‹ Abrégé de l'histoire du Canada depuis sa découverte jusqu'à 1840, à l'usage des maisons d'éducationChapitre 61 sur 104 · Que faisait alors l'Angleterre · texte numérisé non relu

Que faisait alors l'Angleterre

(5l. A cet acte d'hostilité, les Abénaquis prirent leâ arrties et incendièrent tous les établissements anglais de la rivière Kénébec^.^

'22. Les Anglais attribuèrent cette conduite aux conseils du P. Rasle; ils envoyèrent 1100 hommes pour prendre ce missionnaire et pour détruire la bourgade de Narantsouak, où il faisait sa résidence» Ces troupes surprirent le village et le livrèrent aux flammes. Au premier bruit de l'attaque, le vénérable missionnaire sortit de sa demeure pour voir ce que c*était. Les assaillants jetèrent un grand cri en Tapercevant et le couchèrent en joue. Il tomba sous une grêle de balles avec sept Indiens qui voulurent lui faire un rempart de leurs corps. Les Anglais épuisèrent ensuite leur vengeance sur son cadavre, qu'ils mutilèrent de la manière la plus barbare, puis ils se retirèrent précipitammerit^

23. Après ce massacre, la guerre continua avec vigueur, et presque toujours à Tavantage des Abénaquis» Voyant le peu de succès de leurs armes, le Massachusetts et la Nouvelle-York envoyèrent quatre députée en Canada, en 1725, pour traiter avec le gouverneur;; mais l'on se sépara sans rien conclure. Ce n'est que) deux ans après, qu'un traité fut signé avec la condi' tion verbale que les Abénaquis resteraient les maîtree de leurs terres, et pourraient suivre le parti des Fran, çais ou le parti des Anglais en cas de rupture entrai ces deux nationg.:

24. Les vues et les prétentions de la France et d( l'Angleterre n'étaient pas moins opposées touchan les frontières de leurs colonies dans la vallée du Saint Laurent et dans celle du Mississipi. La France avalposé pour principe que les vallées découvertes pa

21. Que firent les Abénaqaio loisque le baron de St.-Castin lemr n| enlevé 1

22. A qui les Anglaii! attribuèrent-ils les rarages tles Abénaquisj! Que fireiit-il.s au P. Rasle 7

23. Quelle fut laeuile des événements ? '24. Quelles étaient les vues et les prétentions de la France et

l'Angleterre touchant les frontières do leurs colonies dans les valléj du Missi.'rsipi et du Saint-Laurent ?

elle lui ai)parlenaient avec toutes les terres arrosées |iar les eaux qui y tombaient. Ainsi les terres dont leseauv coulaient dans les grands laes delà vallée du Saint-L.nirentjOudansleMississipi, i'aisaientà ses yeux partie de la Nouvelle-France. L'Angleterre soutenait un j)rinci|)e contraire; et elle avait ouvert un comptoir à l'entrée de la rivière Oswégo, entre le fort de Fronte- . nac et Niagara, afin de se mettre en possession du pays des Iroquois réclamé par les Français.

Les deux nations étaient décidées à se maintenir dans les positions qu'elles prenaient ou qu'elles avaient prises. Louis XV ordonna de bâtir un fort de pierre a Niagara, rendit libre la traite de Venu de vie chez les Sauvages, comme elle l'était chez les Anglais, et rétablit la vente des congés de traite, qui furent fixés à 250 livres.

Le duc de New-Castle se plaignit en vain à la cour de Versailles de l'établissement de Niagara.

25. Voyant le peu de succès de ces remontrances, ' les Anglais commencèrent à se fortifier à Oswégo, et ^ répondirent à la sonunation des Français, en 1727, en ■ y envoyant une forte garnison. Alors M. de Beauharnais tourna leur position et fit élever un fort vers la tête du lac Champlain, à la Pointe à la Chevelure, maintenant Crown Point. Ces transactions graves par les suites qu'elles devaient avoir, se passaient entre ]' 1721 et 17ii. -^

^g? En présence de cette attitude menaçante des

Anglais, ou voulut ranimer l'émigration en France.

Le Chameau, vaisseau du roi, fut chargé d'émigrants

et mit à la voile pour le Canada, il portait M. de

Chazel, qui venait remplacer l'intendant Begon, M. de

i , Louvigay,nomméaugouvernementdesïrois-Rivières,

j et plusieurs officiers, ecclésiastiques et marchands,

I colons moins précieux par le nombre que par les lu-

i mières et les capitaux qu'ils apportaient; malheureu-

ij sèment ils ne devaient point parvenir à leur destina-

[ lion. Une horrible tempête surprit le Chameau à la

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