‹ Abrégé de l'histoire du Canada, depuis sa découverte jusqu'à 1840, a l'usage es maisons d'educationChapitre 138 sur 141 · Qtt'«st-a« que forV Vtnit» d'Hfiiaa · texte numérisé non relu

Qtt'«st-a« que forV Vtnit» d'Hfiiaa

de la chambre législative pour changer la division électorale de la province et le chitfre de la représentation.

27. L'aristocratie anglaise vota pour la mesure à contre cœur, et parce que le p;irti mercantile, qui a eu dans tous les temps une ^^rande influence sur la politique des colonies, la demandait. Le Haut-Canada devait un million à la miiison Baring, et se trouvait à la veille de manquer à ses engagements. Cette maison puissante fit tous ses eflorts pour engager le parlement à consentir à l'union afin d'assurer sa créance. Beaucoup de marchands, de capitalistes et peut-elre de membres du parlement}' étaient intéressés. Devant tous ces motifs personnels ajoutés aux préjugés nationaux, la cause des Canadiens-français devait succomber. Dans l'acte d'union il est ordonné expressément qu'après les frais de perception soldés, l'intérôt de la dette publique due au moment de l'union soit payé avant toute autre dette mise à la char<?e du revenu du Canada. Le salaire du clergé et la liste civile ne viennent qu'après.

La loi d'union, adoptée par les deux chambres, mit fin, en recevant la sanction royale, à la constitution de 171)1, passée pour soustraire à la domination des Canadiens-français la petite populalon anglaise du Haut Canada, et révoquée plus» tard pour mettre ces mêmes Canadiens-fi'ançais sous la domination de la

Êopulation anglaise, devenue ou devenant plus nomreuse.

28. A répoque où se consommait ce grand acte d'injustice, la population, le commerce, l'agriculture, l'industrie avaient fait d'immenses progrès en Canada. La population que nous avons estimée à 125,000 âmes à peu près lors de l'introduction de la constitution de 1791, s'était quintuplée. En \Hïï, que s'est fait le recensement le plus rapproché de l'uiiion, la population du Bas-Canada était de 691.000 àme-, dont 524,000 Canadiens-français, 156,000 Anglais et étran-

27. Comment vota l'aristocratie anglaise sur Ta question de l'Union 1

28. Quel était l'âtat Buttériel et mtellectuel du Caa»da à l'époqua

gers, et 573,000 catholiques. En 1852, la population du Bas- Canada, d'après le recensement, était de 890,000 âmes dont 669,000 Canadiens-français; et celle du Haut-Canada de 951000 âmes dont* 26,000 d'onp^ine française. Il y avait 76,000 propriétaires et 113,000 maisons, d'où Ton peut conclure que chaque famille avait sa maison et que presque toutes les familles étaient propriétaires.

Les productions a^iricoles s'élevèrent à 925,000 minots de blé, à 1,195,000 minots d'orge, à 333,000 niinots de seigle, à 7,239,000 minots d'avoine, à 1,219,000 minots de i)ois, à Ul, 000 minots de bléd'Inde, à 375,000 minots de blé sarrasin, à 9,918,000 minois de pommes de terre. Les érablières produisirent 2,272,000 livres de sucre. On comptait 7,898 ruches d'abeilles, 470,000 tètes de bétail, U7,000 ruches d'abeilles, 470,000 têtes de bétail, U7,000 chevaux, 198,000 cochons et 603,000 moutons dont la toison donnait 1,211,000 livres de laine. Les animaux devraient être en proportion de l'agriculture, mais cette proportion est plus petite dans les pays froids que dans les pays chauds. L'hiver sera toujours un grand obstacle à l'élévation des bestiaux dans le Bas-Canada, parce qu'il faut les nourrir à l'étahle près de six mois de l'année.

Il sortit des métiers domestiques 747,000 verges de drap du pays, 858,000 rerges de toile de fil et de coton, 655,000 verges de llanelle et de droguet.

L'industrie faisait rouler 422 moulins à farine, lf>3 à gruau, 900 à scie, 14 à l'huile de lin, 153 à fouler, 1C9 à carder, 469 à battre, 8 à papier et 24 à clous, etc. Il y avait encore 69 fonderies, 36 distilleries, 30 brasseries, 540 manufactures de potasse et 86 autres usines de différents genres, que faisaient marcher le vent, Teau, la vapeur ou la force animale.

Quant à la construction navale et au commerce, on peut ajouter que 2190 ouvriers construisirent, à Québec seul, dans l'hiver de 1840, 33 navires jaugeant ensemble 18,000 tonneaux; et que 1175 navires jaugeant 384,000 tonneaux, venant d'Europe et d'ailleurs, étaient arrivés dans le cours de l'été précédent dans le port de «ett» villtt «^mmerçante.

Enfin en 1840, la totalité du revenu du Bas-Canada monta à jei84.,000, et la dépense à ;ei43,000. Auiourd'hui, à l'aide de quelques modifications dans nos lois fiscales, le revenu des Canadas réunis a presque triplé ; il excède £800,000.

Maintenant au-dessus de ces puissances physiques et malérielles, il y avait dans le Bas-Canada G'i- collèges ou écoles supérieures, et 1569 écoles éiémeii' taires, qui donnaient l'éducation à 57,000 enfants.

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