Quand la tribu donnait-oUe signe d'autorité
traiter avec une autre tribu, régier la marche d'une cérémonie., etc. Dans tout le reste, ses ordres étaient de simples conseils qui n'obligeaient personne. Elle n'avait ni juges, ni prisons, ni bourreaux. L'absence de tribunaux laissait à chacun le soin de venger ses injures ; de là l'esprit rancuneux et vindicatif de l'Indien. Le sang ne se payait qu'avec le sang.
21. Les Sauvages n'avaient aucune religion proprement dite ; mais ils avaient une idée confuse d'un être suprême, qui devint mieux définie lorsque les missionnaires leur enseignèrent l'existence d'un seul Dieu. Ils reconnaissaient plusieurs dis'inilés et le grand dogme de l'immortaliiéde l'âme. Us ajoutaient foi aux songes et croyaient que les jongleurs communiquaient avec les esprits.
2*2. Leurs funérailles étaient accompagnées de cérémonies touchantes. Le défunt, couvert de ses plus beaux habits, était exposé. Pendant que l'on célébrait ses vertus et ses exploits, les parents et les amis faisaient entendre des cris et des gémissements.
23. La fête des morts, qui avait heu tous les huit ou dix ans, était une de leurs plus grandes solennités. On venait de très loin pour y prendre part. Cette fête, donnée au milieu du silence imposant de leurs sombres forêts, était bien faite pour laisser une impression profonde sur une âme vive et ingénue comme celle de l'honmie des bois.
24.. Les Indiens ne connaissaient ni les lettres ni l'écriture.