‹ Abrégé de l'histoire du Canada depuis sa découverte jusqu'à 1840, à l'usage des maisons d'éducationChapitre 11 sur 104 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Canada.— Fondation de Québec— 1608-1620.

i29. Le privilège de la traite des pelleteries ayant été retiré à la compagnie, en 1607, pour l'Acadic, M. de Monts tourna ses vues du côté du Canada. Il espérait remonter dans la suite la vallée du Saint- Laurent jusqu'à son extrémité supérieure, et pénétrer par cette route jusqu'à la Chine. Il prit Cham- ])lain pour son lieutenant, et arma deux navires, l'un pour trafiquer à Tadoussac, et l'autre pour porter les colons qui devaient commencer un établissement sur le Sahit-Lîuiront: lîendu à Québec, Cliamplain y jeta, le 3 juillet 1008, les fondements d'une ville qui est aujourd'hui l'une des plus célèbres du Nouveau- Monde, et qui a été la capitale du Canada jusqu'à nos jours*,

27. Quoi était lo oaractoro dos Indigènes ? 2H. Km fjiuîl (Miilntit !o8 Franç^iis se fixoront-ils 1 ■ 29. Kn quollo iuiiiûc et par qui la ville do Québec fut-ollc fondée 7

•30. Les villages do Stjidaconé et d'Iîochelagavisiléâ par Jacques Cartier, n'existaient plus, et il paraît aussi que ce n'étaient plus les mômes habitants qui occupaient le pays. Les Ilurons, les Algonquins, les 31ontagnais, etc., que ChampLain y trouva, étaient en guerre avec les Iroquois, puissante confédération qui dominait au sud du lac Ontario.

31. Cliamplain embrassa le parti des premiers, c'est-à-dire des Sauvages au milieu desquels il se trouvait, et marcha avec eux contre les Iroquois, qu'il rencontra sur les bords d'un lac qui porte maintenant son nom, le 29 juillet 1609. \Des deux côtés, l'on se prépara au combat. Les Sauvages passèrent la nuit cà danser, à chanter et à se provoquer d'un camp à l'autre, à la façon des Grecs et des Troyens d'Homère. Au jour, les deux armées s'armèrent et se rangèrent en bataille.\

^2. Les Iroquois, au nombre de deux cents, s'avaiicèrent au petit pas, sous la conduite de trois chefs que distinguaient de grands panaches. Les alliés qui avaient avec eux ChampLiin et deux de ses compagnons, les autres Français étant restés en arrière, se séparèrent en deux corps et mirent Champlain à leur tête. Ils lui dirent de tirer sur les chefs. Les Iroquois s'arrêtèrent à trente pas et le regardèrent quelque temps avec surprise. Les deux partis firent alors une décharge de flèches, que suivit le feu des Français. Deux Iroquois furent tués sur le coup par les balles et un troisième tomba mortellement blessé. Au bruit de cette fusillade, les Iroquois épouvantés prirent la fuite, et perdirent encore plusieurs hommes qui furent tués ou faits prisonniers. Cette victoire ne coûta qu'une quinzaine de blessés aux vainqueurs)

(B3. Champlain passa en France dans l'automne, et revint le printemps suivant avec deux navires. En arrivant il dut marcher encore contre les Iroquois,

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