Quo fit le gouvernement des Etat -Unis
18. En quelle année sir James Craig arriva-t-il à Québec, et quels étaient les talents de ce gouverneur 9
U). Quo 39 passa-t-il sous son administration ?
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comnionriit à sentir f:i force, ^o servit d'un lang.if^^o élevé. M* Bourda.ïres p.uUi des infliieiicos peniicienses qui circonvenaient le pouvoir. M. Bédard prenant la question de plus loin, s'étendit sur hi nécessité d'un ministère responsable, afin de conserver à la fois l'inviolabilité du monarque ou de son représentant, et la liberté des débats et des votes dans les chambres. Craig rei^^arda cette idée comme une idée dangereuse. Voyant que la chambre allait encore s'occuper de la question des juges, il saisit l'occasion que lui offrait l'expulsion d'un juif, qu'elle venait de retrancher de son sein en vertu d'anciennes lois anglaises, pour proroger le parlement et mettre fin à la discussion de mesures qui lui paraissaient révolutionnaires. Il prononça un discours plein de remercîments pour ses créatures et de reproches et de menaces pour la majorité des représentants.
Dès 1808, M. Ryland, son secrétaire, écrivait que la chambre d'assemblée était le centre de la sédition et le séjour des agitateurs les plus violents de la province. Cependant la dissolution de cette chambre en 1809 n'en diminua pas le nombre. La nouvelle chambre accueillit avec satisfaction la décision des ministres, qui avaient chargé le gouverneur de sanctionner toute loi qui défendrait d'élire des juges dans la législature. Elle repoussa par une forte expression de blâme la censure qu'avait prononcée sir James Craig en prorogeant le dernier parlement, et elle déclara que c'était une violation de ses privilèges et des libertés du pays. Ensuite pour assujétir les fonctionnaires à son contrôle, elle décida que le pays était capable de payer ses dépenses, et elle parla d'envoyer un agent à Londres pour défendre ses droits. Les fonctionnaires tremblèrent. Le conseil ayant amendé le bill des juges sur ces entrefaites, la chambre déclara le siège du juge de Bonne vacant dans la législature.
Le gouverneur qui s'était contenu avec peine jusque là, cassa le parlement, fit saisir les presses du Canaiien, et arrêter MM. Bédard, Taschereau, Blanchet, Laforce, Papineau, Gorbeil, et plusieurs autres habi-
— lestants notables de Québec, de Montréal et des campagnes. Il adressa en même temps une longue proclamation au peuple, qui fut lue dans plusieurs églises par les curés, et à l'ouverture de la cour criminelle par le juge Sewell^l'un des auteurs de ce système d'intimidalioa. Il envoya ensuite son secrétaire, M. Ryland, à Londres pour engager les ministres à changer de système et à anglifier et protestaniser le pays par . des mesures énergiques sans plus de retard. Pour commencer, Ryland proposa au secrétaire des colonies, lord Liverpool, de changer ou suspendre la constitution, de rendre le gouvernement indépendant du peuple en s'emparant, pour payer les dépenses publiques, des biens des Sulpiciens et des Jésuites; ensuite il lui suggéra de nommer les curés de paroisses. Le ministre repoussa la première proposition et agréa les deux autres ; mais plus tard, des scrupules les firent abandonner.
20. M. Plessis, l'évêque catholique de Québec, avait eu trois entrevues au château Saint-Louis avec Craig. Le gouverneur n'avait pu intimider le prélat, ni lui, faire abandonner la nomination des curés au pouvoir civil. Ce sujet n'était pas nouveau. Il en avait été question en 1805. Le changement qui était arrivé dans le ministère anglais à cette époque,avait empêché la poursuite de celle atfaire. M. Plessis avait alors discuté plusieurs points avec sir Robert S. Milnes,le procureurgénéral Sewell etM.Grant, et il s'étaitlrouvé fort éloigné» d'eux, particuhèrement sur la nomination aux cures, qu'ils voulaient attribuer à la couronne. Sir James Craig voulait revenir sur cette affaire, et il soutenait que cette nomination était une des prérogatives royalesque le roi ne céderait jamais. Mais le temps n'était pas favorable à ces prétentions. i
21 . L'altitude menaçante des Etats-Unis fit beaucoup! modifier la politique du bureau colonial.