‹ Abrégé de l'histoire du Canada depuis sa découverte jusqu'à 1840, à l'usage des maisons d'éducationChapitre 13 sur 104 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Prise de Québec par Kirtk.— 1621-1632.

36. Les dissensions entre les traitants ne cessaient pas. La Bretagne demandait la liberté du commerce des pelleteries. C'était demander la destruction de la société qu'on avait eu tant de peine à former entre Rouen et Saint-Mal o. Champlain réussit à faire écarter cette demande.

37. A son retour à Qucbec,\ Champlain fit commencer, en 1620, la construction du cliàleau Saint- Louis^et l'année suivante, il promulgua quelques ordonnances pour la bonne conduite des colons et le maintien de l'ordre. Le P. récollet George Lebaillif

34. Que fit Champlain lorsqu'il apprit l'assassinat do Henri IV 1 • 35. En quelle année fut dccouvort lo lac Ontario et par qui 7

36. Où en étaient les di.ssonsioiis entre lo traitants 1 ^ 37. En quelle année la construction du château Saint-Louis futclic commencée et que lit Champlain l'année suivante 7

fut on même temps envoyé à Paris pour exposer les maux de la colonie et demander la i)rotection de la métropole.

-♦ 38. On trouvait alors quelques habitants qui vivaient du produit de leurs terres, comme les lïébert et les Couillard. On commença à labourer avec des bœufs en 1628. La traite des pelleteries occupait toujours la plupart des Français:^

39. Henri de Lévis, duc de Ventadour, devint lieutenant-général du Canada vers 1625. Il était entré dans les ordres sacrés, et c'était moins pour coloniser le pays que pour convertir les idolâtres au christianisme qu'il avait accepté cette charge. Il fit passer cinq jésuites en Amérique, parmi lesquels se trouvaient les PP. Lalemant, Brébeuf et Masse. Richelieu parvenait alors au gouvernement des affaires^

40.QChamplain lui donna des éclaircissements sur la situation du Canada, et l'informa que la compagnie dont le huguenot Guillaume de Caen était devenu le principal associé, ne pensait qu'à la traite des pelleteries, et qu'elle envoyait des protestants en Amérique. Richelieu prit le parti de la dissoudre:

41. Ensuite il forma la compagnie des Cent-Associés pour mettre fm aux querelles des traitants, et il lui concéda la Nouvelle-France et la Floride à perpétuité. Cette compagnie reçut le droit de fortifier et gouverner ces pays à son gré, d'y faire la guerre et la paix, d'y commercer par terre et par mer, pendant quinze ans, et d'y faire la traite des pelleteries. Xe roi lui donna deux gros vaisseaux, et accorda des lettres de noblesse à douze de ses membres.

42. La compagnie s'obligea de porter en Canada deux à trois cents colons dès 1628, et quatre mille de là jusqu'en 1648. Les colons devaient être Français et Cathohques.

* 38. Quels furent les premiers habitants qui vécurent du produit de leurs terres et en quelle année commença-t-on à labourer '?

• 39. Quand le duc de Ventadour devint-il lieutenant-général du Canada 1

40. Que fit alors Champlain 1 *• 41. Quand la compagnie des Cent Associés fut-elle formée 7 » 42. A quoi s'obligea-t-olle 7

*i-3. Avec une organisation aussi puissante, on crut que le sort du Canada était assuré, et comme le pays était menacé de la famine, on s'empressa d'y envoyer des vivres sur plusieurs navires placés sous les ordres de M. de Roquemont, Tun des associés. Mais ces na*^ vires ne devaient pas parvenir à leur destination.

Quelques années auparavant, le capitaine Argall, de la Virginie, avait détruit Sainte-Croix, Port-Royal et un établissement formé, en 16J2, par La Saussaye, à l'entrée de la rivière Penobscot, près du Mont-Désert. Plus tard, Ue chevalier Alexander obtenait de Jacques I. la concession d'une grande partie de l'Acadie, sous le nom de Nouvelle-Ecosse, et y dirigeait quelques colons qui, à la vue des pêcheurs français^ n'osèrent débarquer et s'en retournèrent dans leur pays. La guerre éclata sur ces entrefaites entre la France et l'Angleterre.

44. Alexander, devenu comte de Stirling, arma plusieurs vaisseaux, aidé de David Kirtk, du capitaine Michel et de quelques autres protestants français,, pour s'emparer de toute la Nouvelle-France, et les lança vers Port-Royal et Québec. iDavid Kirtk qui les commandait, remonta le Saint-Laurent sans s'approcher de cette dernière ville. Il brûla les établissements du Cap-Tourmente et les navires qu'il trouva à Tadousac. Il redescendait le fleuve lorsqu'il rencontra Roquemont qui le remontait ; il s'empara de sa flottille, qui portait presque tout l'approvisionnement de Québec, ce qui l'ut cause que celte ville dut se rendre Tannée suivante, sans coup-férir.

45. Piongée par une longue famine, elle ouvrit ses portes à la première apparition de l'ennemi dans le port, le 29 juillet 1629, à Louis et Thomas Kirtk, frères de David Kirtk, qui était resté dans le bas du fleuve avec une flotte puissante.

•40. Louis Kirtk demeura chargé du commandement de la ville, et son frère Thomas fit voile pour

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