Que fit M. de Tracy
10. Quel effet ces préparatifs de guerre eurent-ils sur les Iroquois 7
11. La paix étant Conclue avec trois des cantons, que firent ensuite les Français 7
eîfrayés chargèrent deux ambassadeurs d'aller traitep à leur tour. Us auraient réussi sans l'imprudence d'un chef Agnier, qui, étant à table un jour chez M. de Tracy, leva le bras en disant que c'était ce bras qui avait tué son neveu dans une des dernières rencontres. Le vice-roi lui dit qu'il ne tuerait plus personne, et il le ut traîner, sur le champ, hors de la salle et étrangler par la main du bourreau. Il fallait en agir ainsi, sans doute, pour en imposer à ces Barbares. Cette justice exemplaire rompit la négociation. M. de Tracv marcha contre les Iroquois l'été suivant, à la tête de 600 soldats, 600 miliciens et d'une centaine de Sauvages. Les Iroquois prirent la fuite à son approche. Il brûla tous leurs villages et les obligea de faire la paix en 1666.
1*2. Cependant l'intendant travaillait avec une ardeur infatigable au progrès de la colonie. Il avait découvert une mine de fer à Gaspé, en venant en Canada ; il en fit examiner une autre à la baie Saint- Paul, et encouragea l'exploitation de celle des Trois- Rivières. Il fit faire de nombreux essais de culture ; il fit ouvrir des relations commerciales avec la France, les Antilles, Madère et d'autres contrées ; il encouragea les pêches, la culture du chanvre et l'exportation du bois ; il fit ouvrir une tannerie près de Québec ; en un mot sous sa main créatrice tout changea de face en peu de temps ; et comme l'immigration n'augmentait point, l'on prit le sage parti de hcencier en Canada le beau régiment de Carignan.
Talon, repassé en France, fut renvoyé en Amérique avec un armement de 200,000 livres et près de 700 émigrants, dont 300 soldats.
13. Les Iroquois chrétiens s'étabUrent alors au milieu des Français, à la Prairie de la Magdeleine. Le terrible fléau qui décimait les Sauvages, les effrayait et les rendait aussi soumis qu'on le voulait. L'année 1670 fut une époque de deuil et de désolation pour eux.