CHAPITRE II
Conspiration des Natchés.— 1727-1731.
JO. Perrier trouva le pays en apparence assez tranquille; mais il se formait depuis longtemps, dans le silence des forêts, un orage beaucoup plus terrible (jue tous ceux que la colonie avait eus à traverser jusqu'à ce jour. Presque tous les Sauvages, depuis l'Ohio jusqu'à l'Océan, avaient formé le coniplot de massacrer les Français qui se trouvaient au milieu d'eux, et ils devaient frapper le même jour et à la môme heure dans toute l'étendue de la Louisiane. Le jour du massacre était fixé. Le plus ^rand établissement des Français était chez les Natchés, où M. de Clîépar commandait?)
(il. Les conspirateurs vinrent sous divers prétextes, prendre les postes qui leur avaient été assignés au milieu de leurs victimes. Pendant qu'ils attendaient ainsi distribués le jour de l'exécution, des bateaux chargés de marchandises arrivèrent chez les Natchés pour la garnison et pour les habitants. L'avidité des