GENOUX COURONNÉS
Le moyen de traiter cet accident est en grande partie décrit sous le titre blessures , n’étant autre chose qu’une blessure avec contusion et dilacération ; mais comme elle arrive fréquemment, et que si elle n’est pas bien traitée elle diminue de beaucoup la valeur du cheval, il n’est pas inutile d’entrer dans de plus grands détails sur ce sujet* La première ( hose à faire est de nétoyer parfaitement la blessure, et si elle est profonde ou étendue ou très meurtrie , on appliquera, en faisant usage d’un bas de Jaine, un cataplasme à l’eau de goulard, renouvelé deux fois par jour , de manière à ce qu’ l soit toujours trais. Cette application donnera à lap aie, après deux ou trois jours , un meilleur a-'pecî, et provoquera un pus blanc etlouable: on peut alors le discontinuer et le remplacer par l’onguent digestif. Si la matière prend une mauvaise apparence, perd sa couleur blanche, devient limpide et d’une odeur en quelque sorte fétide , il sera nécessaire d’employer des moyens plus actifs, tels que It lotion détergente chaude, et si la chair nouvelle se reproduit ensuite avec trop deforce et s’élève au-dessus de la peau, employez, la poudre caustique , et faites une forte pression au moyen d’un bandage de toile et de plumasseaux^ on obtiendra bientôt , par l’emploi de ce traitement , la guérison de la blessure. Mais On ne doit pas s’en tenir là , car , à moins que l’engorgement ne soit entièrement dissipé et le poil repoussé avec
sa première couleur et son poli ordinaire, îe cheval perdrait beaucoup de son prix : aussitôt donc que la plaie est complètement guérie , si on aperçoit quelque engorgement , on emploiera le liniment suivant de manière à exciter un degré modéré de vésication , et on le répétera aussitôt qu’il aura produit cet effet. Si la tumeur est calleuse , avec induration et d’une étendue considérable , le vésicatoire actif n°. 1 ou n°. 2 sera préférable. ( Voyez à l’Index, Vésicatoire. )
Liiniment .
Cantharides en poudre . . 2 gros.
Camphre . l/2 once.
Esprit de vin . . 4 onces.
Mêlés dans une bouteille et déposés dans un endroit chaud pendant huit ou dix jours; remuez fréquemment la bouteille, et, après avoir passé cette compositionau travers d’un papier brouillard, on pourra s’en servir. Il reste souvent, après que la blessure est parfaitement guérie , une petite cicatrice ou marque apparente , et quoique la partie soit dégagée de toute induration ou engorgement, elle diminue beaucoup la valeur du cheval. Plusieurs onguens ont été prescrits pour favoriser la reproduction du poil sur cette partie et, par là , faire dbparaître la tache. Celui qui suit m’a paru le meilleur.
Onguent pour genoux couronnés .
Onguent de cire ( cerat ) . 2 onces.
Camphre . . . 2 gros.
Huile volatile de romarin. ...... 1 gros.
Mêlés,
La couleur de cet onguent doit être assortie à celle du poil contigu , ce qui effacera tellement la tache qu’on ne pourra s’eu apercevoir qu’en exa^ minant de très près la partie; il fera^ en même temps, repousser le poil peu à peu jusqu’à ce que la marque soit complètement disparue. Si le cheval est de couleur bai , les jambes et les genoux sont ordinairement noirâtres; dans ce cas, mêlez un peu de noir d’ivoire avec l’onguent : si c’est une couleur châtaine, on peut y mêler du bol d’Arménie.