AVERTISSEMENT
Le Traite' de M. White parut en Angleterre sous les auspices de S. A. R. le Duc d’Yorck, et eut un succès prodigieux : la vente de dix éditions, qui ont e'te' successivement e'puise'es , en est une preuve convaincante. M. Labere Blaine, Professeur anglais de me'decine ve'térinaire , proclame d’une manière flatteuse futilité de ce Traité , quf n’est point spécialement destiné aux hommes de l’art ; l’auteur a eu pour but de propager dans toutes les classes, et surtout parmi les cultivateurs, les moyens de soigner l’éducation du plus précieux des animaux, de prévenir les maladies qui l’afïligent , d’en reconnaître l’existence à la première invasion , d’en arrêter les progrès et de les combattre par les meilleurs moyens curatifs.
Pour compléter l’utilité de ce Traité , M. Delaguette, Vétérinaire des Gardes-.
du-Corps du Roi , qui doit à une longue experience les connaissances qui le distinguent dans son art, a bien voulu y ajouter des notes importantes sur les modifications qui résultent des différences de systèmes , de climat, d’habitudes et de médicamens ; enfin , si l’on peut s’exprimer ainsi , il l’a approprié à la France.
Les anglais se servent du mot condition pour indiquer , non pas l’état du cheval en général , mais un certain degré particulier de santé # de force et de vigueur ; en sorte qu’un cheval en bon état n’est pas toujours, suivant eux, en bonne condition . Comme il n’existe pas en français d’expression équivalente pour rendre leur pensée , le mot condition a été conservé par innovation; ce qui devait souffrir d’autant moins de difficulté , qu’on en trouve la définition au chapitre qui lui est propre (Condition ), et que d’ailleurs, dans l’acception de situation , ce mot est synonyme du mot état. On a eu soin , cependant , de l’écrire partout en lettres italiques.