‹ Abrégé de l'histoire du Canada depuis sa découverte jusqu'à 1840, à l'usage des maisons d'éducationChapitre 30 sur 104 · Qu'étaient-ils chargés do faire · texte numérisé non relu

Qu'étaient-ils chargés do faire

• 7. Quel était l'ordre do la cour au sujet de la guerre des Iroquois 7 8. Combien irriva-t-il de troupes et d'émigrants dans la colonie 7

. 9. Que fit M. de ïracy 7

• 10. Quel effet ces préparatifs de guerre ourent-ils sur les Iroquois 7 «11. La pai^ étant conoluo avec trois des cantons, que firent eniuite

les français 7

oiri'ayés char^ôronl deux ambassadeurs d'allor trailor à leur tour. Ils auraient réussi sans Timprudence d'un chef Agnier, qui, étant à table un jour chez M. de ïracy, leva le bras en disant que c'était ce bras qui avait tué son neveu dans une des dernières rencontres. Le vice-roi lui dit qu'il ne tuerait plus personne, et il le fit traîner, sur le champ, hors de la salle et étrangler par la main du bourreau. Il fallait en agir ainsi, sans doute, pour en imposer à ces Barbares. Cette justice exemplaire rompit la négociation. M. de Tracy marcha contre les Iroquois Tété suivant, à la tête de 600 soldats, 600 miliciens et d'une centaine de Sauvages. Les Iroquois prirent la fuite à son approche. Il brûla tous leurs villages et les obligea de faire la paix en 1666.

12. Cependant l'intendant travaillait avec une ardeur infatigable au progrès de la colonie. Il avait découvert une mine de fer à Gaspé, en venant en Canada ; il en fit examiner une autre à la baie Saint- Paul, et encouragea l'exploitation de celle des Trois- Rivières. Il fit faire de nombreux essais de culture ; il fit ouvrir des relations commerciales avec la France, les Antilles, Madère et d'autres contrées ; il encouragea les pêches, la culture du chanvre et l'exportation du bois ; il fit ouvrir une tannerie près de Québec ; en un mot sous sa main créatrice tout changea de face en peu de temps ; et comme l'immigration n'augmentait point, l'on prit le sage parti de hcencier en Canada le beau régiment de Carignan.

Talon, repassé en France, fut renvoyé en Amérique avec un armement de 200,000 livres et près de 700 émigrants, dont 300 soldats.

13. Les Iroquois chrétiens s'étabHrent alors au milieu des Français, à la Prairie de la Magdeleine. Le terrible fléau qui décimait les Sauvages, les eff'rayait et les rendait aussi soumis qu'on le voulait. L'année 1670 fut une époque de deuil et de désolation pour eux.

'12. Qae faisait alors l'intendant %

•13. En quel endroit du Canada s'établirent les Iroquois chrétiens t

'14. La petite vérole enleva des tribus entières^ et dépeupla le nord du Canada. Les Attikamèques disparurent comme nation. Quelques années après, cette maladie reparut et dépeupla la bourgade de Sillery. Quinze cents Sauvages succombèrent en peu de temps sous les coups du fléau destructeuf>

CHAPITBE II.

Découvertes dans les pays de l'Ouest. — 1634-1672.

(l5. Cependant l'on ne perdait pas de vue le projet que Talon avait formé depuis longtemps de faire passer les vastes contrées de TOuest sous la suprématie de la France, et d'étendre l'influence française jusqu'aux dernières limites du continent. Louis XIV avait bien accueilli ce projet, qui avait de la grandeur^

16. Champlain avait découvert, pour sa part, le lac qui porte son nom, le lac Ontario, le lac Nipissing, et avait remonté une grande partie du cours de Ta rivière des Outaouais. Tandis qu'il agrandissait ainsi vers l'Ouest le champ de la géographie américaine, le P. Dolbeau, en mission chez les Montagnais de Tadoussac, parcourait les pays montagneux et pittoresques du Saguenay, et visitait les Betsiamites ainsi que les autres tribus qui habitaient les contrées situées au nord du golfe Saint-Laurent. Le P. Dequen avait découvert, en 1647, le lac Saint-Jean dans la vallée du Saguenay, et plus tard les PP. Druillettes et Dablon parvinrent à la source de la rivière Nekouba, un peu plus qu'à mi-chemin entre le Saint-Laurent et la baie d'Hudson ; enfin, en 1663, Després Couture atteignit cette baie par la route du Saguenay et du lac Saint- Jean.

14. Quels ravages la petite vérole fit-elle parmi les Indiens 1 «15. Quoi était le projet do Talon sur les pays de l'Ouest 7 IG. Quelles découvertes avalent été faites et par qui avaient-elles été faites, jueque-ld, dans l'intôriour du continent 7

Au sud du Saint-Lauront, le P. Druillcttcs remontait, 011 IGVO, la rivière Chaudière et descendait celle de kénébec jusqu'à la mer. D.uis une autre direction, vers la source du Saint-Laurent, les traitants et les missionnaires étaient parveiuis à l'extrémité du lac Huron. Les PP. Brébeuf, Daniel, Lalemant, Jogues, Raymbaut avaient fondé dans ces contrées reculées les villages chrétiens de Saint-Joseph, Saint-Michel, Saint-Ignace, Sainte-Marie, etc. Ce dernier placé sur la décharge du lac Iluron dans le lac Erié, fut longtemps le point central des missions de TOuest. Plus tard, en 1671, les débris des llurons, fatigués d'errer de forêts en forêts, se fixèrent à Machillimakinac, au pied du lac Supérieur, sous la conduite du P. Marquette, qui commença le premier établissement européen fondé dans l'Etat du Michigan. Les Indiens qu'on trouva domiciliés dans le voisinage, et qui reçurent des Français le nom de «Sauteurs» à cause de leur proximité du Saut Sainte-Marie, étaient de la famille algonquine.

il. Dans l'espace de treize ans, c'est-à-dire de 1634 à 164-7, ces vastes contrées furent visitées par dixhuit Jésuites, outre plusieurs Français attachés à leur ministère. L'hostilité des ïroquois rendait la navigation du lac Ontario dangereuse, et obligeait de passer par la rivière des Outaouais pour atteindre les pays de l'Ouest. La Nation-Xeutne, visitée par Champlain, et le sud du lac Erié, au-delà de Buifalo, étaient en conséquence restés presque inconnus ; on résolut vers 164-0 d'y envoyer les PP. Chaumonot et Brébeuf, dont le voyage compléta la reconnaissance de la grande vallée du Saint-Laurent, depuis l'Océan jusqu'au pied du lac Supérieur^

18. .Les deux Jésuites, Charles Raymbaut et Isaac Jogues, envoyés vers ce lac, trouvèrent au Saut Sainte-Marie, qu'ils atteigoirent après une navigation de dix-sept jours, un rassemblemeLt de deux mille Sau-

17. Combien de missionnaires visitèrent les vastes contrées de l'Ouegt, de 1634 a 1647 7

18. Qu'est-ce qae les PP. Raymbaut et Jogues trouvèrent au Saut Sainte-Marie, au pied du lac Supérieur 1

vages, qui les accueillit avec bienveillance. Tls avaient passé au milieu des îles nombreuses et pittoresques du lac Huron. A mesure que les Européens avançaient vers TOuest, les bornes du continent semblaient reculer ; ils auprirent au Saut Sainte-Marie les noms d'une foule de nations dont ils n'avaient jamais entendu parler ; de tribus guerrières qui vi- Taient de la culture du sol et dont la race et la langue étaient inconnues. « Ainsi, observe un auteur américain, le zèle religieux des Français avait porté la croix sur les bords du Saut Sainte-Marie et sur les confins du lac Supérieur, d'où elle regardait déjà la terre des Sioux dans la vallée du Mississipi, cinq ans avant qu'EUiot, de la Nouvelle-Angleterre, eût seulement adressé une parole aux Indiens qui étaient à six milles du havre de Boston.»

19. En 1659, deux jeunes traitants, entraînés par la curiosité et leur esprit aventureux, se mêlèrent à quelques bandes algonquines pour côtoyer les bords du lac Supérieur, où ils passèrent l'hiver. Les yeux tournés vers les immenses sohtudes de FOuest, ils apprirent pour la première fois l'existence des Sioux à peine connus des Indiens dont nous avons parlé jusqu'à ce jour, et ils résolurent de les visiter. Ils rencontrèrent sur leur route de nombreux débris des nations vaincues et dispersées parla confédération iroquoise, lesquels traînaient danslesforôts une existence misérable. Les Sioux qu'ils atteignirent enfin leur parurent un peuple puissant, avec des mœurs plus douces que celles des Sauvages orientaux. Ils étaient

Sartagés en quarante bourgades très-]iopuleuses. 'oués d'un bon sens naturel, ils n'exerçaient point envers leurs prisonniers ces cruautés qui déshonoraient la plupart des autres Sauvages, et ils avaient conservé une connaissance assez (listincte d'un seul Dieu. Il paraît que leur croyance avait quelque ressemblance avec celle des Tartares. Les deux intrépides voyageurs revinrent sur leurs pas, et arrivèrent j à Québec, en 1600, escortés de soixante canots al-

19. En quelle année lo» Français parvinrent-ila au paya des Sioux 1

goiiqiiins roniplis do foiirnircs. lis conflrmi^rent le rai>|)oi'l (le doux aulros iM'juirais, qui avaioiit visité lo lac M'cliigau quatre ans nuparavaut, surlarnuliilude do tri!)us qui erraioiit dans toutes ces contrées, et sur l'existence dos Krislinols, dont les cabanes s'élevaient jusqu'à la vue des mers du Word^

20. C'est dans la môme année que le P. Ménard parût avec quelques Algonquins pour aller proclier rEvangile aux Outaouais et aux auti'es peuplades répandues sur les bords du lac Supérieur. Il s'arrêta d'abord huit mois dans une baie qu'il nomma la baie de Sainte-Tliérèse, peut-être celle de Kiwina, sur la rive méridionale de ce lac, où il ne trouva pour nourriture que du gland et de l'éco'xe d'arbre pilée. Invité par les Hurons, il quitta cet endroit et partit pour la baie de Chagouïamigong, ou du Saint-Esprit, à l'extrémité occidentale du grand lac qui porte maintenant le nom de ces Sauvages, où la rareté du gibier et l'éloignement les mettaient à l'abri des attaques des Iroquois.

(21. Tandis que son compagnon de V03^age était occupé au canot, le P. Ménard entra dans le bois et ne reparut plus. Ce vénérable missionnaire jouissait d'une grande réputation de sainteté parmi les Indiens, dans Tesprit desquels il avait su s'insinuer par son éloquence et par son onction. Plusieurs années après, l'on reconnut sa soutane et son bréviaire chez les Sioux, qui les coiiservaient comme des reliques, et auxquels ils rendaient une espèce de culte. Les Sauvages avaient un respect superstitieux pour les livres, quïls prenaient pour des esprits. Quatre ou cinq ans après la mort des PP. Drébeuf et Garnier, assassinés par les IroquoiS; un missionnaire trouva entre les mains de ces barbares un Testament et un livre de prières qu'ils conservaient soigneusement comme d|s choses saintes."^

20. Quelles nations le P Ménard visita-t-il, et en quelle année 7

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