‹ Abrégé de l'histoire du Canada depuis sa découverte jusqu'à 1840, à l'usage des maisons d'éducationChapitre 16 sur 104 · Quelle est la température du Canada, en été et en hiver · texte numérisé non relu

Quelle est la température du Canada, en été et en hiver

pêches, Tabricot et le raisin atteignent toute leur perfection dans la partie la plus mérérlionale du Canada. L'hiver dure environ cinq mois à Québec, et la neige atteint une hauteur de trois à qiialre pieds dans les bois. Les travaux des champ? commencent vers le 25 avril. Dans le Haut-Canada les traîneaux servent deux mois au plus. Le climat du Canada est agréable en été et salubre en toute saison.

MO. Le territoire de la Nouvelle-France était habité par une foule de tribus sauvages appartenant à trois des huit grandes familles indiennes qui se trouvaient entre le Mississipi, l'Océan et la terre des Esquimaux, savoir : les Algonquins, les Hurons, les Sloux, les Chérokis, les Catawbas, les Uchées, les Natchés et les Mobiles. Les Mobiles occupaient le territoire situé entre la Baie du Mexique, la rivière Tenessée et le Cap-Fear. Les Uchées et les Natchés, peu nombreux, étaient enclavés dans cette nation. Les Chérokis étaient à mi-chemin, entre le lac Erié et la baie du Mexique, entre le Mississipi et l'Océan. Les Catawbas avoisinaient les Chérokis à l'ouest. Les Sioux venant de la rive droite du Mississipi, possédaient un petit territoire sur les bords du l;ic Michigan. Les Hurons étaient répandus sur les bords des lacs Huron, Erié et Ontario. Une foule de peuplades portant différents noms se trouvaient mêlées à ces huit nations principales. Les Algonquins occupaient les contrées situées au nord du fleuve Saint-Laurent, depuis le Labrador jusqu'au lac Supérieur. Les Micmacs, les Etchemin's, les Abénaquis, les Sokokis erraient au sud du Saint-Laurent et dans l'Acadie ; les MojUagnais, les Papinachois,' les lîersiamites, la nation du Porc- Epic, les Outaouais, etc., au nord de ce fleuve. Les Iroqnois, formant \me confédération composée des Agniers, des Mohawks, des Ojuiontagués, des Goyogouins, des Oimeyouths et des Tsonnonlhouans, possédaient le territoire situé au sud des lacs Erié et Ontario et du lleuve Saint-Laurent. 11 ne restait plus que quelques débris des Eriés et des Andastes, clans

10. Qaollos nations habitaient le Canada lorsque les Français s'y fixèrent.

le voisinage des Iroqiiois, lorsque les Européens ])arurent. I.es Nij»issinii:s, les Miàmis, les Poutouataniis, les lilinois, les Chlpp;ioiiais, les Outai?»'miis ou Renards, les Kikapons, les Mascontine, les Sakis, les Malhomines, les Osâmes, les Missouris, les Menoraonis, de la langue algonquine, les Kristinols, de la langue siouse, habitaient les contrées baignées par les eaux des lacs Supérieur, Michigan et Huron.

11. On a diversement évalué le chiffre des populations indigènes. Les calculs les plus exacts portent la nation algonquine, la plus considérable de toutes^ à 90,000 âmes ; les Sioux orientaux, à moins de 3,000 ; les Hurons, y compris les Iroquois, à 17,000; les Catawbas à 3,000 ; les Chérokis h 12,000 : les Mobiles à 50,000 ; les Uchées à 1,000 et les Nalchés à 4,000, en tout 180,000 âmes. En effet, les peuples chasseurs ont besoin d'immenses domaines. Cartier vit à peine quelques bourgades dans le vaste espace qu'il y a de la mer à Montréal. Joliet parcourut une grande partie du Mississipi sans rencontrer un seul homme. M. de la Joncaire, dans un état transmis à Paris, en 1736, portait les guerriers indiens à IG.OOO seulement, deûuébec à la Louisiane.

-12. Tous les Sauvages se ressemblaient. 11 n'y avait aucune dilTérence sensible entre les Sauvages du Canada et ceux de la Floride. TIs avaient le teint bronzé, le visage plus rond qu'oval, les pommettes des joues élevées et saillantes, les yeux noirs, petits et enfoncés, le front étroit, le nez plat, les lèvres épaisses, les cheveux gros et longs, etils s'arrachaient la barbe à mesure qu'elle paraissait. Ils se peigaient le visage de diverses couleurs, et mêlaient des plumes d'oiseaux et des touffes de poils à leurs cheveux. Ils portaient des pendants aux narines et aux oreilles, des anneaux aux bras et se décoraient de coquillages.

13. L'été le Sjuvage allait presque nu ; l'hiver il se couvrait de fourrures, et s'enveloppait les jambes

11. A quel chiffre pouvaient s'élever les habitants de ces diverses nations ?

-. 12. Quels étaient le teint et les traits des Sauvages ? 13. Comment s'habillaient-ils ?

de guêtres ornées de broderies en poils de porc-épic ; ses souliers étaient faits de peau de chevreud.

14 La guerre et la chasse formaient ses seules occupations. Il aimait le tumulte des combats ; la vue d'ennemi? palpitants dans le sang enivrait son cœur

de joie.

15 Les Sauvages n'attaquaient que par surprise, tuaient ceux qu'ils ne pouvaient emmener, leur levaient la chevelure, et se retiraient précipitamment. Les prisonniers qui n'étaient pas adoptes, mourraient au milieu des tourments les plus affreux, qui duraient souvent plusieurs jours. On les brûlait, on les déchirait, on les faisait périr en lambeaux.

16 Lorsqu'une nation voulait la paix, elle envoyait des ambassadeurs qui portaient devant eux un calumet, long de quatre pieds, orné déplumes et dliierodyphes de diverses .couleurs ; la guerre ou la paix ne se décidait que par la nation réunie. Lorsque a paix était conclue, l'échange de colliers mettait le dernier sceau à la convention.

17 Après la guerre ou la chasse, le Sauvage rentrait dans son repos léthargique, car le travail était déshonorant chez les Indiens. Leur plus vive imprécation contre un ennemi, c'était qu'il y lut soumis, la môme que Dieu prononça contre le premier homme : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton Iront.»

18 Un peuple qui n'était point fixé au sol, devait jouir de la plus grande liberté et, en effet, le Sauvage vivait dans une indépendance presqu'absolue.

19. La coutume et l'opuiion, voilà quel était son gouvernement.

20 La tribu ne donnait signe d'autorité que lorsqu'il fallait faire la guerre ou la paix, élire un chel,

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