Quel fut l'eiTet de la politique du nouveau gouverneur
6. En quelle année Sherbrooke s'embarqua-t-il pour l'Europe, et par qui fut-il remplacé comme gouverneur-général ?
7. Que se passa-t-il sous l'administration du duc de Richmond ?
celle de rannée précédente. La chambre s'occupait encore de cette question, lorsque Richmond^ mécontent de ce qu'elle ne répondait pas assez vite à ses vœux, prorogea le parlement par un discours dans lequel, comme Graig, il approuva la conduite du conseil et blâma celle des représentants du peuple.
Riclmiond tomba malade peu de temps après, sur la rivière des Outaouais,et expira au })0ut de quelques heures dans les douleurs les plus cruelles. Ses restes furent descendus à Québec et déposés, avec une grande pompe, dans la cathédrale protestante le 4 septembre 1819.
8. Le pouvoir passa successivement par les mains de Monk, qui ordonna la dissolution de la chambre et ime nouvelle élection générale ; par celles de sir Peregrine Maitland, et enfin par celles du comte de Dalhousie, qui fut élevé à la tête du gouvernement des colonies de FAmérique du Nord, en 1820.
9. Dans le même temps l'évoque de Québec, M. Plessis, se rendait à Londres et à Rome pour les affaires de son diocèse. L'xVngleterre s'étant convaincue de rirapossibilité de rendre le pays protestant, avait pris le sage parti de laisser les Canadiens suivre la religion de leurs pères. Le pape Pie VII, érigea, de son consentement, en 1819, l'église de Québec en métropole. 11 conféra à M. Plessis et à ses successeurs le titre d'archevêque, à M. McDonald le titre d'évêque de Regiopolis in partihus, avec siège suffragant dans le Haut-Canada, à M. MacEachern le titre d'évêque de Rose avec siège suffragant dans le Nouveau-Rrunswick et les Iles du Prince Edouard et de la Magdeieine. Mais quoique le prélat de Québec ait porté, depuis M. Plessis, le titre d'archevêque dans ses correspondances avec la cour de Rome, M. Signay est le premier qui l'ait pris publiquement et officiellement en i^kk, dans Tannée même qu'il recevait le pollium et que le souverain pontife érigeait les diocèses du Canada en province ecclésiastique sous la juridiction métropolitaine de Québec.
8. Par quelles mains passèrent eniuite les rênes du pouvoir 1
9. Que se passait-il pendant ce temps-là au sujet des affaires religieuses %
Pendant qu'il était à Rome, M. Plessis régla encore différentes matières relatives aux progrès de l'église en Canada.
10. Cependant l'élection ordonnée par Monk n'avait fait qu'augmenter l'agitation dans le Bas-Canada sans changer le caractère de la chambre.
11. Le comte de Dalhousie convoqua le parlement le li décembre 1820. Les représentants du peuple en s'occupant du budget, passèrent un bill des subsides qui fit déclarer au conseil législatif que ce bill était une usurpation de pouvoir et un acte d'ambition, et à lord Dalhousie, qui s'entendait avec le conseil, que le vote des subsides était insuffisant sans le concours de celui-ci. Le gouvernement ne craignait pas de parler ainsi avec décision et d'augmenter encore le mécontentement^ de l'assemblée, parce qu^il s^occupait alors de l'union des deux Canadas, qui devait la faire disparaître.
12. Le gouverneur visita le Haut-Canada dans l'été pour y étudier l'opinion publique, par anticipation à cette union.
13. Il convoqua le parlement à son retour et reçut un nouveau refus au sujet des finances, cinq membres seulement votant en faveur du gouvernement.
MM. Papineau, Neilson et Cuvillier dirigeaient la chambre dans le grand débat sur les finances, lequel fut conduit suivant les principes anglais les mieux établis.