Quelles réformes fit-on dans la colonie
bec, de Montréal et des Trols-Rirlères, et que tout y serait décidé à la majorité des voix. Quant a la traite, elle ne fut permise aux habitants que pour l'échange de leurs produits seulement.
15. Les syndics des trois villes que nous venons de nommer devaient être élus aussi pour trois ans.
16. Cependant après deux années de succès divers, les Iroquois portèrent, en 1648, toutes leurs forces contre les Hurons fixés sur les bords du lac qui porte le nom de ces derniers Sauvages. Ils s'emparèrent de la bourgade de Saint-Joseph, ainsi nommée par les missionnaires, et massacrèrent sept cents personnes, vieillards, femmes et enfants, avec le P. Daniel, qui mourut héroïquement au milieu de ses ouailles. Un peu plus tard, ils surprirent la bourgade de Saint-Ignace, et taillèrent quatre cents personnes en pièces. La bourgade de Saint-Louis fut prise après avoir repoussé deux attaques, et la population entière fut passée par les armes. Les PP. Brébeuf et Lalemant expirèrent, comme le P. Daniel, dans les tourments les plus affreux.
Ces massacres furent suivis de combats, où le succès fut d'abord partagé, mais dans lesquels l'avantage finit par rester aux Iroquois.
17. Saisie de terreur, une partie des Hurons passa dans l'île de Saint-Joseph ou de Maniloualine, où elle périt de faim et de misère. La bourgade de Saint- Jean, dont les habitants n'avaient pu se décider à quitter le pays, comptait 600 familles. Les Iroquois tombèrent un jour sur elle le casse-tete à la main. Tout fut massacré ou traîné en esclavage. Un nouveau missionnaire de l'évangile, le P. Garnier, fut tué au milieu de ses néophytes. A la suite de ce carnage les débris des Hurons abandonnèrent tout-à-fait le pays.