croire que c’est dans les effets de la chaleur que l’on doit voir la principale de ces causes. On peut assimiler les vents aux cours d’eaux qui cherchent à se mettre en équilibre et à remplir tout espace vide, ou plutôt dans lequel se trouve un fluide moins dense; et l’on sait que la chaleur est la force la plus généralement employée pour diminuer la densité des corps.

L’origine des vents alizés s’explique d’une manière satisfaisante par la combinaison de l’action de la chaleur solaire avec le mouvement de la terre. On conçoit, en effet, que la présence continuelle du soleil sur la zone torride y détermine l’ascension d’un air chaud qui se refroidit successivement, mais qui, étant continuellement poussé par le nouvel air chaud qui le suit, doit continuer sa marche ascensionnelle jusqu’à ce qu’il ait atteint les hautes régions de l’atmosphère d’où il se répand du côté de chaque pôle en se rapprochant de la surface de la terre, où il prend la place de l’air inférieur qui remplace, de proche en proche, celui qui s’élève de la zone torride. Or, l’atmosphère étant entraînée par le mouvement de rotation de la terre, toutes ses molécules sont animées d’une vitesse proportionnelle au rayon du cercle qu’elles décrivent; d’où il résulte que les molécules d’air qui arrivent sous les tropiques sont toujours un certain temps avant d’avoir acquis la vitesse correspondante à la latitude où elles se trouvent, de sorte qu’ayant une marche moins rapide que la surface de la terre, elles restent en arrière sur celle-ci vers l’ouest et frappent les corps placés sur cette surface, comme si elles avaient un mouvemeent en sens contraire, c’est à dire de l’est à l’ouest. Mais ce n’est, qu’une illusion analogue à celle qu’éprouverait une personne placée sur un bateau traversant avec rapidité un air calme, et qui croirait sentir l’effet d’un vent dirigé en sens contraire du bateau, et d’autnnt plus fort que la marche de celui-ci serait plus rapide, tandis que cette sensation serait uniquement causée par le choc de la personne contre l’air. D’un autre côté, les molécules d’air dont il s’agit étant animées d’un mouvement réel dnns le sens du méridien, cette force se combine avec celle du mouvement de rotation, ce qui occasionne la déviation vers l’un et l’autre pôle, que nous avons indiquée dans la direction des vents alizés. Enfin on a attribué la circonstance que la limite entre les

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