‹ Abrégé de l'histoire du Canada, depuis sa découverte jusqu'à 1840, a l'usage es maisons d'educationChapitre 109 sur 141 · CHAPITRE IH · texte numérisé non relu

CHAPITRE IH

L^Mmée américaine derant Qaébec. — 1775-1776.

21. L'arrivée du gouverneur à Québec ne fit que confirmer la situation désespérée de la cause anglaise en Canada. La capitale était à peu près tout ce qui reconnaissait encore la suprématie de la métropole* Les fortifications avaient été beaucoup augmentées depuis la dernière guerre. La garnison formant 1800 liommes, était un mélange de Canadiens, de soldats et de matelots.

5'0. Que f t le gouTernfur du Canada en arrivant à Québec 7 21. Que signiÊait le retcur du gouverneur à Québec, et qu'est-ce qui rf connaissaii encore la suprémaiie de l'Angleterre 1

22. Les Américains résolurent d'enlever îa Tîlîe par escalade, dans îa nuit du 30 au 31 décembre. Le nuit était très-obscure et il tombait une neige épaisse poussée par un gros vent dont le bruit empêchait de rien entendre au loin. Monîgomery harangua ses troupes, et les divisa en quatre corps; deux corps de- Taient faire une fausse attaque contre la porte Saint- Jean et la citadelle, tandis que les deux autres devaient enlever la Basse-Ville par la rue Champlain et le Sautau-Matelot, et ensuite la Haute-Ville. Mais toutes ces attaques furent repoussées avec de grandes pertes. Montgomery fut tué devant la barrière de Près-de- Ville, défendue par du canon, et près de laquelle on trouva son corps dans la neige.

- Le colonel Arnold, qui succéda au commandement de Montgomery, demanda des secours au Congrès,. qui envoya trois régiments et une nouvelle adresse au Canada. Le Congrès députa en mêQ>e temps Franklin, Chase et CarroU, pour y ranimer le zèle expirant des populations. Mais ils n'y furent pas longtemps sans être convaincus de l'inutilité de leurs efforts. En effet, quant à Franklin hn-même, les Canadiens savaient la prrt qu'il avait prise pour engager TAngleterre à faire la conquête de leur pays quinze ans auparavant; l'antipathie nationale qui existait entre les deux peuples, fruit des longues guerres^ avait pu dormir, mais elle était facile à réveiller, et il put en voir bientôt la preuve par ses yeux dans les manifestations pubhques.

Cependant Carleton ne voulait pas sortir de Québec avant d'avoir reçu des secours d'Europe; ce qui permit aux Américains de rester devant la ville et de recevoir ceux qu'ils avaient fait demander eux-mêmes au Congrès. Leurs forces pouvaient être à la fin de l'hiver de 1900 hommes ; mais la misère, les fatigues et la petite vérole en retenaient près de la moitié à l'hôpital.

22. Faites «Boas rbistori^ne du siège de Qvébee par les reWlles 1

23. Lorsque la nouvelle de Tinsurrection américaine parvint en Angleterre, le parlement se prononça pour la soumission des rebelles par la force des armes. Le gouvernement envoya 7 à 8000 hommes en Canada, sous les ordres du général Burgoyne. Dès qu'ils eurent commencé à débarquer à Québec, le général américain Thomas s'empressa de lever le siège, poursuivi par Carleton, qui lui enleva son artillerie, ses bagages, ses munitions et une partie de ses malades. Les Américains détruisirent, en se retirant, les forts Chambly et Saint-Jean et ne s'arrêtèrent qu'à Saint-Frédéric"^et à Carillon.

2i. Ils furent plus heureux dans le sud. Ils repoussèrent les Anglais de Charleston et de la Caroline. Dans les provinces centrales, s'ils perdirent la bataille de Long-lsland, ils forcèrent les Anglais d'évacuer Boston, et Washington gagna sur eux les victoires de Trenton, Stony-Brook, etc. De sorte que le résultat général de la' campagne de 1776 fut favorable aux rebelles.

25. L'armée de Burgoyne prit ses quartiers d'hiver en Canada. Burgoyne était un officier d'une suffisance et d'une ambition que ses talents pour la guerre ne justifiaient point. Dans la campagne suivante, il voulut séparer le Nouvelle-Angleterre des provinces méridionales. Il envahit la Nouvelle-York avec 9000 hommes pour opérer sa jonction avec le général Howe. Il enleva Carillon, le Mont Indépendance, mit en déroute 2000 Américains à Huberton, et prit le fort Amie après avoir encore repoussé les rebelles. Mais ce fut là le terme de ses succès. Le 16 août les rebelles prenaient leur revanche. Ils le battaient à Bennington, et lui barraient le chemin par des retranchements considérables élevés sur les hauteurs de Braëmer, dans le voisinage d'Albany. Burgoyne

23. Quelle fut la résolution de l'Angleterre à la nouvelle de l'insurrection américaine, et que fit le général Thomas à l'arrivée de l'armé© du général Burgoyne à Québec ?

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