‹ Abrégé de l'histoire du Canada, depuis sa découverte jusqu'à 1840, a l'usage es maisons d'educationChapitre 132 sur 141 · Quela événements suivirent la session de · texte numérisé non relu

Quela événements suivirent la session de

Daîhoiîsie et les adresses qu'il avait reçues. Le bruit courait alors que Gale devait demander une nouvelle division des deux Canadas, afin d'annexer l'île de Monttréal et les townships de l'Est an Haut-Canada. C'était un partisan violent de Tadministration. Sa haine contre les Canadiens était notoire, et l'on savait qu'il avait pris une grande part dans les attentats contre la liberté de la presse^ et à la rédaction de la Gazette de Montréal qui demandait l'union des Canadas, demande que le caractère officiel de cette feuille faisait remonter jusqu'au gouverneur.

19. Pendant que le Bas-Canada était en proie aux dissensions, le Haut-Canada était agité par des débats violents dus en apparence à la même cause. Le ministre, M. Huskisson, fit nommer dans la chambre des communes du parlement impérial ,un comité pour s'enquérir de l'état de ces deux provinces. Il y eut de longues discussions. M. Hume, que le Haut-Canada avait chargé de ses pétitions, MM. Huskisson, Labouchère, sir James Macintosh, \Yilmot, Stanley, Warburton et Baring prirent la parole. Huskisson approuva complètement la conduite du gouverneur, et censura les mesures de l'assemblée; ilappuyasurtout sur la gloire pour l'Angleterre de faire du Canada un pays vraiment anglais d'affection comme de nationalité. Maclntosli maintint qu'on ne conserverait le Canada qu'en le gouvernant avec justice, et il parla avec force contre la politique du ministère.

" Les communes renvoyèrent la question à un comité spécial, qui fit rapport que, dans Tétat des esprits, il aie pouvait recommander l'union. Il regrettait qu'on n'eût pas informé le parlement impérial de l'appropriation des revenus du Canada sans le consentement de ses représentants. Quant aux fraudes de Caldwell, il dit qu'il fallait prendre à l'avenir les mesures nécessaires pour se mettre en garde contre les détournements du receveur-général et des shérifs. Les biens des Jésuites devaient être appliqués à l'éducation; le conseil législatif devait être composé

19. En quel état étaient les esprits dans le Haut-Canada, et qu'est-ce qui fut fait dans la chambre don communes en Angleterre 1

d'hommes plus indépendants du gouvernement ; les juges ne devaient point prendre part aux discussions politiques dans le conseil législatif, ni avoir de siège dans le conseil exécutif. Enlin les changements à faire à la constitution de 1791, devaient se borner à l'abandon de toutes les affaires intérieures à la législature locale, et le parlement impérial ne devait intervenir que lorsque son autorité suprême serait nécessaire.

Quant au partage des droits dédouane entre le Haut et le Bas-Canada, tout faisait désirer de régler cette affaire d'une manière amicale.

Ce rapport ne fut ni adopté, ni rejeté. Le nouveau ministre, sir George Murray, qui venait de remplacer M. Huskisson, promit d'en suivre les recommandations lorsque cela serait possible.

Pour faciliter le rétablissement de la concorde, lord Dalhousie fut nommé au gouvernement des Indes, et sir Ja fjes Kempt, lieutenant-gouverneur de -a Nouvelle-Ecosse, fut mis à la tête de celui du Canada.

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